Clément Ngendahayo

 
"Je suis vraiment aimé par Dieu" (1956 – 29 avril 2009)

La vie de Clément nous emmène dans la beauté du pays aux mille collines: le Burundi. C’est là que commence la vie de Clément: une foi depuis petit qui ne rompt pas face aux difficultés, une pureté de cœur qui reflétait la beauté du pays, une grande joie dans le cœur pour avoir trouvé le trésor caché: Jésus, devenu ensuite le Tout de sa vie.

Clément Ngendahayo, le deuxième focolarino burundais, naît en 1956 dans une petite famille de paysans aux profondes racines chrétiennes.

Il connaît le Mouvement à 21 ans grâce aux jeunes des focolari, les gen. Il se souvient: « Ce qui m’a immédiatement touché, c’était leur manière de s’exprimer et d’agir toujours avec radicalité; la découverte que ce qui les poussaient à vivre ainsi venait du désir de mettre en pratique l’Évangile. Et ainsi, après deux ans, j’ai senti que c’était un Idéal fait pour ma vie, et que je devais m’engager à l’apporter aux autres ».

Il quitte donc son pays et va vivre, pendant une période, à Fontem, le centre des Focolari en Afrique. De là, il part pour Loppiano, à l’école de formation pour les focolarini, près de Florence.

Il écrit à Chiara Lubich: « Je m’abandonne dans Ses mains, parce que c’est uniquement Lui qui guide mes pas. En effet, toutes les fois où je me suis laissé guider par lui, j’ai fait de magnifiques expériences, toutes remplies d’amour infini. Je veux moi aussi rendre cet amour en aimant de tout mon cœur les frères qui sont proches de moi: donner ma vie pour eux. »

Animé par cet esprit, il commence son aventure de focolarino. D’abord un an avec le groupe musical international Gen Rosso, ensuite pendant 18 ans, jusqu’en 2005, en Afrique: Bamenda, Douala et Abidjan.

Il vit aussi des situations difficiles, comme la guerre civile en Côte d’Ivoire, toujours rattaché aux paroles évangéliques que Chiara lui avait confiées: « Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même à Dieu pour nous ». (Eph 5,2). Ces paroles ont été vécues par Clément de manière concrète et exemplaire, dans la simplicité et avec la patience – souvent héroïque – de qui se sait profondément aimé par Dieu.

Biagio raconte: « J’ai vécu avec Clément au focolare d’Abidjan pendant dix ans. Pascal est arrivé quelques années après Clément, lui aussi burundais, mais de l’ethnie opposée. La guerre était encore ouverte entre les deux factions opposées, pourtant ils se sont toujours traités comme des frères, rigolant et travaillant ensemble. »

En 2005, Clément déménage au Centre des focolarini, mais une grave maladie se manifeste rapidement. Comme il l’écrit à Chiara: « C’est une période difficile. Je sens dans mon âme que c’est un moment que je dois vivre comme Jésus sur la croix. Jésus me demande non seulement de choisir la croix, mais d’être sur la croix et de dire avec Lui: ‘Père, dans tes mains, je remets ma santé’. »

Sa sœur Fides, qui peut lui rendre visite, reste touchée par la manière dont son frère aime également dans la souffrance, dans les douleurs de tout type et, enfin, dans la mort même, le 29 avril 2009.

Chiara lui avait donné un nom nouveau: « Amato » (Aimé). Sans aucun doute, autant il avait été aimé, autant il avait toujours su aimer à son tour inlassablement tout au long de son voyage terrestre.

 

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