{"id":296798,"date":"2005-05-31T22:00:00","date_gmt":"2005-05-31T20:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/commentaire-de-chiara-lubich-a-la-parole-de-vie-du-mois-de-juin-2005\/"},"modified":"2024-05-13T20:57:21","modified_gmt":"2024-05-13T18:57:21","slug":"commentaire-de-chiara-lubich-a-la-parole-de-vie-du-mois-de-juin-2005","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/commentaire-de-chiara-lubich-a-la-parole-de-vie-du-mois-de-juin-2005\/","title":{"rendered":"Commentaire de Chiara Lubich \u00e0 la Parole de vie du mois de juin 2005"},"content":{"rendered":"<p>Sortant de Capharna\u00fcm, J\u00e9sus voit, assis au bureau des taxes, Matthieu, un collecteur d\u2019imp\u00f4ts, un publicain. Ce m\u00e9tier qui le rabaissait au rang des usuriers et des exploiteurs le rendait ha\u00efssable aux yeux du peuple. Les scribes et les pharisiens assimilaient d\u2019ailleurs les publicains aux p\u00e9cheurs et reprochaient \u00e0 J\u00e9sus d\u2019\u00eatre \u00ab l\u2019ami des p\u00e9cheurs et des collecteurs d\u2019imp\u00f4ts \u00bb ainsi que de manger avec eux1.<br \/>\u00c0 contre-courant de toute convention sociale, J\u00e9sus appelle Matthieu \u00e0 le suivre et accepte d\u2019aller prendre le repas chez lui, comme il le fera plus tard chez Zach\u00e9e, le chef des collecteurs d\u2019imp\u00f4ts de J\u00e9richo. Somm\u00e9 de s\u2019expliquer sur ce point, J\u00e9sus r\u00e9pondra qu\u2019il est venu pour soigner les malades et non les bien portants, appeler non pas les justes, mais les p\u00e9cheurs. Son invitation, cette fois encore, s\u2019adresse \u00e0 l\u2019un d\u2019eux : <\/p>\n<p class=\"RipPdv\">\u00ab Suis-moi \u00bb<\/p>\n<p>Ces mots, J\u00e9sus les avait d\u00e9j\u00e0 adress\u00e9s \u00e0 Andr\u00e9, Pierre, Jacques et Jean sur les rives du lac. Invitation qu\u2019il adressera, dans un contexte diff\u00e9rent, \u00e0 Paul sur la route de Damas. <br \/>Mais J\u00e9sus ne s\u2019est pas arr\u00eat\u00e9 l\u00e0 : au long des si\u00e8cles, il a continu\u00e9 \u00e0 appeler \u00e0 lui des hommes et des femmes de tous peuples et de toutes nations. Il le fait encore aujourd&#39;hui : il passe dans notre vie, il nous rencontre en des lieux diff\u00e9rents, de mani\u00e8res diff\u00e9rentes, et il fait \u00e0 nouveau r\u00e9sonner en nous son invitation \u00e0 le suivre. <br \/>En nous appelant \u00e0 \u00e9tablir avec lui un rapport personnel, il nous invite en m\u00eame temps \u00e0 collaborer avec lui au grand dessein d\u2019une humanit\u00e9 nouvelle. <br \/>Nos faiblesses, nos p\u00e9ch\u00e9s, nos mis\u00e8res lui importent peu. Il nous aime et nous choisit tels que nous sommes. En nous transformant, son amour nous donnera la force et le courage de le suivre comme l\u2019a fait Matthieu. <br \/>Il a pour chacun un amour, un projet, un appel particulier. Et il se manifeste en nous \u00e0 travers une inspiration de l\u2019Esprit Saint, certaines circonstances ou encore par l\u2019intervention de nos fr\u00e8res\u2026 Malgr\u00e9 la diversit\u00e9 de ses manifestations, il fait toujours r\u00e9sonner la m\u00eame parole : <\/p>\n<p class=\"RipPdv\">\u00ab Suis-moi \u00bb<\/p>\n<p>Un jour, j\u2019ai, moi aussi, ressenti cet appel de Dieu. <br \/>C\u2019\u00e9tait en un froid matin d\u2019hiver, \u00e0 Trente. Maman avait demand\u00e9 \u00e0 ma plus jeune s\u0153ur d\u2019aller chercher le lait \u00e0 deux kilom\u00e8tres de chez nous, mais il faisait trop froid et elle n\u2019en avait pas envie. Mon autre s\u0153ur avait, elle aussi, refus\u00e9. Alors je me suis avanc\u00e9e : \u00ab J\u2019y vais, maman \u00bb, et j\u2019ai pris la bouteille. Je suis sortie de la maison et au milieu du trajet, j\u2019ai ressenti comme un appel : il me semblait presque que le ciel s\u2019ouvrait et que Dieu m\u2019invitait \u00e0 le suivre. Et ces mots ont r\u00e9sonn\u00e9 dans mon c\u0153ur : \u00ab Donne-toi toute \u00e0 moi ! \u00bb<br \/>C\u2019\u00e9tait un appel explicite auquel j\u2019ai tout de suite voulu r\u00e9pondre. J\u2019en ai parl\u00e9 \u00e0 mon confesseur qui m\u2019a permis de me donner \u00e0 Dieu pour toujours. C\u2019\u00e9tait le 7 d\u00e9cembre 1943. Il ne me sera jamais possible de d\u00e9crire ce qui s\u2019est pass\u00e9 en moi ce jour-l\u00e0 : j\u2019avais pris Dieu comme \u00e9poux. Et je pouvais tout attendre de lui. <\/p>\n<p class=\"RipPdv\">\u00ab Suis-moi \u00bb<\/p>\n<p>Ces mots ne concernent pas seulement le moment d\u00e9terminant o\u00f9 l\u2019on choisit les orientations de notre vie, J\u00e9sus continue \u00e0 nous les adresser chaque jour : \u00ab\u00a0suis-moi\u00a0\u00bb semble-t-il nous dire devant les devoirs quotidiens les plus simples ; \u00ab\u00a0suis-moi\u00a0\u00bb dans cette \u00e9preuve \u00e0 embrasser, dans cette tentation \u00e0 d\u00e9passer, dans ce service \u00e0 accomplir\u2026<br \/>Comment lui r\u00e9pondre concr\u00e8tement ?<br \/>En faisant ce que Dieu veut dans le moment pr\u00e9sent, qui est toujours porteur d\u2019une gr\u00e2ce particuli\u00e8re. <br \/>Nous nous efforcerons donc ce mois-ci de nous d\u00e9dier avec d\u00e9cision \u00e0 la volont\u00e9 de Dieu ; de nous d\u00e9dier aux fr\u00e8res et aux s\u0153urs que nous avons \u00e0 aimer, au travail, dans nos \u00e9tudes, durant la pri\u00e8re, les repas, pendant nos activit\u00e9s. <br \/>Apprenons \u00e0 \u00e9couter au fond de nous la voix de Dieu qui parle aussi avec la voix de la conscience : elle nous dira ce qu\u2019il veut de nous \u00e0 chaque instant, pr\u00eats \u00e0 tout sacrifier pour le suivre. <br \/>\u00ab Donne-nous de t\u2019aimer, o Seigneur, chaque jour davantage ; mais cela ne suffit pas parce que les jours qui nous restent sont peut-\u00eatre trop peu nombreux. Donne-nous alors de t\u2019aimer \u00e0 chaque instant, de tout notre c\u0153ur, de tout notre esprit et de toutes nos forces, en ce qui est ta volont\u00e9 \u00bb. <br \/>C\u2019est l\u00e0, la meilleure fa\u00e7on pour suivre J\u00e9sus.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Chiara Lubich<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Suis-moi \u00bb (Mt 9, 9)<\/p>\n","protected":false},"author":34,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[47,93],"tags":[],"class_list":["post-296798","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee","category-parole-di-vie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/296798","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/34"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=296798"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/296798\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=296798"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=296798"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=296798"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}