{"id":312878,"date":"2018-03-20T01:10:37","date_gmt":"2018-03-20T00:10:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/heureux-mais-pas-seulement-un-jour\/"},"modified":"2024-05-15T20:56:12","modified_gmt":"2024-05-15T18:56:12","slug":"heureux-mais-pas-seulement-un-jour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/heureux-mais-pas-seulement-un-jour\/","title":{"rendered":"Heureux mais pas seulement un jour"},"content":{"rendered":"<p><div id=\"attachment_162781\" style=\"width: 190px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-162781\" class=\"wp-image-162781\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/20180320-01.jpg\" alt=\"20180320-01\" width=\"180\" height=\"304\" \/><p id=\"caption-attachment-162781\" class=\"wp-caption-text\">Foto: Pixabay<\/p><\/div>  <strong>La joie des premiers chr\u00e9tiens (comme du reste celle des chr\u00e9tiens de tous les temps, de tous les si\u00e8cles,<\/strong> lorsque le christianisme est compris dans son essence et v\u00e9cu dans sa radicalit\u00e9), la joie des premiers chr\u00e9tiens \u00e9tait une joie vraiment nouvelle, jamais connue jusque-l\u00e0. Elle n&rsquo;avait rien \u00e0 voir avec l&rsquo;hilarit\u00e9, la bonne humeur, l&rsquo;all\u00e9gresse, elle n&rsquo;\u00e9tait pas non plus simplement \u00ab la joie exaltante de l&rsquo;existence et de la vie \u00bb &#8211; comme le disait Paul VI &#8211; ; ni \u00ab la joie paisible de la nature et du silence \u00bb, ni la joie ou \u00ab la satisfaction du travail accompli \u00bb, ni seulement \u00ab la joie transparente de la puret\u00e9 \u00bb ou celle \u00ab de l&rsquo;amour pur \u00bb\u2026 et toutes sont de grandes joies. Mais celle des premiers chr\u00e9tiens \u00e9tait diff\u00e9rente : c&rsquo;\u00e9tait une joie semblable \u00e0 l\u2019ivresse qui avait envahi les disciples lors de la venue de l&rsquo;Esprit Saint. C&rsquo;\u00e9tait la joie de J\u00e9sus. Parce que, comme J\u00e9sus a sa paix, Il a aussi sa joie. Et la joie des premiers chr\u00e9tiens, jaillissant spontan\u00e9ment du plus profond de leur \u00eatre, les comblait enti\u00e8rement. Ils avaient trouv\u00e9 vraiment ce que l&rsquo;homme d&rsquo;hier, d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et de toujours cherche : Dieu, qui &#8211; comme nous l&rsquo;avons vu &#8211; le satisfait pleinement. Ils avaient trouv\u00e9 la communion avec Dieu, et cela les comblait et les amenait \u00e0 leur pleine r\u00e9alisation. Ils \u00e9taient hommes. En effet, l&rsquo;amour, la charit\u00e9, dont le Christ, gr\u00e2ce au bapt\u00eame et aux autres sacrements, enrichit le c\u0153ur des chr\u00e9tiens, peut \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9 par une petite plante. Plus elle enfonce ses racines dans le terrain de la charit\u00e9 fraternelle &#8211; c&rsquo;est-\u00e0-dire, plus les hommes aiment leurs fr\u00e8res &#8211; et plus sa tige pointe vers le ciel : plus augmente en eux l&rsquo;amour pour Dieu, la communion avec Lui, pas objet de foi seulement, mais exp\u00e9riment\u00e9e. C\u2019est cela le bonheur : on aime et on se sent aim\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait cela la joie des premiers chr\u00e9tiens, adultes et jeunes, qui s&rsquo;exprimait dans des liturgies joyeuses, d\u00e9bordantes d&rsquo;hymnes de louange et d&rsquo;action de gr\u00e2ce. Joie qui augmentait aussi du fait qu&rsquo;avec l&rsquo;amour et gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;amour, ils avaient la lumi\u00e8re. Ils voyaient, ils avaient une certaine compr\u00e9hension des choses de Dieu, en elles-m\u00eames imp\u00e9n\u00e9trables. Les myst\u00e8res, par exemple, s&rsquo;ils \u00e9taient accept\u00e9s par eux avec foi, n&rsquo;\u00e9taient pas aussi obscurs qu&rsquo;on peut le penser. Il y avait en eux une certaine p\u00e9n\u00e9tration de ces myst\u00e8res, si savoureuse, si lumineuse qu&rsquo;ils avaient l&rsquo;impression de les comprendre, de les poss\u00e9der. Et cela augmentait encore leur joie : et \u00e0 la joie de l&rsquo;amour s&rsquo;ajoutait celle de la v\u00e9rit\u00e9. Ainsi, arm\u00e9s seulement d&rsquo;amour et de lumi\u00e8re, et rev\u00eatus de joie, ils s&rsquo;\u00e9taient r\u00e9pandus en peu de temps dans le monde alors connu : \u00ab Nous sommes d&rsquo;hier &#8211; disait Tertullien &#8211; et nous avons d\u00e9j\u00e0 envahi le monde&#8230; \u00bb Ils \u00e9taient heureux, jusque dans les pers\u00e9cutions et chantaient au moment du martyre. En effet, ils avaient compris un paradoxe du christianisme : la joie, la joie surnaturelle du Christ, se trouve pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 o\u00f9 il n\u2019y a pas la joie : dans la souffrance. Mais dans la souffrance aim\u00e9e.  &nbsp;  <strong>Source :<\/strong> <a href=\"http:\/\/www.centrochiaralubich.org\/it\/documenti\/video\/102-la-gioia.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Centre Chiara Lubich<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Journ\u00e9e internationale du bonheur, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e chaque ann\u00e9e le 20 mars, donne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir : dans un monde qui semble nier la possibilit\u00e9 de nourrir des esp\u00e9rances, peut-on encore \u00eatre heureux ? En 1984, au cours du Jubil\u00e9 des jeunes, Chiara Lubich expliqua l\u2019essence de la vraie \u00ab joie \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"author":34,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[47],"tags":[],"class_list":["post-312878","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/312878","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/34"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=312878"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/312878\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=312878"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=312878"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=312878"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}