Mouvement des Focolari
Ensemble pour le Mexique

Ensemble pour le Mexique

Fruit de multiples rapports construits pendant des années entre les mouvements et les nouvelles associations, la première rencontre de “Juntos por Mexico” a pu se tenir le 27 août 2011 au Mexique. 500 responsables, représentant environ 8 millions de laïcs du pays, ont participé à cet événement. Un peu d’histoire : en 2007, l’assemblée de la Conférence Episcopale d’Amérique Latine (CELAM), réunie au Brésil, lance sur tout le continent ce qu’elle a nommé la “ mission continentale”, qui marque une étape importante pour toute l’Eglise latino-américaine. En réponse à cet appel, la 1ère rencontre de tous les mouvements catholiques du pays est organisée au Mexique. D’emblée elle est conçue comme un événement festif, mais également comme un lieu de témoignages de l’Evangile vécu, aussi bien au niveau personnel que dans les divers secteurs de la société. Fin 2009, la commission centrale a été constituée. Elle est composée de 8 mouvements avec la “Dimension Episcopale des Laïcs”. Ce groupe est l’expression de plus de 30 mouvements et associations parmi les plus importants du Mexique et il a travaillé activement à la préparation de cet événement avec enthousiasme et dans un esprit de communion. Le thème de cette première manifestation a été la famille, mais ont été approfondis en particulier 3 sujets : la formation, la dimension sociale et la communication. Un dialogue très ouvert s’en est suivi avec pour objectif de décider des actions concrètes à réaliser ensemble. Un moment consacré aux jeunes ainsi que la Messe, présidée par Mons. Javier Navarro, président de “la Dimension des Laïcs”, ont clôturé les travaux. Pour beaucoup cette rencontre va permettre de trouver de nouveaux chemins de communion entre les mouvements et les nouvelles associations. Pour l’Eglise mexicaine c’est une nouveauté qui favorisera, assurément, une plus grande implication des laïcs dans les divers secteurs de la société.

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JMJ : A bientôt à Rio de Janeiro.

Le 19 août, le chemin de croix s’est déroulé en un point central de la ville en utilisant les magnifiques représentations traditionnelles de la procession de la Semaine Sainte  (connues sous le nom de « los pasos ») apportées des diverses régions d’Espagne. Compte tenu de la chaleur et de la fatigue accumulée, il était incroyable de voir les centaines de milliers  de jeunes venus de partout, sachant que le lendemain la catéchèse continuerait dans de multiples points de la ville. À la Nonciature, le repas du pape avec 12 jeunes de différents continents a été un moment particulièrement familial et d’une grande simplicité. Les jeunes ont été heureux et émus. Tous ont dit que le pape avait davantage écouté que parlé ; il voulait savoir dans quelle attitude les jeunes vivent les JMJ et quels sont leurs centres d’intérêt et ceux des jeunes de leur âge. Il voulait entendre de leur bouche la réalité des jeunes d’aujourd’hui dans les différentes parties du monde. A la fin, ils ont demandé au Saint Père ce qu’il attendait d’eux : «  Que vous soyez des témoins de la foi – a-t-il répondu – chacun dans votre milieu, enracinés en Christ », en étant toujours des sources d’enthousiasme et de joie ». Et c’est ce que nous avons expérimenté le soir, pendant le Get together – moment de prière et d’adoration – organisé par les Jeunes Pour un Monde Uni (JPMU) dans une grande église dédiée à la Vierge du Mont Carmel. Il était impossible de décrire la joie et en même temps la solennité qui y régnaient. Contre toute prévision, l’église était déjà pleine une demi-heure à l’avance; il a fallu aménager aussi la crypte reliée par vidéo. Le programme s’est déroulé en espagnol,  en anglais et en italien. Les chants s’alternaient entre le groupe des JPMU espagnols et le groupe international Gen Rosso, bien synchronisés grâce aux répétitions des dernières soirées. Rafael, de Porto Alegre, et Natalia, de Shanghai, ont ouvert la soirée en donnant leur témoignage sur leur engagement à vivre l’Evangile. Puis Chiara Lubich, à travers une vidéo qui avait été adressée aux jeunes réunis à La Corogne pour les JMJ de 1989 nous a portés sur un plan supérieur. C’était comme si elle était présente au milieu de nous, nous parlant de l’immense projet que Dieu a sur la vie de chacun d’entre nous ! Avec ce souffle puissant, il devenait naturel d’adorer Jésus présent dans l’Eucharistie exposée par Mgr Andrés Carrascosa, nonce apostolique du Panama. Chants et morceaux de musique ont rythmé ce moment d’intimité entre Dieu et chacun des participants. Nous nous sommes séparés en nous donnant rendez-vous le lendemain aux Cuatro Vientos     (aérodrome militaire de la périphérie de Madrid) pour la veillée avec Benoît XVI. Comme beaucoup ont pu le voir, elle s’est déroulée sous la pluie et la tempête, mais sans atteindre le moins du monde l’ardeur et l’enthousiasme des jeunes, tous concentrés dans la prière. Ce qui a fait dire au pape : « Merci pour votre joie et pour votre persévérance. Vous avez été  plus forts que la pluie ». Les télévisions du monde entier ont transmis les images extraordinaires de cet océan de jeunes sous le soleil (près de deux millions, selon les organisateurs), attentifs aux paroles de Benoît XVI lors de la messe : « Répondez-lui avec générosité et audace, comme il convient à un cœur jeune tel que le vôtre. Dites-lui : Jésus, je sais que tu es le Fils de Dieu, que tu as donné ta vie pour moi… Tu me connais et tu m’aimes. J’ai confiance en toi et je mets ma vie entre tes mains… Sois la force qui me soutient, la joie qui jamais ne m’abandonne… Communiquez aux autres la joie de votre foi ». Et son invitation pour la prochaine édition des JMJ en 2013 à Rio de Janeiro, au Brésil, a été accueillie avec un grand enthousiasme. De notre correspondante  Dolores García

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Bruxelles : ensemble pour l’Europe 2012

Bruxelles 2012.Un lieu symbolique – siège d’importantes institutions de l’Union Européenne –  une date importante – celle de l’année européenne de la solidarité entre les générations. Bruxelles 2012 est aussi la prochaine étape de cette libre convergence des mouvements et des communautés qui, maintenant leur propre autonomie, agissent ensemble dans des occasions déterminées pour des buts partagés, portant la contribution de leur propre charisme et de leur propre spiritualité. Un chemin qui – commencé le 31 octobre de 1999 – a pris le nom de Ensemble pour l’Europe. Un réseau dont font partie aujourd’hui plus de 250 mouvements et communautés chrétiennes. Catholiques, évangélistes, anglicans, orthodoxes, membres des églises libres et de communautés pentecôtistes. Ils collaborent ensemble pour le bien commun des continents, en soutenant le chemin de la réconciliation en actes. (10 ans pour l’Europe http://vimeo.com/25805381 ) Les initiatives et manifestations variées, prévues pour 2012 dans de nombreuses villes européennes, sont en préparation  pour l’événement de Bruxelles. Pour une vue panoramique sur ce réseau, on peut consulter le site www.together4europ.org, très documenté, où se trouve aussi l’histoire d’Ensemble pour l’Europe. Il rappelle en particulier les deux grands événements de Stuttgart en 2004 et en 2007, ainsi que les messages annonçant ces programmes. Le dernier est entré dans l’histoire comme le message des « 7 oui ». Une liaison par internet réunira les villes impliquées dans cette initiative, comme parties constitutives d’un unique multi-événement en divers pays. Objectif :montrer ce que divers charismes peuvent opérer pour le bien de la société – comme a rappelé en autre Francesco Maria Greco ambassadeur italien près du Saint Siège, au cours d’une rencontre pour les diplomates qui a eu lieu près du siège international des Focolari début juin. (https://www.focolare.org/it/news2011/06/09/diplomazia-internationale-a-confronto-con-wojtyla-e-chiara-lubich/. ; et témoigner de la présence d’une force unificatrice qui vit au sein de l ‘Europe, mais dans la diversité des différents sujets. Les Jeunes pour l’Unité ont proposé de faire coïncider l’événement Run for unity – la célèbre estafette mondiale pour le paix – avec la date de Bruxelles 2012, offrant dans les diverses villes une action des jeunes en collaboration avec les autres mouvements présents sur le territoire. Pendant ce temps le groupe de travail d’Ensemble pour l’Europe, avec les représentants des divers mouvements, a rencontré récemment le Cardinal Kurt Koch, président du Conseil Pontifical pour l’unité des chrétiens. Il a parlé de son estime pour les Mouvements, un ‘’jardin de fleurs’’ – comme il les a définis, et il est maintenant attendu à Bruxelles avec les hôtes de l’événement. Maria Voce, présidente du Mouvement des Focolari, sera aussi présente. Dans le contexte préparatoire de la manifestation, s’est déroulé à Strasbourg un rendez-vous du Mouvement politique pour l’unité, adressé aux parlementaires européens, avec comme titre « Europe et dialogue. Une valeur politique pour un monde globalisé ». Pour en savoir plus sur Ensemble pour l’Europe 2012 : http://wwwtogether4europe.org/it/insieme-per-l-europa-2012.htlm

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Harmonie et environnement

« Pour nous chaque objet doit avoir sa raison », répétait Marilen Holzhauser, une des toutes premières focolarines. Pour les premières compagnes de Chiara Lubich, le style de vie, l’aménagement de la maison et la façon de se vêtir se caractérisaient par la sobriété et le strict nécessaire. Une fleur ne consomme que ce dont elle a besoin pour vivre et révèle ainsi sa vraie beauté< La beauté devient ainsi splendeur de la vérité. L’harmonie dans les choses essentielles fait découvrir « la beauté qui sauvera le monde », et ce monde sauvera la beauté. Dans la Lettre à Diognète, on lit à propos des premiers chrétiens : «  Ils vivent dans des villes grecques et barbares, suivant les cas, et tout en s’adaptant aux coutumes locales pour s’habiller et se nourrir, ils témoignent d’un genre de vie sociale admirable et sans aucun doute paradoxal ». Tout ceci se reflète dans la vie concrète de ceux qui adhèrent à l’« esprit de l’unité ». Par exemple, les « Centres Mariapolis » qui accueillent des congrès et des sessions de formation, et les cités-pilotes (22 dans le monde), sont des réalisations visant à restaurer les rapports sociaux dans leur intégrité humaine. Les créations artistiques des centres Ave et Azur, les rendez-vous de « Art’è », les œuvres d’art de peintres, de musiciens, de pianistes, de danseurs… veulent exprimer la nouveauté continuelle de Dieu, source de beauté et d’harmonie.

Dina Figueiredo, 'Eucarestia' - Hôpital S.Chiara, Trento

Chiara Lubich écrivait : « L’artiste véritable est un être d’exception. Tout le monde le ressent, même si les critiques d’art sont peu nombreux, car il y a en tout homme de l’admiration et de la fascination pour ce qui est beau. L’artiste se rapproche, en quelque sorte, du Créateur. Le véritable artiste possède sa technique de manière presque inconsciente. Il se sert des couleurs, des notes de musique, de la pierre, comme nous nous servons de nos jambes pour marcher. L’artiste se focalise au cœur de son être, où il contemple une impression, une idée, qu’il veut exprimer à l’extérieur de lui-même. De sorte que, dans les limites infinies de sa petitesse d’homme par rapport à Dieu, et donc dans l’infinie diversité des deux « créations » – si l’on peut dire –, l’artiste est d’une certaine façon quelqu’un qui recrée, qui crée à nouveau. Et les chefs-d’œuvre que d’autres hommes ont produits pourraient être une véritable « récréation » pour l’homme. Malheureusement, les véritables artistes sont peu nombreux et l’homme se recrée le plus souvent par le biais de rêveries insipides au cinéma, au théâtre, dans les variétés, où l’art occupe généralement peu de place. D’une certaine façon, par ses chefs-d’œuvre – qui sont des jouets en comparaison avec la nature, chef-d’œuvre de Dieu – l’artiste véritable nous donne le sens de l’être de Dieu et nous fait percevoir l’empreinte trinitaire du Créateur dans la nature : la matière, la loi qui la structure (presque un évangile de la nature) et la vie, qui est pratiquement une conséquence de l’unité des deux premières. Puis l’ensemble qui, en continuant à « vivre », offre l’image de l’unité de Dieu, du Dieu des vivants. Les œuvres des grands artistes ne meurent pas. C’est à cela qu’on mesure leur grandeur, car l’idée de l’artiste s’est exprimée, en un sens, de manière parfaite sur la toile ou dans la pierre pour composer quelque chose de vivant. »