Mouvement des Focolari

Institut universitaire Sophia (Loppiano) : Summer School « Mappe di futuro » (Cartes du futur)

Comment apercevoir les signes de demain cachés dans l’ aujourd’hui ? On peut vivre seulement dans le présent, et pourtant le présent est et doit rester le lieu dans lequel construire le futur. C’est une exigence qui a trouvé dans les siècles, la confirmation d’hommes et de femmes de chaque culture, dont les voix se sont élevées pour déclarer la fatigue insoutenable du présent au moment où on n’est plus en grade de regarder plus loin. La Summer School, internationale et interdisciplinaire se veut être un lieu dans lequel  »penser le futur », les conditions d’actualisation, soit  notre responsabilité. A la lumière d’ une culture qui fleurit autour de la valeur de la personne et de ses relations, elle proposera quelques pistes de recherche pour donner du sens et des contenus au futur duquel une grande part de la culture moderne semble privée, à partir de quelques questions centrales posées par les disciplines économiques, politiques, et des autres sciences sociales, jusqu’à comprendre les pas qui nous attendent. Pour de plus amples informations : Summer School 2015  »Cartes du futur »

Stop aux jeux de hasard

Stop aux jeux de hasard

20150611-03Mille signatures récoltées en peu de jours selon l’enseigne de  »L’union fait la force » et la récolte continue. Mais de quoi s’agit-il ? En avril 2015, le Comité Olympique National Italien (CONI) met sur pied un projet, pour les jeunes italiens résidant dans les zones en difficulté avec le titre  »Gagner comme des grands ». Une nouvelle, donnée en grand style qui impressionne beaucoup de gens. Le projet est financé par Lottomatica, le principal opérateur italien pour les loteries et les paris, qui grâce aux jeux de hasard légalisés, gère un chiffre d’affaires de millions d’euros mais avec des coûts sociaux très élevés : les jeux de hasard en effet, créent des plaies de dépendance et de désespoir, alimente l’affaiblissement, renforce l’économie illégale, en touchant surtout les personnes des périphéries, ces mêmes personnes qui seront aidées par le projet  » Gagner comme des grands ». La situation est paradoxale, douloureuse, crée une blessure dans le tissus social qui va être assaini. Le Mouvement des Focolari en Italie s’en est rendu compte comme beaucoup d’autres associations dans le pays, qui luttent pour la légalité, la transparence, la justice sociale. C’est un bouche-à-oreille fait d’e-mails, de coups de téléphone, de confrontations ; la fraternité universelle se construit aussi de cette manière, en se mettant ensemble pour demander au CONI d’annuler la collaboration avec Lottomatica. Les Focolari en Italie, à travers le Mouvement Humanité Nouvelle, lancent donc une pétition online pour demander au gouvernement et au parlement italien d’intervenir afin que s’affermisse dans le pays une authentique culture du sport et un engagement concret pour le développement des jeunes : un défi à jouer complètement, conscients de la disproportion des forces (comme David contre Goliath) mais convaincus que c’est important d’adresser un signal fort contre cette tendance. Si tu es intéressé par l’initiative Stop Progetto Coni Lottomatica  »Vincere da Grandi », va sur le site d’ Humanité Nouvelle

Familles: solidarité contagieuse

Familles: solidarité contagieuse

Locandinarosao15mila“L’année dernière une petite fille que j’aime beaucoup, âgée de presque deux ans, a failli mourir. J’ai pensé qu’elle avait eu rapidement accès à tous les soins médicaux et chirurgicaux parce que née ici. Mais si elle était née dans un Pays moins favorisé, que se serait-il passé ? Et quel mérite a-t-elle pour avoir cette chance ? Les autres enfants n’ont-ils pas les mêmes droits ? » C’est ainsi que Gabrielle s’est mobilisée en lançant une collecte de fonds et une campagne de sensibilisation en faveur des enfants désavantagés. Elle a demandé au Maire un emplacement sur la place principale de sa ville, Marcignago de Pavie (au nord de l’Italie), et impliqué la paroisse, le diocèse et la presse locale. « Quels seront les résultats, je l’ignore – affirme-t-elle –, je sais pourquoi et pour qui je suis en train d’agir et cela me suffit pour m’attendre au maximum ! » C’est l’un des nombreux témoignages des supporters qui se sont engagés pour la campagne #obiettivo15mila de l’AFNonlus, lancée le 24 mai à Rome, à la « Città dell’Altra Economia » (Ville de l’Autre Economie) Le but – explique Andrea Turatti – président de l’association – « donner visibilité à tout ce que nous faisons déjà à travers des programmes qui assurent la nourriture, les soins médicaux et l’instruction à 13000 enfants insérés dans une centaine de projets en cours dans 50 Pays, et renforcer notre engagement en propageant le virus de la solidarité auprès de nombreuses personnes ». Ces actions solidaires se sont multipliées dans de nombreuses villes italiennes et à travers quelques projets sociaux en cours dans le monde qui présentent leurs activités par liaison vidéo : centres équipés de soins ambulatoires, crèches, écoles maternelles et primaires qui offrent des services après l’école : repas équilibrés, cours individuels, soutien scolaire, orientation professionnelle, visites médicales et soins infirmiers. Ces programmes s’insèrent dans des actions plus vastes, en collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux, en faveur de familles et de communautés entières, en vue de permettre aux enfants d’acquérir leur autonomie et un bien-être global. “Nous aussi nous désirons contribuer à la solidarité”, nous dit Youn Vera qui, grâce au soutien à distance, est en classe de 5ème au collège Gue Pascal de Man, en Côte d’Ivoire. « Pour aider quatre camarades de classe qui sont malades et ont besoin de soins, nous avons eu l’idée de faire un jardin potager et de cultiver des salades et des épinards ». “Le soutien à distance nous fait aussi du bien à nous, pas seulement aux personnes qui en bénéficient, parce qu’il nous fait grandir, nous met en contact avec des personnes et des cultures diverses, nous aide à redécouvrir la valeur de la sobriété et crée la communauté, a précisé Vincenzo Curatola, président du ForumSad qui regroupe une centaine d’associations sur l’ensemble du Pays. Par exemple Guido et Azzurra racontent comment, avec d’autres jeunes des quartiers de Rome, ils ont fondé depuis bientôt deux ans une association qui engage diverses activités en faveur des autres. « La plus belle expérience nous l’avons vécue aux Philippines, pour répondre avec AFNonlus à l’état d’urgence qui a suivi le typhon Hayan. Hébergés par les Focolari, nous avons touché de près des réalités que nous sommes habitués à ne voir qu’à la TV et qui demeurent lointaines. Les vivre au quotidien a changé notre manière de penser. De plus nous avons voulu nous engager à long terme dans le soutien à distance d’une petite fille en fauteuil roulant : Princess, son sourire fait d’elle un petit soleil ! ». Giusy, qui habite près de Pise, a raconté comment un simple groupe de Familles Nouvelles des Focolari a mobilisé petit à petit toute la ville, la municipalité et environ 300 familles. « L’initiative a vu le jour avec un des mes collègues de travail, il y a vingt ans – raconte Massimo Grossi, de RCS Corriere della Sera – et a touché plus de 250 journalistes et pigistes. Avec de nombreuses petites contributions nous sommes parvenus à adopter à distance 50 enfants en Afrique et en Asie : réunir beaucoup de petits dons, c’est là notre esprit et notre force ».

Monseigneur Romero est Bienheureux

Monseigneur Romero est Bienheureux

esteri-150523085402 »Une telle célébration ne s’est vue qu’à l’occasion de la visite de Jean-Paul II (1983) », écrit Filippo Casabianca, depuis El Salvador, un pays de 6 millions d’habitants sur une superficie d’à peine 21 mille km², qui a compté parmi ses fils, cet évêque amplement reconnu comme l’une des figures ecclésiales les plus significatives du continent américain. La cause avait été ouverte par l’évêque Rivera y Damas, son successeur à la tête du Diocèse, une année après de sa mort, le 24 mars 1980. Ce fut juste cette année-là qu’arrivèrent Marita Sartori et Carlo Casabeltrame, qui furent là parmi les premiers focolarini et vinrent visiter trois frères franciscains qui avaient commencé à diffuser la Spiritualité de l’Unité. Pendant cette décennie tragique qui commença avec l’assassinat de Mgr Romero et se termina avec celui de 7 Jésuites, le Mouvement des Focolari se développa avec un impact extraordinaire en différents endroits du pays, avec en toile de fond un scenario de guerre entre militaires et guérilleros, et ce, jusqu’à l’ouverture en 1989, d’un focolare féminin, malgré le danger pour les focolarine étrangères qui y participèrent. Depuis lors, le pays a vécu un processus qui l’a conduit à la signature d’un traité de paix, en 1992, et ensuite engagé dans un parcours démocratique avec une certaine stabilité politique mais orphelin de la réconciliation tant désirée pour laquelle aujourd’hui, une polarisation destructrice émerge. A cela s’ajoute la flagellation de l’insécurité due à la prolifération de bandes criminelles composées de jeunes (maras) et à la pauvreté de grandes parties de la population. Les communautés des Focolari se sont engagées dans de multiples initiatives de soutien aux familles démunies par le biais de programmes d’Actions Familles Nouvelles et de l’AMU,  qui ont permis à des centaines de jeunes de continuer les études, qui ont soutenu des initiatives de centres éducatifs pour les enfants pauvres et des interventions dans un quartier à risques afin de créer des espaces d’intégration sociale. Avec la béatification de Romero,  une conscience d’opportunité historique s’est formée dans la population. Son message est perçu comme un médicament qui peut contribuer à renverser les visons contradictoires, à assainir les cœurs endurcis par le ressentiment et fournir ce ‘plus’ nécessaire à la réconciliation. « C’est un défi – c’est ainsi que Maribel l’appelle – qui commence par suivre l’exemple de Mgr Romero, qui pour moi continue à aider mes élèves à cultiver la paix et la justice dans leurs cœurs ». Tandis que pour Amaris  »la fête doit céder le pas à la réconciliation qui consiste à pardonner et à demander pardon, pour assainir les blessures qui sont encore ouvertes ». Dans la communauté des Focolari, l’engagement pour l’unité et la réconciliation a toujours été présent , mais maintenant il acquiert les connotations d’un mandat à la lumière du témoignage héroïque de Mgr Romero  » qui a su pleurer avec celui qui pleure – observe Flora Blandon – et se réjouir avec celui qui avait une raison de l’être. La béatification et la reconnaissance de sa vie enracinée dans l’amour » Dans le message à l’actuel Archevêque de San Salvador, Josè Luis Escobar Alas, le Pape définit Romero comme  »un des meilleurs fils de l’Église », lui attribuant les traits typiques du Bon Pasteur qui lui était si cher.  »Car (Dieu) a concédé à l’évêque martyr la capacité de voir et d’écouter son peuple et de modeler son cœur afin que, en son nom, il l’oriente et l’illumine ». François reconnaît en plus, son exemple et invite à rencontrer dans la figure de Romero  »force et courage pour construire le Royaume de Dieu et s’engager dans la recherche d’un ordre social plus égalitaire et digne ».

Italie : vers les périphéries de la porte d’à côté

Italie : vers les périphéries de la porte d’à côté

Pomigliano - pranzi solidali - foto 10« Au cours du mois de septembre dernier – raconte Luigi, syndicaliste, engagé avec don Peppino et d’autres de la paroisse, à vivre la spiritualité de l’unité – l’idée est née d’organiser des repas solidaires pour celui qui est en marge de la société, pour celui qui est seul ». Et le lieu, où le trouver ? « Nous nous sommes rendus compte qu’avec un peu de travail, le lieu que nous utilisions pour les réunions paroissiales pouvait devenir une accueillante salle à manger. Cela n’a pas non plus été difficile d’identifier les invités. Leurs visages nous sont familiers, des gens que nous voyons en rue, qui habitent dans le quartier où nous habitons également, quelques-uns sont nos voisins de la porte d’à côté : assistés par l’organisme ‘Caritas’, des personnes âgées, des étrangers… ». « Nous avons commencé par nous partager les tâches – continue Grazia – . Il y a celui qui s’est proposé pour aller faire les achats, en sensibilisant aussi les restaurants et les supermarchés ; celui qui s’est offert de cuisiner, dans le souci de préparer des repas que les amis musulmans puissent aussi manger. Les plus forts se sont proposés pour installer la salle et les filles pour l’animation. Une équipe bien assortie en somme : des jeunes, des adultes et aussi des enfants ». Le premier repas a été réalisé au cours du mois d’octobre 2014. Ce fut pour tous un dimanche solaire, comme l’était tout autant le visage du petit vieux avec son bâton et la dame qui raffole de danser et qui s’était très bien amusée. Quelques jours avant Noël, il y a eu un second repas. « On ne peut s’imaginer la joie de l’attente – se souvient Vincenzo – à l’ouverture de la salle, il y avait déjà quelques personnes âgées assises sur un banc en train d’attendre. A peine nous ont-elles vus qu’elles sont venues nous embrasser, nous ont souhaiter leurs vœux, et puis sont allées chercher leur place. Tout de suite après, tous les autres sont également arrivés, y compris beaucoup d’enfants avec leurs parents. Entre les différents plats, un peu de musique, karaoké et puis, guidés par les filles marocaines, on a dansé sur des chansons de leur pays ». Les enfants entre-temps, ont joué, colorié, en essayant d’attendre patiemment, la grande surprise … l’arrivée du Père Noël qui a distribué des cadeaux à tous ! « Pour nous les organisateurs, il n’y avait pas de cadeaux emballés – raconte Carla – mais nous avons reçu un cadeau bien plus précieux : le spectacle de toutes ces personnes qui finalement souriaient, heureuses ». Après le repas de Noël, il y a eu celui de l’Épiphanie, et beaucoup d’autres encore : une tradition qui continue. Et qui chaque fois est l’occasion d’entrecroiser différentes cultures et religions. Parmi les invités qui petit à petit sont toujours plus nombreux, il y a des arabes, des ukrainiens, des catholiques, orthodoxes, de l’église évangélique, des personnes qui n ‘ont pas de conviction religieuse et surtout, beaucoup de musulmans. « Fatigue ? Engagement ? Problèmes ? Egalement – admet Luigi – parce que ce n’est pas facile d’organiser des repas pareils en partant de rien. Mais la joie que de tels moments nous procure est indescriptible,  et laisse en chacun de nous, le désir et la créativité d’en faire plus. Ce sont de réelles opportunités de grandir aussi bien en tant que personnes qu’en tant que communauté, que ce soit pour nous organisateurs que pour les invités qui ne sont désormais plus considérés comme tels mais bien comme de véritables frères ».

Italie : un rond-point dédié à Chiara Lubich

Italie : un rond-point dédié à Chiara Lubich

324x180-rimini-rotonda-chiara-lubich-1Lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 30 mai, on a donné le nom de Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement des Focolari et citoyenne honoraire de Rimini, au rond-point situé entre la rue Savonarola, l’avenue Giacomo Matteoti et la rue des Mille, donnant sur le complexe universitaire  »Navigare Necesse ».  »Attitude attentionnée vis-à-vis d’ une figure importante liée à notre ville – s’est ainsi exprimée l’adjointe aux Services Généraux de la Commune de Rimini, Irina Imola qui a ouvert la cérémonie -. Je remercie pour cela toutes les autorités présentes et de nombreuses personnes qui ont tiré enseignement et réconfort de l’œuvre de Chiara Lubich ». En 1977, la Municipalité de Rimini veut accorder la Citoyenneté d’honneur à Chiara Lubich  »pour son œuvre de construction  – lit-on dans les motivations exprimées par le Conseil Communal de la ville – d’une civilisation de l’amour, de la tolérance et de la solidarité entre les peuples ». Source:Altarimini online