Stefano Vagovic

 
Prêtre philosophe slovaque, il a accompagné des centaines de personnes à la lumière de l’Évangile. (12 avril 1927 – 23 mars 2013)

Don Stefano Vagovic-aL’éthique communiste, Liberté et communisme, et A propos de l’être social marxiste et de la socialité humaine : ce sont quelques titres de livres et de publications associés au nom de Stefano Vagovic, que l’on peut trouver dans les bibliothèques des universités pontificales comme à la Bibliothèque Nacional de España ou en Australie. Signe du grand engagement intellectuel et de recherche philosophique qui a marqué cet homme, prêtre, philosophe, focolarino, qui a formé, en tant que professeur et prêtre un grand nombre de jeunes.

Né à Katlovce, en Slovaquie, en 1927, il a étudié au séminaire diocésain mineur de Trnava, pour poursuivre ensuite les études de philosophie et théologie à Rome, et être ordonné prêtre en 1952. Ses origines de l’Europe de l’Est, le choix du sacerdoce dans une époque de forte tension entre État et Église, la fidélité aux valeurs évangéliques, ont semé en lui le désir d’être un homme de dialogue, plutôt que d’opposition. Et la rencontre avec la spiritualité de l’unité en 1956, avec l’invitation à un style de vie chrétienne ancrée dans l’Évangile, trouve en lui un grand écho au point de se transférer en 1965– avec le placet de l’Évêque – dans la naissante citadelle internationale des Focolari à Loppiano, afin de se mettre à la disposition, comme professeur et comme prêtre. Un rôle important de guide spirituel, donc, mais prêt à ‘’couper les mauvaises herbes, creuser la terre pour les fondations d’une maisonnette’’ comme il l’écrit lui-même dans une synthétique ‘’histoire de sa vie’’.

Don Stefano Vagovic_with Pope John Paul IIAprès une période comme curé dans le Frioul et 10 années comme professeur de philosophie dans les séminaires des Abruzze et des Marques, il vit donc 22 ans à Loppiano, accompagnant Don Gino Rocca. En 1987, une nouvelle page s’ouvre : le transfert dans la citadelle de Montet, en Suisse, afin de se mettre là aussi à la disposition en tant que formateur. Et comme intellectuel authentique, il n’a jamais étalé ses propres connaissances. Les témoignages se souviennent de lui comme d’un homme ouvert à tous, de grande simplicité et de communication, avec un regard simple et bienveillant, optimiste et joyeux. Et aussi, avec l’âge, sa curiosité intellectuelle n’a jamais diminué, continuant à s’intéresser aux nouvelles de l’Église et du monde, en suivant la politique italienne – jusqu’aux dernières élections de février 2013, avec son vote par correspondance.

L2013_03_21 Don Stefano Vagovic-Foto 3es derniers mois de vie sont marqués par la maladie. ‘’En voyant son attitude, j’ai compris que cette personne est quelqu’un qui sait accueillir la souffrance’’, a dit, sans rien savoir de lui, son voisin de chambre le jour avant qu’il ne meure – ‘’Il ne s’est jamais plaint. Il apporte dans cette chambre quelque chose de différent que je n’arrive pas à m’expliquer mais qui me donne du courage’’. L’explication, nous pouvons la trouver dans un de ses écrits de cette période qui dit avec quelle disposition intérieure don Stefano a affronté cette épreuve : ‘’Une rencontre spéciale avec l’amour du Père : la découverte de la maladie, la future épreuve de la santé. Que le Seigneur m’aide à vivre l’instant présent, ne pas faire de comparaisons avec le passé et ne pas fantasmer sur le futur. Dans le moment présent, je me sens dans les mains du Père et je crois qu’Il m’aime’’.

Maria Chiara De Lorenzo

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