Mouvement des Focolari
En direct du Japon

En direct du Japon

« Chers amis,

Nous vous remercions de tout cœur de vos prières au nom de toute la communauté des Focolari du Japon. Il est difficile de décrire la tragédie que le peuple japonais vit en ce moment. Nous supposons que vous avez suivi toutes les nouvelles qui informent continuellement du danger de propagation des radiations même jusqu’à Tokyo et de la probabilité d’un autre tremblement de terre.

Nous suivons anxieusement les nouvelles en essayant de vivre moment par moment la volonté de Dieu.

Comme vous pouvez le comprendre, le Japon a maintenant grand besoin d’aide de la part du monde entier.

En premier, les aides concrètes et urgentes pour ceux qui ont tout perdu. Nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui s’unissent à cette action de solidarité avec tous ceux du Mouvement dans le monde et avec toutes les personnes de bonne volonté. »

Lettre de Austin Im et Kumiko (Renata) Kobayashi, responsables des Focolari au Japon.

En France :

Association Humanité Nouvelle

Chez Yves POMMIER

25  domaine de la Butte à la Reine

91120 PALAISEAU

>>> Mettre au dos du chèque, don pour le Japon…

Nous portons le Japon dans notre cœur

« Chers tous et toutes du Mouvement des Focolari au Japon.

Ici, au Centre, avec tous ceux du Mouvement dans le monde, nous suivons avec anxiété les nouvelles qui nous parviennent de votre pays qui nous est cher.

Notre cœur est là, avec vous, dans ce moment de grande douleur et d’attente due à l’horrible épreuve qui a frappé le Japon.

Les événements que vous êtes en train de vivre nous ont aussitôt fait penser au « tout s’écroulait » qui a marqué l’histoire de notre Idéal. Mais nous savons que cette destruction générale a été la toile de fond sur laquelle a surgi une nouvelle lumière pour l’humanité.

Nous ne voulons donc pas cesser de regarder en haut, de croire que Dieu Amour permet tout pour un bien plus grand. Avec cette certitude, gardons vivante notre espérance et transmettons-la à chaque prochain que nous côtoyons.

Le témoignage de sérénité et de dignité avec lequel vous, et tout le peuple japonais, vivez ces événements nous réconforte et nous fait comprendre la valeur de votre culture.

Je garde un vif souvenir de la visite que j’ai faite l’an dernier à votre belle communauté et qui m’a donné l’occasion de vous connaître. Partager avec vous cette immense douleur nous fait maintenant nous sentir encore plus une famille, la « famille de Chiara ». Ces jours-ci, où nous célébrons le troisième anniversaire de son départ pour le ciel, nous l’évoquons partout dans le monde. Elle est plus que jamais vivante parmi nous, et donc, d’une manière particulière, auprès de vous pour vous protéger et vous aider.

Soyez sûrs de mes prières et de celles de tout le Mouvement. Demandons ensemble à Dieu qu’il accueille au ciel les victimes de cette catastrophe et soutienne les survivants, en les protégeant d’autres dangers.

Je vous salue chacun affectueusement,

Maria Voce (Emmaus) »

En direct du Japon

Terre Sainte : courage et perspectives

Que signifie pour le Mouvement des Focolari en Terre Sainte la visite de Maria Voce ?

Un grand encouragement pour tous. De nouvelles perspectives se sont ouvertes avec de nouveaux contacts, en particulier dans le monde civil et académique. Ce sont les fruits du travail de ces 33 années de vie du Mouvement ici.

L’aspect le plus important, cependant, est l’espérance que Maria Voce a donnée à tous ceux qu’elle a rencontrés. Une espérance fortifiée par l’esprit d’amour et d’unité typique des Focolari. Ses paroles restent comme un sceau dans le cœur de chacun de nous : « Vous êtes ici aussi pour tout le reste du Mouvement des Focolari. Vous avez un rôle, une mission à effectuer ici, que les autres ne peuvent pas faire. Dans la grande mosaïque qu’est notre Mouvement, je crois que vous êtes le petit morceau le plus précieux. Personne ne peut vous remplacer, c’est vous qui avez cette chance, cette grâce. »

Dans la ligne du Mouvement, des nouveautés ont-elles émergé dans un contexte aussi complexe ?

Sans doute un engagement très clair sur les divers fronts du dialogue. Il s’agit avant tout de travailler pour promouvoir toujours davantage l’unité entre tous les mouvements ecclésiaux présents en Terre Sainte. Divers évêques, ensuite, ont encouragé un engagement de notre Mouvement  dans le milieu de la pastorale des jeunes et de la famille. En outre est venue l’exigence de répondre concrètement à la demande exprimée par diverses organisations interreligieuses, d’une collaboration concrète pour répandre l’esprit de la fraternité universelle et coopérer au bien commun et à la paix entre les personnes de convictions différentes.

Enfin, nous ne pouvons pas oublier, les contacts établis avec les municipalités de Jérusalem ainsi qu’avec les autres municipalités de l’Autorité Palestinienne. En somme, la ligne de construire des ponts à tous les niveaux devient toujours plus évidente.

Maria Voce a rencontré des représentants de l’Eglise catholique, mais aussi des représentants des Eglises chrétiennes et des autres religions. Quelle est la signification de ces contacts ?

Ces visites ont été très appréciées autant par le Patriarche que par les Evêques des autres Eglises. Tous ont souligné l’importance du charisme de l’unité, de la nécessité d’une spiritualité solide et profonde également dans le domaine de l’œcuménisme. Ils ont ainsi demandé de collaborer à différents projets, soit à l’intérieur des Eglises, soit avec des organisations interreligieuses.

Ya-t-il une priorité spécifique que l’on peut dire émergeante au terme de la visite de la présidente ?

Il est difficile de dire qu’une priorité spécifique a émergé parce que tout a été important.

Maria Voce a vu la nécessité de renforcer la présence du focolare, selon la demande adressée par diverses personnalités. Elle a ensuite valorisé le projet « Sur les pas de Jésus », pour l’accueil et l’animation des groupes de pèlerins, encourageant à aller de l’avant avec la contribution de tout le Mouvement en Terre Sainte.

Enfin, un signe regardant notre terrain près de l’église de Saint Pierre en Gallicantu, adjacent au petit escalier où, selon la tradition, Jésus a prié le Père en lui demandant l’unité de tous les hommes, et que Chiara Lubich avait rêvé qu’il puisse un jour accueillir un focolare.

Maria Voce nous a confié : « Malgré les difficultés, nous ne renonçons pas ; et nous ne renonçons pas parce qu’il fait partie de notre spiritualité en un certain sens, de notre charisme ».

Pour l’instant, s’offre la possibilité de proposer le développement d’un grand parc qui pourrait être utilisé pour des rencontres en plein air ou pour d’autres circonstances.

Robert Catalano

En direct du Japon

Une fête œcuménique en l’honneur de Chiara

Ils étaient plus de mille à être venus au Théâtre social de Trente pour la journée œcuménique internationale consacrée à Chiara Lubich, trois ans après sa disparition. « Chiara Lubich. Une vie, un charisme pour l’unité des chrétiens » : tel était le titre de la manifestation qui a réuni, le 12 mars, des participants de plus de vingt Églises. Parmi eux, des cardinaux et des évêques, des métropolites et des pasteurs, mais aussi des politiques et des représentants du monde de la culture.

Sur les estrades, dans le public et sur la scène, les visages de l’orthodoxie russe et de l’orthodoxie grecque se mêlaient aux témoignages d’anglicans, de syro-orthodoxes, de catholiques et de réformés. Les musiques d’extrême orient se mélangeaient aux chants funèbres arabes sans aucun syncrétisme, bien au contraire : les différentes identités étaient accentuées, mais la passion proposée par Chiara Lubich, depuis plus de cinquante ans, pour le « Que tous soient un », était partagée au-delà des différences. « Aux premiers temps du christianisme, la parole de Dieu vécue unissait des chrétiens de différentes Églises, a rappelé Maria Voce, présidente du mouvement des Focolari. En vivant ensemble l’Évangile, nous nous rapprochons les uns des autres. » Et elle a réaffirmé la valeur fortement œcuménique de certaines phrases de l’Évangile, qui, au fil des années, justement parce qu’elles sont « traduites en vie, ont donné un souffle nouveau au chemin de l’œcuménisme ».

Nombreux étaient les messages adressés par les autorités religieuses des différentes Églises et qui s’exprimaient sur un ton bien plus familier, comme celui de Bartholomée Ier, patriarche de Constantinople. Ses salutations prennent des marques affectueuses qui reflètent sa longue amitié qui avec les Focolari : « Chiara nous a enseigné une méthode pour recomposer la fraternité et des relations de partage sincère, capables de venir à bout de la méfiance. »

« Nos relations quotidiennes et la diffusion capillaire du dialogue ont apporté une contribution fondamentale au mouvement œcuménique », a souligné le cardinal Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, qui a tenu à exprimer une de ses inquiétudes : « l’opposition qui se manifeste parfois entre l’œcuménisme du haut et l’œcuménisme du bas ». Une critique à laquelle Maria Voce a fait écho : « Il est nécessaire que l’œcuménisme de la base et l’œcuménisme du sommet cheminent ensemble. Si les pas franchis sur le plan théologique ne s’accompagnent pas de relations de base authentiques et réciproques, ces pas n’auront pas une grande efficacité, alors que s’il y a un œcuménisme de base, les effets seront durables et importants. »

Le dialogue peut avoir des retombées y compris sur la vie des politiques, ce qu’Alessandro Andreatta, maire de Trente, a souligné à plusieurs reprises : « Nous ne pouvons pas ne pas nous mettre à l’école de cette expérience, a-t-il dit. Chiara a su se confronter avec tout le monde, et cette invitation s’adresse aussi à nous, administrateurs. » Certaines répercussions politiques et sociales de l’expérience œcuménique ont été expliquées par Eli Folonari, qui a vécu aux côtés de Chiara durant de nombreuses années, et par Gerard Pross, du mouvement YMCA, qui a présenté la manifestation  « Ensemble pour » : une contribution décisive et qui témoigne que tous les chrétiens, quelle que soit leur Église d’appartenance, s’engagent depuis environ 10 ans en faveur d’une Europe plus unie.

À partir d’aujourd’hui, une école œcuménique composée de 400 personnes approfondira la vie de la Parole et les thèmes de la journée au centre Mariapolis de Cadine, près de Trente. Un moment de célébration pour le centre Uno, qui fête le 50ème anniversaire de l’action œcuménique, et une occasion de renforcer le dialogue de la vie.

Toujours à Trente, le journaliste Franco de Battaglia a présenté son livre À Trente avec Chiara Lubich, consacré à l’endroit où le mouvement des Focolari est né. Une sorte de guide à travers des quartiers de la ville à première vue anodins, mais qui ont été le berceau de la spiritualité de l’unité.