Urgence crise coronavirus : faites un don pour témoigner de la fraternité

 

La crise du Coronavirus nous interpelle à revoir nos modes de vie et à intensifier le témoignage de la fraternité. En Belgique et dans bien des pays du monde nous constatons beaucoup de générosité pour venir en aide à ceux qui sont le plus dans le besoin. Mais l’impact de la pandémie est en train de créer de nouvelles pauvretés et inégalités. Certains ont perdu leur emploi, des entreprises ne voient pas d’autre issue que la faillite … Beaucoup de familles sont en difficulté économique.

Afin de rencontrer les besoins des personnes les plus vulnérables, et de soutenir les œuvres et les activités présentes sur le terrain, nous avons activé en Belgique un fonds spécifique ‘CRISE CORONA CRISIS’. Les dons que vous pouvez envoyer serviront à couvrir les besoins des personnes et des œuvres en Belgique et dans le monde. Une commission discernera en toute transparence la destination de ces dons pour répondre au mieux aux différents besoins.

Numéro de compte : BE 027360 6722 8340, ENS CRISE CORONA CRISIS ; Olivierstraat 97, 3110 Rotselaar. Pour le transfert, vous pouvez indiquer : CRISE CORONA CRISIS – Personnes dans le besoin et soutien projets formation fraternité – Belgique et ailleurs

Cette crise nous met tous au défi de revoir nos modes de vie, pour plus de sobriété et en fonction du développement durable. C’est une invitation à revoir nos programmes, nos voyages, nos dépenses, nos activités. Le changement, nous le savons, commence par nous-mêmes et nous appelle à intensifier l’amour mutuel, la fraternité, pour témoigner du monde uni pour lequel nous vivons.

Témoignages de par le monde

Comme Mouvement des Focolari, nous voulons également apporter notre contribution à partir de notre vie, de la mise en pratique de l’Evangile. Que nous ayons déjà commencé à le vivre a été démontré par les témoignages du monde entier lors du dernier journal Focolari (http://collegamentoch.focolare.org/en/watch-the-full-program/?doing_wp_cron=1590828136.1999669075012207031250 ; voir aussi les extraits de vidéos à la une) et par les adolescents pendant Run4unity (http://www.run4unity.net/2020/) et la Semaine pour un Monde uni (https://www.focolare.org/belgium/news/semaine-monde-uni-2020-together4peace ).

Témoignages de Belgique

Une famille avec 3 enfants a réussi à acheter une petite maison grâce à diverses aides. Un jour, peu après leur arrivée, la voisine vient leur signaler qu’il y a des infiltrations d’eau dans sa cave qui viennent de leur maison. La voisine intente une action au tribunal. Après expertise, le tribunal a constaté que les faits étaient avérés et a condamné la famille à réparer les canalisations défectueuses. Devis pour la réparation : 7600€. Catastrophe pour la famille qui n’a pas d’argent et qui se vot déjà à la rue. Avec quelques amis du mouvement, nous avons décidé de faire notre part : expliquer la situation à l’entrepreneur et chercher avec lui une solution. Celui-ci a marqué son accord pour que nous réalisions nous-mêmes tous les travaux intérieurs et qu’il fasse lui le raccordement à la rue, car il disposait des autorisations communales pour cela. La facture est redescendue à 1500€ et nous avons reçu de plusieurs personnes la somme nécessaire.

V. est en contact avec un garçon qui, après un parcours très difficile, s’est retrouvé, ainsi que sa mère, à la rue. Elle le connaît depuis des années car, enfant, il était placé dans un centre d’accueil près de chez elle. La semaine dernière, ce garçon – qui a maintenant 18 ans – et sa maman, épuisés et frigorifiés après une nuit passée dehors, ont frappé à sa porte pour lui demander de les emmener en voiture jusqu’à une cabane plus haut dans les bois où ils comptaient passer la nuit suivante. V. s’est demandé s’il n’y avait pas mieux à faire que juste les conduire à la cabane où ils ne pourraient de toute façon pas rester indéfiniment, se rappelant la Règle d’Or: “Faites aux autres ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous”. Elle a d’abord contacté une personne du groupe Parole de Vie avec qui elle avait déjà cherché des pistes pour aider ce garçon par le passé. Ils sont allés voir les services publics qui, après plusieurs contacts et démarches administratives, leur ont fourni le jour même un logement social meublé. Le jeune et sa maman ont emménagé dans ce nouveau « chez eux », très heureux et reconnaissants. Maintenant, V. et sa famille continuent de prendre de leurs nouvelles régulièrement et les soutiennent dans les démarches à faire pour arriver à ce qu’ils puissent – elle l’espère – acquérir leur indépendance et démarrer une nouvelle vie.

J. raconte : «Un imam d’Uccle (l’actuel président par intérim de Religions for Peace – RfP -, dont le Mouvement des Focolari de Belgique est membre) avec lequel nous sommes en contact avait des amis de RfP en Chine. Il avait reçu d’eux 20.000 masques en remerciement pour le soutien moral qu’il leur avait apporté quand la crise du coronavirus avait commencé chez eux. Il a donné ces masques aux 7 membres du Conseil d ‘Administration de RfP en Belgique, dont je fais partie. Ces masques sont désormais distribués aux associations qui viennent en aide aux défavorisés, aux orphelins, aux institutions pour handicapés, pour malades et aux héros blancs.»

J.V. avait téléphoné à un collègue équatorien pour prendre de ses nouvelles et partager ses soucis pour sa famille et les gens de son village qui sont sans nourriture suite à la pandémie. Il a créé une page facebook et envoyé des mails pour faire connaître la situation précaire de ce village d’Équateur. Cela a mis en route une grande générosité de la part des habitants du quartier et même de plus loin. Les amis et la famille de ce collègue en Équateur peuvent maintenant acheter chaque semaine du riz, du quinoa, de l’huile et des légumes. Ils préparent des paquets que la police distribue aux plus pauvres.

V. raconte: « Je suis en contact avec une veuve de la communauté de Lubumbashi (Congo) où nous avons été l’année dernière. Lorsque la crise du coronavirus a éclaté, je l’ai appelée. Suite à la pandémie personne ne peut se rendre sur ses parcelles de terrain pour les exploiter et ils ne sont pas autorisés à vendre leurs marchandises sur les marchés. Ils doivent acheter la nourriture dans les supermarchés, où tout est beaucoup plus cher. Parfois il n’y a pas de nourriture, mais… le centuple de l’Evangile arrive toujours. Préoccupés par ce message, nous avons appelé Amisa du focolare là-bas. Elle nous a dit que la veille au soir, elles avaient mis leur dernier centime devant le tabernacle et avaient demandé de l’aide à Jésus : généralement les focolarines peuvent aider les gens, mais ce jour-là, elles avaient donné leur dernier sac de farine de maïs.» L. continue : «Nous avons fait un don pour ces familles dans le besoin. Et, par hasard, un ami français de l’économie de communion nous a appelés le même soir et a demandé si nous connaissions un projet au Congo, car, avec leur groupe Parole de Vie, ils voulaient soutenir les gens là-bas. De cette façon, le soutien s’est multiplié et la joie régnait partout! »

P. raconte : «L’an dernier, Arthur N., gynécologue à Kinshasa, m’a confié que, lors de ses déplacements dans le Congo, il est confronté à des situations graves et que le délai pour établir un diagnostic précis prend parfois trop de temps vu l’urgence. Il avait fait part qu’un échographe portable équipé de plusieurs sondes permettrait d’établir des diagnostics immédiats. Je me suis renseigné et l’appareil qu’il souhaitait coûtait plus de 10.000 €. Mais cet argent n’était pas disponible. Un an plus tard, une dame me téléphone en me demandant : « Vous avez toujours des projets au Congo? » Et je lui parle de cette demande d’un échographe. Je me rends compte que c’est une dame que j’avais rencontrée lors de la fête des 60 ans de notre Mouvement. Elle me dit : « et bien, ma fondation va vous faire un don de 10.000 € ». C’était la réponse de Dieu. Dans les prochains jours, l’appareil sera à Kinshasa.»

V. et L., deux adolescentes, se sont engagées à fond dans l’action mondiale Faim-zéro. Elles racontent : « Pour vivre concrètement Faim-zéro nous essayons de ne plus rien gaspiller, de dépenser moins pour donner cet argent aux personnes qui sont dans le besoin. Nous pensons que prier pour les autres est important, mais aussi les gestes concrets comptent. Par exemple, nous avons fait des cartes pour les personnes qui sont seules dans la maison de repos. Nous prenons des nouvelles de nos amis et de nos proches pour rester toujours en contact et sentir que malgré la séparation, nous pouvons vivre ensemble.»

Qui sait ce que vous vivez de beau ou de difficile autour de vous … Si vous nous le partagez, vous nous faites un don « en nature » :  info@focolare.be .

 

 

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