{"id":363381,"date":"2024-09-20T05:00:00","date_gmt":"2024-09-20T03:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.focolare.org\/?p=363381"},"modified":"2024-09-20T17:26:34","modified_gmt":"2024-09-20T15:26:34","slug":"jai-un-seul-epoux-sur-la-terre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/jai-un-seul-epoux-sur-la-terre\/","title":{"rendered":"\u00ab J\u2019ai un seul \u00e9poux sur la terre \u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p>75 ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis le jour o\u00f9 Chiara Lubich a \u00e9crit \u00ab J&rsquo;ai un seul \u00e9poux sur la terre \u00bb, reproduit ici. Un texte destin\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9part \u00e0 devenir un v\u00e9ritable manifeste programmatique pour Chiara et pour ceux qui la suivraient en faisant leur la spiritualit\u00e9 de l&rsquo;unit\u00e9. <\/p>\n\n<p>Le manuscrit autographe \u2013 conserv\u00e9 dans les <a href=\"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/qui-sommes-nous\/les-archives\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Archives Chiara Lubich<\/a> (aux Archives G\u00e9n\u00e9rales du Mouvement des Focolari) et \u00e9crit sur une seule feuille de papier recto verso \u2013 porte la date de composition : 20-9-49. Publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1957 de mani\u00e8re non int\u00e9grale et avec quelques variantes dans la revue \u00ab Citt\u00e0 Nuova \u00bb, il a ensuite \u00e9t\u00e9 repropos\u00e9 dans d\u2019autres publications des \u00e9crits de Chiara Lubich, jusqu\u2019\u00e0 \u00eatre finalement repris, de mani\u00e8re int\u00e9grale et correspondant au manuscrit original, dans <em>Il grido<\/em> (Citt\u00e0 Nuova, Rome 2000 \u2013 Le Cri, Nouvelle Cit\u00e9 2000), un livre que Chiara Lubich a voulu \u00e9crire personnellement \u00ab comme un chant d\u2019amour \u00bb d\u00e9di\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 J\u00e9sus Abandonn\u00e9. <\/p>\n\n<p>Le texte commence comme une sorte de page de journal intime, \u00e9crite sur le vif. Compte tenu de l&rsquo;intensit\u00e9 lyrique particuli\u00e8re qui l&rsquo;impr\u00e8gne, on pourrait le d\u00e9finir comme un \u00ab hymne sacr\u00e9 \u00bb. Cette d\u00e9finition semble appropri\u00e9e si l&rsquo;on tient compte du fait que le terme \u00ab hymne \u00bb trouve son origine dans le grec <em>hymnos<\/em>. Le mot, bien que d&rsquo;\u00e9tymologie controvers\u00e9e, a n\u00e9anmoins un rapport \u00e9troit avec l&rsquo;ancien <em>Hym\u0113n<\/em>, le dieu grec du mariage en l&rsquo;honneur duquel il \u00e9tait chant\u00e9. D&rsquo;autre part, la dimension conjugale est plus que jamais pr\u00e9sente dans cette composition, m\u00eame si &#8211; et pr\u00e9cis\u00e9ment parce que &#8211; nous \u00e9voluons dans un contexte fortement mystique. Il s&rsquo;agit en effet d&rsquo;un \u00ab chant \u00bb d&rsquo;amour \u00e0 J\u00e9sus abandonn\u00e9.     <\/p>\n\n<p>Le contexte de la composition nous ram\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1949, lorsque Chiara, avec ses premi\u00e8res compagnes, et les deux premiers focolarini, se trouvaient \u00e0 la montagne &#8211; dans la vall\u00e9e de Primiero, dans le Trentin-Haut-Adige &#8211; pour une p\u00e9riode de vacances. <a href=\"https:\/\/iginogiordani.info\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Igino Giordani<\/a> (Foco), qui avait eu l&rsquo;occasion de rencontrer Chiara au Parlement peu de temps auparavant, en septembre 1948, et qui avait \u00e9t\u00e9 fascin\u00e9 par son charisme, s&rsquo;est \u00e9galement joint au groupe pour quelques jours. <\/p>\n\n<p>C\u2019est un \u00e9t\u00e9 que Chiara elle-m\u00eame a qualifi\u00e9 de \u00ab lumineux \u00bb, puisque &#8211; en en retra\u00e7ant les \u00e9tapes &#8211; elle n&rsquo;a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 affirmer que c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cette p\u00e9riode qu&rsquo;elle a mieux compris \u00ab de nombreuses v\u00e9rit\u00e9s de la foi, et en particulier qui \u00e9tait J\u00e9sus abandonn\u00e9 pour l&rsquo;humanit\u00e9 et pour la Cr\u00e9ation, lui qui avait tout r\u00e9capitul\u00e9 en lui \u00bb. \u00ab L&rsquo;exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 si forte, note-t-elle, que nous avons pens\u00e9 que la vie serait toujours ainsi : lumi\u00e8re et Ciel. \u00bb (<em>Le Cri<\/em>, p. 66). Mais le moment vient &#8211; encourag\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment par Foco &#8211; de \u00ab descendre de la montagne \u00bb pour rencontrer l&rsquo;humanit\u00e9 qui souffre, et \u00e9treindre J\u00e9sus Abandonn\u00e9 dans chaque expression de douleur, dans chaque \u00ab abandon \u00bb. Comme Lui. Uniquement par amour.    <\/p>\n\n<p>Elle \u00e9crit alors : \u00ab J&rsquo;ai un seul \u00e9poux sur la terre : J\u00e9sus Abandonn\u00e9. \u00bb <\/p>\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>Maria Caterina Atzori<\/em><\/p>\n\n<div style=\"height:34px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<div class=\"wp-block-group is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"650\" height=\"1024\" data-id=\"363371\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/HoUnSoloSposo-autografo-1-650x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-363371\"\/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"651\" height=\"1024\" data-id=\"363366\" src=\"https:\/\/www.focolare.org\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/HoUnSoloSposo-autografo-2-651x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-363366\"\/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:37px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">20-9-49<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai un seul \u00e9poux sur la terre : J\u00e9sus abandonn\u00e9. Je n\u2019ai pas d\u2019autre Dieu que lui. En lui tout le paradis avec la Trinit\u00e9, la terre enti\u00e8re avec l\u2019humanit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9sormais ce qui est <em>sien <\/em>est mien et rien d\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Et <em>sienne <\/em>est la souffrance universelle, qui est donc mienne.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019irai par le monde en le cherchant \u00e0 chaque instant de ma vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui me fait mal est \u00e0 <em>moi<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 <em>moi <\/em>la souffrance qui me touche dans l\u2019instant. \u00c0 <em>moi <\/em>la souffrance de ceux que je c\u00f4toie : c\u2019est ce J\u00e9sus-l\u00e0 qui est mien. \u00c0 <em>moi <\/em>tout ce qui n\u2019est pas paix, joie, ce qui n\u2019est pas beau, aimable, serein\u2026 en un mot, tout ce qui n\u2019est pas paradis. Car moi aussi j\u2019ai <em>mon paradis<\/em>, mais il est dans le c\u0153ur de mon \u00e9poux. Je n\u2019en connais pas d\u2019autre. Ainsi, pour les ann\u00e9es qui me restent : assoiff\u00e9e de souffrances, d\u2019angoisses, de d\u00e9sespoir, de tristesse, d\u2019arrachements, d\u2019exils, d\u2019abandons, de d\u00e9chirements\u2026 de tout ce qui est lui, et il est le P\u00e9ch\u00e9, l\u2019Enfer.   <\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi je <em>s\u00e9cherai les larmes<\/em> de ceux qui sont dans les tribulations pr\u00e8s de moi et soulagerai ceux qui sont loin aussi, par la communion avec mon \u00e9poux tout-puissant.<\/p>\n\n\n\n<p>Je passerai comme le Feu qui consume ce qui est corruptible et <em>laisse debout<\/em> la v\u00e9rit\u00e9 seule.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il faut \u00eatre <em>comme <\/em>lui, \u00eatre lui dans l\u2019instant pr\u00e9sent de ma vie. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>Chiara Lubich<\/em><br\/><em>Le cri<\/em>, Nouvelle Cit\u00e9 2000, p.66<\/p>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n\n<p>Source: <a href=\"https:\/\/chiaralubich.org\/ultime-notizie\/news\/ho-un-solo-sposo-sulla-terra-20-settembre-1949-20-settembre-2024\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/chiaralubich.org\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>20 septembre 1949 \u2013 20 septembre 2024<\/p>\n","protected":false},"author":34,"featured_media":363362,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[3161,3125],"tags":[3121,3348,3197],"class_list":["post-363381","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chiara-lubich-fr","category-spiritualita-5","tag-chiara-lubich-7","tag-notifiche-fr","tag-ppg-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/363381","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/34"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=363381"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/363381\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/363362"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=363381"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=363381"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.focolare.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=363381"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}