19 Avr 2013 | Focolare Worldwide

« À l’école, beaucoup de mes camarades me demandent de leur prêter mon taille-crayon, parce que c’est un beau taille-crayon qui fait bien les pointes des crayons. Je le prête toujours, mais, un matin, ils me l’avaient déjà demandé plusieurs fois, alors quand un camarade me l’a demandé de nouveau, j’ai répondu « NON! » très fort. Il est retourné à sa place un peu triste et, à ce moment-là, je me suis rappelée: « Mais en lui aussi il y a Jésus. Je ne peux pas lui dire non! » Je l’ai rappelé, je lui ai donné mon taille-crayon et je lui ai fait un beau sourire. J’ai vu qu’il était content, et moi aussi j’ai ressenti de la joie.
Un soir, papa, mon frère et moi regardions un match de foot sur le canapé. Maman est rentrée et a dit: « Mais personne ne pense à moi qui suis rentrée fatiguée du travail, et je dois aussi préparer le dîner? Qui m’aide à mettre la table??? »
Je voulais regarder le match, mais j’ai pensé: « Aussi en maman il y a Jésus à aimer! » Je me suis levée et je suis allée à la cuisine pour mettre la table. J’ai rendu maman heureuse et ensuite notre équipe a gagné 4 à 0!!! »
(E.M. – 8 ans, Italie)
« Nous, les enfants, nous aimons collectionner et jouer avec les cartes Pokémon, Yu-Gi-Oh! et les stickers de footballeurs. Nous les apportons toujours à l’école. Moi j’en ai 83 et quelques-unes sont rares.
Un jour, je rentrais à la maison dans le bus scolaire et j’ai sorti les cartes Yu-Gi-Oh!. Un garçon, Lorenzo, qui est mon ami, m’a demandé si je pouvais lui offrir une carte très forte qui s’appelle Papillon de Nuit Colonie de Chrome. Au début, j’ai refusé, parce que je tenais beaucoup à cette carte. Mais, ensuite, pour faire un acte d’amour, je la lui ai offerte et il était très content. »
(V.F. – 7 ans, Italie)
« Un jour, je suis rentré de la piscine et j’étais fatigué. Maman m’a demandé de ranger ma chambre. Je n’étais pas d’accord, parce que je voulais me reposer. Ensuite, j’ai pensé qu’en maman aussi il y a Jésus. J’ai été ranger ma chambre. Après, j’avais dans mon cœur beaucoup de joie et je ne me suis pas plus fatigué. »
(L.A. – 8 ans, Italie)
17 Avr 2013 | Focolare Worldwide
Le jeune pakistanais touché par une balle perdue durant les accrochages à Karachi. « Allez de l’avant, décidés plus que jamais à vivre avec radicalité notre grand Idéal, pour offrir au monde qui nous entoure l’amour qui resplendit dans vos cœurs et que Muneeb aurait voulu donner à beaucoup. Lui du ciel continuera à vivre et à travailler avec vous et avec tout le Mouvement pour construire, jour après jour, un peuple nouveau, uni, pacifique, solidaire. » C’est avec ces paroles que la présidente Maria Voce encourageait les gen (jeunes des Focolari) du Pakistan à poursuivre la course de Muneeb Sohail. Le 17 janvier dernier, pendant qu’il revenait d’une leçon d’anglais avec un autre gen, Muneeb a été touché à mort par une balle perdue lors des graves et violents accrochages, malheureusement fréquents à Karachi, métropole du sud du pays. Muneeb, qui aurait eu vingt ans en mai prochain avait commencé en famille depuis tout petit à vivre et à apprécier la spiritualité de l’unité. Encore petit, il avait perdu son papa, et plus grand il prenait soin de transmettre lui-même aux jeunes, mais aussi aux enfants, le style de vie qu’il avait découvert. Pour « l’approfondir et mieux le comprendre (ce style de vie) » – disait-il, il était allé habiter, au printemps 2012 avec les autres gen chez lesquels il a laissé une trace indélébile. On dit de lui : « il a été pour moi un ange, il m’a enseigné à vivre avec Dieu. C’était un véritable ami pour nous les jeunes » ; « Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois il a tout de suite partagé ses expériences et sa vie avec moi et il ne perdait aucune occasion pour aimer concrètement. » Le 7 octobre précédent – un mois après la grande manifestation internationale de Budapest – malgré les graves tensions qui agitent la ville, le Genfest se déroule aussi à Karachi, et Muneeb participe à la préparation et au programme, diffusant ainsi l’idéal du Monde Uni. Le 17 janvier, en saluant sa maman, Muneeb lui dit : « Je suis heureux de donner ma vie à Jésus. » Maintenant il est devenu un témoin pour tous les gen du monde, pour tous ceux qui soutiennent l’United World Project UWP (Projet Monde Uni), et pour tous ceux qui se sentent appelés à construire des ponts de paix et de fraternité partout.
17 Avr 2013 | Focolare Worldwide

Joanna
A deux jours de l’explosion des bombes près de la ligne d’arrivée du marathon de Boston, la ville est encore traumatisée, en partie paralysée. Les habitants, bien que choqués et anéantis par la violence, veulent réagir face à la peur: «Décidons nous-même quand finir le marathon», affirme Joanna, 19 ans, étudiante dans un pensionnat de Boston. Ils ont organisé un évènement pour vendredi soir: marcher les derniers cinq mille (anglais) du marathon, sur les lieux où la police les a contraints à s’arrêter. La marche veut être un signe contre la résignation, un signe d’espérance pour montrer au monde que, dans la ville de Boston, le bien surpasse le mal.
Joanna était là pour soutenir ses amis qui courraient: à cinq mille (anglais) de la ligne d’arrivée. «A l’improviste, il y a eu une grande pagaille, des policiers courraient dans tous les sens en disant que la course était terminée». Joanna était effrayée et personne ne savait expliquer ce qui s’était passé, même les téléphones portables ne fonctionnaient plus. Le bruit s’est répandu au sujet de deux explosions. Puis elle a entendu deux policiers parler d’attentat: «Je me suis rendue compte que mes amis étaient justement là au milieu, et je me suis demandée s’ils allaient bien». Ne se sentant pas à l’abri, elle est entrée dans un bar, où peu après est arrivé un de ses amis qui participait au marathon. «Je lui ai offert quelque chose à manger et je me suis mise à l’écouter». En accomplissant ces simples gestes d’amour, elle s’est rendue compte qu’on ne peut pas rester dans la peur qui paralyse.

Tous ses amis vont bien, même si une jeune s’est trouvée très proche des bombes: «Malheureusement, de nombreuses familles et beaucoup d’autres étudiants ne peuvent pas en dire autant. Je prie pour eux».
Tous les soirs, Joanna va à la messe de 10h et cette fois elle a invité tous ses amis à y aller avec elle. A sa surprise tous étaient là. A la messe, fréquentée habituellement par très peu de gens, il y avait plein de personnes: il n’y avait pas seulement des chrétiens, mais des personnes qui ont ressenti le besoin de prier.
Plus de douze mille personnes ont déjà adhéré à la marche de vendredi. Joanna, malgré la souffrance et l’étrange atmosphère qu’on respire, est sûre: «Nous devons montrer au monde que l’amour est plus fort, croire encore davantage qu’un monde uni est possible et faire notre petite part».
De Susanne Janssen (Living City Magazine, NY – USA)
16 Avr 2013 | Focolare Worldwide

« Nous avons de la chance… nous pouvons parler de thèmes communs de la théologie chrétienne. » Ce sont les mots du professeur Stanciu, doyen de la Faculté de Théologie orthodoxe de l’Université Babes-Bolyai, visant ce qui unit plutôt que ce qui divise: « Nous savons tous qu’il faut de l’amour, et il n’y a pas d’éléments de discorde lorsque l’on parle d’amour. Pourquoi ne pas profiter de cette chance? »
Dans un climat d’harmonie de pensée et de vie, le bâtiment de la faculté a accueilli cette deuxième rencontre le 6 avril dernier avec le titre: « Qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui » (1 Jn 4,16).

Orthodoxes et catholiques se sont alternés avec des discours de niveau académique et des expériences de vie, dans une atmosphère de fécondité intellectuelle et spirituelle, fruit de l’intention partagée par tous de vivre ce moment à la lumière des paroles de Jésus: « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18,20). « D’après les discours, il m’a semblé que, parmi les intervenants, il y a non seulement eu un dialogue des concepts, mais aussi des cœurs – commente une professeur orthodoxe – on n’a pas que parlé, mais on a vécu. » Le rapport amical et fructueux entre quelques catholiques et orthodoxes existe, en effet, depuis de nombreuses années.

L’évêque Vasile
Le Congrès, commencé avec le message d’accueil du métropolite Andrei de Cluj aux soixante-dix participants environ, s’est conclu avec l’intervention de l’évêque Vasile, vicaire du métropolite. Ce dernier a voulu comparer la naissance des Focolari à l’activité de saint Basile ou au message d’Assise « parce que dans les moments difficiles que le monde traversait – a-t-il affirmé – ils ont su donner un témoignage absolument exceptionnel de Christ en regroupant les forces avec lesquelles ils soutenaient la société, en mettant en mouvement toutes les énergies de l’Église, afin qu’elle reflète ce devoir être pour lequel Christ l’a fondée ». Il a en outre souhaité que ces rencontres d’enrichissement réciproque, connaissance et échange fructueux, puissent continuer et se répéter régulièrement.
Pour souligner l’importance de l’événement, la radio de la province ecclésiastique a consacré un programme avec différentes interviews.
15 Avr 2013 | Focolare Worldwide
Derrière la crise de la péninsule coréenne résident des questions politiques profondes et des rapports de force au banc d’essai. La crise entre les deux Corées et les menaces d’attaque contre les USA avec une ogive nucléaire de production nord-coréenne ont provoqué des tensions dans la péninsule asiatique et dans le monde entier. « Comment vivons-nous ces jours de tension à cause des menaces de la Corée du Nord? », demandent Sok In (Alberto) Kim et Won Ju (Maris) Moon, responsables du Mouvement des Focolari en Corée. « Nous prions de façon spéciale pour les politiques des deux parties et de tous les pays concernés, pour qu’ils aient la lumière et la force d’agir consciemment. Et c’est pour nous une occasion de vivre avec plus d’intensité l’amour pour le frère. » Ils se disent « très confiants, sûrs que le bien triomphe toujours » et avec « l’espérance qu’une paix stable revienne le plus vite possible ».
Ils ont été encouragés par le message de Maria Voce, qui suit avec une attention particulière l’actuel moment de tension dans la péninsule coréenne et les pays limitrophes. Elle assure sa proximité spirituelle aux communautés des Focolari: « Je vous garde, avec le peuple coréen, dans mes prières et dans mon cœur. Ensemble, renouvelons la foi dans l’amour du Père. »
Elle invite à intensifier, tous unis, la prière du Time-Out pour la paix dans le monde, demandant que de nouveaux conflits soient évités. Maria Voce – qui a rendu visite à la communauté des Focolari en Corée en 2010 – rappelle l’engagement caractéristique des personnes du Mouvement à construire partout, à travers le dialogue, des rapports de fraternité dans toutes les situations du quotidien: « une contribution aux solutions de paix dans de nombreux points chauds de la terre ». Sok In Kim et Won Ju Moon écrivent que le moment du Time-Out est vécu très intensément aussi par eux tous, « confiant à Dieu tous les pays en guerre et en particulier la situation de notre pays ». Les Focolari sont présents en Corée depuis les années 60, avec le premier focolare ouvert en 1969. La communauté du Mouvement est composée de personnes de tous âges et vocations. Particulièrement significatives sont les initiatives nées ces dernières années dans le domaine politique et économique, et l’engagement pour le dialogue interreligieux. Pour des approfondissements sur la crise coréenne, vous trouverez sur Città Nuova online l’interview (en italien) de Pasquale Ferrara, expert en relations internationales.
12 Avr 2013 | Focolare Worldwide

En Egypte, le travail des enfants constitue une vraie urgence sociale: plus de 2 millions d’enfants de 7 à 15 ans travaillent, sur une population d’environ 80 millions d’habitants. Nombre d’entre eux sont contraints de quitter l’école pour apporter un soutien à leur famille. Au Caire, les enfants qui travaillent se trouvent fréquemment obligés de vivre dans la rue, exposés à différentes formes de violence et au risque de contracter de graves maladie.
L’AMU – ONG qui s’inspire de la spiritualité du Mouvement des Focolari -, qui collabore depuis des années avec la fondation Koz Kazah (“Arc en ciel” en arabe), poursuit en 2013 son engagement en faveur des filles et des garçons du quartier Shubra au Caire: mineurs entre 5 et 15 ans, pour la plupart travaillant comme ouvriers et connaissant des conditions de vie extrêmement difficiles. Le premier objectif poursuivi est de leur restituer leur enfance grâce à un espace à la mesure d’un enfant. Le centre qui les accueille un jour par semaine, le jour où ils n’ont pas à travailler, leur donne la possibilité d’apprendre à lire et à écrire, d’apprendre par le jeu, le sport et l’art à retrouver confiance en eux-mêmes et à être à nouveau capables d’avoir des rapports positifs avec les autres. Désormais, les plus grands des enfants, qui fréquentent depuis plusieurs années le centre, aident ces nouveaux à s’insérer dans les diverses activités. C’est ainsi qu’est né un club, qui s’est appelé “Ebn Masr” (Fils de l’Egypte).
Au vu des fruits que ces années-là ont apportés, on a commencé à donner aussi à quelques uns des cours de formation professionnelle: des cours d’électricité et de menuiserie pour les garçons et des cours de couture pour les filles. Le cours de théâtre donné par une régisseuse professionnelle fut l’occasion d’une rencontre très intéressante. Au mois de septembre, ils ont pu donner une première représentation à l’occasion d’une importante journée pour la paix organisée par la Fondation Koz Kazah en collaboration avec deux associations musulmanes, une pour la protection des orphelins et l’autre pour l’aide aux personnes handicapées.
Hanaa Kaiser, responsable local AMU pour le projet, raconte: “La journée de la paix fut une occasion unique qui a permis à nos jeunes de se sentir appréciés et insérés dans la société Les participants étaient des jeunes de toutes origines sociales, du monde chrétien comme du monde musulman”. Et il dit encore: “Nous avons constaté que, pour les jeunes, le sport joue un rôle très important dans la formation, et nous avons organisé des tournois de football avec d’autres centres sportifs de la ville. La situation des jeunes est très diverse et, grâce aux activités que nous réalisons, nous nous rendons compte que nous pouvons abattre certains préjugés qui sont très enracinés dans certaines couches sociales. Par exemple R., qui compte parmi les filles les plus capables de son école, était vouée à achever ses études après le collège, en vue de se marier, seul avenir imaginable. Notre aide a permis de convaincre les parents de lui faire continuer des études d’infirmière. Cette expérience est aussi un signe important pour les autres familles”.
Quatre autres jeunes sont parvenus à un autre résultat important : ils ont pu faire l’examen d’alphabétisation requis par le gouvernement. Ce certificat leur permet d’accéder au monde du travail et d’acquérir la patente qui leur permet par exemple de travailler comme chauffeur. Ce sera assurément un exemple pour les autres et aussi un encouragement à améliorer et à changer leurs conditions de vie.
Données du projet de 2013
Projet: Jeunes à risque – Pays et localisation: Egypte, Il Le Caire
Destinataires: 120 enfants mineurs
Partenaire local: Fondatione Koz Kazah
Coît total du projet: € 27.624,37
Apport local: € 12.352,63 – Contribution demandée à l’AMU: 15.271,74
http://www.amu-it.eu/2013/03/08/egitto-andata-e-ritorno/?lang=it
http://www.amu-it.eu/wp-content/uploads/2012/06/NEWSLETTER-formazione-giugno-2012.pdf
http://www.amu-it.eu/wp-content/uploads/2012/11/AMU-Notizie-n%C2%B04per-web.pdf