{"id":353546,"date":"2013-10-13T03:00:47","date_gmt":"2013-10-13T01:00:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/sur-les-traces-de-marie\/"},"modified":"2024-06-06T12:46:53","modified_gmt":"2024-06-06T10:46:53","slug":"sur-les-traces-de-marie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/sur-les-traces-de-marie\/","title":{"rendered":"Sur les traces de Marie"},"content":{"rendered":"<p><img alt=\"\" alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-94229 alignleft\" style=\"margin-right: 10px\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/MariaModelloPerfetto-a.jpg\" alt=\"\" width=\"210\" height=\"128\" \/><\/p>\n<p>\u00abAujourd\u2019hui l\u2019Eglise plus que jamais insiste en nous proposant <strong>l\u2019imitation de Marie par l\u2019\u00e9coute de la parole de Dieu<\/strong> et en la mettant en pratique en toute situation. L\u2019imitation de Marie se r\u00e9sume en cette attitude caract\u00e9ristique face \u00e0 la volont\u00e9 de Dieu et aux paroles de J\u00e9sus: \u201celle conservait avec soin toutes ces choses, en les m\u00e9ditant en son c\u0153ur\u201d (Lc 2, 19).<\/p>\n<p><strong>Elle faisait du c\u0153ur un paradis des choses divines<\/strong>: une chambre du Verbe incarn\u00e9 et parl\u00e9. C\u2019\u00e9tait celle qui, comme elle gardait J\u00e9sus en son sein, gardait la sagesse dans le c\u0153ur. Elle se fit capable d\u2019accueillir en elle Dieu parce qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait habitu\u00e9e \u00e0 se vider d\u2019elle-m\u00eame pour se remplir l\u2019esprit de Lui. Marie \u0153uvra dans le monde en menant \u201cune vie commune\u201d, celle de la plupart, accabl\u00e9e des \u201csollicitudes familiales et du travail\u201d, comme il arrive \u00e0 la plupart. Pour se faire toute \u00e0 tous elle a traduit en mati\u00e8re premi\u00e8re de la saintet\u00e9 les vicissitudes de la vie de tous les jours, en montrant qu\u2019on peut s\u2019\u00e9lever \u00e0 Dieu sans sortir du milieu d\u2019une existence commune. De cette mani\u00e8re elle est mod\u00e8le pour tous les vivants, et tous les vivants en condition de reproduire \u2013 prolonger \u2013 sa mission \u00e0 elle dans l\u2019humanit\u00e9, et la reproduire \u00e0 partir de n\u2019importe quelle condition humaine.<\/p>\n<p><strong>Toute \u00e2me peut copier Marie<\/strong>. Elle doit uniquement se comporter de telle mani\u00e8re que quiconque voit ses expressions reconnaisse Marie, ou d\u00e9couvre Marie: c\u2019est \u00e0 dire celle qui donne au monde le R\u00e9dempteur. En Marie tous se retrouvent: les pauvres, les ouvriers, les malades, les personnes \u00e2g\u00e9es; en Elle se retrouvent avec la m\u00eame facilit\u00e9 aussi les doctes, les scientifiques, les hommes d\u2019\u00e9tat: pensons \u00e0 Bernard, \u00e0 Thomas d\u2019Aquin, \u00e0 Dante, \u00e0 Milton, \u00e0 Manzoni&#8230; nombreux sont ceux qui ne savent pas d\u00e9finir le christianisme, ils en ignorent m\u00eame les formulations secondaires. Mais \u00e0 partir de la maman, de l\u2019\u00e9cole ils ont extrait et conservent une image de Marie. En Elle ils comprennent que le christianisme est un ensemble de bonnes choses: amour, piti\u00e9, solidarit\u00e9, force, innocence, joie, beaut\u00e9&#8230; C\u2019est l\u2019ensemble des vertus les plus d\u00e9sir\u00e9es avec en plus ceci: qu\u2019elles sont v\u00e9cues dans une simplicit\u00e9 qui les rend accessibles \u00e0 tous: il suffit comme pour elle de s\u2019appuyer sur Dieu, de s\u2019en remettre entre ses mains (&#8230;).<\/p>\n<p><strong>Si tu regardes avec tes yeux le prochain <\/strong>\u00a0et si tu consid\u00e8res la politique, l\u2019\u00e9conomie, toutes les formes de la vie ensemble, tu en ressortiras sans doute avec de l\u2019amertume. Mais si tu regardes les personnes et les choses avec les yeux de Marie, ils se rempliront sans doute de piti\u00e9. Leurs larmes s\u2019impr\u00e8gnent d\u2019amour, et dans la lumi\u00e8re divine ce qui para\u00eet grandiose ou terrible ou mortel se rapetisse, et les gestes retournent\u00a0 dans la mesure de leur petitesse.\u00a0 (&#8230;) Si tu regardes le monde avec ses yeux \u00e0 elle, des visages m\u00eame les plus sombres, des \u00e9v\u00e9nements les plus obscures, jaillissent des \u00e9tincelles d\u2019humanit\u00e9, de sympathie, de po\u00e9sie. Le divin sort, celui que l\u2019incarnation a ins\u00e9r\u00e9 dans l\u2019humain.<\/p>\n<p><strong>Marie est la cr\u00e9ature simple<\/strong>, l\u2019imiter comporte un d\u00e9membrement de paroles difficiles, de gestes \u00e9tudi\u00e9s, de rapports tiss\u00e9s en cl\u00e9 de diplomatie (&#8230;) en somme le lavage de tous les trucs coll\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e2me, au point de red\u00e9couvrir son soi propre, celui que Dieu a fait. On objectera que de cette mani\u00e8re on s\u2019expose aux embuches des gens malins ou sophistiqu\u00e9s. Mais face \u00e0 de telles gens peut-\u00eatre que la\u00a0 d\u00e9fense \u2013 presque la meilleure astuce \u2013 se trouve dans la simplicit\u00e9, qui la d\u00e9monte. La v\u00e9rit\u00e9 est la plus subtile diplomatie. Marie va tout droit sur sa route, elle dit ce qu\u2019elle pense, fait ce qu\u2019elle doit. En Marie on retrouve toutes les \u00e2mes qui utilisent les armes du bien de la pri\u00e8re, du repentir, du pardon. En imitant Marie, ou mieux en s\u2019unissant \u00e0 Marie, la marche de l\u2019existence devient une mont\u00e9e au Ciel. <strong>Les \u00e2pret\u00e9s de la vie se font douceur<\/strong> si l\u2019on se laisse prendre par sa main \u00e0 elle,\u00a0 sa main pure de m\u00e8re qui ne conna\u00eet pas la fatigue\u201d.<\/p>\n<p>Igino Giordani dans: <em>Maria modello perfetto,<\/em> Citt\u00e0 Nuova, 2001 (1967).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce mois -ci nous proposons un passage de Igino Giordani qui nous sugg\u00e8re comment \u00e9tait son rapport profond avec Marie, son cheminement vers une compr\u00e9hension toujours plus profonde du myst\u00e8re de sa Personne.<\/p>\n","protected":false},"author":34,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[47],"tags":[],"class_list":["post-353546","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/353546","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/34"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=353546"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/353546\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=353546"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=353546"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=353546"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}