33236024252_b4dc27856b_k« La vie matrimoniale est comme une barque commente une famille du Pérou. Si on rame seuls, on fait un énorme effort et on n’avance pas. Il faut apprendre ensemble l’art de la réciprocité. » « Nous sommes venus parce que nous comprenons l’exigence de grandir dans la vie de famille et d’aider d’autres familles », continue un couple du Cameroun, en arrivant au meeting de Loppiano Family Highlights, du 10 au 12 mars 2017.

L’événement, à l’occasion du 50e anniversaire de Familles Nouvelles, accueille environ un millier de participants de cultures et religions différentes, provenant de 50 pays, en lien avec de nombreuses manifestations dans le monde, pour commémorer le 9e anniversaire de la disparition de Chiara Lubich.

« Aimer l’autre comme soi-même, aimer tout le monde, aimer en premier, se faire un avec l’autre » sont des règles simples que les familles de l’École Loreto internationale de Loppiano mettent en évidence en souhaitant la bienvenue. Cet « art d’aimer » donne la force à la famille de se régénérer, à travers la confiance, le pardon, la responsabilité, la créativité, l’accueil. Des semences de communion qui illuminent aussi des situations de douleurs, défis et drames, et qui démontrent que « la rage et l’angoisse n’ont pas le dernier mot », comme le raconte Gianni, coordinateur d’un groupe de 50 personnes séparées.

Histoires et initiatives émergent aussi durant les vifs échanges dans le cadre des six workshops: l’un pour 150 enfants et adolescents; d’autres consacrés aux relations de couple dans les différentes étapes de la vie, aux relations éducatives parents-enfants, à l’accueil et à la solidarité face à des situations difficiles et des peuples défavorisés.

Quelques familles provenant de Syrie trouvent des énergies positives pour affronter la peur et les nombreuses difficultés causées par la guerre: « La fleur que nous avons cueillie en conclusion de la manifestation, nous l’apportons symboliquement aux autres familles et à l’humanité qui nous entoure, comme signe d’espérance et de fraternité ».

Être pères et mères de l’humanité, en offrant sa contribution personnelle pour « soutenir et encourager la fraternité universelle » est l’invitation de Maria Voce, présidente des Focolari, dans son intervention. Les familles, à partir de leurs fragilités et imperfections propres à la condition humaine, mais « renouvelées du dedans, peuvent offrir au monde cette lumière et cet amour qui l’assainit ».

Pour preuve l’engagement de 50 ans de vie de Familles Nouvelles dans les cinq continents, le partage dans les différents groupes, l’activité d’animation pour jeunes couples, couples en difficulté, couples séparés et remariés, veufs, initiatives et projets pour aller à la rencontre des besoins des plus faibles et du soutien de l’enfance. « Continuez à faire tout cela ! Ne vous découragez pas lorsque c’est difficile ou que vous avez l’impression d’être seuls. » Exhorte encore Maria Voce.

VinuAram_FamilyHighlights_2La famille est appelée à donner une réponse aux problématiques sociales, peut-être en regardant le monde avec des yeux d’enfants, comme le dit Dr Vinu Aram, directrice du Shanti Ashram, avec lequel les Focolari ont depuis longtemps tissé d’intenses rapports d’amitié et collaborent en faveur de nombreux enfants et familles en Inde, à travers AFNonlus. « L’effort que vous faites ici – commente Don Paolo Gentili, directeur de l’Office national pour la pastorale de la famille – est de contribuer à construire une Église attentive au bien que l’Esprit répand au milieu de la fragilité » (AL 308). C’est-à-dire « réécrire l’Amoris Laetitia dans les pages vivantes de l’histoire ». 

Après toutes ces années, survient la nécessité d’instituer un « Centre d’études avancées », international et interdisciplinaire, où conjuguer vie et pensée. Il collaborera avec l’Institut universitaire Sophia, avec l’objectif d’approfondir le thème de la famille à la lumière du charisme de Chiara Lubich.

« À la question ‘quelqu’un m’aime-t-il?’, besoin primordial d’amour, il faut passer à une volonté d’amour: j’aime quelqu’un? », affirme le Professeur Michele De Beni, parmi les coordinateurs du Séminaire d’Études « Le pacte de réciprocité dans la vie familiale », adressé à un pool d’académiciens de disciplines diverses, toujours dans le contexte de Family HighLights. « C’est le défi de la réciprocité – conclut De Beni – condition fondatrice d’un groupe qui, avant de se mettre à faire des recherches, se reconnaît dans cette identité. »

 

Giovanna Pieroni

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