Mouvement des Focolari

imprimer  home  retour 
 
 

a la une


Spécial Synode pour l’Afrique : Développement et paix

Pour transformer l’Afrique il est nécessaire que se lèvent des « personnes » nouvelles, renouvelées par l’Evangile. Telle est la synthèse de l’intervention de Geneviève Sanze, de Côte d’Ivoire, auditrice du Synode.

 16/10/2009



« Le mouvement des Focolari est présent en Afrique subsaharienne depuis 1963. Depuis lors, sa présence s’est étendue à tous les pays africains, même si c’est dans des modalités différentes. Aujourd’hui, plus de 170 000 personnes, en Afrique, cherchent à vivre sa spiritualité.

Comment ce mouvement contribue-t-il à la réconciliation, à la justice et à la paix en Afrique ? Etant donné que sa spiritualité se base sur la communion, ses membres cherchent à témoigner du Christ en mettant en pratique l’Evangile. Le mouvement des Focolari travaille ainsi à la formation d’« hommes nouveaux » qui, renouvelés par l’Evangile dans tous les aspects de leur vie, sont en mesure d’être force de transformation de la société.

A titre d’exemple, nous pouvons parler de la « Nouvelle Evangélisation » vécue à Fontem, au Cameroun. En l’an 2000, Chiara Lubich, forte de l’expérience vécue ensemble depuis des années, s’adresse ainsi à la population, en lui proposant : « … C’est comme une promesse dans laquelle nous nous engageons à être toujours pleinement en paix entre nous, et à refaire la paix dans le cas où celle-ci aurait été compromise (…). Vous tous, vous êtes libres de suivre la foi de vos pères, si votre conscience vous le suggère, mais vous n’êtes pas libres de ne pas aimer. »

La population a adhéré à cette proposition avec enthousiasme. Par la suite, ont été élaborés ensemble, avec le roi de Fontem, des programmes concrets ; et des rencontres régulières ont été mises en route dans 10 villages. Les fruits, suite à cela, ont été nombreux : demandes de pardon et de réconciliation entre parents, entre voisins, respect des valeurs morales, redécouverte des sacrements, expérience de paix intérieure que donne la famille et qu’elle suscite dans la maison comme dans la communauté locale.

A ce jour, 16 chefs traditionnels et leurs peuples respectifs participent à la « Nouvelle Evangélisation » qui se développe d’année en année. Les rois (qu’on appelle les Fon), ont affirmé à plusieurs reprises qu’ils n’ont plus de problèmes de réconciliations, car ils ont été tous résolus grâce à la charité fraternelle.

En 1992 à Nairobi, Chiara Lubich, la fondatrice des Focolari, a fondé une Ecole d’Inculturation. Son objectif est d’approfondir l’enracinement de l’Evangile dans les cultures africaines à la lumière du charisme de l’unité.

Chaque séminaire traite d’un thème spécifique, abordé selon les traditions africaines, l’Ecriture Sainte, le Magistère de l’Eglise et le charisme de l’unité. La découverte et l’expression des valeurs et des limites de nos propres cultures est une expérience très intéressante. Un champ d’exploration tout nouveau, pour nous aussi, Africains.

Il s’agit d’une véritable donation réciproque, qui nous fait grandir dans l’amour et dans la vie. Elle nous fait redécouvrir nos racines et nous ouvre de nouveaux horizons, nous donnant la possibilité de découvrir le patrimoine que nous avons en commun. Elle nous aide également à faire entendre la voix de l’Afrique dans le reste du monde ; cela se fait dans une relation de réciprocité et de dignité, en vue de la fraternité universelle et pour un développement harmonieux de la vie sociale, culturelle et ecclésiale. »

Synthèse de l’intervention de Geneviève Sanze, responsable du mouvement des Focolari en Côte d’Ivoire, auditrice au Synode pour l’Afrique (10 octobre 2009)

 

 



imprimer imprimer
envoyer envoyer
home 
retour retour
haut haut










 Comments to webmaster. Web powered by Xcogito S.r.l..
 Questa opera è pubblicata sotto una / This work is licensed under a
 Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 2.5 License.
 Licenza Creative Commons

  • dans le monde