18 Déc 2012 | Focolare Worldwide

Cela n’arrive pas tous les jours de franchir le seuil d’un ministère pour recevoir une reconnaissance officielle. C’est ce qui est arrivé aux Jeunes pour Un Monde Uni (JPMU) de la Hongrie, qui, durant plus d’une année ont travaillé dur dans leur Pays, pour la réalisation du Genfest. Ce grand événement avait rassemblé dans la capitale hongroise 12.000 jeunes du monde entier, du 31 août au 2 septembre 2012. Parmi eux, 2000 étaient hongrois. Rita et Agoston, parmi les protagonistes, nous parlent de ce prix reçu à la fin du mois de novembre.
Pourquoi ce prix ? « Début octobre le ministère des Ressources Humaines hongroises nous a envoyé un message nous communiquant que, comme reconnaissance de notre professionnalité, démontrée au Genfest était attribué aux Jeunes pour un Monde Uni des Focolari une attestation de mérite. Nous sommes restés surpris et heureux de cette nouvelle qui s’est rapidement diffusée parmi les jeunes du Mouvement. Le ministre, acceptant notre candidature, décernait un prix à la section des jeunes du Mouvement des Focolari, en nous invitant à la distribution des prix qui a eu lieu le 20 novembre à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance. »

La nomination des JPMU a été proposée par une personne du Ministère qui était présent – avec le sous-secrétaire d’Etat pour la famille et la jeunesse, Miklos Soltész – à l’ouverture du Genfest. « Tous les deux – continuent Rita et Agoston – étaient impressionnés par le dynamisme, l’enthousiasme et l’expérience de fraternité vécus par les jeunes tous ensemble. »
C’est ainsi que le 20 décembre, une délégation formée de cinq jeunes représentant les Focolari et les Jeunes pour un monde uni, sont allés au Ministère : « Les prix – quatorze au total – ont été attribués aux organisations et aux personnes qui ont effectué un travail spécial pour les enfants et pour les jeunes. Miklos Soltèsz, dans son discours, a en outre souligné que les lauréats sont des ‘’modèles’’ qui, avec leurs travaux, leur poésie, leurs écrits, ont formé et éduqué les enfants et, à travers eux, ont rendu un service aussi aux parents, en leur donnant soutien et aide dans les moments critiques. »

Selon la motivation officielle, la section des jeunes du Mouvement des Focolari a reçu l’attestation du mérite pour avoir conduit un événement, tel le Genfest, collectivement, avec professionnalité et de façon efficace et exemplaire dans le secteur de la jeunesse. Pour les JPMU, une agréable surprise : « Le mot ‘’collectivement’’ nous a fait très plaisir, parce qu’il démontre que notre intention de construire la fraternité universelle, en vivant la spiritualité de l’unité, a été comprise. »
Des perspectives ouvertes pour les jeunes hongrois, dans le post-Genfest, avec leur United World Project : « Après la cérémonie le sous-secrétaire d’Etat a confirmé combien, l’expérience faite dans cette rencontre internationale a été importante pour lui. Il a exprimé aussi l’espérance de collaborer avec nous dans le futur pour le bien des jeunes. Pour le remercier, nous lui avons offert un numéro de Nouvelle Cité (Uj Varos) qui rapporte des articles sur le Genfest. »
« Maintenant, concluent Rita et Agoston, avec les nombreux jeunes que nous avons accompagnés durant ces années dans les initiatives entreprises, nous continuons notre route dans la construction d’un monde plus uni ‘ensemble’, comme le mettait en évidence la motivation officielle de la distribution des prix. »
16 Déc 2012 | Focolare Worldwide

Luca Pani (Cagliari)
Avec quelques jeunes pour Un Monde Uni, nous avons commencé une expérience spéciale dans la prison de Buoncamino, à Cagliari (Italie). On nous a donné la possibilité de faire une heure de catéchèse avec les détenus. Nous nous sommes subdivisés, les uns, dans l’aile gauche de la prison, d’autres dans la prison des femmes, certains comme moi, dans le pavillon «de haute sécurité ». C’était une occasion pour donner du temps à ces personnes, « autres Jésus », qui, de par leur condition ne passent pas à côté de toi et que tu ne pourrais jamais rencontrer en temps normal.
Entrer dans une prison, c’est entrer dans une société totalement différente, un petit monde en miniature, avec ses rythmes, ses problèmes, ses habitudes. Un détenu commence à perdre le contact direct avec le monde extérieur ; très souvent les rapports avec les amis et les connaissances se brouillent et quelques uns s’enfoncent dans la solitude, tandis qu’à l’intérieur de ce monde, on se trouve entouré de personnes aux vies analogues … de nouvelles amitiés, de nouvelles relations se nouent; tant et si bien que, lorsque la peine est de longue durée, la vie n’est plus celle de l’extérieur mais celle derrière ces barreaux.
Quand on prend la peine d’écouter à fond un détenu, on découvre des histoires, des problèmes, des vies différentes des nôtres, et l’on comprend combien est importante la liberté et combien il est difficile de bien la vivre dans ce monde.
A l’intérieur j’ai rencontré des personnes normales, sympathiques, peut-être aussi, rusées … mais en y repensant on réalise qu’on trouve aussi ce type de personnes en dehors d’une prison. Ils te demandent, « qu’es-tu venu faire en prison ? Qui t’a envoyé ? Pourquoi n’es-tu pas en train de te balader, et de sortir avec tes amis ? N’as-tu pas mieux à faire? La réponse a été facile : j’ai expliqué que si j’étais un détenu, cela me ferait plaisir que quelqu’un vienne me trouver, simplement au moins pour briser la routine hebdomadaire.
Je découvre ainsi que l’amour gratuit et désintéressé ne va pas de soi, il est même pratiquement inconcevable pour quelques-uns d’entre eux : un geste d’amour ou de gentillesse doit au moins appeler le respect sinon la gratitude.
De retour du Genfest qui s’est déroulé à Budapest, j’avais à l’esprit une pensée entendue ces jours là: « Si toi tu ne changes pas le monde, qui le fera à ta place » ? Le fait de me retrouver avec des détenus, après cette extraordinaire expérience de fraternité universelle, m’a émerveillé plus qu’un peu. Le silence est tombé tandis qu’avec mes amis nous racontions les différents évènements survenus : du voyage en car aux expériences vécues en passant par celles de la nourriture ; eux écoutaient et intervenaient, intéressés. Tentés aussi de tout vouloir donner au sujet de cette expérience, nous parlons du World United Project et nous leur demandons : « Selon vous, un monde uni où l’amour désintéressé pour le frère, qui va au-delà des religions, des cultures, est-il possible » ? Un débat assez tumultueux s’en est suivi.
Nous ne savons pas s’il y a eu des fruits ou s’ils sont à venir ; nous ne savons pas si un jeune parmi eux a décidé de collaborer avec la justice après nous avoir connus et encore moins comment cela se terminera. Cette expérience a porté quelque fruit déjà dans mon âme et a dépoussiéré mes convictions afin d’être un jeune pour un monde uni C’est un fragment du monde uni qui se fait réalité.
(Luca Pani, Cagliari – Italie)
12 Déc 2012 | Focolare Worldwide, Senza categoria
Je m’appelle Willie et je viens de Torreón, au Mexique. Je vous raconte ce qui se passe en ce moment dans mon pays. La violence s’est emparée du Mexique en raison du trafic de drogue : la peur, la haine et la méfiance ont investi beaucoup de nos villes. Des guerres ont éclaté entre bandes rivales afin de prendre le pouvoir sur un territoire donné, provocant des massacres de nombreux jeunes innocents dans des bars, des discothèques et dans d’autres lieux publics. Des familles menacées ont été contraintes à se cacher ou à fuir dans d’autres villes ; L’un des jeunes assassinés était mon cousin Mauricio qui, de retour de l’inauguration d’un bar a été tué par d’autres jeunes appartenant à un groupe de « narco » qui ont tiré sur la foule. Le coup a été très dur pour moi. J’ai ressenti confusion et colère. Deux jours plus tard, nous nous trouvions en famille quand un parent est arrivé, satisfait parce que justice avait été faite : ils avaient trouvé les corps de 10 jeunes, présumés coupables du massacre. J’ai expérimenté une souffrance encore plus grande : c’était clair que la situation ne pouvait pas être résolue par la vengeance et la haine. Je pouvais choisir entre commencer à haïr et continuer à aimer. Mais c’était clair que, moi aussi, je pouvais leur pardonner. Je voulais moi aussi faire ma part et même si je ne pouvais plus avoir mon cousin à côté de moi, je pouvais continuer à aimer tous ceux qui étaient proches de moi. Avec mon groupe d’amis, nous avons continué avec une force et une décision plus grandes, les activités avec les Jeunes pour un Monde Uni, pour répandre l’amour de mille façons, avec la certitude, qu’ensemble, on peut freiner la violence et rendre à notre pays cette atmosphère de paix et d’hospitalité qui a toujours caractérisé notre peuple mexicain. Nous avons ainsi continué à réaliser des activités pour créer l’unité dans nos localités. Le premier rendez-vous fut une fête, « la fête de l’amitié », qui voulait justement susciter des rapports nouveaux. Grâce aux fonds recueillis, nous avons aidé un jeune qui est resté paralysé à la suite d’un accident. Après cela, nous avons décidé de faire davantage et nous sommes allés dans un stade de foot pour distribuer des décalcomanies et des affiches avec ce message : « La paix naît de l’Amour ». Toujours à Torreón, nous avons réalisé des activités pour la Semaine Monde Uni avec les jeunes, mais nous sommes persuadés que ce sont surtout les petits gestes de paix quotidiens qui génèrent en silence un climat de fraternité ici et partout. Genfest 2012
10 Déc 2012 | Focolare Worldwide, Senza categoria
Avec des sections dynamiques et un design pratique, le nouveau site web de la Mariapolis Lia, la cité-pilote du Mouvement des Focolari en pleine pampa argentine, se présente complètement remodelé. La nouvelle présentation permet à l’internaute d’être informé sur ce qu’il se passe dans la cité-pilote, sur les programmes et les différentes activités. La galerie photo, constamment actualisée, permet de visiter virtuellement les différents lieux de la Mariapolis. À travers le menu de navigation, il est possible de connaître les origines de la cité-pilote, les différentes écoles qui accueillent ceux qui viennent pour expérimenter la vie de l’Évangile 24 heures sur 24, mais aussi les ateliers de travail, les logements et le projet d’Économie de Communion qui se développe dans le Pôle « Solidaridad ».
Une rubrique est consacrée aux nombreux groupes qui se rendent à la cité-pilote durant l’année, avec photos, impressions et témoignages laissés après avoir vécu, durant les jours passés avec ses habitants, la loi de l’amour réciproque.
En avril dernier, une équipe audiovisuelle des Focolari (Centro Santa Chiara) a réalisé une vidéo documentaire de la cité-pilote, dans laquelle sont montrés le développement et les nombreuses activités de la Mariapolis Lia. Elle est riche en interviews des habitants, parmi lesquels de nombreux jeunes de différents pays qui y passent des périodes plus ou moins longues. Le documentaire est accompagné d’un dépliant photo et d’une brochure qui explique de manière approfondie ce « miracle accompli en pleine pampa argentine ».
8 Déc 2012 | Focolare Worldwide

Pour les Anciens, Christ voulait dire: roi. Mais le Christ a été un roi en dehors de tout schéma: il est né dans une étable d’une fille de paysans, entre bêtes et bergers. Là où les autres souverains menaçaient d’en haut, descendant de leurs trônes pour dominer, Lui est venu d’en bas, de la dernière strate, pour servir tous, pour être le serviteur universel. Sa royauté a consisté précisement dans le service.
Tout est simple et ravissant, comme une idylle, dans cette naissance d’un enfant au cœur de la nuit venteuse – au cœur de la nuit des temps – un enfant envoyé pour le salut. Parce que le monde avait besoin d’être sauvé. Il était accablé de maux, comme atteint d’une maladie, d’une fièvre dans laquelle l’humanité se décomposait. Or Jésus a apporté la santé, a restauré la vie, a vaincu la mort.
Quand est apparu le Sauveur, une grande lumière a éclairé la nuit. La nuit est restée, mais la lumière aussi est restée: dans le christianisme, Noël est toujours là, on ne se laisse pas vaincre par la mort: on recommence toujours. Et Noël, au milieu des larmes, apporte la joie, même aujourd’hui. Dieu est descendu parmi nous, nous remontons à Dieu. Il nous humanise et nous, nous nous divinisons: le point de rencontre est son Cœur.
De sa naissance est né un peuple nouveau. Comme l’a annoncé l’ange aux bergers effrayés: «Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple» (Lc 2,10). Pour tout le peuple, une grande joie: personne n’est exclu, aucune classe, ni race, ni langue, ni couleur. Car là où sont les discriminations, là pèse la mort.
L’Eglise est par le Christ; afin que le Christ, né pour tous une nuit à Bethléem, renaisse chaque jour pour chacun. Il nous demande de ne pas le rejeter, mais de lui offrir l’hospitalité de notre cœur, même misérable, comme une étable. C’est lui qui pensera à la transformer en un temple rempli d’anges.
1 Déc 2012 | Focolare Worldwide
«Je travaille à l’Administration des Douanes et suis presque en fin de carrière. Un long parcours de 29 ans ! Fait de joies et de douleurs, mais surtout de choix parfois difficiles. Depuis les premières années de carrière, en tant que femme et de plus chrétienne, j’ai eu des problèmes de conscience ; comment écouter la voix de Dieu et la suivre dans un milieu aux profits faciles et aux compromis parfois inévitables ? La réponse est arrivée en 1984. A cette époque-là, j’ai connu le Mouvement des Focolari, et la vie de ces personnes simples et heureuses m’a émue. Elles possédaient une joie, une liberté que je n’avais pas expérimentée. J’ai voulu en savoir plus. Le secret était l’amour pour Dieu et pour les autres. Cette rencontre a transformé ma vie. Je prenais conscience que la chose la plus importante dans la vie est d’aimer. Peu importe le métier que l’on exerce, la tâche qui nous est confiée est une belle occasion d’aimer Dieu et les frères. Cela changeait tout ! Le collègue, le client n’étaient plus un obstacle, une barrière, mais devenaient des partenaires pour construire l’unité. L’effort continuel pour dépasser mes limites et celles des autres, pour avancer à contre-courant, a toujours été accompagné par la joie que l’on éprouve après chaque service rendu ; chaque fois que je suis capable de renoncer à mes intérêts et aux profits faciles me donne un sentiment de liberté. En 1999, le prix d’excellence de l’Association des Femmes dirigeantes de la Douane Camerounaise en collaboration avec les usagers du service m’a été décerné. Ce mois-là, la Parole de vie disait : “Votre lumière doit briller devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux.” (Mt 5,14-16). Par cette reconnaissance officielle, je me suis sentie interpellée à la première personne : “Tiens bon, ne cèdes pas aux doutes et au découragement, améliore-toi chaque jour”. En fin de carrière, j’expérimente qu’aucune profession n’est l’antichambre de l’enfer ! Que notre fonction spécifique, en tant que chrétiens dans la société, est de faire chaque chose avec un esprit nouveau, dans une adhésion totale à la volonté de Dieu. Il nous a toujours accompagnés de Sa grâce. (Jeanne – Cameroun)