Mouvement des Focolari » Law & Politics http://www.focolare.org International Official Website Fri, 24 Oct 2014 05:00:56 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.8.3 Fraternité et administrations publiqueshttp://www.focolare.org/fr/news/2014/09/12/fraternita-e-pubbliche-amministrazioni/ http://www.focolare.org/fr/news/2014/09/12/fraternita-e-pubbliche-amministrazioni/#comments Fri, 12 Sep 2014 05:00:27 +0000 http://www.focolare.org/?p=110891 Angelo_CrescenteCapodrise (Italie) – Angelo Crescente et Emilio Donnarumma sont respectivement maire et secrétaire communal d’une ville du Sud, un contexte territorial pas facile, qui dans l’imaginaire collectif national et international est associé à des réalités telles que la corruption et la Camorra.

Emilio – ayant une expérience de plusieurs décennies dans les administrations publiques et promoteur convaincu des valeurs de fraternité et de participation en politique  – est aux côtés d’Angelo, élu maire depuis 2011. Ils partagent avec d’autres amis des Focolari, les valeurs de la fraternité également dans le milieu politique et veulent se dépenser pour leurs concitoyens en garantissant aussi de respecter la légalité dans l’interprétation des lois.

Parmi les tâches les plus importantes qui les attendent, il y a la révision des bilans communaux qui ont un déficit important. Refusant les raccourcis, comme par exemple la tentation de culpabiliser les incohérences des précédentes administrations, ils choisissent  de construire le futur de leur ville ensemble avec toute les forces politiques et les citadins. «  Efforts qui ont été récompensés avec un bon résultat pour la commune et d’excellentes relations avec les parties adverses », raconte Angelo.

Puis ce fut le tour d’un groupe de familles qui s’est vu détruire  les maisons car elles n’avaient pas été construites selon les normes. Cette fois-ci c’est Emilio qui raconte : «  Malgré le fait qu’ il s’agissait d’un abus, nous ne pouvions pas ne pas accueillir la demande d’aide de ces personnes qui seraient restées dans la rue.  Nous avons ainsi recherché un parcours dans la légalité afin d’arriver à la restitution des maisons. La solution est arrivée de la part de  l’administration régionale qui, juste au cours de cette période-là, a voté une loi qui a permis de restituer la possession (exceptée  la propriété) des maisons elles-mêmes ».

Cela n’a rien d’extraordinaire pour  quelqu’un qui s’occupe d’administration locale, pourrait-on conclure ; mais c’est également vrai qu’il y a moyen de faire les mêmes choses de différentes manières. Emilio et Angelo ont choisi la « méthode » de la fraternité : « Nous nous efforçons tout d’abord de la vivre entre nous  – conclut Emilio -  il s’agit d’un effort quotidien, qui requiert un engagement,  mais si celui-ci est vécu d’une façon constante, la fraternité est féconde, loin, même au-delà des limites de notre ville ».

MilitaSalto (Salto de San Paolo – Brésil) – Milta Alves Ribeiro Maron  est adjointe à l’éducation de sa ville et se souvient encore de la veille du IX Congrès sur  l’Education, organisé l’année passée dans sa commune. A l’extérieur, par la fenêtre de son bureau, on pouvait constater une grande effervescence agressive, due à la contestation  de la part des professeurs, des étudiants et de ceux qui dépendent de l’école, tous contre la campagne anti-gaspillages et privilèges que l’administration publique était occupée à promouvoir.

« Le congrès prévoyait trois jours de conférence, workshop et mini-cours et nous nous demandions si nous aurions un jour réussi à le réaliser, à cause de la menace des manifestations. Certains de mes collègues me conseillaient même de l’annuler pour ne pas mettre en danger, le maire et moi-même ». Milta continue : « La présence de Maria Luisa, ma collaboratrice qui partageait avec moi la vision d’une politique centrée sur la fraternité, m’a donné la force d’agir dans le respect de tous : celui de l’administration publique qui avait organisé le congrès, mais aussi le droit des manifestants à protester pour leurs propres idées ».

Milta nous confie  qu’en ces jours-là, elle a également  renforcé son rapport avec Dieu et avec les collaborateurs qui partageaient ses valeurs politiques, en cherchant ensemble la ligne à donner au discours d’ouverture qu’elle était amenée à faire au congrès. « Je voulais qu’il soit au diapason de la la valeur de la fraternité universelle, du bien commun ».

Le matin du congrès, Milta est arrivée à pied, presqu’’escortée’ par plusieurs personnes qui désiraient lui témoigner leur soutien. Et malgré la présence des manifestants, il n’y a eu aucune violence. Le discours a bien été accueilli par quelques sifflements, mais il s’est terminé sous les applaudissements de tous.

« Un discours – explique encore Milta – qui a marqué  le début d’un changement. J’ai pu parler avec les professeurs, écouter leurs motivations et cela a provoqué un rapport de confiance entre nous. Au terme du congrès, nous nous sentions tous vainqueurs, ou plutôt : la fraternité avait gagné ».

Source : www.umanitanuova.org

 

 

 

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Droit et environnement: la Summer School 2014http://www.focolare.org/fr/news/2014/08/16/diritto-e-ambiente-la-summer-school-2014/ http://www.focolare.org/fr/news/2014/08/16/diritto-e-ambiente-la-summer-school-2014/#comments Sat, 16 Aug 2014 05:00:04 +0000 http://www.focolare.org/?p=109378 DSC00212Abrigada (Portugal): ils sont trente, venus du Kenya, de l’Angola, du Congo, du Portugal, d’Espagne et d’Italie; Cary (Angola) étudie le droit à Lisbonne. C’est elle qui, au cours de la dernière matinée, a présenté une série d’impressions et de propositions : « Je voudrais demander à chacune et à chacun de rester à la hauteur. Si nous restons sains d’esprit, honnêtes et pleins d’amour envers ceux qui sont dans le besoin, alors nous pourrons porter de l’avant notre rêve » Federico, italien, a bien résumé ce qui est ressorti des travaux : « Après cette Summer School il apparaît clairement qu’on ne peut pas traiter ces questions de droit sans qu’il soit comparé ;  affronter les problèmes de l’environnement exige une approche globale et pluridisciplinaire ».

Les quatre jours de travail, du 26 au 29 juillet, ont essentiellement traité de la tutelle juridique de l’environnement naturel qui, de différentes manières, se trouve être menacé dans les diverses parties du monde. La réflexion commune, grâce à l’aide de personnes spécialisées dans les disciplines juridiques et environnementales, a mis en lumière et a permis que chacun sente, de façon vitale, la nécessité de vivre en communion avec son environnement et de susciter en chacun  le besoin de le protéger. Cette prise de conscience a créé entre tous les participants,  au-delà de leurs différentes origines,  un désir commun de défendre l’intégrité de la nature. Elle a aussi suscité un lien de fraternité entre tous ainsi qu’  une conviction : contribuer tous ensemble à la protection de l’environnement sur l’ensemble de la planète est une voie concrète, sûre et efficace pour faire avancer la paix et la fraternité entre tous.

2014-07-26 18.03.33Marc’Angela du Congo sent qu’elle doit s’engager en  personne:”Je ne peux plus rester à la traîne. J’ai pensé solliciter un groupe de jeunes de mon Pays, déjà engagés dans une ONG, pour pouvoir travailler ensemble à la sauvegarde de l’environnement. Ici j’ai compris les erreurs que nous sommes en train de faire dans mon Pays. En Italie elles ont été commises il y a de nombreuses années et aujourd’hui nous en voyons les conséquences. Nous devons apprendre à nous engager, quoi qu’il nous en coûte ».

“Ce qui rend ces moments inoubliables, ce sont les liens qui se sont tissés: nous devons apprendre à les créer dans la vie de tous les jours. Ce n’est pas la première fois que je participe à une rencontre de ce genre, mais ce qui me frappe chaque fois, c’est l’amour universel qui se vit ici » dit Michela, italienne.

DSC00181“A mon retour je veux m’engager et changer les choses autour de moi. Je ne suis qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais cette goutte peut faire la différence ! », explique Eva Maria, venue du Kenya.

“Je repars avec de fortes résolutions: participer activement et vivre pour les autres. Je viens volontiers ici parce qu’à la fin de ces rencontres je ne suis plus napolitaine ni italienne, mais citoyenne du monde. Ici je vis avec vous tous la fraternité » (Maria)

Le prochain rendez-vous sera le Congrès International, à Castelgandolfo du 13 au 15 novembre 2015,  mais, concluent tous ces jeunes, « nous voulons en être les protagonistes et le préparer ensemble »

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Un ambassadeur racontehttp://www.focolare.org/fr/news/2014/06/26/un-ambasciatore-racconta/ http://www.focolare.org/fr/news/2014/06/26/un-ambasciatore-racconta/#comments Thu, 26 Jun 2014 05:07:01 +0000 http://www.focolare.org/?p=107493 « Grâce à mon travail de diplomate, nous avons, avec ma famille, appris à reconnaître la richesse d’une humanité élargie, à aimer la patrie des autres comme la nôtre, à aimer Dieu dans l’homme de nationalité et de culture différentes de la nôtre.

Beaucoup me demandent si c’est possible de vivre en tant que chrétien dans un milieu qui te porte à vivre au contact avec les richesses, mais aussi avec les souffrances les plus variées de l’humanité. C’est mon défi quotidien. Dans mon travail, j’essaie de m’inspirer de l’idéal de la fraternité proposé par Chiara Lubich. Il y a un écrit sur la diplomatie, qui est un peu mon guide. Il dit entre autre : « Se faire un avec le prochain, dans cet oubli complet de soi qu’il possède- sans s’en apercevoir et sans s’en préoccuper- celui qui rappelle l’autre, le prochain. Ceci est la diplomatie de la charité(…). La diplomatie divine(…) est mue par le bien de l’autre et privée donc de toute ombre d’égoïsme ». Et encore : « Si chaque diplomate dans ses propres fonctions sera encouragé dans sa façon d’agir, par la charité envers l’autre Etat comme envers sa propre patrie, il sera illuminé par l’aide de Dieu à tel point qu’il pourra concourir à actualiser les rapports entre les Etats comme doivent être ceux entre les hommes ».

Je trouve cette affirmation très vraie et concrète et j’ai pu l’expérimenter à plusieurs occasions. Par exemple, tandis que je regardais les cérémonies d’ouverture des jeux Olympiques et Paralympiques, j’ai pensé envoyer un message à mon collègue homologue : « Votre Pays montre toute sa beauté ». Il m’a tout de suite répondu : « Merci ». Avec ce simple geste, j’avais exprimé le fait d’apprécier sa patrie.

Il arrive parfois que le travail se transforme en une véritable lutte. Je me souviens que lorsque mon pays a dû assumer la présidence de l’Union Européenne, j’ai été chargé de présider un groupe de travail auquel une proposition d’adoption d’un « Programme Diplomatique Européen »a été proposée.

bandiereIl s’agissait d’un programme de formation professionnelle adressé aux jeunes fonctionnaires  diplomatiques au service des diplomaties nationales des Pays Membres. Il avait un soutien fort de la part de quelques  pays  et de fortes oppositions de la part d’autres. Le programme prévoit l’inclusion d’une langue au détriment d’autres langues nationales qui auraient pu, au point où on en était, être tout aussi bien prises en considération. C’était à moi de trouver une solution dans cette situation-là.

J’ai parlé avec les représentants de chaque nation en écoutant en profondeur les raisons de chacun : comme président, je voulais agir au service de tous. Je me convainquais cependant petit à petit que cela aurait été plus avantageux  pour tous d’avoir un programme de formation commune, et que cela aurait été utile d’aller de l’avant  avec les deux langues officielles qui n’auraient pas créé de difficultés de réalisation. J’ai fait ma proposition qui a été approuvée par tous et le Programme Diplomatique Européen est aujourd’hui une réalité confirmée.

J’accomplis ma mission dans un pays désagrégé, divisé, avec des problèmes bien connus, à tous points de vue. Je lutte, ces temps-ci, pour aimer concrètement les personnes, vivre les divisions, ne pas les fuir, aimer la femme et l’homme sans Dieu et le témoigner là où Il n’existe pas, être avec ma vie, un pont qui unit.

Mais pour devenir des « ponts », il n’est pas nécessaire d’être des ambassadeurs. Quand nous aimons l’autre, nous pouvons tout faire ; Saint Augustin nous le rappelle et le témoignage de Chiara Lubich et de nous tous qui voulons vivre son idéal d’unité dans le monde, en est la preuve tangible ».

Source : Umanità Nuova online ( Humanité Nouvelle online)

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Slot Mob, contre les jeux de hasardhttp://www.focolare.org/fr/news/2014/06/18/slot-mob-contro-il-gioco-dazzardo/ http://www.focolare.org/fr/news/2014/06/18/slot-mob-contro-il-gioco-dazzardo/#comments Wed, 18 Jun 2014 05:00:18 +0000 http://www.focolare.org/?p=107128 20140618-02Un autre pas en avant pour Slot Mob (nom qui évoque la flashmob et les machines à sous, slot en anglais), campagne contre les jeux de hasard soutenue par de nombreuses associations et médias, aussi grâce aux jeunes: elle est arrivée à Catane (Italie), où la commune se mobilise contre les machines à sous, approuvant un amendement à l’interne de la délibération sur l’impôt unique communal sur les ordures, qui réduit de 50% la taxe sur les ordures pour les commerçants qui enlèvent les machines à sous de leur établissement. Il s’agit d’une réduction pendant deux ans, avec l’engagement de ne pas installer d’autre machine de jeux de hasard pendant 10 ans.

La manifestation pour promouvoir les établissements publics qui n’ont pas de machines à sous et de poker vidéo est arrivée à Catane le 22 février dernier. À cette occasion, les Juniors pour un Monde Uni, dans leur revue Grafoteens – bulletin d’information des Juniors de Sicile, Calabre et Malte – s’étaient interrogés sur « une étique qui manque au monde des jeux de hasard en général, qui touche toujours plus les classes pauvres de la ville » – mineurs compris, malgré les interdictions – et, au contraire, sur « une étique qui émerge forte dans l’utilisation des biens confisqués à la mafia, et que la ‘ndrangheta continue à attaquer en Calabre ». De là, on comprend le sens du chapeau de l’article, « Mais de quel côté est l’État? » Une demande précise donc aux institutions de prendre une décision, pour soutenir cette étique qui, malgré tout, est vivante. Et la réponse est arrivée en juin, avec la délibération de la commune.

Compréhensible est la « grande satisfaction » non seulement du comité « Mettiamoci in gioco » (Mettons-nous en jeu) qui avait promu Slot Mob, mais aussi les Juniors pour un Monde Uni mêmes, qui s’étaient à leur tour engagés à poursuivre le mouvement. « C’est un signe d’indifférence des logiques de clientèle et des lobbys très forts des gérants des machines à sous – écrit Giancarlo Morello dans l’éditorial du numéro de juin de Grafoteens. Enfin, nous apprécions l’engagement et le maintien de la promesse que quelques conseillers communaux avaient faite durant la réalisation du Slot Mob, qui se sont engagés dans la logique de récompenser qui enlèverait ces machines. Un premier signe pour réaliser l’objectif du comité « Mettiamoci in Gioco » et aussi celui de Grafoteens, d’une « Ville sans machines à sous ». La ville de Catane travaille, en outre, sur un règlement communal pour empêcher la propagation des jeux de hasard pathologiques.

Comme Catane, les communes sont nombreuses où la lutte contre le jeu de hasard, avec la mobilisation civile, a pris des formes différentes à travers la campagne Slot Mob. L’initiative est soutenue, entre autres, par la revue Città Nuova et par Économie de Communion.

Pour en savoir plus ou pour organiser un Slot Mob dans ta ville:

http://www.nexteconomia.org/le-attivita/slot-mob

http://www.edc-online.org/it/home-it/slotmob.html

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Igino Giordani et l’Europehttp://www.focolare.org/fr/news/2014/05/18/igino-giordani-e-leuropa/ http://www.focolare.org/fr/news/2014/05/18/igino-giordani-e-leuropa/#comments Sun, 18 May 2014 05:00:03 +0000 http://www.focolare.org/?p=105774

Igino Giordani «anticipait réellement d’au moins un quart de siècle, certains aspects du processus communautaire mis en route après la deuxième guerre mondiale : il voyait la réelle interdépendance des économies des états européens, vainqueurs et vaincus, et les risques communs de se réduire, comme débiteurs des USA, « au protectorat de L’Amérique (USA Dominion) ». Il discernait un mouvement croissant de solidarité sociale et d’européanisation de la culture, exhorté justement par les sanglantes expériences de la guerre. Afin de s’éloigner du « bord du suicide collectif » et de se sauver d’un nouveau carnage imminent, et pour éviter la « décadence » il indiquait aux peuples du vieux continent un devoir historique incontournable : le dépassement des nationalismes en une Fédération des Etats Unis d’Europe. Il retenait cependant comme condition indispensable, le passage de tous les états à la démocratie ; il le voyait ainsi un objectif que les « diplomaties ne savent pas obtenir ». C’est ainsi qu’il invoquait une « force spirituelle » qui puisse servir d’« élément d’unification » [...] ».

« La claire distinction – mais non séparation – entre religion et politique, était alors déjà un point fixe de sa conception sur la laïcité de l’Etat. Dans le profond respect d’une telle distinction, il exposait son « utopie » européenne ayant des bases spirituelles, « utopie » qui se présente aujourd’hui comme une ligne beaucoup moins irréelle, en apparaissant finalement – si elle est bien dimensionnée -  comme une vraie intuition.

L’historien ne peut exagérer et parler de prophétismes ; mais il ne peut ignorer les prémonitions déjà dites de Giordani de ce 1925 sur les risques, les prospectives et les problèmes de la future Europe; ni non plus sous évaluer sa certitude d’une fonction européenne du christianisme et, particulièrement du rôle unificateur des valeurs morales et culturelles,  facteurs indispensables afin que sous les intérêts économiques communs et des formes institutionnelles nécessaires, se rejoigne une harmonie de substance entre les différentes identités des peuples pour la naissance d’une « conscience » européenne ».

Tommaso Sorgi, Igino Giordani. Storia dell’uomo che divenne Foco (L’histoire de l’homme qui devint Foco), Città Nuova Ed., Roma 2014, pp.109, 111.

 

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Brésil: fraternité en politique, les faits sont là !http://www.focolare.org/fr/news/2014/04/15/brasile-fraternita-in-politica-alla-prova-dei-fatti/ http://www.focolare.org/fr/news/2014/04/15/brasile-fraternita-in-politica-alla-prova-dei-fatti/#comments Tue, 15 Apr 2014 02:00:26 +0000 http://www.focolare.org/?p=104165

Luiza Erundina et Maria Voce – (C) CSC Caris Mendes

En provenance de tout le Brésil, ils étaient environ deux cents, tous engagés dans le Mouvement politique pour l’unité (MppU). Députés fédéraux, maires, conseillers municipaux et jeunes ont témoigné de la nouveauté qu’apporte à leur vie et dans leur milieu la fraternité mise en pratique.

La fraternité est-elle compatible avec le combat politique? Pour la députée fédérale Luiza Erundina, à l’époque de sa jeunesse, lorsqu’elle luttait contre la dictature, la réponse était non. Elle est devenue positive à la suite de sa rencontre avec Chiara Lubich, quand celle-ci lançait le Mouvement politique pour l’Unité.

Pour le maire de Sorocaba, Antonio Carlos Pannunzio, le facteur le plus important est le réveil  des consciences et la conviction d’appartenir tous à l’unique famille humaine, parce que tous enfants du même Père : « Dans nos assemblées politiques, affirme-t-il, nous pouvons ne pas être d’accord avec un collègue, mais il ne doit pas pour autant devenir un ennemi ».

Lorsque s’élève le mur de l’hostilité, il n’est pas impossible de l’abattre. « J’étais un terrible adversaire de Luisa Erundina, lorsqu’elle était maire de Sao Paolo et moi conseiller – déclare Walter Feldman, député fédéral – et maintenant nous nous entendons presque tous les jours. Le dialogue devient possible lorsque des personnes opposées se rencontrent pour trouver un accord en vue d’un seul objectif : le bien commun ».

“Il faut vivre au milieu des gens pour être sur la même longueur d’onde qu’eux, pour combler l’écart qui existe entre les politiques et la société. Le changement commence par soi-même », déclare le député fédéral Luis Carlos Hauly, en rappelant l’exemple de Mandela et de Gandhi.

Pedro Paulo Fiorelli est un jeune qui fréquente “l’Ecole Civitas” pour se former à la citoyenneté, condition indispensable pour devenir un bon acteur en politique. Avec en arrière-fond cette conviction: la politique n’est pas l’art de gagner les élections, mais celui de transformer la société, en s’intéressant d’abord aux plus démunis.

“Elle est plus que jamais nécessaire – affirme Maria Voce – cette action politique éclairée qui place au  centre la valeur de la relation, la proximité, en commençant par les plus délaissés : leurs  besoins crient leur soif de fraternité ». Giancarlo Faletti définit ces politiques  comme des « experts en humanité », « des prophètes d’un monde nouveau », « des prophètes d’espérance ».

A la fin de cette rencontre, un geste significatif: la remise de la plaque d’une rue de Porto Alegre portant le nom de Chiara Lubich. Puis la chanson intitulée « Amour des amours », une expression utilisée par la fondatrice des Focolare pour définir la politique. Désormais, au Brésil, ce chant sera l’hymne du Mouvement Politique pour l’Unité.

Le prochain rendez-vous est international: un congrès mondial au mois de mars 2015. C’est ce qu’annonce un communiqué de la présidence internationale du MppU, en précisant « qu’il présentera la richesse de la pensée politique de Chiara Lubich qui, de manière prophétique, annonçait un monde uni par l’amour réciproque vécu non seulement entre personnes, mais aussi entre peuples ».

Pour plus d’informations sur les diverses étapes du voyage de Maria Voce au Brésil : Area Riservata – Notiziario Mariapoli

  Webster: www.focolares.org.br/sitenacional

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Foi et raison: Deux doctorats en faveur du dialoguehttp://www.focolare.org/fr/news/2014/01/28/fede-e-ragione-due-dottorati-al-dialogo/ http://www.focolare.org/fr/news/2014/01/28/fede-e-ragione-due-dottorati-al-dialogo/#comments Tue, 28 Jan 2014 10:27:01 +0000 http://www.focolare.org/?p=99976

© Université  Notre Dame

On peut respirer la simplicité et la professionnalité dans l’élégante mais toute simple grande salle du siège romain de l’Université américaine de Notre-Dame du Lac qui accueille, le 27 janvier, la remise du doctorat en Droit, au card. Jean-Louis Tauran, président du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux, et à Maria Voce, présidente du mouvement des Focolari.

Thomas G. Burish, vice chancelier de la prestigieuse université, a ouvert la cérémonie. Les doctorats honoris causa sont conférés à ceux qui ont apporté une contribution que personne n’avait donnée auparavant, souligne le spécialiste américain.

© Université Notre Dame

Le Card. Tauran et Maria Voce, dans leur domaine respectif, proposent quelque chose d’unique à l’homme et à la femme d’aujourd’hui. La motivation de la remise de ce titre à Maria Voce : « Pour son extraordinaire capacité à guider le mouvement des Focolari et en reconnaissance à l’incroyable témoignage et inspiration que le mouvement offre en soi. Votre travail pour le progrès de la cause de l’unité, par le dialogue et l’amitié, est un véritable point de référence pour les blessures du monde d’aujourd’hui plein de fractures ».

La cérémonie, en présence de plusieurs autorités et de tout le Conseil d’administration de l’université Notre-Dame, a été sobre et significative. « Le doctorat qui est conféré aujourd’hui à ces deux personnalités est la reconnaissance de ce qu’ils portent déjà en eux présentement et donc cela ne leur ajoute rien. C’est plutôt un honneur pour nous qu’ils accomplissent cet acte », a souligné de plus le prof. Burish.

© Université Notre Dame

L’intervention du card. Tauran a mis en relief  le dur chemin de l’Europe qui a connu la séparation entre foi et raison. « Le Dieu qui a été mis de côté est réapparu aujourd’hui dans un monde où les hommes continuent à se poser les grandes interrogations sur la vie et sur la mort ». Dans l’analyse de Tauran le dialogue devient un choix obligatoire. « C’est un risque – a-t-il continué – parce qu’il s’agit d’accepter d’être remis en question par un autre qui croit et pense différemment ». Les mots-clés sont, identité, altérité et dialogue : une triade qui permet de ne pas renoncer à notre propre foi, mais à choisir de cheminer ensemble vers la vérité.

Au cours du déjeuner offert par l’université, Maria Voce a proposé sa réflexion, suivie d’une prière. « Les études m’ont toujours fascinée », a-t-elle dit. « La dernière année de droit j’ai rencontré Chiara Lubich et son charisme d’unité, qui m’a tout de suite passionnée et m’a amenée à faire de l’amour évangélique mon style de vie. Une bonne carrière s’ouvrait devant moi, en tant que première avocate femme du forum de Cosenza. Mais à l’improviste j’ai été emportée par l’appel très fort de Dieu à le suivre dans la communauté du focolare. En une semaine j’ai tout quitté, sans jamais m’en repentir. Je me souviens que quelques années plus tard, quand j’ai été appelée par hasard au tribunal pour donner un témoignage, j’ai retrouvé tout le charme du monde que j’avais laissé avec la joie d’avoir pu donner quelque chose de beau à Dieu ».

© Université Notre Dame

Elle a ensuite rappelé qu’un de ses professeurs définissait le Droit “un système de limites”. A partir de cette définition, Maria Voce a proposé sa réflexion sur le sens de la Loi. «  Dans la logique de l’amour évangélique vécu – a-t-elle expliqué – la limite devient une occasion de faire l’expérience de l’être véritable de la personne qui se réalise dans le don, en se donnant, en se faisant don. C’est uniquement de cette manière que l’on peut concilier le respect des libertés individuelles dans une synthèse supérieure qui porte à la communion, dans laquelle et pour laquelle l’identité des sujets peut être sauvegardée voire potentialisée. La communion, l’unité – dans laquelle nous discernons le projet de Dieu sur la famille humaine – n’est pas quelque chose qui annule la personne mais où la personne se réalise. Cela parce qu’être en rapport est constitutif de l’homme ».

A la fin, dans une prière, elle a invoqué : « Toi qui es venu dans le monde grâce au oui d’une jeune femme, dans tout ce que nous faisons, aide-nous à être – comme Marie – instruments de ton amour pour le monde. Tout particulièrement fais que notre travail ensemble, dans nos universités, dans nos communautés, dans tous nos projets et nos rencontres, nous puissions comme la Vierge engendrer ta présence et témoigner de la réalisation de ta promesse d’être avec nous partout où deux ou trois sont réunis en ton nom ».

Roberto Catalano et Michele Zanzucchi

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Prisons en Italie, développer la relationhttp://www.focolare.org/fr/news/2013/11/20/carceri-in-italia-sviluppare-la-relazione/ http://www.focolare.org/fr/news/2013/11/20/carceri-in-italia-sviluppare-la-relazione/#comments Wed, 20 Nov 2013 06:00:16 +0000 http://www.focolare.org/?p=96405 «Je dois raconter un fait parmi tant d’autres. Les jeunes sont dans le couloir et se promènent. L’un des nôtres voit un nouvel arrivé. Il a les yeux épouvantés, immobile. Le nôtre s’approche et lui demande: “Qu’est-ce qu’il y a?” L’autre reste muet. Il le comprend très bien: c’était aussi son expérience. Il lui: “allez, viens dans ma cellule que je t’offre un bon café!”. Pendant qu’il le lui prépare, il continue: “regarde! Ici on est bien, aujourd’hui il y a du soleil et puis tu as trouvé un ami, que veux-tu de plus dans la vie?”. Le jour des visites ils sont, par hasard, tous les deux dans la même chambre. Le fils et la femme du nouvel arrivé se lèvent et vont le remercier pour le bien qu’il a fait à leur parent”.

C’est ce que raconte P.B. qui œuvre en tant que volontaire dans la prison de Padoue, témoignage d’une dignité que diverses histoires mettent en valeur et qui naît de petits gestes quotidiens. Elle a été recueillie au cours d’un laboratoire, le premier, pour les opérateurs des prisons en Italie organisé par le Mouvement Humanité Nouvelle (Focolari) avec le réseau internationale Communion et Droit (C et D). La rencontre s’est tenue les 9 et 10 novembre dernier à Castelgandolfo (RM).

Cinquante personnes, parmi eux des volontaires carcéraux,  des enseignants, un assistant social, une ex prisonnière, un magistrat de surveillance, un ex président du tribunal maintenant à la retraite. Il y a aussi un prêtre anglican avec sa femme, qui, avec d’autres veut  approfondir le thème. Ce sont eux les acteurs de ce premier séminaire: laboratoire oh combien actuel vue la situation carcérale que vit l’Italie, et que le Président de la République Giorgio Napolitano a récemment dénoncée.

Quelques chiffres : 45.647 places dans les prisons pour 65.831 prisonniers, plus de 20.000 personnes en excès qui doivent purger leur peine dans des situations humainement invivables à cause du manque d’espace et des normes hygiéniques élémentaires: sans parler des violences et des abus qu’ils subissent ouvertement dans ces milieux. Comment répondre à cet état de choses?

“Nous avons essayé d’entrer dans la souffrance et, quelquefois, l’impuissance humaine face à ces situations” – raconte Francesco Giubilato, assistant social – “nous avons misé sur l’essentiel: la personne et la relation. La personne avec ses souffrances, ses besoins et les attentes du prisonnier, du geôlier, de l’opérateur carcéral jusqu’à leur famille et la communauté. La relation, la vraie, celle qui allège la solitude et la souffrance et qui quelquefois guérit. Relation attentive au besoin et créative de solutions tout en respectant la norme”.

Le programme du laboratoire a mis en évidence les différentes expériences qui existent en Italie pour répondre à cette situation. Comme G.D. qui a vécu un an de service civil avec l’association “La fraternité” à l’intérieur de la prison de Montorso à Véronne et maintenant il continue à se mettre à la disposition de l’Association dans le Centre d’écoute pour les familles des prisonniers et pour les nécessités des ex prisonniers. Ou comme Alfonse Di Nicola, qui travaille dans les prisons romaines. Ces expériences ont mis en évidence la réalité critique, liée aussi à la difficulté de relations entre tous les sujets en présence, et en même temps qui démontre comment l’interaction, si elle est vécue dans la dimension de la fraternité, peut changer radicalement les personnes et le milieu.

Gianni Caso, Président Adjoint Honoraire émérite de la Cour de Cassation, a ouvert un autre front : celui de l’information. Information véritable, honnête qui fait grandir la conscience des citoyens et qui la remue jusqu’à faire ou modifier la loi et son application pour une meilleure justice, équitable et respectueuse de la dignité humaine.

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Cameroun: risquer pour le bien communhttp://www.focolare.org/fr/news/2013/10/17/camerun-rischiare-per-il-bene-comune/ http://www.focolare.org/fr/news/2013/10/17/camerun-rischiare-per-il-bene-comune/#comments Thu, 17 Oct 2013 05:19:57 +0000 http://www.focolare.org/?p=94515 Patience Mollè Lobè (Cameroun), 56 ans, veuve, ingénieure, est la première femme à assumer la charge de vice-directrice au Ministère des Travaux publics dans son pays. Une histoire caractérisée par l’engagement pour son peuple à partir d’une profonde vie évangélique. Ce choix l’a poussée à créer une fondation pour aider les jeunes filles en difficulté, à promouvoir des initiatives dans le cadre de l’Économie de Communion et à aider ses concitoyens à avoir une conscience civique active en faveur du progrès de son pays. Un choix de vie qui lui a aussi apporté des ennuis. Plusieurs fois menacée de mort, elle n’abandonne toutefois pas.

« J’ai connu l’idéal de l’unité en 1977 – raconte-t-elle – alors que j’étais au lycée. J’étais habituée aux catéchistes religieux, mais une femme simple s’est présentée, dont le comportement m’a immédiatement attirée: c’était une focolarine. J’ai voulu plus connaître sa vie et j’ai ainsi été accueillie dans leur maison, le focolare. Je suis sortie de cette rencontre avec une idée en tête: l’importance d’aimer, de servir les autres. Mon premier geste a été de préparer le repas pour ma tante, même si je n’aime pas cuisiner. »

Après son adolescence vécue intensément avec les gen filles de sa ville, elle décide de passer une année et demie dans la cité-pilote des Focolari à Fontem (Cameroun), « parce que je ressentais – explique-t-elle – qu’avant l’Université je devais vivre une expérience spirituelle profonde qui m’aide à poser des bases solides à ma vie ».

Elle est l’unique femme à l’école d’ingénieurs. « Durant ma dernière année d’étude – continue Patience – je me suis fiancée avec un jeune de ma région et nous nous sommes mariés l’année suivante. Dieu ne nous a pas donné d’enfants, mais nous ne l’avons pas vécu comme un manque, parce que nous nous sommes engagés sur de nombreux fronts au service de la communauté: comme une activité dans le cadre de l’ÉdeC et une fondation pour les jeunes filles en difficulté. Subitement, mon mari, sportif et bien portant, présente des problèmes à l’estomac et, après quelques mois, il meurt à seulement 55 ans. »

Désormais veuve, elle exécute son rôle de chef de service pour le compte du Ministère des Travaux publics, alors que le Gouverneur la veut au Secrétariat de la Commission pour les affaires publiques. « Cependant, j’ai vu qu’après quelques années la corruption s’était infiltrée – raconte-t-elle – c’est pourquoi j’ai présenté ma démission. Mais, contre toute attente, je suis promue sous-directrice. J’essaye d’effectuer ce nouveau service fidèle à mes principes chrétiens – continue Patience – même si ce n’est pas facile. »

« Une année après, en 2007, je suis promue vice-directrice du Ministère des Travaux publics dans la région la plus riche. C’est la première fois qu’une femme assume une telle fonction. Cependant, les menaces commencent bientôt. Quelques collègues ont les mains liées, ils ne peuvent plus faire comme avant… Ils essayent de me faire échouer, me présentent des travaux avec des bilans erronés. Je suis contrainte de revoir à fond chaque adjudication avant de signer la concession. Je reçois quelques appels anonymes. Un jour, cinq personnes essayent même d’entrer chez moi, à 15 km de Douala, alors que je suis en ville. Le gardien réussit à les arrêter. Je vois des personnes qui rôdent près de chez moi, je porte plainte à la police. Ils me disent de les avertir de chacun de mes déplacements. La vie devient impossible. »

Entretemps, le ministre, voyant comment Patience réussit à travailler en rassemblant tout le monde, veut l’amener au Ministère. Elle est fatiguée de lutter, mais « j’ai compris que je devais encore ‘donner la vie pour mon peuple’ – confesse-t-elle. J’ai accepté le rôle de directrice pour apporter l’esprit évangélique dans ce domaine si difficile, me maintenant ferme contre l’illégalité. Je suis allée de l’avant, parce que je n’avais aucun intérêt personnel, c’était ma contribution au bien du pays. Maintenant, même en étant officiellement à la retraite, je préside une commission des affaires publiques. J’ai évalué des centaines de cas, évitant que de l’argent soit pris de façon illégale ».

« Récemment – continue-t-elle – on m’a demandé de poser ma candidature comme députée. » Cependant, les menaces deviennent plus présentes. « Le jour suivant les nominations des listes de mon parti, durant la nuit, je me réveille une arme pointée sur moi… » Bien que sa liste soit retenue comme la meilleure, une autre a été choisie sans explication. « Je me suis quand même déplacée pour convaincre tout le monde qu’il est important d’aller voter, maison après maison, créant un beau climat de famille dans ma maison qui, entretemps, était devenue le quartier général de la campagne. Le jour du vote, une autre menace: cinq militaires armés arrivent chez moi, me cherchent… mais ne me trouvent pas. En fait, j’avais été prévenue par les autorités. »

Les résultats des élections arriveront d’ici quelques jours. Il est probable que son parti gagne, mais Patience affirme qu’elle a déjà atteint son objectif: travailler pour le bien du pays, au-delà des résultats, en surmontant les craintes et les menaces avec la force de l’Évangile.

Propos recueillis le 12 octobre 2013, au Centre international des VolontairesMouvement des Focolari, à Grottaferrata (Rome).

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Politique et service au Kenyahttp://www.focolare.org/fr/news/2013/10/05/politica-e-servizio-in-kenya/ http://www.focolare.org/fr/news/2013/10/05/politica-e-servizio-in-kenya/#comments Sat, 05 Oct 2013 05:11:48 +0000 http://www.focolare.org/?p=93521 “Etre porte-parole des plus nécessiteux et de ceux que personne n’écoute”; de ce profond désir  débute l’engagement politique de Charity Chege, volontaire du mouvement des Focolari de Juja, Kenya. Assistante sociale, mère de 4 enfants, son quotidien lui fait toucher du doigt la souffrance de ses propres concitoyens: enfants orphelins, personnes âgées qui doivent prendre en charge leurs petits enfants parce que les parents sont morts du Sida, personnes qui vivent dans la pauvreté la plus complète.

“La veille des élections 2007 – raconte-t-elle – j’ai exprimé à Chiara Lubich le désir de servir les gens de mon pays et la décision de me présenter comme candidate au conseil communal. Elle m’a encouragée, en me rappelant que “la politique est l’amour des amours”. Charity n’a pas vu son nom parmi les élus, “mais – commente-t-elle- je sens que pour moi rien ne change, je pouvais et devais continuer à servir et aimer”. Malheureusement les occasions ne manquent pas, aux élections se sont succédés des désordres et des conflits entre les membres d’ethnies différentes: ‘beaucoup de gens y ont perdu la vie, d’autres ont tout perdu, et d’autres encore ont dû abandonner leur terre à cause de la violence”.

En 2013 Charity choisit de se présenter de nouveau, dans un groupe qui respecte ses valeurs et ses idéaux: “A ceux qui, surpris, me demandent pourquoi je n’ai pas préféré un groupe où la majorité des membres est de ma tribu, je réponds: je vis pour la fraternité universelle!”.

La campagne électorale se révèle une occasion pour connaître et accueillir les malaises et les besoins: “quand nous sommes allés trouver les SDF victimes des violences des élections du passé, je sentais qu’il était plus important de les aimer comme je pouvais plutôt que d’exposer mon programme. J’ai rencontré beaucoup de colère et je leur ai parlé de pardon. Deux collègues m’ont demandé pourquoi je me comportais de la sorte, et j’ai répondu que notre rapport avec les gens est la chose la plus importante et que si nous voulons leur bonheur, nous devons les aider à pardonner”.

Cette  fois encore l’élection n’a pas abouti, mais beaucoup, connaissant  son engagement, se sont tournés vers Charity, surs de son aide et de sa disponibilité: “Un jour j’étais au marché – raconte-t-elle -  et une dame s’approche de moi et me demande si je peux faire quelque chose pour elle parce qu’elle était malade. Elle ajoute que de nombreux autres habitants du village sont dans les mêmes conditions qu’elle; j’ai l’intuition qu’il s’agit du Sida. Cette circonstance m’a fait entrer en contact avec une trentaine de personnes qui vivent avec le virus. Dans nos villages il y a un préjugé très fort contre eux, voilà pourquoi ils font l’expérience d’attitudes négatives, d’abus et de mauvais traitements. Souvent ils se sentent éloignés et rejetés même par leur propre famille, quelquefois ils se rendent face à la maladie et ne cherchent même pas les médicaments nécessaires.

J’ai décidé de donner moi-même mon aide en les aimant concrètement un à un, et en impliquant aussi les jeunes du mouvement. Avec eux nous faisons tout pour que nos amis se sentent surtout acceptés et ensuite nous essaierons de faire quelque chose de beau avec et pour eux”.

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