Elena Sachsel

 
Rêvant d’un monde "où il y a de la place pour tous". (30 mai 1927 - 14 Février 2014)
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Pédiatre, active dans de nombreuses associations, engagée sur le territoire, volontaire dans les pays en voie de développement… Elena Sachel s’est toujours dépensée pour les derniers, pour les personnes victimes de la drogue, pour les femmes prises dans les filets de la prostitution, pour les immigrés sans papiers, pour les enfants nomades et abandonnés. En chacun, elle savait reconnaître avec douceur et intelligence la personne avec sa dignité et sa demande d’amour. Le secret de son action courageuse? Mettre l’Évangile en pratique.

Elle rencontre encore jeune les Focolari et sa soif de justice et d’égalité la pousse immédiatement à mettre en pratique l’appel de Chiara Lubich à « donner sa vie pour les autres ».

Dès le début des années 80, elle se consacre avec énergie aux toxicomanes. Elle met à disposition sa maison et, avec d’autres personnes, elle loue un petit appartement en montagne pour la désintoxication. Ensuite, le Pérou. Quitter l’Italie pour pendre soin des plus pauvres a toujours été son rêve, mais, quelques mois après, elle retourne chez elle pour des raisons de santé. Pour Elena, c’est un signe: Dieu la veut à Magenta (Milan).

Son retour à la maison lui ouvre de nouvelles perspectives. Son engagement dans le Mouvement ne l’enferme pas, mais la pousse à chercher des compagnons de voyage toujours nouveaux qui l’aident à trouver des solutions. Parce qu’Elena est « universelle ». Peut-être en raison de l’origine juive de ses parents, qui marque son existence dès l’enfance, durant les persécutions raciales.

« J’étais un étranger et vous m’avez accueilli »: en s’ouvrant aux défis, Elena relève les paroles de l’Évangile et les rend vivantes. Donc, pendant vingt ans, elle s’engage auprès d’une association qui s’occupe des problèmes légaux, bureaucratiques et de santé des immigrés. Avec une autre, elle porte secours aux prostituées, se rendant courageusement de nuit dans les quartiers les plus dangereux. Plusieurs fois, elle lutte pour demander une politique sociale adéquate. À l’occasion du transfert d’un camp rom, Elena écrit aux maires de la zone, leur suggérant une solution alternative au problème

En 1994, sur son insistance, la commune réalise une Maison pour personnes en difficulté. Lorsque, alors âgée, Elena devient hôte du centre, elle voit les fruits de son travail: « C’est l’amour réciproque. Je suis désormais handicapée, je ne contrôle pas mes jambes et mes bras, je ne suis plus autonome, mais les personnes se bousculent pour m’aider. Avant, j’étais pour la Maison, maintenant, c’est la Maison qui est pour moi ».

Son humilité et son esprit d’initiative ne laissent pas indifférents et, souvent, sa dévotion trouve une reconnaissance publique. Le dernier hommage – une récompense pour ses actions civiles – l’émeut particulièrement. Jusqu’à la fin, elle demande à tous un engagement plus courageux pour les « périphéries existentielles ».

Elle s’éteint sereinement le 14 février 2014. La revue Città Nuova relève: « Elena était douce et forte, et désarmante dans sa faiblesse et fragilité. Elle nous a quittés à l’âge de 86 ans. Le jour des funérailles, l’église de Magenta était pleine pour le dernier au-revoir de ses très nombreux amis. Ceux qui… peu importe la foi, peu importe les origines, peu importe le mode de vie, peu importe les erreurs commises. Elena rêvait d’un monde où il y a de la place pour tous. »

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Réaction

  1. gabriella

    Ho conosciuto Elena negli anni ’80 e poi ci siamo incontrate diverse volte nel corso degli anni a vari incontri dell’Opera.
    La ricordo determinata e con una grande passione in cuore.
    Grazie Elena

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  2. monica

    Ho conosciuto Elena ad un incontro di volontarie a Castelgandolfo.Con tanto amore aveva aiutato una di noi che si era infortunata.Non conoscevo così bene la sua vita!Mi ha fatto un immenso piacere e mi ha riempito di ammirazione.Veramente una vita spesa per Dio e il prossimo! Un vero esempio.Grazie per la tua testimoninza!

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  3. rita corsi

    Ho letto con profonda commozione il profilo di Elena che avevo conosciuto negli incontri di Umanità Nuova, ammirando sempre il suo coraggioso impegno nella società e cogliendo la dolcezza del suo rapporto con ciascuno di noi. Un posto in Cielo per lei è assicurato: Avevo fame e mi hai sfamato…con quel che segue.

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