{"id":313678,"date":"2019-03-13T22:01:51","date_gmt":"2019-03-13T21:01:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/chiara-lepouse-de-jesus-abandonne\/"},"modified":"2024-05-15T20:58:38","modified_gmt":"2024-05-15T18:58:38","slug":"chiara-lepouse-de-jesus-abandonne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/chiara-lepouse-de-jesus-abandonne\/","title":{"rendered":"Chiara, l\u2019\u00e9pouse de \u201cJ\u00e9sus abandonn\u00e9\u201d"},"content":{"rendered":"<p><em>Nous devons l\u2019admettre : onze ans apr\u00e8s sa mort et \u00e0 la veille du centenairede sa naissance, en 2020, nous avons encore tout \u00e0 d\u00e9couvrir sur Chiara Lubich.<\/em>  La meilleure fa\u00e7on de s\u2019approcher au plus intime de son \u00e2me et de comprendre la surabondance de lumi\u00e8re, de joie et des fruits qui caract\u00e9rise sa vie est de la consid\u00e9rer telle qu\u2019elle voulait qu\u2019on se souvienne d\u2019elle, c\u2019est-\u00e0-dire comme <em>\u00ab l\u2019\u00e9pouse de J\u00e9sus abandonn\u00e9 \u00bb<\/em>, \u00e0 savoir de J\u00e9sus qui sur la croix se sent abandonn\u00e9 m\u00eame de Dieu.  Elle l\u2019a dit elle-m\u00eame au cours d\u2019une t\u00e9l\u00e9conf\u00e9rence t\u00e9l\u00e9phonique o\u00f9, tous les mois, elle r\u00e9unissait, en une seule famille mondiale, les nombreuses communaut\u00e9s des Focolari : <em>\u00ab Je voudrais qu\u2019on se souvienne de moi uniquement comme l\u2019\u00e9pouse de J\u00e9sus abandonn\u00e9 \u00bb<\/em> [1]<em> .<\/em>  Elle commentait : <em>\u00ab Cette d\u00e9finition possible de ma vie (avec l\u2019aide de Dieu) m\u2019est apparue splendide, bien que tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e et encore du domaine du \u201cdevoir \u00eatre\u201d. Pourtant je l\u2019ai ressentie comme ma vocation \u00bb.<\/em>  L\u2019histoire et l\u2019\u00c9glise diront si elle avait vu juste et si elle a atteint ce but ; mais beaucoup d\u2019indices nous laissent \u00e0 penser que ces <em>\u00ab noces avec J\u00e9sus abandonn\u00e9 \u00bb<\/em> sont le fil d\u2019or qui passe dans la trame de sa vie et en explique la raison.  <div id=\"attachment_186112\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-186112\" class=\"wp-image-186112\" title=\"spiritualityCA0008 baumgarten gesu abbandonato\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/spiritualityCA0008_baumgarten_gesu-abbandonato-90x64.jpg\" alt=\"spiritualityCA0008 baumgarten gesu abbandonato\" width=\"400\" height=\"285\" \/><p id=\"caption-attachment-186112\" class=\"wp-caption-text\">Annemarie Baumgarten, aquarelle<\/p><\/div>  Encore toute jeune, elle confiait \u00e0 sa m\u00e8re la pri\u00e8re qu\u2019elle redisait \u00e0 J\u00e9sus en son c\u0153ur : <em>\u00ab\u202fDonne-moi d\u2019\u00e9prouver un peu de ta souffrance, surtout celle de ton terrible abandon, afin que je sois plus proche de toi et plus semblable \u00e0 toi qui, dans ton Amour infini, m\u2019as choisie et m\u2019as prise avec toi.\u202f\u00bb<\/em> [2]<em>.<\/em>  Lorsque, au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9 1949, Igino Giordani lui demande de pouvoir lui faire v\u0153u d\u2019ob\u00e9issance, Chiara transforme son d\u00e9sir en une requ\u00eate \u00e0 J\u00e9sus eucharistie : \u00e9tablir en eux le rapport que J\u00e9sus veut. Il dit \u00e0 Giordani : <em>\u00ab Tu connais ma vie : je ne suis rien. Je veux vivre, en effet, comme J\u00e9sus abandonn\u00e9, qui s\u2019est totalement an\u00e9anti \u00bb<\/em>[3]<em> .<\/em>  Ce pacte, scell\u00e9 en J\u00e9sus eucharistie, marque le d\u00e9but d\u2019une p\u00e9riode combl\u00e9e d\u2019une telle abondance de lumi\u00e8re que Chiara lui donnera le nom de Paradis 49. Lorsqu\u2019\u00e0 la fin de cette p\u00e9riode, Giordani la convainc de quitter ce Ciel pour retourner dans la ville o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 l\u2019attendait, de son c\u0153ur jaillit la plus ardente d\u00e9claration d\u2019amour : <em>\u00ab J\u2019ai un seul \u00e9poux sur la terre : J\u00e9sus abandonn\u00e9\u2026 \u00bb.<\/em>  En 1980, quand la pens\u00e9e de la mort la pr\u00e9occupait, elle a demand\u00e9 \u00e0 J\u00e9sus de lui donner un \u00e9lan d\u00e9cisif pour bien terminer sa vie et J\u00e9sus lui a rappel\u00e9 comme elle l\u2019avait commenc\u00e9 : en ne voyant et en n\u2019aimant que Lui, abandonn\u00e9. Elle a eu l\u2019impression que J\u00e9sus lui disait :<em>\u00ab Sache qu\u2019en tous ces si\u00e8cles, en vingt si\u00e8cles, c\u2019est \u00e0 toi que je me suis r\u00e9v\u00e9l\u00e9 Abandonn\u00e9. ;si toi, tu ne m\u2019aimes pas, qui m\u2019aimera ? \u00bb<\/em>[4].  Et lorsqu\u2019en l\u2019an 2000 elle a \u00e9crit un livre synth\u00e8se de toute sa vie, elle a mis en \u00e9pigraphe : <em>\u00ab Comme une lettre d\u2019amour\u00e0 J\u00e9sus abandonn\u00e9 \u00bb<\/em>. Et elle a expliqu\u00e9 :<em> \u00ab Je ne parviendrai certainement pas \u00e0 exprimer tout ce que je ressens, ou devrais ressentir, envers celui pour l\u2019amour duquel j\u2019ai affirm\u00e9 plusieurs fois que ma vie avait un second nom : gratitude. \u00bb<\/em>[5]<em> .<\/em>  Pendant des dizaines d\u2019ann\u00e9es, elle a reconnu le visage de son \u00c9poux dans ses souffrances personnelles et dans les pans de l\u2019humanit\u00e9 les plus frapp\u00e9s par le mal, et elle s\u2019est efforc\u00e9e de le consoler. Enfin, au cours des trois derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, elle a \u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re unie \u00e0 J\u00e9sus abandonn\u00e9, dans une nuit obscure si profonde qu\u2019elle l\u2019a nomm\u00e9e <em>\u00ab nuit de Dieu \u00bb<\/em> : <em>\u00ab Dieu \u00e9tait parti tr\u00e8s loin. Lui aussi s\u2019en est all\u00e9 vers \u2018l\u2019horizon de la mer\u2019. Nous l\u2019avions suivi jusque-l\u00e0, mais au-del\u00e0 de la mer, derri\u00e8re l\u2019horizon, il tombe et on ne le voit plus.Voil\u00e0 ce que l\u2019on \u00e9prouve.Alors que l\u2019on croyait que les nuits de l\u2019esprit se terminaient avec l\u2019\u00e9treinte de J\u00e9sus abandonn\u00e9, dans cette nuit-l\u00e0 on se rend compte que l\u2019on entre en J\u00e9sus abandonn\u00e9 \u00bb<\/em>[6]<em>.<\/em> <\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Michel Vandeleene<\/em><\/p>\n<p> &nbsp;  [1] <em>\u00c2me-\u00e9pouse. Pens\u00e9e du 11.11.1999<\/em>, in C. Lubich, <em>Costruendo il \u201ccastello esteriore\u201d(<\/em><em>en construisant le ch\u00e2teau ext\u00e9rieur)<\/em>, Citt\u00e0Nuova, Roma 2002, p.\u00a088.  [2] C. Lubich, <em>Lettre de d\u00e9cembre 1944<\/em>, in <em>Lettre des premiers temps<\/em>, Paris 2010, p.\u00a034.  [3] C. Lubich, <em>Paradiso \u201949<\/em>,in AA.VV., <em>Il Patto del \u201949 nell\u2019esperienza di Chiara Lubich<\/em>, (Le <em>Pacte de 49 dans l\u2019exp\u00e9rience<\/em><em> de Chiara Lubich<\/em>) Citt\u00e0 Nuova, Roma 2012, p.\u00a017.  [4] C. Lubich, <em>Conversation avec les focolarini dela Suisse<\/em>, Baar, 13.11.1980, p.\u00a03.  [5] C. Lubich, <em>Il Grido<\/em>, Citt\u00e0 Nuova, Roma 2000, p.\u00a011.Traduit en fran\u00e7ais sous le titre\u00a0: <em>Le cri, Nouvelle Cit\u00e9 2000, p.\u00a01\u00a0et 14<\/em>  [6] C. Lubich, <em>Ges\u00f9 Abbandonato <\/em>(a cura di H. Blaumeiser), Citt\u00e0 Nuova, Roma 2016, p. 152-153.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous devons l\u2019admettre : onze ans apr\u00e8s sa mort et \u00e0 la veille du centenairede sa naissance, en 2020, nous avons encore tout \u00e0 d\u00e9couvrir sur Chiara Lubich.<\/p>\n","protected":false},"author":24,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[47],"tags":[],"class_list":["post-313678","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/313678","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/24"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=313678"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/313678\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=313678"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=313678"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=313678"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}