Mouvement des Focolari

Quand la pauvreté est un don

Août 29, 2018

Accueillie, lorsqu'elle était petite, dans le programme social "Bukas Palad" des Focolari, en fonction depuis 1986 dans un quartier périphérique de Manille, puis à Cebù, Davao, Tagaytay et à La Union, aux Philippines, Lariane devient à son tour enseignante dans une école publique de la province de Cebù. "Je cherche à transmettre à mes élèves le même amour".

« Quand j’avais six ans, ma mère, après avoir connu une enseignante qui y travaillait, me fit entrer dans le programme d’assistance de jour de Bukas Palad, le projet social réalisé par les Focolari à travers ses associations AMU et AFN. Je me souviens qu’elle m’ a dit: « Ici tu apprendras à avoir un sourire lumineux ». Ma mère participait aussi aux réunions de formation et commença à s’y engager comme bénévole. Au début je pensais qu’elle s’y rendait parce qu’elle n’avait rien d’autre à faire, à part ses travaux ménagers, puis je me suis ravisée en voyant qu’elle y allait aussi le samedi. Mon père et mes frères remarquaient qu’elle était plus heureuse. Et je l’étais moi aussi, attirée par le climat d’amour réciproque et d’unité qu’il y avait entre les membres de l’équipe dirigeante. Grâce au projet j’ai pu compléter tout mon cursus scolaire jusqu’à l’obtention de mon diplôme. Je peux témoigner que Bukas Palad a joué un rôle fondamental dans la majeure partie de mes expériences et de mes choix de vie. Je me souviens bien de toutes les activités auxquelles nous participions à l’école et durant les week-ends, avec tous les étudiants, ainsi que de la formation que nous avons reçue et qui nous a rendus sensibles aux besoins des autres, nous portant à considérant la pauvreté non pas comme un obstacle qui nous empêche de faire ce que l’on veut, mais comme un don. A travers le projet j’ai connu Chiara Lubich et les jeunes du Mouvement des Focolari. En grandissant dans ce contexte, j’ai appris que les rêves peuvent se réaliser si nous croyons que sur chacun de nous il y a un plan d’amour de Dieu. J’ai obtenu mon diplôme en Sciences de l’Éducation à l’Université de Cebù, puis j’ai réussi l’examen d’aptitude à l’enseignement. Tout de suite après l’obtention de mon diplôme j’ai commencé à travailler, accompagnée par ma « grande famille », qui a toujours été à mes côtés, même quand je devais affronter le monde du travail et la vie en général. Les jours de joie tout comme les jours de peine, j’avais toujours avec moi cette phrase de Chiara Lubich: « Soyez une famille ». Quand je pense à Bukas Palad, je comprends très bien ce qu’est une famille. J’ai d’abord enseigné dans une école privée pendant cinq ans. Puis, en 2014, j’ai fait une demande auprès de l’enseignement public. J’ai été affectée dans une école de Mandane, une ville qui fait partie de la communauté urbaine de Cebù. Tout y était complètement différent, il n’y avait pas l’organisation ni la méthodologie auxquelles j’étais habituée. Quand j’enseignais dans le privé je pensais qu’une enseignante devait avoir un grand cœur et une âme courageuse. Mais depuis que je suis dans l’enseignement public je crois qu’il faut avoir un cœur encore plus grand, un esprit si possible encore plus courageux, une force encore plus grande. Chaque fois que me vient la tentation d’abandonner ce travail, quelque chose me retient. C’est surtout à cause des jeunes. Je me revois en eux, ainsi que mes camarades, il y a des années, lorsque nous rêvions de devenir ce que nous sommes aujourd’hui. Peut-être ne serai-je pas en mesure de donner la même aide et le même soutien que moi-même et ma famille avons reçus, mais je cherche à faire de mon mieux pour transmettre le même amour ».  

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