{"id":350472,"date":"2012-06-15T07:30:50","date_gmt":"2012-06-15T05:30:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/francais-eucharistie-et-nouveau-testament\/"},"modified":"2024-06-06T12:36:11","modified_gmt":"2024-06-06T10:36:11","slug":"francais-eucharistie-et-nouveau-testament","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/francais-eucharistie-et-nouveau-testament\/","title":{"rendered":"Eucharistie et Nouveau Testament"},"content":{"rendered":"<div class=\"mceTemp\">\n<dl>\n<dt><a href=\"http:\/\/vimeo.com\/43621637\"><img alt=\"\" alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-65719 \" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/Chiara_Lubich_Eucaristia_b.jpg\" alt=\"\" width=\"182\" height=\"155\" \/><\/a><\/dt>\n<dd>ITALIEN<\/dd>\n<\/dl>\n<p><a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/TFr-19761004-Eucaristia-per-sito.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Download pdf<\/a>  <\/div>\n<p> O J\u00e9sus Eucharistie, quelle pr\u00e9somption, quelle audace de parler de toi qui, dans les \u00e9glises du monde entier, connais les confidences secr\u00e8tes, les probl\u00e8mes cach\u00e9s, les soupirs de millions d\u2019hommes, les larmes de joie des conversions que tu es seul \u00e0 conna\u00eetre, c\u0153ur des c\u0153urs, c\u0153ur de l\u2019\u00c9glise.  Nous aurions voulu l\u2019\u00e9viter pour rester en respect silencieux devant une marque d\u2019amour si \u00e9lev\u00e9e. Cependant notre amour, qui veut chasser toute crainte, d\u00e9sire aller au-del\u00e0 des apparences de la blanche hostie et du vin de la coupe dor\u00e9e.  Pardonne notre hardiesse\u00a0! Mais l\u2019amour d\u00e9sire conna\u00eetre pour aimer davantage. Nous ne voulons pas arriver au terme de notre chemin sur la terre sans avoir d\u00e9couvert, ne serait-ce qu\u2019un peu, qui tu es.  D\u2019autre part nous, nous devons parler de l\u2019Eucharistie, parce que nous sommes chr\u00e9tiens et que, dans l\u2019\u00c9glise notre m\u00e8re, nous vivons et portons l\u2019Id\u00e9al de l\u2019unit\u00e9.  Or, aucun myst\u00e8re de la foi n\u2019est autant en rapport avec l\u2019unit\u00e9 que l\u2019Eucharistie. L\u2019Eucharistie introduit \u00e0 l\u2019unit\u00e9 et en r\u00e9v\u00e8le tout le contenu\u00a0: c\u2019est par elle, en effet, que se consomme l\u2019unit\u00e9 des hommes avec Dieu et des hommes entre eux, l\u2019unit\u00e9 de tout le cosmos avec son Cr\u00e9ateur.  Dieu s\u2019est fait homme. C\u2019est J\u00e9sus qui vient sur la terre. Il pouvait tout faire. Mais il \u00e9tait dans la logique de l\u2019amour qu\u2019apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9 de la\u00a0Trinit\u00e9 \u00e0 la vie terrestre, il n\u2019y reste pas seulement pendant trente-trois ans, pourtant extraordinaire, de sa vie. Il devait trouver un moyen pour rester, et surtout pour \u00eatre pr\u00e9sent, sur tous les points de la terre et pendant tous les si\u00e8cles, au moment culminant de son amour\u00a0: sacrifice et gloire, mort et r\u00e9surrection. Et il est rest\u00e9. Dans son imagination divine, il inventa l\u2019Eucharistie.  C\u2019est son amour qui va \u00e0 l\u2019extr\u00eame.  Th\u00e9r\u00e8se de Lisieux dirait\u00a0: \u00ab\u00a0O J\u00e9sus\u00a0! Laisse-moi dans l\u2019exc\u00e8s de ma reconnaissance, laisse-moi te dire que ton amour va jusqu\u2019\u00e0 la folie\u2026\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>.  <em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Institution de l\u2019Eucharistie<\/em>  Mais, \u00e9coutons comment tout cela s\u2019est pass\u00e9. Matthieu, Marc, Luc et Paul en parlent.  Luc dit\u00a0: \u00ab\u00a0Et quand ce fut l\u2019heure, il se mit \u00e0 table, et les ap\u00f4tres avec lui. Et il leur dit\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019ai tellement d\u00e9sir\u00e9 manger cette p\u00e2que avec vous avant de souffrir car, je vous le d\u00e9clare, jamais plus je ne la mangerai jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu\u00a0\u00bb.  \u00ab\u00a0Puis il prit du pain et apr\u00e8s avoir rendu gr\u00e2ces, il le rompit et le leur donna, en disant\u00a0: \u00ab\u00a0Ceci est mon corps, donn\u00e9 pour vous\u00a0; faites ceci en m\u00e9moire de moi.\u00a0\u00bb  \u00ab\u00a0Et pour la coupe il fit de m\u00eame apr\u00e8s le repas, en disant\u00a0: \u00ab\u00a0Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, vers\u00e9 pour vous\u00a0\u00bb. (<em>Lc<\/em> 22,14-10<a title=\"\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>).  S&rsquo;il n\u2019\u00e9tait Dieu, je ne sais comment J\u00e9sus aurait pu exposer en si peu de paroles solennelles des r\u00e9alit\u00e9s tellement nouvelles, tellement impr\u00e9visibles, tellement abyssales, qu\u2019elles jettent dans l\u2019extase parce qu\u2019en face d\u2019elles l\u2019\u00eatre humain ne r\u00e9siste pas.  J\u00e9sus tu es l\u00e0, le seul \u00e0 tout savoir, \u00e0 \u00eatre conscient que ton geste conclut des si\u00e8cles d\u2019attente, \u00e0 voir les cons\u00e9quences infinies de ce que tu es en train de faire pour r\u00e9aliser le plan divin pr\u00e9vu par la\u00a0Trinit\u00e9 depuis toujours. Ce plan qui, d\u00e9butant sur la terre, introduit aussi dans l\u2019horizon infini p\u00e9n\u00e8tre les ab\u00eemes \u00e0 venir du Royaume. Si tu n\u2019\u00e9tais pas Dieu, je le r\u00e9p\u00e8te, comment ferais-tu pour parler et agir ainsi\u00a0?  Mais quelque chose pourtant transpara\u00eet des sentiments de ton c\u0153ur\u00a0: \u201cJ\u2019ai ardemment d\u00e9sir\u00e9\u201d. On ressent l\u00e0 un immense bonheur\u00a0; \u201cavant de souffrir\u201d\u00a0: et, l\u00e0, on comprend l\u2019union de la joie et de la croix, le lien de l\u2019une avec l\u2019autre parce que ce que tu allais faire, c\u2019\u00e9tait ton testament, et un testament ne vaut qu\u2019apr\u00e8s la mort. Tu nous laissais un h\u00e9ritage incommensurable\u00a0: toi-m\u00eame.  Pierre Julien Eymard \u00e9crit\u00a0: \u201cJ\u00e9sus-Christ veut, lui aussi<sub>,<\/sub> avoir son m\u00e9morial, son chef-d&rsquo;\u0153uvre, qui l\u2019immortalise dans le c\u0153ur des siens, qui redise sans cesse son amour pour l\u2019homme. Il en sera l\u2019inventeur, l\u2019ouvrier\u00a0; il le consacrera comme son testament, et sa mort en sera la vie et la gloire\u2026 C\u2019est la divine Eucharistie.\u201d<a title=\"\" href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>  Puis J\u00e9sus \u00ab\u00a0rendit gr\u00e2ces\u00a0\u00bb.  Eucharistie signifie \u00ab\u00a0action de gr\u00e2ces\u00a0\u00bb et l\u2019action de gr\u00e2ces par excellence \u00e9tait celle adress\u00e9e au P\u00e8re pour avoir aim\u00e9 et sauv\u00e9 l\u2019humanit\u00e9 par les voies les plus extraordinaires.  Prenant le pain et la coupe, il dit\u00a0: \u00ab\u00a0Ceci est mon Corps, donn\u00e9 pour vous\u00a0; faites ceci en m\u00e9moire de moi\u2026  Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, vers\u00e9 pour vous\u00a0\u00bb.  Voil\u00e0 l\u2019Eucharistie.\u00a0 C\u2019est le miracle.  L\u2019Eucharistie est \u2013 au dire de Thomas d\u2019Aquin \u2013 le plus grand des miracles de J\u00e9sus-Christ.<a title=\"\" href=\"#_ftn4\">[4]<\/a> En effet, comme dit Pierre Julien Eymard\u00a0: \u00ab\u2026 il les surpasse tous par son objet, il les domine par la dur\u00e9e. C\u2019est l\u2019incarnation permanente, c\u2019est le sacrifice perp\u00e9tuel de J\u00e9sus-Christ\u00a0; c\u2019est le buisson ardent qui br\u00fble toujours sur l\u2019autel\u00a0; c\u2019est la manne, v\u00e9ritable pain de vie, qui descend tous les jours du ciel.\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>  Selon Ignace d\u2019Antioche \u00ab\u00a0ce sont des myst\u00e8res retentissants que Dieu op\u00e8re dans le silence\u00a0\u00bb.<a title=\"\" href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>  Et le Concile Vatican II affirme que\u00a0: \u00ab\u2026 la Sainte Eucharistie contient tout le tr\u00e9sor spirituel de l\u2019\u00c9glise, c\u2019est-\u00e0-dire le Christ lui-m\u00eame, lui notre P\u00e2que, lui, le pain vivant, lui dont la chair, vivifi\u00e9e par l\u2019Esprit-Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes.\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>  <em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 De l\u2019Ancien au Nouveau Testament<\/em>  J\u00e9sus c\u00e9l\u00e8bre sa P\u00e2que comme un banquet. Dans chaque maison, l\u2019heure du repas est celle de la plus grande intimit\u00e9, de la fraternit\u00e9, souvent de l\u2019amiti\u00e9 et de la f\u00eate. Le banquet que J\u00e9sus pr\u00e9side est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 comme la P\u00e2que des Juifs et en tant que tel renferme en synth\u00e8se toute l\u2019histoire du peuple d\u2019Isra\u00ebl.  Le dernier repas de J\u00e9sus est l\u2019accomplissement de toutes les promesses de Dieu.  Les \u00e9l\u00e9ments de base de ce repas sont charg\u00e9s de la signification qu\u2019ils rev\u00eatent dans l\u2019Ancien Testament. Le pain \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un don de Dieu, comme un moyen indispensable \u00e0 la vie, le symbole de la communion, le souvenir de la manne. Le vin, appel\u00e9 dans la Gen\u00e8se \u201csang du raisin\u201d (<em>Gn<\/em> 49,11)<a title=\"\" href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>, \u00e9tait offert aussi dans les sacrifices (Ex 29,40)\u00a0; il \u00e9tait le symbole de la joie des futurs temps messianiques (<em>Jr<\/em> 31,12). La coupe \u00e9tait signe de participation \u00e0 la joie et d\u2019acceptation des afflictions. Elle \u00e9tait le souvenir de l\u2019alliance avec Mo\u00efse (Ex 24,6). Et le pain et le vin \u00e9taient promis par la Sagesse \u00e0 ses disciples (Pr 9,1-6).  Comme un p\u00e8re de famille d\u2019alors, J\u00e9sus, par ses gestes et sa pri\u00e8re de b\u00e9n\u00e9diction, r\u00e9p\u00e8te le rite juda\u00efque. Mais dans ce banquet, par rapport \u00e0 la P\u00e2que juive, ressortent une immense diff\u00e9rence et une nouveaut\u00e9. La C\u00e8ne de J\u00e9sus est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e dans le contexte de sa passion et de sa mort. Par l\u2019Eucharistie, il anticipe symboliquement et r\u00e9ellement son sacrifice de r\u00e9demption. Il en est le pr\u00eatre, il en est la victime.  Paul VI s\u2019exprimait ainsi le Jeudi Saint 1966\u00a0: \u00ab\u00a0Nous ne pouvons pas oublier que la C\u00e8ne\u2026 \u00e9tait un rite comm\u00e9moratif. C\u2019\u00e9tait le repas pascal qui devait \u00eatre c\u00e9l\u00e9br\u00e9 chaque ann\u00e9e, pour transmettre aux g\u00e9n\u00e9rations futures le souvenir ind\u00e9l\u00e9bile de la lib\u00e9ration du peuple h\u00e9breu arrach\u00e9 \u00e0 l\u2019esclavage de l\u2019\u00c9gypte\u2026 J\u00e9sus, ce soir, substitue le Nouveau Testament \u00e0 l\u2019Ancien\u00a0: \u00ab\u00a0Ceci est mon sang\u00a0\u00bb &#8211; dira-t-il &#8211; du Nouveau Testament\u2026\u00a0\u00bb (<em>Mt<\/em> 26,28). \u00c0 l\u2019ancienne P\u00e2que historique et figurative il lie et fait succ\u00e9der sa P\u00e2que. Elle est aussi historique mais elle est d\u00e9finitive, elle est figurative mais elle anticipe l\u2019\u00e9v\u00e9nement ultime\u00a0: la Parousie\u2026\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>  En effet, les paroles de J\u00e9sus\u00a0: \u00ab\u00a0Je ne boirai plus d\u00e9sormais de ce produit de la vigne jusqu\u2019au jour o\u00f9 je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon P\u00e8re\u00a0\u00bb (<em>Mt<\/em> 26,29), qui ont \u00e9t\u00e9 traduites par un ex\u00e9g\u00e8te de renom, Pierre Beno\u00eet, comme un \u00ab\u00a0rendez-vous au Paradis\u00a0\u00bb, donnent \u00e0 l\u2019Eucharistie le caract\u00e8re d\u2019un banquet qui aura sa pleine r\u00e9alisation apr\u00e8s notre r\u00e9surrection.  Mais pour Athanase nous pouvons d\u00e8s maintenant participer \u00e0 la communion avec le Christ ressuscit\u00e9. Pour Athanase nous pouvons cependant participer d\u00e8s ici-bas \u00e0 la communion au Christ ressuscit\u00e9. Au sujet de cette P\u00e2que du Nouveau Testament, il \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u2026nous participons, mes bien-aim\u00e9s, non pas \u00e0 une f\u00eate temporelle mais \u00e0 la f\u00eate \u00e9ternelle et c\u00e9leste\u00a0; et nous ne la montrons pas en figures, mais la r\u00e9alisons vraiment\u00a0<a title=\"\" href=\"#_ftn10\">[10]<\/a>.\u00a0\u00bb En effet, nous ne mangeons plus la chair d\u2019un agneau, mais \u00ab\u00a0nous mangeons le Verbe du P\u00e8re\u00a0<a title=\"\" href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>\u2026\u00a0\u00bb  Pour Athanase, encore, manger le pain et le vin devenus corps et sang du Christ, c\u2019est c\u00e9l\u00e9brer la P\u00e2que<sub>,<\/sub> c\u2019est-\u00e0-dire la revivre\u00a0: l\u2019Eucharistie est en effet sacrement de communion au Christ pascal, au Christ mort et ressuscit\u00e9, pass\u00e9 (pascha =\u00a0passage), entr\u00e9 dans une nouvelle phase de son existence, la phase glorieuse \u00e0 la droite du P\u00e8re. Recevoir J\u00e9sus dans l\u2019Eucharistie signifie donc participer d\u00e9j\u00e0 d\u00e8s ici-bas \u00e0 sa vie glorieuse, \u00e0 sa communion au P\u00e8re.<a title=\"\" href=\"#_ftn12\">[12]<\/a>  <em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le pain de vie<\/em>  Jean, de son c\u00f4t\u00e9, a sa mani\u00e8re propre de parler du Christ, pain de vie.  Il raconte d\u00e8s le chapitre 6 de son \u00e9vangile que J\u00e9sus, apr\u00e8s avoir multipli\u00e9 les pains et apr\u00e8s avoir march\u00e9 sur la mer, dans le grand discours tenu \u00e0 Capharna\u00fcm, dit entre autres choses\u00a0: \u00ab\u00a0Il faut vous mettre \u00e0 l\u2019\u0153uvre pour obtenir non pas cette nourriture p\u00e9rissable, mais la nourriture qui demeure en vie \u00e9ternelle, celle que le Fils de l\u2019homme vous donnera\u00a0\u00bb (<em>Jn<\/em> 6, 27) Peu apr\u00e8s J\u00e9sus lui-m\u00eame se pr\u00e9sente comme le vrai pain descendu du ciel, qui doit \u00eatre accept\u00e9 dans la foi. \u00ab\u00a0C\u2019est moi qui suis le pain de vie\u00a0; celui qui vient \u00e0 moi n\u2019aura pas faim\u00a0; celui qui croit en moi jamais n\u2019aura soif\u00a0\u00bb. (<em>Jn<\/em> 6,35).  Et il explique comment il pourra \u00eatre pain de vie\u00a0: \u00ab\u00a0Et le pain que je donnerai, c\u2019est ma chair, donn\u00e9e pour que le monde ait la vie\u00a0\u00bb. (<em>Jn<\/em> 6,51).  J\u00e9sus se voit d\u00e9j\u00e0 pain. Tel est donc l\u2019ultime motif de sa vie sur la terre. \u00catre pain pour \u00eatre mang\u00e9. Et \u00eatre mang\u00e9 pour nous communiquer sa vie.  \u201cCe pain est celui qui descend du ciel, pour qu\u2019on le mange et ne meure pas. Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra \u00e0 jamais\u201d. (<em>Jn<\/em> 6,50-51).  Combien nos vues sont courtes par rapport \u00e0 celles de J\u00e9sus\u00a0!  Lui, l\u2019infini qui vient de l\u2019\u00e9ternit\u00e9, a prot\u00e9g\u00e9 son peuple de toute sa puissance et par ses gr\u00e2ces. Il a \u00e9difi\u00e9 son \u00c9glise et il s\u2019achemine vers l\u2019\u00e9ternit\u00e9 o\u00f9 la vie ne finira pas.  Quant \u00e0 nous, nous nous limitons \u00e0 voir le jour d\u2019aujourd\u2019hui, et peut-\u00eatre le lendemain de notre br\u00e8ve existence, et nous nous inqui\u00e9tons pour des bagatelles. Nous sommes aveugles au plus haut point. Oui, aveugles. Aveugles, nous aussi chr\u00e9tiens. Peut-\u00eatre vivons-nous notre foi, mais sans en avoir la pleine conscience. Nous comprenons J\u00e9sus en quelques-unes de ses paroles consolantes ou qui nous donnent une ligne d\u2019action, mais nous ne voyons pas J\u00e9sus dans sa pl\u00e9nitude\u00a0: \u201cAu commencement \u00e9tait le Verbe\u201d, puis il est l\u00e0 pour la cr\u00e9ation, il s\u2019incarne, et, par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019Esprit-Saint, il continue l\u2019incarnation dans l\u2019Eucharistie qui accompagne comme un viatique dans la vie et nous entra\u00eene vers le Royaume avec lui, divinis\u00e9s parce qu\u2019il est pr\u00e9sent en personne qui est dans son corps et dans son sang faits Eucharistie.  Dans cette perspective, tout acquiert sa juste valeur, tout est projet\u00e9 vers l\u2019avenir, l\u00e0 o\u00f9 nous arriverons si, d\u00e8s ici-bas nous cherchons \u00e0 construire \u2014 dans la mesure du possible \u2013 la cit\u00e9 c\u00e9leste, dans un engagement d\u2019amour envers nos fr\u00e8res d\u2019humanit\u00e9 semblable \u00e0 celui de J\u00e9sus qui est pass\u00e9 par le monde en faisant du bien.  Quelle aventure que la vie dans cet horizon\u00a0!  Les pharisiens discutent et J\u00e9sus r\u00e9pond, explique et r\u00e9affirme, jusqu\u2019\u00e0 dire\u00a0: \u00ab\u00a0Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Et comme le P\u00e8re, qui est vivant, m\u2019a envoy\u00e9 et que je vis par le P\u00e8re, ainsi celui qui me mangera vivra par moi\u00a0\u00bb. (<em>Jn<\/em> 6,56-57).  \u00ab\u00a0Demeure en moi et moi en lui\u00a0\u00bb\u00a0: voil\u00e0 l\u2019unit\u00e9 consomm\u00e9e entre J\u00e9sus et celui qui se nourrit de lui, pain. Ainsi est transmise aux hommes la pl\u00e9nitude de la vie qui est en J\u00e9sus et qui vient du P\u00e8re. Ainsi se r\u00e9alise l\u2019immanence de l\u2019homme en J\u00e9sus.  Albert le Grand \u00e9crit\u00a0: Le Christ \u00ab\u00a0nous a embrass\u00e9s avec trop d\u2019amour parce qu\u2019il nous a unis \u00e0 Lui jusqu\u2019au point d\u2019\u00eatre en nous\u2026, de p\u00e9n\u00e9trer lui-m\u00eame nos entrailles\u2026 L\u2019amour divin produit une extase. Il est juste de dire cela car il met Dieu en nous et nous met en Dieu. Et le terme grec \u201cextase\u201d correspond justement au latin \u201ctranslation\u201d. J\u00e9sus dit en effet\u00a0: \u201cQui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui (<em>Jn <\/em>6,57). Il dit\u00a0: \u201cdemeure en moi, c\u2019est-\u00e0-dire\u00a0: est port\u00e9 hors de lui\u00a0; et\u00a0: \u201cje demeure en lui\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire\u00a0: je suis port\u00e9 hors de moi\u2026  Voil\u00e0 ce que peut accomplir sa charit\u00e9\u2026 qui p\u00e9n\u00e8tre en nous et nous attire \u00e0 lui, et non seulement nous attire mais nous entra\u00eene tandis qu\u2019il p\u00e9n\u00e8tre en nous jusqu\u2019\u00e0 la moelle.\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn13\">[13]<\/a>  Dans ce merveilleux chapitre de l\u2019\u00e9vangile de Jean, J\u00e9sus affirme\u00a0: \u201cEt m\u00eame, le pain que je donnerai, c\u2019est ma chair pour que le monde ait la vie\u201d. (<em>Jn <\/em>6,51). Et encore\u00a0: \u201cQui mange ma chair et boit mon sang a la vie \u00e9ternelle et moi je le ressusciterai au dernier jour\u201d. (<em>Jn<\/em> 6,54).  \u00ab\u2026 pour que le monde ait la vie\u00a0\u00bb\u00a0: l\u2019Eucharistie sert donc d\u00e9j\u00e0 d\u00e8s ce monde \u00e0 donner la vie. Mais qu\u2019est-ce que la vie\u00a0? J\u00e9sus l\u2019a dit\u00a0: \u201cJe suis la vie\u201d (<em>Jn<\/em> 14,6). Ce pain nous nourrit de lui d\u00e8s ici-bas.  \u00ab\u00a0Et moi, je le ressusciterai au dernier jour\u00a0\u00bb. L\u2019Eucharistie donne aussi la vie pour l\u2019autre monde. Mais qu\u2019est-ce que la r\u00e9surrection\u00a0? J\u00e9sus l\u2019a dit\u00a0: \u201cJe suis la r\u00e9surrection\u201d (<em>Jn<\/em> 11,25).  Il vient commencer en nous sa vie immortelle, que la mort n\u2019interrompt pas. M\u00eame si notre corps est corruptible, la vie, le Christ, demeure et dans l\u2019\u00e2me et dans le corps, comme principe d\u2019immortalit\u00e9.  Pour ceux qui raisonnent d\u2019une mani\u00e8re humaine, la r\u00e9surrection est vraiment un myst\u00e8re.  Nous pouvons, cependant, vivre de fa\u00e7on telle que le myst\u00e8re devienne moins imp\u00e9n\u00e9trable.  En voyant l\u2019\u00c9vangile dans la perspective de l\u2019unit\u00e9 et en le mettant en pratique, nous constatons, par exemple, que le commandement nouveau de J\u00e9sus, l\u2019amour r\u00e9ciproque, entra\u00eene une unit\u00e9 fraternelle qui d\u00e9passe tout l\u2019amour humain, naturel. Or ce r\u00e9sultat, cette conqu\u00eate, tient au fait que nous avons r\u00e9alis\u00e9 la volont\u00e9 de Dieu. J\u00e9sus savait que, si nous r\u00e9pondons \u00e0 ses dons immenses, nous n\u2019aurions plus \u00e9t\u00e9 ses \u00ab\u00a0serviteurs\u00a0\u00bb, ou ses \u201camis\u201d, mais ses \u201cfr\u00e8res\u201d, et fr\u00e8res entre nous, parce que nourris de sa vie m\u00eame.  Pour d\u00e9crire cette famille surnaturelle, l\u2019\u00e9vang\u00e9liste Jean se sert d\u2019une image suggestive\u00a0: celle de la vigne et des sarments (<em>Jn<\/em> 15). La m\u00eame s\u00e8ve et \u2013 pourrions-nous dire \u2013 le m\u00eame sang, la m\u00eame vie, c\u2019est-\u00e0-dire le m\u00eame amour (qui est l\u2019amour avec lequel le P\u00e8re aime le Fils) nous sont communiqu\u00e9s et circulent entre J\u00e9sus et nous. Nous devenons donc du m\u00eame sang que le Christ, consanguins avec lui, et du m\u00eame corps que le sien. C\u2019est donc dans le sens le plus vrai et surnaturellement le plus profond que J\u00e9sus, apr\u00e8s sa r\u00e9surrection, appelle ses disciples \u201cfr\u00e8res\u201d. (<em>Jn<\/em> 20,17). Et l\u2019auteur de la lettre aux H\u00e9breux confirme que J\u00e9sus ressuscit\u00e9 \u201cne rougit pas de les appeler fr\u00e8res\u201d. (He 2,11).  Or, une fois construite cette famille du Royaume des Cieux, comment peut-on concevoir une mort qui tronque l\u2019\u0153uvre d\u2019un Dieu avec toutes les cons\u00e9quences douloureuses que cela comporte\u00a0? Non. Dieu ne pouvait pas nous mettre face \u00e0 une telle absurdit\u00e9. Il devait nous donner une r\u00e9ponse. Et il nous l\u2019a donn\u00e9e en nous r\u00e9v\u00e9lant la v\u00e9rit\u00e9 de la r\u00e9surrection de la chair. Celle-ci n\u2019appara\u00eet plus au croyant un myst\u00e8re de foi obscur mais une cons\u00e9quence logique de la vie chr\u00e9tienne\u00a0; cons\u00e9quence porteuse d\u2019une joie immense\u00a0: celle de savoir que nous nous retrouverons tous avec ce J\u00e9sus qui nous a unis d\u2019une telle mani\u00e8re.  <em>L\u2019Eucharistie dans les Actes des Ap\u00f4tres<\/em>  <em>\u00a0<\/em>  La r\u00e9v\u00e9lation sur l\u2019Eucharistie se poursuit dans les Actes des Ap\u00f4tres. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019\u00c9glise primitive est tr\u00e8s fid\u00e8le \u00e0 ce qu\u2019elle a re\u00e7u et accomplit la phrase de J\u00e9sus\u00a0: \u201cFaites ceci en m\u00e9moire de moi\u201d.  On dit en effet de la premi\u00e8re communaut\u00e9 de J\u00e9rusalem que\u00a0: \u00ab\u00a0ils \u00e9taient assidus \u00e0 l\u2019enseignement des ap\u00f4tres et \u00e0 la communion fraternelle, \u00e0 la fraction du pain et aux pri\u00e8res\u00a0\u00bb. (<em>Ac<\/em><strong> <\/strong>2,42).  Et, au sujet de l\u2019ap\u00f4tre Paul\u00a0: \u00ab\u00a0Le premier jour de la semaine, nous \u00e9tions r\u00e9unis pour rompre le pain\u00a0; Paul, qui devait partir le lendemain, s\u2019entretenait avec eux. Il prolongea son discours jusqu\u2019au milieu de la nuit\u2026 Puis\u2026 il\u2026 rompit le pain et mangea\u00a0; longtemps encore il parla, jusqu\u2019au point du jour. C\u2019est alors qu\u2019il partit.\u00a0\u00bb (<em>Ac<\/em> 20,7 et 11).  <em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019Eucharistie dans les lettres de Paul<\/em><em><\/em>  Dans sa premi\u00e8re \u00e9p\u00eetre aux Corinthiens \u00e9galement, Paul montre sa foi ardente et s\u00fbre dans le corps du Christ, en \u00e9crivant\u00a0: \u00ab\u00a0La coupe de b\u00e9n\u00e9diction que nous b\u00e9nissons, n\u2019est-elle pas une communion au sang du Christ\u00a0? Le pain que nous rompons, n\u2019est-il pas une communion au corps du Christ\u00a0\u00bb (1 Co 10,16). Et il continue en d\u00e9crivant l\u2019effet que ce pain myst\u00e9rieux op\u00e8re en celui qui le re\u00e7oit\u00a0: \u00ab\u00a0Puisqu\u2019il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps, car tous nous participons \u00e0 cet unique pain\u00a0\u00bb (1 <em>Co<\/em> 10,16).  Un seul corps\u00a0!  Voici le commentaire qu\u2019en fait Jean Chrysostome\u00a0: \u00ab\u00a0Nous sommes son corps m\u00eame. Qu\u2019est-ce que le pain, en effet\u00a0? Le corps du Christ. Et que deviennent ceux qui y communient\u00a0? Le corps du Christ. Non pas plusieurs corps, mais un seul corps. En effet, comme le pain, fait de nombreux grains, est tellement uni que les grains ne se voient plus\u2026 de m\u00eame nous sommes \u00e9troitement unis entre nous et avec le Christ.\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>  J\u00e9sus, tu as sur nous un grand dessein et tu le r\u00e9alises au cours des si\u00e8cles\u00a0; nous faire un avec toi pour que nous soyons l\u00e0 o\u00f9 tu es. Pour toi, venu de la\u00a0Trinit\u00e9 sur la terre, la volont\u00e9 du P\u00e8re \u00e9tait que tu y retournes. Cependant tu n\u2019as pas voulu y retourner seul, mais avec nous. Voici donc le long trajet\u00a0: de la\u00a0Trinit\u00e9 e la\u00a0Trinit\u00e9 en passant par les myst\u00e8res de vie et de mort, de souffrance et de gloire.  Quelle merveille que l\u2019Eucharistie soit aussi une \u00ab\u00a0action de gr\u00e2ces\u00a0\u00bb. Par elle seule nous pouvons t\u2019exprimer notre reconnaissance comme il convient.  <em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Chiara Lubich <\/em> <\/p>\n<div>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Sainte-Th\u00e9r\u00e8se de l\u2019Enfant-J\u00e9sus et de la Sainte-Face, <em>Histoire d\u2019une \u00e2me. Manuscrits autobiographiques, <\/em>Manuscrit B (Lettre \u00e0 S\u0153ur Marie du Sacr\u00e9-C\u0153ur)\u00a0; Bar-le-Duc, 1973, p. 228.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les citations de l\u2019\u00c9criture sont tir\u00e9es de la Traduction \u0153cum\u00e9nique de la Bible.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pierre-Julien Eymard, <em>La Sainte Eucharistie.<\/em> La Pr\u00e9sence R\u00e9elle I. 1950, p. 87.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Cf. in Off. Festiv. Corp. Christi, Lectio VI, in finem.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pierre-Julien Eymard, <em>La Sainte Eucharistie.<\/em> La Pr\u00e9sence R\u00e9elle I. 1950, p. 155.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ignace d\u2019Antioche, <em>Lettres, <\/em>aux Eph\u00e9siens, XIX, I. Sources Chr\u00e9tiennes n\u00b0 10\u00a0; Macon, 1969, p. 75.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Presbyterorum Ordinis <\/em>(D\u00e9cret sur le minist\u00e8re et la vie des pr\u00eatres) 5.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour ce passage cf. J. Castellano. <em>Eucaristia<\/em> in DES I, Roma 1975, p. 737.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Documents Pontificaux de Paul VI,<\/em> Vol. v, 1966, St Maurice\u00a0; 1969, p.\u00a0231.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> Athanase, <em>Ep. Fest.<\/em> 4, 3 (PG 26,1377).  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a> Id.  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a> Cf. ibid. 4, 5 (PG. 26,1379).  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Albert le Grand, <em>De Euch.,<\/em> d. 1, c. 2, n. 7 (B. 38,200).  <\/div>\n<div>  <a title=\"\" href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Jean Chrysostome in 1 Co. hom. 24, 2 (PG. 61,200).  <\/div>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que se d\u00e9roule le Congr\u00e8s Eucharistique International en Irlande, nous proposons l&rsquo;un des quatre th\u00e8mes donn\u00e9 par Chiara Lubich le 4 octobre 1976.<br \/>\nCes th\u00e8mes sont rassembl\u00e9s dans le livre : L&rsquo;Eucharistie\u00a0\u00bb, publi\u00e9, pour la traduction fran\u00e7aise, par Nouvelle cit\u00e9 en 1977.<\/p>\n","protected":false},"author":27,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[3125],"tags":[3124,3118],"class_list":["post-350472","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-spiritualita-5","tag-filo-diretto-7","tag-gesu-eucaristia-4"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/350472","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/27"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=350472"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/350472\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=350472"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=350472"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=350472"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}