5 Avr 2012 | Focolare Worldwide
«J’ai connu les Focolari grâce aux Jeunes Pour un Monde Uni de Rome qui étaient dans ma classe au lycée. Lorsque j’ai éprouvé le besoin d’approfondir ma spiritualité et mes idéaux, j’ai demandé conseil à mon ami Gen. Le Mouvement me plaisait et j’avais un grand désir d’aimer concrètement. Cependant, je craignais de ne pas pouvoir m’approcher de l’Idéal de l’unité, car j’étais loin de la religion. Je n’aime pas que l’on me dise athée, car de nos jours l’athéisme est considéré en forte opposition à l’Eglise et aux religions. Moi, au contraire, j’essaie avant tout de respecter chaque personne et chaque chose. A cause de cela, je préfère être appelé «non croyant». Je n’ai jamais été pour l’évangélisation des personnes. Je l’ai toujours considérée comme une contrainte. Par contre, je tente de briller autant que possible, afin que quelqu’un soit touché par ma lumière. Vivre chaque instant en aimant, est ce qui me fait être un jeune qui suit véritablement cet idéal, un jeune qui a quelque chose de plus parce qu’il aime tout le monde, il aime ce qu’il fait. Vivre au milieu de tant de personnes toujours prêtes à aimer m’a fait comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’être un héros pour sauver des vies. Si l’on aime dans l’instant présent, partout, les personnes changent. Un petit geste de gentillesse peut faire sourire et déclencher une série d’événements positifs en chaîne, créer une portion de monde uni. Un jour, alors que je faisais une promenade en montagne, un monsieur décide de s’associer à notre groupe – bien que ses chaussures de montagne se soient trouées – car il avait le vertige et avait peur de descendre avec le télésiège. Je décide d’échanger nos chaussures et de poursuivre un pied déchaussé et l’autre avec une chaussure trouée. Nous arrivons ainsi facilement jusqu’au second télésiège que ce monsieur pense pouvoir prendre et il me redonne mes chaussures. Si une action est faite avec un amour désintéressé, peut-être que pour nous la journée ne changera pas, mais pour beaucoup d’autres oui. Mon choix de vivre en jeune qui suit cet idéal n’est pas pour autant aussi simple. Chaque jour je vis en essayant de faire la chose juste. A toutes les personnes qui doutent ou pensent qu’être non croyant veut dire être marqué pour la vie, je voudrais dire que ce n’est pas ainsi. Surtout ici, dans cet environnement, je me suis toujours senti accueilli comme dans une famille, tout au plus… on risque de parler de soi-même sur une scène comme je suis en train de le faire maintenant. A. O. – Italie Témoignage raconté à l’occasion de l’événement «Chiara Lubich et les nouvelles générations» – 11 mars 2012
3 Avr 2012 | Focolare Worldwide

Ah, ces jeunes…A peine la rencontre terminée, les voilà qui ont porté le coprésident Giancarlo Faletti jusque dans la cour extérieur, ont bandé ses yeux et lui ont donné un bâton pour frapper une cruche d’argile avec sept rayons. Elle est maintenue en l’air par une corde tendue par deux jeunes. C’est un jeu issu de l’antique tradition maya, que le christianisme a repris avec une nouvelle signification.
Et voilà Giancarlo invité à donner la preuve de son habilité et de sa foi ( sans voir) pour réussir à frapper les 7 vices capitaux (les rayons) et rompre la cruche , faisant ainsi descendre sur les présents les grâces du Ciel, symbolisés par des fruits et des gâteaux .Une entreprise difficile , car quatre « brigands » postés aux extrémités de la corde font monter ou descendre la cruche. Puis c’est la joie finale et le partage des douceurs entre les 180 jeunes du Mouvement qui, de toutes les régions du Mexique, ont réussi à arriver à la citadelle « Le Diamant ».
La rencontre avait commencé 3 heures avant, avec un accueil musical riche en rythmes et une banderole qui montait de la salle «Et nous, nous avons cru à l’amour ». Une phrase de l’Evangile que la fondatrice des Focolari avait faîte sienne aux débuts du Mouvement et qui est devenu un acte de foi communautaire et le fondement de chaque initiative. Ces jeunes ont pris à leur tour « le témoin » et le défi qu’il contient, et ils l’ont prouvé à travers les sujets qu’ils ont voulu aborder avec grande liberté devant leur invité d’honneur.
La violence dans les cités, la présence puissante et conditionnante des trafiquants de drogue, l’éclatement social, la tiédeur des jeunes de leur âge à se mobiliser pour de grands idéaux, la compétition pour un succès à tout prix, le rapport de soumission face à toute autorité, y compris celle les parents, que de thèmes abordés.
Et aussi les couples homosexuels, la culture libertaire dominante et le conditionnement des mass média entre les mains d’un petit nombre.
Dans les réponses de Giancarlo, les jeunes ont apprécié le concret des indications données. Y compris le final, l’invitation à ne pas être les « élèves » de la télévision et d’internet, mais s’engager à posséder la culture qui naît du charisme de l’unité, une lumière sur tous les sujets, ceux d’actualité et ceux plus traditionnels

“ Les défis modernes – a-t-il souligné – devant un auditoire attentif- nous donnent plus de travail, ils exigent des connaissances interdisciplinaires et de continuels approfondissements, mais cela, c’est la vie de Jésus en 2012. Il est fondamental de comprendre ensemble, et cela jusqu’au fond, ce que nous sommes en train de vivre comme fils de Chiara et pourquoi. Dans cet engagement, vous pouvez compter sur la compétence et la disponibilité des experts du Mouvement.
Le dialogue semblait terminé ….Mais le coprésident reprend la parole et crée la surprise. Il propose aux jeunes de dédier la chapelle de la citadelle à une jeune qu’il a eu la chance de connaître lorsqu’elle avait 12 ans, la bienheureuse Chiara Luce Badano, que Benoît XVI avait mentionnée, il y a quelques jours, dans son message pour la Journée Mondiale de la jeunesse, à l’occasion du dimanche des Rameaux.
La cérémonie pourrait se faire le lendemain à la conclusion de la journée de rencontre avec la communauté du Mexique. Les jeunes accueillent cette nouvelle avec une explosion de joie. Il restera peu de temps pour préparer un programme qui soit solennel et sprint.
Mais il y en a suffisamment pour commencer à bander les yeux de Giancarlo.
De notre envoyé spécial Paolo Lòriga
1 Avr 2012 | Focolare Worldwide
Bordée par deux océans et traversée par la cordillère des Andes, la Colombie est un vrai jardin de 1.141.748 km2 à l’extrême nord-ouest de l’Amérique du Sud. Plages des Caraïbes, forêt amazonienne, villes modernes, fleurs, or, pétrole, émeraudes et énergie à exporter, art et culture, font d’elle un pays plein de richesses. C’est cependant son peuple, tenace, plein de joie et d’initiatives, le vrai trésor de cette nation qui a adopté le nom de Christophe Colomb.
L’histoire du Mouvement des focolari sur ces terres débute à Bogotá, métropole cultivée et moderne avec plus de 9 millions d’habitants, qui s’étend sur un magnifique haut plateau à 2.600 mètres d’altitude. Durant le Congrès Eucharistique de 1968, Lucero – jeune scout – alors qu’elle assure le service d’ordre, rencontre le père Sotelo, franciscain, qui lui offre un livre de Chiara Lubich écrit pour les jeunes du Mouvement: « Tappe gen » (Vie Gen). Fascinée, elle commence – avec d’autres jeunes filles – l’aventure que proposent ces pages. Leur vie parle et d’autres sont attirés.
En même temps, à Medellín, ville industrielle et en continuelle transformation, le père Luis Bonilla – salésien – découvre entre les pages de la revue Ciudad Nueva (Nouvelle Cité) publiée en Argentine, la vitalité évangélique tant recherchée. A partir de ce moment-là, il parcourt les maisons de son quartier annonçant « l’Idéal » qu’il a trouvé. Il commence un rapport épistolaire avec la rédaction et après quelques mois Anna Sorlini, focolarine italienne, arrive là, puis suivra par des voyages et courrier les communautés naissantes.

Marita Sartori
En 1972 naît le premier «focolare» et en 1976 un second. De là, cet esprit évangélique part vers les 12 nations latino-américaines – du Mexique jusqu’au Pérou – trouvant partout une réponse enthousiaste. Parmi les principaux personnages de cette histoire, il y a Màrita Sartori, une des première focolarine de Trente, qui a vécu en Colombie de 1973 à 2002 et Carlo Casabeltrame, piémontais.
Durant ces années, Mgr Libardo Ramirez participe aux premières rencontres d’Evêques amis des Focolari. Il porte la spiritualité de l’unité à Armenia, son diocèse. Avec l’arrivée de Don Agostino Abate, naît le focolare sacerdotal. Religieuses et religieux, mutés en divers endroits, communiquent cette spiritualité, c’est alors que des communautés naissent dans le Valle, Huila, Santander, Nariño, Atlántico, Chocó, Antioquia et Cundinamarca. Une édition colombienne du journal Nouvelle Cité voit le jour.
Du point de vue sociopolitique et économique, la situation du pays devient toujours plus difficile: à la pauvreté (plus de 48% de la population), source de luttes armées et guérillas, s’ajoute le trafic de drogue avec toutes les formes de violence et d’émigration de force.
Les communautés du Mouvement se sentent continuellement interpellées par ces situations. Pour donner une réponse, Chiara Lubich propose en 2002, que les Focolari en Colombie développent en particulier la nouvelle politique et le nouveau droit qui naissent de la spiritualité de l’unité. C’est une étape importante pour le développement du Mouvement dans ce pays.
Actuellement, le siège du Mouvement se situe au «Centre Mariapolis Gioia», à Tocancipá (à 50 km de Bogotá), centre de formation et de rayonnement de la spiritualité de l’unité dans toute la région. Il y a de plus deux «focolares» à Bogotá et deux autres à Medellín. Différentes oeuvres sociales sont nées, comme le «Centre Social Unité» au sud de la capitale, l’ «École Soleil Levant» à Tocancipá, les programmes de parrainages à distance à Medellín et à Bogotá ainsi que quelques projets académiques et de développements basés sur la fraternité comme modèle politique. Les membres et adhérents du Mouvement en Colombie sont environ 6 500.