{"id":331478,"date":"2016-06-10T03:00:00","date_gmt":"2016-06-10T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/igino-giordani-et-tivoli-sa-ville-natale\/"},"modified":"2024-05-16T15:16:16","modified_gmt":"2024-05-16T13:16:16","slug":"igino-giordani-et-tivoli-sa-ville-natale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/igino-giordani-et-tivoli-sa-ville-natale\/","title":{"rendered":"Igino Giordani et Tivoli, sa ville natale"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-139667 alignright\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1942.jpg\" alt=\"Igino Giordani 1942\" width=\"320\" height=\"243\" \/>\u201cMalgr\u00e9 ses p\u00e9r\u00e9grinations \u00e0 travers le monde, ses attaches romaines et, en un certain sens, vaticanes, son exploration desdoctrines politiques et sociales, <a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/chiara-lubich\/chi-e-chiara\/igino-giordani\/\">Igino Giordani <\/a><strong>n\u2019a jamais coup\u00e9 le cordon ombilical avec sa ville natale\u00a0: Tivoli<\/strong>  Il suffit de parcourir les pages o\u00f9 il parle de sa ville, ou de lire le roman <strong><em>La<\/em><\/strong> <strong><em>citt\u00e0 murata <\/em><\/strong>dont le cadre est Tivoli, pour constater \u00e0 quel point Giordani a aim\u00e9 cette ville.  Dans <em>\u201c<strong>M\u00e9moires d\u2019un chr\u00e9tien ing\u00e9nu\u201d<\/strong><\/em> <strong>il pr\u00e9sente le cadre de sa ville<\/strong> avec des mots qui laissent transpara\u00eetre la relation intense, et, en un certain sens, il semble presque se justifier lui-m\u00eame, ainsi que ses choix fondamentaux, en les resituant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du caract\u00e8re typiquement tiburtin\u00a0: enjou\u00e9 et insoumis, courageux et entier, avec des accents imp\u00e9tueux, mais r\u00e9ceptif \u00e0 l\u2019amour de Dieu et \u00e0 la sagesse.  <strong>Igino Giordani na\u00eet dans une famille d\u2019origine modeste<\/strong>. A plusieurs reprises il a t\u00e9moign\u00e9 de l\u2019admiration qu\u2019il nourrissait envers ses deux parents, soulignant la dignit\u00e9 de leur vie quotidienne et la foi chr\u00e9tienne qui rythmait les \u00e9tapes de leur vie.  A Tivoli, Giordani a grandi humainement et intellectuellement. Il n\u2019a certes pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des occasions qu\u2019un enfant intelligent comme lui aurait pu esp\u00e9rer avoir\u00a0: ses \u00e9tudes, il se les gagne. En fait son p\u00e8re l\u2019oriente vers un travail manuel, celui d\u2019aide-ma\u00e7on. Entre temps, depuis tout jeune, il est attir\u00e9, au cours des c\u00e9l\u00e9brations religieuses, par la Messe, et, m\u00eame si elle est dite en latin, le jeune Giordani en apprend des passages par c\u0153ur et lorsqu\u2019il est seul ou m\u00eame au travail, au lieu de siffloter quelque air \u00e0 la mode, il se met \u00e0 r\u00e9citer par c\u0153ur des phrases de la messe en latin. La providence se sert de Sor Facchini (l\u2019entrepreneur pour qui travaillaient les Giordani) qui comprend qu\u2019Igino n\u2019est assur\u00e9ment pas fait pour la truelle, ni pour le sac de ciment, mais pour les \u00e9tudes.  <strong>Sor Facchini d\u00e9cide de lui payer des \u00e9tudes au S\u00e9minaire de Tivoli, <\/strong>l\u2019institution qui \u00e0 cette \u00e9poque pouvait le mieux pourvoir \u00e0 la formation intellectuelle et spirituelle d\u2019un jeune de 13 ans. Il y restera jusqu\u2019en 1912, date \u00e0 laquelle, au lieu de se transf\u00e9rer au S\u00e9minaire d\u2019Anagni, il pr\u00e9f\u00e8re rester dans sa ch\u00e8re ville de Tivoli et s\u2019inscrire au lyc\u00e9e classique o\u00f9 il obtient son dipl\u00f4me en 1914.  Il est probable que sa passion pour l\u2019argumentation claire et pr\u00e9cise, pour le passage en revue des raisons de croire se soit forg\u00e9e d\u00e8s sa plus tendre enfance, lorsque, du haut de la chaire de l\u2019Eglise Saint Andr\u00e9 de Tivoli, le p\u00e8re Mancini, j\u00e9suite, \u00ab\u00a0haussait la voix pour convaincre son auditoire\u00a0\u00bb. Giordani le d\u00e9crit comme un homme dont la foi est inflexible et sans failles. Il annon\u00e7ait l\u2019Evangile avec un esprit volontiers combatif. Un vrai mod\u00e8le pour Giordani. Ainsi pouvons-nous d\u00e9j\u00e0 percevoir dans cette formation initiale quelques traits de caract\u00e8re qui porteront Giordani \u00e0 s\u2019affirmer comme pol\u00e9miste et d\u00e9fenseur de la Foi.  <strong>Peu de temps apr\u00e8s l\u2019obtention de son dipl\u00f4me de fin d\u2019\u00e9tudes au lyc\u00e9e, l\u2019Italie aussi entre en guerre<\/strong>. Igino prend part \u00e0 la vie publique italienne, dans le climat du d\u00e9bat controvers\u00e9 autour de la guerre et de la paix\u00a0: r\u00e9solument convaincu, il est pour la paix, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il n\u2019\u00e9tait pas facile de prendre son parti. Il est probable que la figure charismatique du P\u00e8re Mancini, \u00e0 laquelle s\u2019ajoutent une solide exp\u00e9rience de foi m\u00fbrie au s\u00e9minaire et le bain de pluralisme politique et id\u00e9ologique du lyc\u00e9e, ont aid\u00e9 Giordani \u2013 m\u00eame s\u2019il semblait \u00e0 cette \u00e9poque moins passionn\u00e9 par les questions religieuses \u2013 \u00e0 garder la dimension de l\u2019amour envers le prochain, ce qui l\u2019a port\u00e9 \u00e0 exclure toute forme de comportement violent envers une autre homme, quel qu\u2019il soit. Il le dira de fa\u00e7on simple et lumineuse quelques ann\u00e9es plus tard, en exprimant son aversion pour cette guerre\u00a0:  <strong>\u201cLorsque pendant la premi\u00e8re guerre mondiale<\/strong> j\u2019assurais la garde de nuit dans la tranch\u00e9e, j\u2019\u00e9tais travaill\u00e9 en pensant au commandement de Dieu : <strong><em>\u201cCinqui\u00e8me : tu ne tueras pas\u201d<\/em><\/strong>. Une formation \u00e0 la paix donc, qu\u2019il a m\u00fbrie dans sa ch\u00e8re Tivoli.  Et beaucoup plus tard, marqu\u00e9 par l\u2019exp\u00e9rience d\u00e9vastatrice de la guerre, mais aussi par la foi et l\u2019esp\u00e9rance jaillies de la rencontre avec <a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/chiara-lubich\/spiritualita-dellunita\/\">la spiritualit\u00e9 de l\u2019unit\u00e9<\/a>, il \u00e9crit :<strong> \u00ab\u00a0Le m\u00e9pris de l\u2019homme et sa d\u00e9pr\u00e9ciation r\u00e9sultent du fait qu\u2019on ne voit plus le Christ en lui\u00a0<\/strong>; c\u2019est alors qu\u2019\u00e0 l\u2019amour se substitue la haine, la spiritualit\u00e9 du prince de la mort. Rien ne sert de protester, ni de recourir aux armes, l\u2019histoire grav\u00e9e dans notre chair est l\u00e0 qui le d\u00e9montre. Contre la haine c\u2019est la charit\u00e9 qui vaut\u00a0: contre le m\u00e9pris la personne, seul compte de voir en elle un autre christ\u00a0; contre l\u2019extermination, la d\u00e9portation, le g\u00e9nocide, seul vaut l\u2019amour gr\u00e2ce auquel on aime son fr\u00e8re comme on s\u2019aime soi-m\u00eame, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019unit\u00e9. Se faire donc un avec lui, quel que soit son nom\u00a0\u00bb.  <em>Alberto Lo Presti<\/em>  Cfr. Igino Giordani, <em>La divina avventura<\/em>, <a href=\"http:\/\/editrice.cittanuova.it\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Citt\u00e0 Nuova<\/a>, Rome, 1993, p. 141<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Giordani na\u00eet dans une petite ville du Lazio, riche d\u2019histoire et de culture : Tivoli, Tibur Superbum, comme on l\u2019appelait \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine. Le regard d\u2019Alberto Lo Presti, directeur du Centre Igino Giordani.<\/p>\n","protected":false},"author":34,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[47],"tags":[],"class_list":["post-331478","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/331478","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/34"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=331478"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/331478\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=331478"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=331478"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=331478"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}