{"id":332198,"date":"2017-04-07T01:10:39","date_gmt":"2017-04-06T23:10:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/luigina-nicolodi-ma-vie-avec-chiara\/"},"modified":"2024-05-16T15:19:04","modified_gmt":"2024-05-16T13:19:04","slug":"luigina-nicolodi-ma-vie-avec-chiara","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/luigina-nicolodi-ma-vie-avec-chiara\/","title":{"rendered":"Luigina Nicolodi: Ma vie avec Chiara."},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-150390 alignleft\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Primo-piano-Luigina-20-anni.jpg\" alt=\"Primo piano Luigina 20 anni\" width=\"200\" height=\"271\" \/>Il arrive, parfois, qu\u2019en \u00e9coutant l\u2019histoire d\u2019une personne, on ait l\u2019impression d\u2019admirer la fresque d\u2019une certaine \u00e9poque. C\u2019est le cas de <strong>Luigina Nicolodi. <\/strong>Une femme de Trente, aux yeux bleus, de la classe 1925. De toute petite taille, forte et rayonnante, le visage entour\u00e9 d\u2019une belle chevelure blanche. Luigina, qui vit actuellement \u00e0 Rome, a confi\u00e9 depuis peu le r\u00e9cit de sa vie aux pages d\u2019un livre, \u00e9dit\u00e9 chez <a href=\"https:\/\/www.cittanuova.it\/libri\/9788831151795\/sarai-tutta-nuova\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Citt\u00e0 Nuova<\/a>, <strong><em>\u00ab\u00a0Tu seras toute nouvelle\u00a0\u00bb. Ma vie avec Chiara Lubich.<\/em><\/strong>  <strong>Le vingti\u00e8me si\u00e8cle que Luigina parcourt est un si\u00e8cle de contradictions, <\/strong>de guerres, de tensions fratricides, qui traversent, en les \u00e9branlant, les grandes puissances mondiales et l\u2019Europe. \u00ab\u00a0Apr\u00e8s une enfance sereine, pleine de jeux\u00a0\u00bb elle entre dans la jeunesse juste au moment o\u00f9 les nuages \u00a0s\u2019assombrissent, annon\u00e7ant une nouvelle guerre. Le 5 mai 1936 les troupes italiennes envahissent Addis Abeba. Des milliers d\u2019italiens vont s\u2019\u00e9tablir en \u00c9thiopie, attir\u00e9s par les possibilit\u00e9s d\u2019un nouveau march\u00e9. Parmi eux se trouve la famille de Luigina. En juin 1940 le second conflit mondial entre chez les Nicolodi\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Mon p\u00e8re, comme tous les hommes valides, fut tout de suite appel\u00e9 sous les drapeaux et ferma son bureau\u00a0\u00bb. <\/em>Enr\u00f4l\u00e9, il se battit, fut arr\u00eat\u00e9 et envoy\u00e9 dans un camp de prisonniers. Le reste\u00a0 des membres de la famille, apr\u00e8s avoir tout perdu, s\u2019embarqua dans une odyss\u00e9e qui les ramenait au pays natal, o\u00f9 ils v\u00e9curent dans l\u2019incertitude, sous le sifflement incessant des bombes. Luigina s\u2019occupe des d\u00e9marches pour les assurances des agriculteurs et touche du doigt les conditions dans lesquelles ils sont exploit\u00e9s. En 1945, la veille de No\u00ebl, <em>\u00ab\u00a0comme une veste accroch\u00e9e \u00e0 un porte-manteau\u00a0\u00bb, <\/em>son p\u00e8re, m\u00e9connaissable, le dos tout recourb\u00e9\u00a0 apr\u00e8s cinq ann\u00e9es de guerre et de camp de concentration, r\u00e9appara\u00eet.  <strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-150393\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/1963-a-Oberiberg-gruppo-focolarine.jpg\" alt=\"1963 a Oberiberg gruppo focolarine\" width=\"320\" height=\"224\" \/><\/strong><strong>Entre temps, parmi les ruines d\u2019une ville encore enfum\u00e9e suite aux bombardements, na\u00eet la <\/strong><a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/chiara-lubich\/chi-e-chiara\/gli-inizi\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">p<\/a><a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/chiara-lubich\/chi-e-chiara\/gli-inizi\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">remi\u00e8re communaut\u00e9 des focolari.<\/a> En 1947, invit\u00e9e par une de ses connaissances, elle rencontre <a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/chiara-lubich\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Chiara Lubich<\/a>. <em>\u00ab\u00a0J\u2019avais toujours pens\u00e9 \u2013 <strong>raconte-t-elle<\/strong> \u2013 que Dieu \u00e9tait lointain, l\u00e0-haut, au plus haut des cieux. Pour moi entre la terre et le ciel il existait une distance \u00e9norme, comme quelque chose de gris et d\u2019opaque, comme des nuages ou des toiles au milieu, qui se superposaient. En \u00e9coutant les paroles de cette jeune fille, il me semblait qu\u2019une infinit\u00e9 de draperies se d\u00e9tachaient d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et de l\u2019autre comme un rideau qui s\u2019ouvre\u00a0\u00bb.<\/em>  <strong>Un jour,<\/strong> tandis qu\u2019elles regardaient par la fen\u00eatre des ouvriers qui creusaient les fondations d\u2019une maison, <strong>Chiara s\u2019adresse \u00e0 Luigina,<\/strong> et compare cette sc\u00e8ne au travail qui consiste \u00e0 creuser les \u00e2mes, pour <em>\u00ab\u00a0les gratter, y faire p\u00e9n\u00e9trer Dieu pour qu\u2019Il y demeure\u00a0\u00bb.<\/em> C\u2019est en synth\u00e8se le travail auquel Luigina se consacre depuis lors\u00a0: la construction d\u2019une autre maison, celle de Dieu dans le c\u0153ur des personnes.  <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-150396 alignleft\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Luigina-Nicolodi-e-Chiara-1995.jpg\" alt=\"Luigina Nicolodi e Chiara 1995\" width=\"250\" height=\"199\" \/><strong>Des montagnes de Tonadico \u00e0 Trente<\/strong>, puis \u00e0 Milan, ensuite \u00e0 Turin, Rome, Bolzano, Trieste, Luigina, avec sa simplicit\u00e9 et sa franchise proverbiales est t\u00e9moin de la diffusion de cette nouvelle spiritualit\u00e9 au sein de l\u2019\u00c9glise. A Trieste, terre frontali\u00e8re avec la Yougoslavie, elle voyage\u00a0 continuellement \u00ab\u00a0au-del\u00e0 du rideau de fer\u00a0\u00bb. Un jour, <em>\u00ab\u00a0pour ne pas risquer d\u2019\u00eatre d\u00e9couverts et d\u00e9nonc\u00e9s par les \u00ab\u00a0anges gardiens\u00a0\u00bb de la police, pr\u00e9sents partout, au lieu de nous rendre \u00e0 l\u2019endroit convenu, nous nous sommes r\u00e9unis dans une petite \u00e9glise abandonn\u00e9e loin de l\u00e0. Ce fut dans cette d\u00e9solation que j\u2019ai annonc\u00e9 notre d\u00e9couverte r\u00e9volutionnaire de l\u2019\u00c9vangile \u00bb.<\/em>  <strong>Apr\u00e8s ces ann\u00e9es de jeunesse et ses d\u00e9buts surprenants, <\/strong>durant de nombreuses ann\u00e9es, Luigina offre son aide aupr\u00e8s du Centre international de Rocca di Papa, aux c\u00f4t\u00e9s de don Foresi, premier copr\u00e9sident du mouvement, puis \u00e0 la r\u00e9gion voisine des \u00ab\u00a0Castelli romani\u00a0\u00bb.  <strong>En 1995, elle est atteinte d\u2019une maladie grave <\/strong>(<em>\u00ab\u00a0J\u2019ai consid\u00e9r\u00e9 comme rebut tout ce \u00e0 quoi le monde donne de la valeur et par contre un gain de rester \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de J\u00e9sus\u00a0\u00bb), <\/em>dont elle gu\u00e9rit compl\u00e8tement.  L\u2019aventure de Luigina, compagne \u00ab\u00a0de la premi\u00e8re heure\u00a0\u00bb de Chiara Lubich, se poursuit, toujours pr\u00e9cieuse.  Toutes les citations sont tir\u00e9es de\u00a0<a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/news\/2017\/03\/02\/sarai-tutta-nuova-la-mia-vita-con-chiara-lubich\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u00a0<em>Sarai tutta nuova\u00a0\u00bb. La mia vita con Chiara Lubich<\/em><\/a>,<em> (Tu seras toute nouvelle\u00a0\u00bb. Ma vie avec Chiara Lubich),\u00a0<\/em> Citt\u00e0 nuova, f\u00e9vrier 2017.  &nbsp;  <a href=\"https:\/\/www.cittanuova.it\/libri\/9788831151795\/sarai-tutta-nuova\/\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-150391\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/0JGCntMdhQVq_s4.jpg\" alt=\"0JGCntMdhQVq_s4\" width=\"151\" height=\"231\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une des premi\u00e8res \u201ccompagnes d\u2019aventure\u201d de Chiara Lubich, t\u00e9moin de la naissance et des d\u00e9veloppements du mouvement des Focolari dans le monde. Une biographie r\u00e9cente publi\u00e9e par Citt\u00e0 Nuova.<\/p>\n","protected":false},"author":34,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[47],"tags":[],"class_list":["post-332198","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/332198","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/34"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=332198"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/332198\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=332198"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=332198"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=332198"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}