{"id":329858,"date":"2014-09-15T03:00:28","date_gmt":"2014-09-15T01:00:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/la-desolee\/"},"modified":"2024-05-16T15:09:42","modified_gmt":"2024-05-16T13:09:42","slug":"la-desolee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/la-desolee\/","title":{"rendered":"La D\u00e9sol\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-111068 alignright\" style=\"margin-left: 10px\" alt=\"20140915-01\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/20140915-01.jpg\" width=\"210\" height=\"150\" \/>\u00ab<strong>\u00a0La personne du Christ et son enseignement<\/strong> s\u2019inscrivaient dans l\u2019histoire pour la briser en deux, en poussant l\u2019humanit\u00e9 au repentir, c\u2019est-\u00e0-dire au changement, pour se renouveler et mettre en action l\u2019homme nouveau, dans une ville nouvelle. En cons\u00e9quence cette lac\u00e9ration, plus ou moins consciente, agissait dans le c\u0153ur de <a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/chiara-lubich\/spiritualita-dellunita\/maria\/\">Marie<\/a>, plac\u00e9e au milieu des deux \u00e2ges et des deux mentalit\u00e9s, rendant quelquefois amer son effort pour comprendre J\u00e9sus, suivre J\u00e9sus, \u00eatre une avec J\u00e9sus.  <strong>Ni la le\u00e7on ni la souffrance ne finirent l\u00e0<\/strong>. Le comble fut que, durant la pr\u00e9dication du Fils, il lui arriva de ne m\u00eame pas pouvoir l\u2019approcher\u00a0: ne pas pouvoir \u00eatre admise en sa pr\u00e9sence.  En somme, Marie devenait, tout au long de la proph\u00e9tie de Sim\u00e9on, <strong>la m\u00e8re d\u00e9sol\u00e9e.<\/strong>  Ce \u00ab\u00a0<strong>d\u00e9sol\u00e9e\u00a0<\/strong>\u00bb met l\u2019accent sur la solitude, dans laquelle elle souffrit le plus, lorsque J\u00e9sus sortit \u00e0 la vie publique et la laissa \u00e0 Nazareth, elle rest\u00e9e veuve, au milieu d\u2019une parent\u00e9 adverse\u00a0; et lorsque plus tard J\u00e9sus la quitta, en tant que m\u00e8re, lui attribuant un autre fils en la personne de Jean, \u00e0 la place de la sienne.  Seule entre tous, elle, b\u00e9nie entre les femmes, la m\u00e8re du genre humain\u00a0: la nouvelle Eve.  Par cette douleur qu\u2019\u00e9tait la sienne, Marie afflig\u00e9e participait \u00e0 l\u2019engendrement de l\u2019Eglise\u00a0; c\u2019est-\u00e0-dire du peuple de Dieu, qui lui sera ensuite confi\u00e9 par le Christ lui-m\u00eame, en la personne de Jean, devenu le fils \u00e0 la place de J\u00e9sus, ou mieux, un autre J\u00e9sus.  Mais si la proph\u00e9tie de Sim\u00e9on avait ouvert le \u00ab\u00a0martyre\u00a0\u00bb de la Vierge, pour elle aussi, il avait culmin\u00e9 au Calvaire, lorsque la lance de fer transper\u00e7a le c\u0153ur de J\u00e9sus. Cette lance transper\u00e7a l\u2019\u00e2me de Marie.  Sous la croix, Marie se montra clairement la femme du peuple qui <span style=\"text-decoration: underline\">se tient du parti<\/span> de Dieu. On peut vraiment dire, d\u2019une certaine mani\u00e8re, que J\u00e9sus eut besoin d\u2019elle, non seulement pour na\u00eetre, mais aussi pour mourir. Il y eut un moment o\u00f9 sur la croix, abandonn\u00e9 des hommes sur terre, Il se sentit m\u00eame abandonn\u00e9 du P\u00e8re du ciel\u00a0: il se tourna alors vers la m\u00e8re, au pied de la croix\u00a0: \u00e0 la m\u00e8re qui ne l\u2019avait pas d\u00e9sert\u00e9 et surpassait la nature pour ne pas tomber en cette \u00e9preuve sous laquelle toute femme se serait \u00e9croul\u00e9e. Et puis, mort le fils, la m\u00e8re continua \u00e0 souffrir.  Lui mort, fut d\u00e9pos\u00e9 sur ses genoux \u00e0 elle\u00a0: plus impuissant que lorsqu\u2019il \u00e9tait enfant. Un Dieu mort sur les genoux d\u2019une m\u00e8re veuve\u00a0! Alors oui, c\u2019est l\u00e0 qu\u2019elle fut reine. Puisque J\u00e9sus r\u00e9capitulait l\u2019humanit\u00e9, il \u00e9tait l\u2019humanit\u00e9, d\u2019un seul coup, l\u2019humanit\u00e9 tout enti\u00e8re de tous les temps, gard\u00e9e sur les genoux de Marie, laquelle apparut, dans cette d\u00e9solation, la m\u00e8re et la reine de la famille humaine, v\u00e9ritable migrante sur les routes de la douleur. Sa grandeur fut \u00e0 la hauteur de son angoisse\u00a0: la souffrance d\u2019une m\u00e8re, qui se trouve \u00e0 prendre soin de l\u2019humanit\u00e9 \u00e9vanouie, sous la faute, dans l\u2019exil de tous les temps.  Quand la m\u00e8re du bel amour devint en plus la m\u00e8re de la douleur, et qu\u2019en elles les sept dons de l\u2019Epoux se convertirent en sept \u00e9p\u00e9es, alors s\u2019ouvrit dans le c\u0153ur la blessure qui avec celle du Fils devait amener au P\u00e8re toute l\u2019humanit\u00e9, la reconduisant \u00e0 la source. Ce fut la g\u00e9n\u00e9ration \u2013 la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration \u2013 par le sang et les larmes. Elle fut alors collaboratrice du R\u00e9dempteur\u00a0; mais justement cette mansion la rendit encore plus la m\u00e8re du bel amour, ce qui l\u2019unit \u00e0 nous, l\u2019identifia \u00e0 notre sort. Ainsi l\u2019humanit\u00e9 put rena\u00eetre. Ainsi l\u2019Eglise put na\u00eetre\u00a0\u00bb.  Source : Igino Giordani, <i>Marie mod\u00e8le parfait,<\/i> Citt\u00e0 Nuova, 2001, pp. 118-127<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans ce texte, Igino Giordani r\u00e9fl\u00e9chit sur la vie de Marie en tant que \u2018collaboratrice\u2019 du R\u00e9dempteur, devenue, dans sa d\u00e9solation, M\u00e8re de la famille humaine.<\/p>\n","protected":false},"author":27,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[47],"tags":[],"class_list":["post-329858","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329858","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/27"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=329858"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329858\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=329858"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=329858"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=329858"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}