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1 avril 2012
Depuis trente ans, les Focolari sont engagés dans le quartier La Merced, un des plus pauvres de la périphérie de Bogotá. Adoption à distance pour les enfants et les jeunes, aide aux mères, centre médical et beaucoup d'autres services. Entre joies et douleurs grandit une portion de société illuminée par l’Évangile.

 « Ici nous sommes plus près du ciel ! », s’est exclamée spontanément L.M., une fillette de 8 ans qui habite dans le quartier La Merced (Bogotá) et qui fréquente le « Centre social Unidad » tenu par les Focolari en Colombie.

Sa famille s’est installée dans le quartier modeste, dans les montagnes au sud de la capitale, fuyant la violence. Ils se trouvaient dans la même situation que de nombreuses personnes arrivées dans cet endroit, où ils ont rencontré des personnes solidaires qui ont accueilli ces familles à la recherche d’un futur plus sûr.

La situation, au début, était plutôt désespérée. Le travail, pour survivre, consistait à creuser la terre dure du lieu pour faire des briques. Un procédé fatigant, qui exigeait de la force physique et de bons poumons, pour supporter le gaz qui sortait des énormes fours. Cela signifiait également oublier ses rêves, parce que le travail occupait tout le temps. Les enfants aussi, à cinq ans déjà, devaient laisser de côté les jeux ou en inventer un durant la fabrication des briques. Il était normal de trouver des visages noircis par la fumée, mais malgré tout contents d’aider les parents.

Dans cette situation, motivées par l’appel de Chiara Lubich de « donner sa vie pour les autres », des personnes du Mouvement des Focolari se sont installées il y a 30 ans, à commencer par le Père Luis Dies et un groupe de pionniers. Les habitants du lieu étaient très méfiants au début, en raison de précédentes expériences négatives. « Mais comment ne pas ouvrir nos portes – raconte P.T., l’un d’eux – à ceux qui venaient seulement pour nous aider ? Ils vivaient avec nous la douleur de nous voir dans le besoin, ils ne nous jugeaient pas, ils partageaient avec nous aussi les moments de détente, ils nous aimaient pour de vrai et, dès le début, ils se sont engagés à améliorer avec nous la qualité de vie. Ils nous ont amené un médecin, un dentiste… ils nous ont fait nous sentir des personnes aimées par un Père qui est Amour ! »

Aujourd’hui, il y a un Centre social qui, même au milieu des difficultés, travaille pour que cette communauté devienne un modèle de cohabitation où la pratique des valeurs humaines et chrétiennes est à la base des activités quotidiennes.

Actuellement, le « Centre Unidad » offre les services de soutien scolaire à 35 enfants et adolescents entre 6 et 17 ans (avec l’engagement des jeunes de la communauté et d’autres qui viennent faire un stage dans le social) ; un programme d’instruction pour 24 mères qui prennent soin des enfants entre 0 et 5 ans et pour les femmes enceintes ; un service de bibliothèque, une assistance médicale garantie par un médecin et un dentiste, des cours d’informatique, des cours de cuisine… L’idée de la boutique est originale ; elle offre vêtements, ustensiles pour la maison, matériel scolaire et ce qui peut être utile. Il y a, en outre, des ateliers de danse, théâtre et peinture.

Le Centre est soutenu par « Adoption à distance », projet de Familles Nouvelles, qui soutient aujourd’hui 78 enfants et adolescents du quartier.

C’est une très belle histoire, qui continue à être écrite, entre joies et douleurs.

Les portes du Centre sont toujours ouvertes pour ceux qui sont dans le besoin, mais aussi pour ceux qui veulent contribuer.

Ici, une portion d’humanité lutte et s’engage pour essayer de faire partie d’une société plus juste, inspirée par les valeurs évangéliques.