Augmenter le texte Réduire le texte PDF email Imprimer
1° février 1958 - 24 février 2012

54 ans sans s’épargner. Un «champion» d’amour pour sa famille, pour tisser des liens de fraternité partout surmontant barrières et difficultés. La passion d’innover  dans le monde du travail et de l’économie non sans risques. Tous se souviennent de lui comme pionnier de la nouvelle voie tracée par Chiara Lubich: l’économie de communion.

Qui est José Celso Becca? Un ingénieur en mécanique, brésilien, originaire de Salto (Etat de São Paulo) qu’une maladie foudroyante a emporté en moins de huit jours, le 24 février dernier.

«Qui sème largement, moissonnera largement», phrase de saint Paul que Chiara Lubich avait choisit pour lui en réponse à l’une de ses lettres. José Celso a beaucoup semé et maintenant on commence tout juste à recueillir, dans l’ordinaire du quotidien, les fruits de son extraordinaire vie.

En ce temps de crise, ses choix nous donnent une leçon étonnante. C’est justement au Brésil, à la Mariapolis ‘Ginetta’ où Becca a vécu plus de 20 ans, que Chiara Lubich avait lancé le projet de l’Economie de communion et avait présenté la naissance d’un pôle d’entrepreneurs pour rendre visible la nouveauté de ce projet capable d’apporter une réponse toujours plus adaptée à la crise actuelle. Ce jour-là, José était présent.  Il écrira ensuite à Chiara: «Quelque chose de grand, capable de transformer le monde, est en train de naître. Je vis pour l’économie de communion au Brésil et dans le monde».

Il était propriétaire d’une usine. Sa femme, Maria Aparecida, attendait son cinquième enfant, lorsqu’un autre entrepreneur audacieux – François Neveux, français – décide d’implanter dans le pôle naissant une nouvelle entreprise, la Rotogine. Tout de suite, il pense à lui pour la diriger. Becca n’hésite pas. Il vend son usine et déménage avec toute sa famille à la Mariapolis, aux alentours de Vargem Grande Paulista. Ils laissent leur belle maison, leurs parents et amis et une vie sûre. Corrado Martino, co-responsable de la Mariapolis pendant de nombreuses années, évoque «sa foi inébranlable en l’amour de Dieu, dans la providence, même lorsque la raison humaine devait se rendre à l’évidence».

Becca avait connu l’Idéal de l’unité en 1981: une rencontre avec Dieu, la découverte d’une vie évangélique qui correspondait à ses plus profondes exigences. Il nous laisse un exemple lumineux de fidélité jusqu’au bout. En plus, comme en témoignent les habitants de la Mariapolis, et avant tout Maria Aparecida, toute la souffrance de ce «départ» si imprévu, s’est transformé en communion profonde entre Ciel et terre, en amour, au point de leur faire dire: «L’amour de Dieu pour nous est vraiment infini!».