Vincenzo (Eletto) Folonari

 
Tout : terres, richesses et… la vie elle-même (18 octobre 1930 – 12 juillet 1964)
Vincenzo (Eletto) Folonari

Vincenzo Folonari naît à Brescia le 18 octobre 1930. Il est le quatrième enfant d’une famille nombreuse (quatre garçons et quatre filles) et riche (parmi les premières sur le marché vinicole italien). L’enfance de ce garçon très vif se déroule donc dans l’environnement bucolique de la maison familiale. Toutefois, déjà avec la Première communion, Vincenzo commence à manifester une sensibilité d’âme et une richesse intérieure particulière. Un jour, lors d’une discussion pour savoir si c’est mieux de mourir jeune ou âgé, il dit : « J’aimerais bien à 33 ans, comme Jésus ».

Sa passion pour la montagne l’amène, durant des vacances avec deux de ses sœurs, à Fiera di Primiero, dans les Dolomites. Arrivé dans une des premières Mariapolis pour accompagner sa sœur Giulia (Eli), il est foudroyé par cette première rencontre. Dans le bus, en rentrant à la maison, il ne fait que répéter : « Magnifique, magnifique ! »

Une fois terminé le lycée, il déménage à Rome pour ses études universitaires et pour être plus proche des focolarini. L’envie de choisir Dieu à travers le focolare est en effet déjà très forte. Toutefois, il se sent trop petit et indigne.

Finalement, en se mettant dans les mains de la Vierge Marie, il lui confie : « Si Dieu m’appelle vraiment, fais que quelque chose vienne me le dire de l’extérieur ». Le jour suivant, Chiara Lubich lui dit qu’elle avait pensé à lui le jour précédent et le trouvait parfait pour la vie au focolare.

Et elle lui dit ensuite : « Ce n’est pas toi qui as élu Dieu, c’est Dieu qui t’a élu. Ton nom nouveau sera donc Eletto (élu) ».

Et ainsi, né dans l’opulence, il se met au service de tous. Il n’hésite pas, en particulier, à donner au Mouvement un terrain de 80 hectares reçu en héritage et, de cet acte de générosité, naîtra, à Loppiano, la première cité-pilote internationale des Focolari.

Chiara lui confie les enfants et les jeunes qui, en ces premières années, vivaient déjà la spiritualité de l’unité. Sans appliquer de théories pédagogiques particulières, mais en étant une simple présence pleine d’amour, il réussit à les enthousiasmer. Et Dieu l’appelle à Lui justement lors d’une journée vécue pour l’un de ces jeunes. Il avait trente-trois ans !

Gabriele, qui venait de perdre sa mère, se souvient de cette balade en bateau sur le lac de Bracciano : « Parvenus au large, Eletto veut se baigner mais, une fois dans l’eau, il s’exclame : “Elle est très froide !” » En réalité, il s’était aperçu d’avoir été happé par un tourbillon et peut-être voulait-il décourager le jeune garçon de plonger après lui sans l’effrayer. « Sa vie s’est achevée ainsi – continue Gabriele – avec un autre acte d’amour, lorsque, remarquant qu’il était perdu, il m’a rassuré, en m’incitant à essayer de regagner la rive avec la barque, pendant qu’il soutenait vouloir rentrer à la nage. »

Son corps n’a jamais été retrouvé et le lac de Bracciano est devenu sa « tombe bleue ». Toutefois, le sourire avec lequel il a disparu au milieu des flots ne s’est jamais effacé. Quelques temps auparavant, Eletto avait confié à sa sœur Camilla (Virgo, qui s’occupait des jeunes filles) un rêve qu’il avait dans le cœur : « Imagine si naissait, de la spiritualité des Focolari, un mouvement pour les jeunes ? »

Deux ans plus tard, en ce 12 juillet 1964, Chiara sent que les temps sont idéaux pour donner vie au mouvement Gen. Une génération nouvelle d’enfants et de jeunes qui veulent changer le monde avec l’Amour. De cette semence jetée au fond du lac venant d’un acte d’amour, a germé une nouvelle fleur qui aujourd’hui porte ses fruits dans le monde entier.

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