{"id":331368,"date":"2016-05-01T04:00:30","date_gmt":"2016-05-01T02:00:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/giordani-quelle-dignite-pour-le-travail\/"},"modified":"2024-05-16T15:15:50","modified_gmt":"2024-05-16T13:15:50","slug":"giordani-quelle-dignite-pour-le-travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/giordani-quelle-dignite-pour-le-travail\/","title":{"rendered":"Giordani : quelle dignit\u00e9 pour le travail ?"},"content":{"rendered":"<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-137919\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/20160501-01.jpg\" alt=\"20160501-01\" width=\"310\" height=\"175\" \/>\u00ab\u00a0Le travail fut inflig\u00e9 \u00e0 l\u2019homme comme punition\u00a0; mais en m\u00eame temps comme r\u00e9demption. <\/strong>Alors qu\u2019il a comme but imm\u00e9diat l\u2019acquisition du pain quotidien, il concourt aussi au bien ultime qu&rsquo;est l\u2019acquisition du Royaume \u00e9ternel. Cela touche donc autant l\u2019\u00e9conomie que la th\u00e9ologie\u00a0; et de fait l\u2019homme est enfant de Dieu, destin\u00e9 \u00e0 Dieu, m\u00eame lorsqu\u2019il travaille. Si le probl\u00e8me se r\u00e9duisait \u00e0 la seule \u00e9conomie, le travailleur serait r\u00e9duit \u00e0 une machine\u00a0: sa dignit\u00e9 d\u2019homme se r\u00e9duirait \u00e0 celle d\u2019un instrument.  <strong>De nos jours, on parle beaucoup de dignit\u00e9 du travail<\/strong>. C\u2019est devenu un lieu commun. Mais il n\u2019est pas dit que la mentalit\u00e9 esclavagiste soit \u00e9teinte, ni que manquent des entrepreneurs, m\u00eame peut-\u00eatre baptis\u00e9s, qui, parce qu\u2019ils paient un salaire, n\u2019ont pas conscience de s\u2019octroyer le droit d\u2019humilier celui qui vit de ce salaire en le traitant avec d\u00e9dain et m\u00e9fiance, qu\u2019il travaille dans le domaine intellectuel ou que ce soit une employ\u00e9e de maison \u00e0 moiti\u00e9 analphab\u00e8te.  <strong>Mais le travail ne sert pas uniquement \u00e0 rapporter un salaire p\u00e9cuniaire. <\/strong>Le travail accompli dans le d\u00e9sir d\u2019une r\u00e9demption morale, pour participer aux souffrances du Christ, produit la saintet\u00e9\u00a0: il entre dans l\u2019\u00e9conomie des affaires \u00e9ternelles, dont il sort une dignit\u00e9 qui transforme des constructeurs de machines, des agriculteurs, des \u00e9tudiants, des travailleurs, des employ\u00e9s, des domestiques, en autant de b\u00e2tisseurs du Christ int\u00e9gral.  <strong>\u201c Tout bon ouvrier \u2013 \u00e9crit St Ambroise \u2013 est une main du Christ\u201d.<\/strong> C\u2019est-\u00e0-dire le Christ qui travaille dans la soci\u00e9t\u00e9 avec les mains de ses ouvriers. En d\u2019autres termes, celui qui \u0153uvre bien \u00e9difie sur terre une construction c\u00e9leste\u00a0: c\u2019est l\u2019artifice humain d\u2019une architecture divine. C\u2019est cela qui \u00e9l\u00e8ve \u00e0 une dignit\u00e9 sans limite celui qui fait et ce qu\u2019il fait, s\u2019il le fait avec l\u2019esprit et au sein de la loi du Christ.  <strong>On se rend compte ainsi que le divin \u0153uvre dans la soci\u00e9t\u00e9 par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019homme, <\/strong>associ\u00e9 \u00e0 participer au prodige vivant de l\u2019Incarnation, qui porte avec elle, s\u2019il y eut bien miracle de l\u2019humanisation du fils de Dieu, aussi le miracle quotidien d\u2019une divinisation de tous les enfants de l\u2019homme et donc des enfants de Dieu\u00a0: un mouvement qui part de la terre pour aller \u00e0 la rencontre du Christ qui vient du ciel.  <strong>Alors la vie sur les routes tourment\u00e9es de la plan\u00e8te, oui, toute humaine, <\/strong>mais aussi, si elle est v\u00e9cue dans l\u2019esprit de la R\u00e9demption, toute ins\u00e9r\u00e9e dans le divin\u00a0: toute divine.  Cette dignit\u00e9 n\u2019est pas limit\u00e9e aux seules \u0153uvres de l\u2019esprit, mais investit la personne humaine tout enti\u00e8re, corps et esprit, en tout ce qu\u2019elle fait.  <strong>Le m\u00e9tier, la profession, le bureau&#8230;\u00a0: <\/strong>ces choses m\u00e9lancoliques, parfois tragiques et souvent ennuyeuses se transfigurent, d\u2019un seul coup, en Valeurs insoup\u00e7onn\u00e9es, en \u00e9l\u00e9ments de notre destin\u00a0: elles deviennent les moyens de notre r\u00e9demption. Le travail \u00e9tait notre ch\u00e2timent\u00a0; et, par l\u2019humanit\u00e9 du Christ, il se fait rachat. C\u2019est notre contribution \u00e0 la R\u00e9demption.  <strong>On grimpe au ciel avec les mat\u00e9riaux de la terre. <\/strong>Rien ne se perd\u00a0: ni une journ\u00e9e mal pay\u00e9e, ni une parole dite, ni un verre d\u2019eau donn\u00e9 pour le Christ. A partir de ces choses simples, la plus grande partie des gens construit le Royaume de Dieu. Parce que la plupart des gens ne part pas en mission, ni ne s\u2019enferme dans des ermitages, ni n\u2019\u00e9crit des trait\u00e9s de th\u00e9ologie\u00a0: mais tous travaillent, tous servent. Alors en servant les hommes, si l\u2019on agit dans l\u2019esprit du Christ, on sert Dieu. Et Lui ne se montre pas encore \u00e0 la lumi\u00e8re, nous serions \u00e9blouis, mais \u00e0 travers son effigie que sont les hommes, sa repr\u00e9sentation et sa marque de fabrication\u00a0\u00bb.  <em><a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/chiara-lubich\/chi-e-chiara\/igino-giordani\/\">Igino Giordani<\/a>, <\/em>La soci\u00e9t\u00e9 chr\u00e9tienne<em>, Citt\u00e0 Nuova, Rome (1942) 2010, p. 72-82<\/em>  &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un passage tir\u00e9 de \u201cLa soci\u00e9t\u00e9 chr\u00e9tienne\u201d, dont la premi\u00e8re \u00e9dition remonte \u00e0 1942 : un livre qui est l\u2019image fid\u00e8le d\u2019un climat historique mais le transcende en m\u00eame temps, dans l\u2019enseignement de toujours qui agit sur la construction d\u2019une civilisation de l\u2019amour chr\u00e9tien \u00e0 partir de l\u2019\u00e9vangile.<\/p>\n","protected":false},"author":34,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[47],"tags":[],"class_list":["post-331368","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/331368","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/34"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=331368"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/331368\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=331368"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=331368"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=331368"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}