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Aujourd’hui, après sa réunification en 1990, l’Allemagne, avec plus de 81 millions d’habitants, est le pays le plus peuplé de l’Union Européenne et en constitue un des pays fondateurs. Par rapport au produit national brut, l’économie allemande est considérée parmi une des plus importantes du monde. Par ailleurs, elle a développé, après la seconde guerre mondiale, une solide démocratie parlementaire.

Le passé dramatique de la dictature nazie, autant que la division du pays est-ouest pendant 40 ans, ont marqué fortement le pleuple allemand. Etant un des pays de la Réforme, avec une forte présence d’Eglises protestantes, aux cotés de l’Eglise catholique et des Eglises orthodoxes, il a en plus souffert de la division des Eglises. En même temps, il découvre les richesses inhérentes à ces différentes églises et donne un témoignage plus incisif de la vie chrétienne dans la societé.

Ils sont plus de 30.000 ceux qui se disent amis du Mouvement des focolari en Allemagne. Parmi eux, environ 5000 – adultes, jeunes et enfants – sont engagés et participent régulièrement à des groupes de familles, de jeunes ou des groupes d’intérêts et arguments spécifiques. Les premiers contacts avec l’Allemagne remontent déjà à 1955. Peu de temps après, l’évêque catholique de Meißen, Mgr Otto Spülbeck et le cardinal Alfred Bengsch de Berlin, demandent à la fondatrice des Focolari, Chiara Lubich, d’envoyer des focolarini également en Allemagne de l’Est. Le manque de médecins en DDR facilitait l’entrée d’étrangers avec des formations médicales. C’est ainsi que huit focolarini médecins, allemands et italiens, arrivent à Berlin et Lipsia. Avec eux, il y avait aussi Natalia Dallapiccola, une focolarine proche de Chiara Lubich depuis les débuts des Focolari à Trente. De là, la spiritualité du Mouvement des focolari se répand dans les autres pays du bloc de l’Est, surtout en Pologne, en Tchéchoslovaquie et en Hongrie.

Dans le pays de la Réforme, le dialogue œcuménique est d’une importance capitale aussi pour le Mouvement des focolari.

Une des caractéristiques des Focolari en Allemagne depuis le début, sont les rencontres avec des chrétiens évangéliques (les fraternités, la communauté des soeurs évangéliques de Marie à Darmstadt). Durant les années 60 ont lieu de nombreuses rencontres avec des personalités et membres de différentes Eglises. Depuis, et jusqu’à aujourd’hui, des chrétiens de ces Eglises ont trouvé leur place dans les différents groupes du Mouvement des focolari. Ils y puisent l’inspiration pour leur vie, et la motivation pour promouvoir et approfondire l’unité parmi les chrétiens.

A partir de ces rapports personnels parmi des chrétiens de différentes Eglises se sont développées des initiatives communes et d’intenses parcours communautaires. Parmi eux, le Centre de Vie Œcuménique de Ottmaring, près d’Augsburg. Ses fondateurs et promoteurs sont membres de la Fraternité de vie commune et du Mouvement des focolari. Ottmaring devient ainsi une des « cités-pilotes » des Focolari, avec une forte empreinte œcuménique. Construite avec la bénédiction des respectives autorités ecclésiastiques, environ 120 personnes y vivent de manière stable et y sont engagées et reliées de différentes façons.

Durant les mois d’été, des jeunes, européens, participent pour une période déterminée à la vie de la cité-pilote. C’est en 1999, à partir de l’expérience œcuménique, qu’a débuté à Ottmaring l’initiative « Ensemble pour l’Europe », regroupant plus de 300 mouvements et communautés de chrétiens, évangéliques, catholiques, orthodoxes, anglicans et d’églises libres.

En Allemagne, se trouvent d’autres centres de rencontres du Mouvement des Focolari à Solingen et à Zwochau.

Là où les membres du Mouvement des focolari s’engagent encore est dans le dialogue avec des fidèles d’autres religions et avec des personnes sans convictions religieuses. La réalisation de ce dialogue se fait grâce aux efforts en commun pour la paix, la justice et dans les initiatives sociales.

Dans l’histoire des Focolari d’autres personnes – aux cotés de Chiara Lubich – ont apporté un contribution importante au développement du Mouvement. Une de ces figures est l’évêque allemand d’Aix-la-Chapelle, Klaus Hemmerle (1929-1994).

Il donne l’impulsion décisive au développement d’une théologie née du charisme de Chiara Lubich et prend régulièrement part aux rencontres du centre d’études interdisciplinaires dénommé “Ecole Abba. Il contribue de plus à la naissance d’un parcours spirituel oecuménique avec des évêques, de différentes nationalités et Eglises, qui s’inspirent de la spiritualité de l’unité.

A l’occasion du dixième anniversaire de la mort de Klaus Hemmerle, le Mouvement des focolari en Allemagne a institué un prix attribué, tous les deux ans, à des personnes qui se sont distinguées comme « bâtisseurs de ponts » dans l’esprit de l’évêque d’Aix-la-Chapelle et qui se sont par conséquent engagées dans le dialogue entre les Eglises, les religions et les différentes convictions (parmi les primés, nommons le Patriarche Bartolomé I).

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