Mouvement des Focolari
Algérie : Congrès des musulmans des Focolari

Algérie : Congrès des musulmans des Focolari

inq jours, dans un très beau cadre à Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011. Cinq jours pour vivre et découvrir  que l’Idéal de l’Unité peut-être vécu aussi par des croyants musulmans. Chiara Lubich avait annoncé de façon prophétique en 1992 : »Le mouvement musulman des Focolari est né », vingt ans après nous le voyons réalisé, à la grande surprise des participants. Une  quarantaine de musulmans provenant de l’Europe et du Moyen Orient sont venus et ont rencontrés la communauté des Focolari en Algérie, essentiellement musulmane qui vit cet esprit depuis plus de 45 ans. Les interventions vidéo de Chiara Lubich, ainsi que celles des différents experts présents au congrès ont éclairé l’engagement des fidèles de l’islam avec le charisme de Chiara Lubich, un engagement qui posait beaucoup de questions.  De nombreuses réponses  ont été données dans un climat de grande liberté et ouverture suscitant un grand espoir et démontrant que ce n’est pas incompatible. Dans le programme était inclus la visite de Tlemcen et d’Oran des moments qui ont permis de découvrir la richesse spirituelle de Tlemcen et le grand patrimoine culturel d’Oran tout en resserrant les liens entre les différentes tendances de l’Islam présentes parmi les congressistes. Un congrès qui faisait dire à l’un des participants : ‘notre Rome à nous c’est Tlemcen’.

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Mouvement politique pour l’unité, quinze ans après sa fondation.

« Etre des bâtisseurs  de  villes nouvelles » a été le souhait de Maria Voce, présidente des Focolari,  au rendez-vous du 20 juin dernier, à Naples,  en souvenir de la naissance du Mouvement politique pour l’unité (MPPU). « Dans le contexte d’une désillusion générale des  citoyens envers la « chose publique », les réalisations présentées par le MPPU quoique petites, mais significatives,  font espérer une ère de « politique nouvelle » faite de dialogue et d’accueil réciproque »,  a souhaité Maria Voce dans son message. Les racines. Le 2 Mai 1996, à Naples, un groupe d’hommes politiques pose à Chiara Lubich une question délicate : comment est-il possible, pour ceux qui militent dans des partis politiques différents et des camps opposés « de vivre cette fraternité qu’elle propose, dans le domaine de la vie politique » ? Sa réponse demande une détermination nouvelle : l’unité autour de valeurs fondamentales partagées doit précéder les légitimes appartenances politiques ; le bien commun ne peut être obtenu qu’avec la contribution de tous. Le MPPU prend naissance sur ces idées-forces, qui suscitent l’adhésion convaincue des hommes politiques présents à la rencontre. Quinze ans plus tard, le 20 juin 2011, toujours à Naples, le congrès « La fraternité : un défi pour la politique », qui se déroule à l’Auditorium du Conseil Régional, veut être avant tout un acte de reconnaissance  de l’irruption du charisme de Chiara dans la vie politique. Parmi les 150 participants, des parlementaires, des conseillers municipaux, venus aussi d’autres régions. La première intervention est confiée à Eli Folonari, qui a été pendant 50 ans aux côtés de Chiara et qui est responsable aujourd’hui du « Centre Chiara Lubich », qui donne un aperçu du parcours suivant : de l’amour entre les personnes à l’amour social pour la « cité ». Aujourd’hui, le MPPU opère dans toutes les régions italiennes, dans plusieurs pays européens, en Amérique latine, en Asie. Les diverses expériences politiques qui se sont développées dans les années de formation de la spiritualité de l’unité y convergent, à partir du paradigme propre à Igino Giordani. Les lignes fondamentales du MPPU ont été présentées par Marco Fatuzzo, président du Centre international, à partir d’une définition donnée par Chiara Lubich elle-même : « Un laboratoire international de travail politique commun, entre les citoyens, les fonctionnaires, les chercheurs, les hommes politiques engagés à différents niveaux, d’inspirations et de partis politiques divers, qui mettent la fraternité à la base de leur vie. » Dans ce cadre, quelques réalisations significatives ont ensuite été données : comme les laboratoires de dialogue et de projet politique que le MPPU anime dans les parlements de quelques pays – en Italie, comme au Brésil, en Argentine, en Corée du Sud – ou le réseau international des écoles de formation politique, dans lequel des jeunes peuvent faire l’expérience d’une politique de communion. Les villes aussi se mettent en réseau : plus de 100 villes aujourd’hui ont adhéré à l’Association « Villes pour la fraternité », a rapporté le maire de Rocca di Papa, Pascal Boccia, l’actuel président. Pourquoi ne pas mettre aussi les Régions en réseau ? De façon emblématique, donc, dans l’optique d’une vision plus solidaire de l’Italie, le Président du Conseil régional de Campanie, Paolo Romano, a annoncé en conclusion du Congrès l’adhésion unanime de son administration à l’association « Villes pour la fraternité » en signant  le protocole d’accord. Le Mouvement politique pour l’unité

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Des amitiés inimaginables entre personnes de convictions différentes

« En RDA, après la chute du mur en 1989, la participation aux associations sportives n’étant plus gratuite à cause des coupes budgétaires dans les subventions, de nombreux jeunes sont passés à l’idéologie néo-nazie. Et personne ne faisait rien. Désespéré, je suis carrément allé vers un prêtre catholique, alors que je n’avais jamais eu à faire avec eux de toute ma vie, pour lui seriner : comment se fait-il que l’Église ne fasse rien ? » : c’est un entraîneur de Saxe, en Allemagne de l’Est, qui décrit le début d’une longue amitié avec un prêtre catholique, alors qu’il n’avait pas de foi religieuse. Changement de décor. Un ex-officier de l’armée du peuple, par la suite professeur à l’institut supérieur de sûreté de l’état, c’est-à-dire des services secrets de la RDA, participe au 50e anniversaire  de son baccalauréat et rencontre un camarade de classe, qui avait pris une autre route. Il était devenu prêtre. Mais cette différence, loin d’être un obstacle à l’amitié qui commence à naître entre eux, vient plutôt la favoriser. Le professeur, en effet, a déjà entamé une recherche intellectuelle, dans les dernières années de la RDA, ce qui lui a valu d’être démis de son poste de travail. Sa conception d’une société socialiste n’est pas compatible avec les intérêts du système au pouvoir. Comme d’autres personnes, l’entraîneur sportif et le professeur de la sûreté de l’état ont trouvé de nouvelles perspectives dans les rassemblements du Mouvement des Focolari. Ainsi, en mai dernier, ont-ils participé à la rencontre entre chrétiens et personnes sans références à une foi religieuse au Centre Mariapolis de Zwochau, près de Leipzig (du 5 au 9 mai 2011). Claretta dal Ri, Nella Ammes et Franz Kronreif, du centre du « dialogue avec les personnes sans option religieuse » du Mouvement y ont également participé. Ce centre, à Rocca di Papa, coordonne et développe, à une échelle mondiale, le chemin commun des hommes avec et sans références religieuses, sur la base de valeurs communes et d’un respect réciproque, né de l’amour. Personne ne cherche à attirer l’autre sur son propre domaine de vision du monde. Les « nouvelles régions » de l’Allemagne sont un terrain fertile pour ce type de dialogue. Il existe peu d’endroits au monde où le fait religieux a un rôle aussi insignifiant dans la vie des hommes. Seuls 15 à 18 % des personnes sont baptisées dans une Église chrétienne, 80 % n’ont aucune affinité avec quelque religion que ce soit, et cela a tendance à augmenter. Comme les deux exemples le démontrent, il n’y a pas d’hostilité contre les religions ou les Églises. On trouve des points de rencontre quand on parle de questions et de valeurs communes. Les contenus les plus centraux de la religion provoquent même de l’intérêt et suscitent de l’étonnement. Pour la plupart, ils sont tout simplement inconnus. Un dialogue d’une grande délicatesse, qui permette de découvrir les valeurs et les idéaux de l’autre et de trouver un langage qui arrive à véhiculer les trésors de part et d’autres, est recherché. « Notre but est le monde uni. Nous ne serons pas tous chrétiens. La dimension est beaucoup plus grande. (…) La seule chose qui compte, c’est l’amour ». C’est ainsi que Chiara Lubich parlait du dialogue aux membres du Mouvement. La façon dont ces personnes « religieusement dissonantes », pour utiliser un terme de Max Weber, partagent cette vision de la vie, c’est-à-dire construire un monde uni dans la fraternité, a été mis en évidence à la rencontre de Zwochau. Un écrivain et une journaliste revenaient d’une croisière de quelques semaines. Les buts et les contenus du Mouvement leur ont semblé si intéressants et importants qu’ils en ont parlé à leurs compagnons de voyage, convaincus que ceux-ci les connaissaient sûrement. « Mais même un catholique bavarois, avec lequel nous déjeunions, n’en avait jamais entendu parler avant ! », ont-ils relevé. Ainsi ont-ils saisi au vol l’invitation de s’occuper eux-mêmes des valeurs communes. Peu de jours après, en effet, sur l’initiative de la journaliste, un article sur la rencontre de Zwochau et sur les « hôtes romains » est paru dans un journal régional.

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Une vie au service de l’unité de la famille humaine

Cette bio­graphie de Chiara Lubich (1920−2008) se fonde à la fois sur les témoi­gnages récemment recueillis de ses pre­mières com­pagnes et de ses pre­miers com­pa­gnons qui ont partagé avec elle une longue aventure humaine et spi­ri­tuelle, et sur des docu­ments écrits. A partir de là, l’auteur avance dans un récit chro­no­lo­gique qui part de l’Italie du Nord pour aller jusqu’aux confins de la terre. Le style ne se veut pas hagio­gra­phique et le propos ne confond pas la figure de la fon­da­trice des Focolari avec son œuvre. Pour la pre­mière fois, dans un livre acces­sible à tous, prend forme une exis­tence à la fois extra­or­di­naire et très simple, dans laquelle l’Évangile a été l’indiscutable point de réfé­rence. Le lecteur pourra ainsi ren­contrer « per­son­nel­lement » Chiara Lubich, sa foi et sa volonté, ses réa­li­sa­tions et les recon­nais­sances obtenues, mais aussi les doutes et les souf­frances qui ne lui furent pas épargnés et que chacun de nous peut rencontrer. Armando Torno, né à Milan en 1953, est édito­ria­liste d’un des prin­cipaux quo­ti­diens ita­liens, Il Cor­riere della Sera. Il a dirigé pendant  douze ans les pages cultu­relles de Il Sole 24 ore et pendant trois ans celles de Il Cor­riere della Sera. Il a déjà écrit de nom­breux livres, dont une quin­zaine chez Mon­dadori. Source: Nouvelle Cité

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Igino Giordani: du Palais Montecitorio au monde

«La politique est faite pour le peuple et non pas le peuple pour la politique. Celle-ci est un moyen, non pas une fin. Avant tout la morale, avant tout l’homme, avant tout la collectivité, ensuite le parti, ensuite les listes de programme, ensuite les théories de gouvernement». C’est avec cette citation de Giordani, que commence Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés italienne, ouvrant la rencontre dédiée au député populaire qui a connu les temps difficiles des persécutions fascistes, les atrocités de la guerre, l’incertitude de la reconstruction.

Ce 15 juin, nous sommes dans la Salle de la Louve bondée avec ses 200 personnes. Devant ce public, G.Fini a ensuite repéré les trois fondements de l’action de Giordani: la dignité de l’homme, la liberté, le travail. Des batailles qu’il a parfois conduites en avant garde, au risque d’incompréhensions comme pour la loi sur l’objection de conscience. Le président rappelle aussi sa bataille personnelle qui s’est mal terminée: la demande au Parlement européen  de ne pas désavouer le rôle du christianisme dans les racines de l’Europe. La défaite politique, les incompréhensions ont certes un goût amer, mais Giordani, dans les moments critiques de l’histoire parlementaire bien qu’entre cris et contrastes idéologiques importants, réussit à ce que le bon-sens, l’humanisme, l’esprit chrétien qui convainc même les marxistes, l’emportent. Alberto Lo Presti , directeur du Centre Giordani qui en esquisse les grands traits, le rappelle à différents moments et lui donne plusieurs fois la parole à travers de petits films de ses interventions.

‘De Montecitorio au monde’ était le titre choisi pour la cérémonie commémorative indiquant l’universalité du message de Giordani, et en même temps la particularité d’une rencontre qui eu lieu à Montecitorio et qui transforma littéralement sa vie au point de le rendre méconnaissable de ses propres compagnons de parti.

C’est Maria Voce, l’actuelle présidente du Mouvement des focolari, qui raconte les détails de cette rencontre avec Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement, qui transmit à Giordani la passion pour l’unité et pour un évangile qui entre dans l’histoire et peut résoudre les problématiques sociales les plus complexes. «(Chiara) rendait Dieu plus proche: elle le faisait sentir Père, frère, ami, présent à l’humanité» citait Maria Voce qui explicite la vision politique de Chiara Lubich centrée sur le principe de fraternité qui «permet de comprendre et de faire sien le point de vue de l’autre de telle sorte qu’aucun intérêt ni aucune exigence ne restent étrangers». «Il faut un pacte de fraternité pour l’Italie – souhaite la présidente des Focolari – parce que le sort de la nation est l’affaire de tous».

L’héritage de C. Lubich et de I. Giordani, rassemblé par le Mppu (Mouvement politique pour l’unité), propose aux parlementaires et politiques, aux administrateurs et fonctionnaires, aux chercheurs du monde entier, de décliner le principe de fraternité à l’intérieur de l’action politique. Deux parlementaires italiens, de partis opposés et qui ont accueilli ce défi, expliquent justement comment appliquer concrètement ce principe de fraternité.

Giacomo Santini, sénateur du Peuple de la liberté (PDL), admet la difficulté de «considérer frère celui qui, à l’autre bout de l’hémicycle, t’a insulté quelques minutes avant, comme invite à le faire Chiara Lubich de façon provocante». Et pourtant c’est possible, et I. Giordani l’a démontré en restant dans le sillon politique, dans les oppositions idéologiques, mais dans le respect de la diversité. Letizia De Torre, députée du Parti démocrate (PD), rappelle un Giordani «sûr de ses propres convictions, mais non retranché, capable de voir le positif, capable de dialoguer». Recueillir à présent son héritage, pour L. De Torre, signifie «reconstruire une démocratie de la communauté et non pas du 50 pour cent plus un, une démocratie de la réciprocité dans le Parlement et dans le pays».

La parole est ensuite donnée aux étudiants des écoles de participation animées dans le monde entier par le mouvement politique, qui ouvrent des horizons d’espérance et de renouveau, en partant même de situations extrêmes de crise, comme par exemple en Argentine. Carlos, en Italie pour obtenir une spécialisation en droit du travail, raconte que pendant la crise de l’an 2000, quand son pays était sur la paille, le choix d’investir dans une formation politique pouvait paraître utopique et certainement pas apporter une solution aux drames quotidiens. Aujourd’hui cela lui a amené 200 administrateurs locaux qui, dans l’optique de la fraternité, essaient d’apporter une réponse aux problèmes du pays, alors que les écoles se sont multipliées jusqu’à la Terre de Feu. Au Brésil également, la dénonciation des inégalités sociales et de la pauvreté opprimante n’a pas paru suffisante à Daniel, journaliste entrain de préparer un master en Science politique à l’Université Sophia de Loppiano. Revenir à la logique du service, à une conscience formée au bien commun, au fait de se pencher jusqu’au bout sur les problèmes de son pays ont été les lignes directrices de son choix d’engagement, empruntées à l’expérience du mouvement politique et à la pensée de Giordani. De façon sans aucun doute jamais imaginée par celui-ci, de la petite salle de Montecitorio, il est devenu désormais un maître de vie et d’engagement dans le monde entier.