{"id":314022,"date":"2019-12-20T03:00:37","date_gmt":"2019-12-20T02:00:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/en-uruguay-on-parie-sur-la-paix\/"},"modified":"2024-05-15T20:59:40","modified_gmt":"2024-05-15T18:59:40","slug":"en-uruguay-on-parie-sur-la-paix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/en-uruguay-on-parie-sur-la-paix\/","title":{"rendered":"En Uruguay, on parie sur la paix"},"content":{"rendered":"<p><em>Depuis 15 ans, le Centre \u00ab Nueva Vida \u00bb des Focolari m\u00e8ne une action sociale importante de soutien aux plus jeunes et \u00e0 leurs familles dans un quartier de la p\u00e9riph\u00e9rie de Montevideo (Uruguay). Nous en parlons avec Luis Mayobre, directeur du centre.<\/em>  \u00ab Les jeunes sont le moteur de &lsquo;Nueva Vida&rsquo; ; cette action sociale nous interpelle et nous stimule \u00e0 ne pas perdre de vue ce qui est important, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;amour r\u00e9ciproque. Nous voudrions que cet amour soit la seule loi de notre centre \u00bb. C&rsquo;est ainsi qu\u2019a commenc\u00e9 Luis Mayobre, pr\u00e9sident du centre depuis presque le d\u00e9but, en 2004, lorsque l&rsquo;archev\u00eaque de Montevideo a demand\u00e9 aux Focolari de continuer \u00e0 g\u00e9rer un projet social lanc\u00e9 par une religieuse dans un quartier suburbain de la capitale uruguayenne.  C\u2019est ainsi que na\u00eet \u00ab Nueva Vida \u00bb, dont les objectifs sont inscrits dans son appellation : donner l&rsquo;esp\u00e9rance d&rsquo;un nouveau d\u00e9part \u00e0 ceux qui franchissent les portes du centre qui fait partie de l&rsquo;association CO.DE.SO (Communion pour le d\u00e9veloppement social cr\u00e9\u00e9e par les Focolari) et collabore avec l&rsquo;INAU, l&rsquo;Institut de l\u2019enfance et de l\u2019adolescence, un organisme public qui g\u00e8re les politiques li\u00e9es \u00e0 l\u2019enfance et \u00e0 l\u2019adolescence en Uruguay.  \u00ab L&rsquo;ann\u00e9e 2018 a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par un climat de violence dans le &lsquo;Barrio Borro&rsquo; &#8211; dit Mayobre &#8211; ; ce furent des mois d&rsquo;angoisse. En raison de l&rsquo;affrontement entre deux familles de narcotrafiquants rivaux, tout le monde risquait sa vie. Les personnes, ainsi que les \u00e9ducateurs et le personnel de Nueva Vida, ont affront\u00e9 avec courage les tirs incessants qui ont \u00e9clat\u00e9 de jour comme de nuit. Nous avons d\u00fb doubler notre pr\u00e9sence au centre parce que les familles nous le demandaient ; beaucoup d\u2019entre elles avaient \u00e9t\u00e9 cambriol\u00e9es et leurs pauvres maisons \u00e9taient occup\u00e9es par des narcotrafiquants \u00bb.  <strong><img alt=\"\" alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-198859 alignleft\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/IMG-20190818-WA0053-2-90x68.jpg\" alt=\"\" width=\"290\" height=\"219\" \/>Comment vous \u00eates-vous comport\u00e9 dans un climat aussi hostile ?<\/strong> \u00ab Nous nous sommes tourn\u00e9s vers le ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur ; comme la r\u00e9ponse tardait \u00e0 arriver, nous avons d\u00fb accueillir et prot\u00e9ger certaines familles que nous avons ensuite orient\u00e9es vers les services de l&rsquo;\u00c9tat qui leur ont donn\u00e9 de nouveaux logements. L&rsquo;une de ces familles &#8211; deux de leurs enfants participent aux activit\u00e9s de la maison des jeunes &#8211; avait \u00e9t\u00e9 menac\u00e9e de mort. Notre coordonnatrice a contact\u00e9 une autre fille, dont l&rsquo;aide n&rsquo;\u00e9tait pas prise pour acquise parce qu&rsquo;elle avait une relation probl\u00e9matique avec ses parents. Tout s&rsquo;est d\u00e9nou\u00e9 de la meilleure des fa\u00e7ons car elle a fourni une partie d\u2019un terrain de sa propri\u00e9t\u00e9 pour la construction d&rsquo;une nouvelle maison, plus digne et plus s\u00fbre.  Je me souviens aussi d&rsquo;un cas de violence familiale dont notre \u00e9quipe a eu connaissance et qui a conduit \u00e0 l&rsquo;intervention des autorit\u00e9s pour prot\u00e9ger les enfants et la m\u00e8re. Malgr\u00e9 les menaces et les insultes re\u00e7ues, nous sommes all\u00e9s de l&rsquo;avant, en permettant \u00e0 la famille de retrouver la paix et la s\u00e9curit\u00e9 \u00bb.  <strong>Qui s\u2019adresse au Centre et quels services offrez-vous ?<\/strong> \u00ab Nous r\u00e9alisons trois projets : le CAIF, le Club des enfants et la Maison des jeunes. Dans ce climat de violence, nous nous sommes propos\u00e9s d&rsquo;\u00eatre des b\u00e2tisseurs de paix, d&rsquo;esp\u00e9rance et, surtout, de joie, pour vaincre la haine et la peur. L&rsquo;environnement favorable qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 a permis \u00e0 48 enfants de 2 \u00e0 3 ans et \u00e0 60 plus jeunes &#8211; de 0 \u00e0 2 ans &#8211; de participer \u00e0 divers ateliers avec leurs m\u00e8res. Nous avons \u00e9galement organis\u00e9 des excursions \u00e9ducatives pour cr\u00e9er des espaces de beaut\u00e9 et d&rsquo;harmonie. Une exp\u00e9rience positive \u00e0 laquelle ont \u00e9galement particip\u00e9 des familles dites \u00ab\u00a0rivales\u00a0\u00bb, dont les relations se sont consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9es \u00bb.  Au Club des enfants, nous accueillons \u00e9galement 62 enfants en \u00e2ge scolaire (de 6 \u00e0 11 ans). Nous nous engageons dans la lutte contre le d\u00e9crochage scolaire et nous nous effor\u00e7ons de faire en sorte que chaque enfant puisse acc\u00e9der aux classes sup\u00e9rieures. Aujourd&rsquo;hui, seulement 5 % des enfants abandonnent l&rsquo;\u00e9cole, contre 36 % en 2004. Nous avons encourag\u00e9 la tenue d&rsquo;ateliers d&rsquo;art, de musique et de loisirs pour sensibiliser les petits aux valeurs culturelles de la coexistence, \u00e0 l&rsquo;attention port\u00e9e aux autres et \u00e0 la \u2018culture du don\u2019. Nous nous sommes efforc\u00e9s d&rsquo;exclure la violence des styles de comportement. De plus, les cours de natation et les sorties favorisent l&rsquo;apprentissage des soins corporels et de l&rsquo;hygi\u00e8ne.  Dans la Maison des jeunes, nous accueillons 52 jeunes \u00e2g\u00e9s de 12 \u00e0 18 ans. Cette ann\u00e9e, environ 95 % des jeunes participent \u00e0 des activit\u00e9s qui se d\u00e9roulent en dehors des heures de classe, un objectif que nous nous sommes fix\u00e9 depuis le d\u00e9but. Parmi eux 6 fr\u00e9quentent le lyc\u00e9e, un grand succ\u00e8s puisque dans le quartier la moyenne ne d\u00e9passe pas les premi\u00e8res ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9cole. Nous organisons \u00e9galement des ateliers compl\u00e9mentaires \u00e0 leur formation tels que la couture, la menuiserie et la communication. Toutes ces activit\u00e9s sont men\u00e9es sur une base volontaire par des membres des Focolari \u00bb.  <strong>Quelle relation le centre entretient-il avec les associations qui travaillent dans la r\u00e9gion ?<\/strong> \u00ab Au fil des ann\u00e9es, un r\u00e9seau s&rsquo;est constitu\u00e9 avec toutes les institutions travaillant dans le Borro avec lesquelles nous collaborons et nous nous entraidons. Nous participons aussi \u00e0 la vie de la paroisse de la r\u00e9gion, Notre-Dame de Guadalupe. Le cur\u00e9 et un pr\u00eatre nous rendent visite une fois par semaine. Des volontaires d&rsquo;autres pays viennent aussi, comme cette ann\u00e9e, Elisa Ranzi et Matteo Allione, des italiens qui ont laiss\u00e9 une marque profonde. Nous remercions toujours ceux qui nous aident. Leur collaboration est tr\u00e8s importante pour soutenir une partie des activit\u00e9s que nous menons. Toute aide, aussi petite soit-elle, est pr\u00e9cieuse\u00bb. <\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Stefania Tanesini<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 15 ans, le Centre \u00ab Nueva Vida \u00bb des Focolari m\u00e8ne une action sociale importante de soutien aux plus jeunes et \u00e0 leurs familles dans un quartier de la p\u00e9riph\u00e9rie de Montevideo (Uruguay). 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