Mouvement des Focolari
Les Jeunes pour un Monde Uni aux JMJ de Madrid

Les Jeunes pour un Monde Uni aux JMJ de Madrid

Voici quelques lignes du programme, avec les principaux rendez-vous communs et les 4 rendez-vous préparés par les jeunes des Focolari, qui participeront aux JMJ avec les diocèses dont ils font partie.

JMJ 2011 – Madrid

Mardi 16 août :

20h : Inauguration des JMJ – messe place Cibeles à Madrid

22h : Gen Rosso en concert « DIMENSION INDÉLÉBILE ». Auditorium Pilar García Peña (Parque Pinar del Rey) – *

Mercredi 17 août :

10h : Catéchèse par les évêques

22h : Spectacle « LIFE, LOVE, LIGHT ». L’une d’entre nous. Une vie réalisée. Chiara Luce Badano, béatifiée le 25 septembre 2010 par Benoît XVI. Auditorium Pilar García Peña (Parque Pinar del Rey) – *

Jeudi 18 août :

10h : Catéchèse par les évêques

12h : Arrivée du pape à l’aéroport de Barajas. Cérémonie de bienvenue.

12h 40 : Entrée du pape à Madrid. Arrivée à la nonciature.

16h : Cérémonie d’accueil du pape

19h 30 : Souhait de bienvenue des jeunes place Cibeles

22h : Gen Rosso en concert « DIMENSION INDÉLÉBILE ». Auditorium Pilar García Peña (Parque Pinar del Rey) – *

Vendredi 19 août :

10h : Catéchèse par les évêques

11h 30 : Rencontre du pape au monastère de l’Escurial avec les jeunes religieuses.

12h : Rencontre du pape au monastère de l’Escurial avec 1 000 jeunes professeurs d’université, dans la basilique

19h 30 : Chemin de croix

22h : « Adoration – Get Together », Jeunes Pour un Monde Uni du mouvement des Focolari.

Église des Pères Carmes : Via Ayala, 35 (Madrid) métro Velázquez – ligne 4 (à 15 minutes à pied du lieu du chemin de croix).

Samedi 20 août :

16h : Temps de préparation à Cuatro Vientos. Les jeunes arriveront petit à petit à l’aérodrome et occuperont les différentes places. Diverses animations sur scène : témoignages de jeunes, musique, prières…

19h 40 : Visite à la Fondation de l’Institut San José

20h 30 : Veillée avec le pape à l’aérodrome de Cuatro Vientos.

23h : Nuit à Cuatro Vientos

Dimanche 21 août :

9h : Arrivée du pape à Cuatro Vientos

9h 30 : Messe  d’envoi des JMJ

17h 30 : Rencontre du pape avec les volontaires

18h 30 : Au revoir du pape

(*) Pour arriver à l’Auditorium Pilar García Peña (Parque Pinar del Rey) : Rue : López de Hoyos c/v carretera de Canillas (Madrid) Métro : Pinar del Rey, ligne 8 – bus : 9, 72, 73  

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Algérie : Congrès des musulmans des Focolari

inq jours, dans un très beau cadre à Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011. Cinq jours pour vivre et découvrir  que l’Idéal de l’Unité peut-être vécu aussi par des croyants musulmans. Chiara Lubich avait annoncé de façon prophétique en 1992 : »Le mouvement musulman des Focolari est né », vingt ans après nous le voyons réalisé, à la grande surprise des participants. Une  quarantaine de musulmans provenant de l’Europe et du Moyen Orient sont venus et ont rencontrés la communauté des Focolari en Algérie, essentiellement musulmane qui vit cet esprit depuis plus de 45 ans. Les interventions vidéo de Chiara Lubich, ainsi que celles des différents experts présents au congrès ont éclairé l’engagement des fidèles de l’islam avec le charisme de Chiara Lubich, un engagement qui posait beaucoup de questions.  De nombreuses réponses  ont été données dans un climat de grande liberté et ouverture suscitant un grand espoir et démontrant que ce n’est pas incompatible. Dans le programme était inclus la visite de Tlemcen et d’Oran des moments qui ont permis de découvrir la richesse spirituelle de Tlemcen et le grand patrimoine culturel d’Oran tout en resserrant les liens entre les différentes tendances de l’Islam présentes parmi les congressistes. Un congrès qui faisait dire à l’un des participants : ‘notre Rome à nous c’est Tlemcen’.

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Choisir entre le dialogue et la barbarie.

Lors de la conclusion de son intervention pendant le congrès organisé par le centre des Focolari pour le dialogue avec des personnes sans option religieuse en avril 2011, Lancerotto raconte : « Mon grand père participait avec un de ses enfants à une grève de journaliers agricoles dans la campagne de la basse Vénétie, dans l’Italie du nord, au début des années 20, quand sous un grand chêne qui existe toujours, il fut tué d’un coup de fusil par un propriétaire terrien endurci. Ma grand-mère Marie, dite « la frisée », se retrouva seule à élever 7 enfants dans des conditions d’extrême pauvreté, en vivant une très longue période de douleur et de grands sacrifices sans toutefois transmettre aux enfants aucun esprit  de revanche. Un de ses fils, mon oncle, nommé Libero, à la fin de la seconde guerre mondiale, animé par un esprit de vengeance, entretenu dans toutes ses années de souffrance, chercha et trouva l’assassin, mais il en eut pitié en le voyant pauvre et avec sa famille à la dérive. Il repartit en lui laissant la vie sauve. Il ne lui a certes pas pardonné, mais il a fait prévaloir la vie en son for intérieur, comme il l’avait intégrée à travers l’enseignement maternel. J’essaie aujourd’hui d’imaginer ce choix survenu dans des circonstances particulières et historiquement datées et à le transposer du  niveau des choix personnels de l’individu au niveau des choix  des  états et de la politique, comme dans certaines situations qui nous sont contemporaines et conflictuelles : par exemple au Moyen et en Extrême orient, en Afrique etc. Ce serait certainement un grand pas en avant si le choix de mon oncle, mûri dans sa conscience d’homme, devenait usage acquis et pratiqué dans la conscience collective de la société. Ce « petit témoignage », selon Lancerotto, va dans le même sens que le message de Chiara Lubich.  « C’est un message, affirme t-il, qui agit sur les consciences ; il vise à la transformation de la société en partant de la transformation de l’individu. Il partage la voie indiquée par elle quand elle affirme que le dialogue exige que chacun d’entre nous : individu, mouvement ou état, cède quelque chose de soi pour voir, lire et surtout écouter la complexité et la pluralité des valeurs du monde contemporain, pour entrer en relation avec ses composantes, découvrir leurs mérites respectifs, réaliser des projets communs même dans la diversité légitime et active de chacun ».

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Au parlement Italien avec Igino Giordani


  20110615iginogiordani109 Le congrès du 14 juin a été promu par la Présidence de la Chambre des députés pour rappeler la figure d’Igino Giordani (1884-1980). Personnalité éclectique du XXe siècle, député à la Chambre du Parlement italien de 1946 à 1953, écrivain, journaliste, expert en œcuménisme et en patrologie, Igino Giordani a laissé des traces profondes et a ouvert des perspectives prophétiques au niveau culturel, politique, ecclésial, social. Le Président de la Chambre Gianfranco Fini a présidé les travaux. Parmi les intervenants : Alberto Lo Presti, directeur du Centro Igino Giordani, qui a présenté la figure politique et l’action parlementaire d’Igino Giordani ; des parlementaires et des jeunes, Italiens ou non, pour porter  témoignage de l’influence de la pensée et de l’action de Giordani, et enfin Maria Voce, dont nous reportons intégralement le discours. « Je remercie Monsieur le Président de la Chambre des Députés Gianfranco Fini, de me donner l’occasion de vous adresser une salutation ici à ce Congrès sur Igino Giordani, un des pères constituants de la République et que nous considérons cofondateur du Mouvement des Focolari, qu’aujourd’hui je représente. J’adresse en outre ma salutation personnelle à vous Messieurs les Sénateurs et les Députés présents, aux autorités ici présentes, à tous les participants à cette rencontre. C’est le 17 septembre 1948, ici même, à la Chambre des Députés, qu’Igino Giordani a reçu Chiara Lubich, une jeune fille de Trente âgée de 28 ans, accompagnée de quelques religieux. Pour Giordani ce fut une rencontre aussi inattendue qu’extraordinaire. A partir de ce moment, il ne fut plus le même. Qu’a dit Chiara Lubich, quelles paroles a-t-elle utilisées pour entrer si profondément dans l’âme de l’éclectique politicien d’alors ? Nous en savons plusieurs choses. En fait, à la fin du colloque, Igino Giordani très touché par ce qu’il avait entendu, a invité Chiara Lubich à mettre par écrit ce qu’elle venait de lui dire, pour le publier ensuite dans une revue qu’il dirigeait. Le mois suivant, sortit l’article qui commençait avec la narration de la naissance de l’Idéal de l’unité, sous les bombes : C’était la guerre. Tout s’écroulait autour de nous, toutes jeunettes, attachées à nos rêves pour l’avenir : maisons, écoles, personnes chères, carrières. […] Ce fut de cette dévastation complète et multiple de tout ce qui formait l’objet de notre pauvre cœur, que naquit notre Idéal. (…) Nous sentions qu’un seul Idéal était vrai, immortel : Dieu. Face à cet effondrement provoqué par la haine, apparaissait de façon très vive à notre esprit de jeunes filles celui qui ne meure pas. Nous le voyions et nous l’aimions dans son essence : « Dieu est amour » « C’était la guerre… » Igino Giordani pouvait se dire expert sur le sujet. La guerre, il l’avait vécue en personne, dans les tranchées de la Première guerre mondiale, connaissant les atrocités des massacres et en étant lui-même gravement blessé. Il était un expert de l’absurdité de chaque conflit armé et il s’était fait un nom dans la culture italienne comme vrai défenseur de la paix. Mais les paroles de Chiara n’avaient pas pour thème l’horreur de la guerre. Chiara racontait comment, des années plus tôt, dans Trente bombardée, elle apercevait un idéal que rien ne pourrait effacer : Dieu. Il se révélait à ses yeux non comme l’espérance dernière, un désir lointain, mais comme amour circulant entre tous, feu qui serait gardé et alimenté par l’amour réciproque, de façon à réaliser la promesse de Jésus : « Là où sont deux ou trois réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18,20). Ce n’est pas difficile de croire qu’Igino Giordani fut touché. A ses yeux lui était révélé un Evangile vivant. Ce Jésus que Chiara lui avait montré entrait dans l’histoire des hommes comme amour et guidait l’humanité vers la fraternité universelle, vers l’unité. Dans son autobiographie, en rappelant cette rencontre, Giordani dévoile l’émotion éprouvée : Lorsqu’elle cessa de parler, j’étais dans l’enchantement(…) ; et j’aurais voulu continuer à entendre cette voix. S’en m’en rendre compte, c’est cette voix que j’avais attendue. Elle mettait la sainteté à la portée de tous, supprimait les grilles qui séparaient le monde laïc de la vie mystique. (…) Elle rendait Dieu proche : il était Père, frère, ami, présent à l’humanité. En Chiara et ses premières compagnes il était évident qu’un idéal vaste comme l’unité devrait embrasser  le monde entier, mais comment un groupe de si jeunes filles auraient pu y arriver ? Qui sait si Giordani ne s’est pas alors posé cette question ! Ce qui est sûr aujourd’hui, nous le savons des paroles mêmes de Chiara, que la rencontre avec Giordani fut pour elle la rencontre avec cette humanité. L’idéal de l’unité de Chiara Lubich et de ses premières compagnes était fait pour tous et pour toutes les réalités humaines, et Giordani était là pour le témoigner. Aujourd’hui la trame d’un tel dessein est visible. Le Mouvement des Focolari est présent dans plus de 180 pays  du monde, et compte plus de deux millions d’adhérents et de sympathisants de milieux culturels et sociaux les plus différents. Je rentre d’un voyage en Europe orientale, où les communautés des Focolari sont présentes depuis 1961, quand les premiers membres passaient le rideau de fer, armés seulement de l’amour réciproque et de la charité envers chacun, sans distinctions. Leur travail dans le silence depuis ces années, a contribué à dépasser les barrières idéologiques, a soutenu l’engagement pour reconstruire cette société oppressée, et anime aujourd’hui de nombreux projets destinés au bien commun. Au courant du mois de mai a eu lieu au Brésil l’Assemblée mondiale de l’Economie de Communion, 20 ans après l’intuition prophétique qu’a eue Chiara, lorsqu’arrivant à San Paolo en 1991 et survolant la ville, elle vit les gratte-ciel, et la ‘’couronne d’épine’’ des favelas qui les entouraient. Elle s’est senti poussée à faire quelque chose pour changer le système de développement, pour chercher une voie nouvelle qui ne soit ni le capitalisme, ni le communisme. Aujourd’hui, l’Economie de Communion implique plus de 800 entreprises qui librement, mettent en commun les outils pour promouvoir  et former des entrepreneurs et des économistes à une nouvelle pratique économique, et elle est reconnue et étudiée comme une vraie doctrine économique. Les multiples initiatives que nous voyons aujourd’hui engagées par le Mouvement des Focolari dans tous les coins du monde et dans tous les domaines de l’activité humaine, étaient, dans un certain sens, prophétiquement présentes à l’origine du moment où Chiara Lubich et Igino Giordani se sont rencontrés ici à Montecitorio. Dès ce moment le Mouvement s’est mis tout de suite également au service de la politique. Il a attiré en ces années de nombreux députés et sénateurs – certains ont été mentionnés dans le précédent audio-vidéo et les choix accomplis, comme vous avez pu l’entendre, furent courageux. Aujourd’hui c’est la proposition du Mouvement Politique pour l’Unité, voulu et fondé par Chiara Lubich en 1996, avec quelques parlementaires et politiciens de divers niveaux institutionnels, qui voit l’implication – en Corée comme en Argentine et dans d’autres nations – des administrateurs locaux, des fonctionnaires, des étudiants en politique, et de nombreux jeunes engagés dans les écoles de participations. Il est animé par un amour politique, qui guide les choix, les comportements, les lois, les actions diplomatiques, laissant entrevoir une nouvelle modalité de travail des assemblées administratives, législatives jusqu’aux organismes internationaux. Il est inspiré du principe de fraternité, principe essentiel de la pensée politique moderne. Comme nous le constatons, il a été à la base des projets politiques les plus importants de l’histoire moderne et contemporaine : du guide idéal de la Révolution française (pensons au triptyque liberté  égalité  fraternité) à la fondation du socialisme utopique, du marxisme au nationalisme patriotique. Il a cependant été interprété de façon non inclusive, mais exclusive, c’est à dire en considérant la fraternité comme un rapport de valeurs qui regarde quelqu’un (une classe sociale, économique, un peuple), en antagonisme avec quelqu’un d’autre. Il s’agit donc d’un principe politique encore peu exploré dans la dimension universelle, c’est  cela qu’entend faire le Mouvement politique pour l’Unité : décliner le principe de la fraternité universelle pour que la politique retrouve en elle une nouvelle fondation qui la porte à la hauteur des temps, capable d’assumer son rôle de constructrice de paix, de justice, de liberté, pour la communauté humaine tout entière. La fraternité, en outre, illumine la fin ultime de la politique, qui est une paix à accomplir jusqu’à l’unité de la famille humaine tout entière : unité dans les plus petites communautés politiques comme dans toute l’assemblée internationale. Ainsi le principe de fraternité a trouvé une mesure dans l’ « aimer la patrie de l’autre comme la sienne », expression créée par Chiara Lubich et qui dès les premiers temps constitue un paradigme d’universalité.  Elle est capable d’exprimer la vocation de la politique comme amour tourné indistinctement vers tous, parce que chaque personne et chaque réalité sociale sont « candidates à l’unité » avec l’autre et chaque peuple est appelé à concourir pour un monde plus uni. Et en rappelant aujourd’hui, dans ce prestigieux siège du Parlement italien ce que sont ces quelques lignes, ou traits du Mouvement Politique pour l’Unité, nous ressentons encore la grande actualité d’une autre invitation adressée par Chiara aux parlementaires italiens en décembre 2000 à San Macuto. Une invitation, un paradoxe plausible, à conclure entre tous les partis – au-delà de chaque différence – un pacte de fraternité pour l’Italie, parce que le bien du Pays a besoin du travail de tous. « La fraternité offre des possibilités surprenantes – disait encore Chiara aux parlementaires – , admettre par exemple, de comprendre et  faire sien aussi le point de vue de l’autre, de façon à ce qu’aucun intérêt, aucune exigence restent étrangères ; (…) admettre de considérer ensemble et valoriser les expériences humaines qui risquent autrement, de se développer en conflits inguérissables comme les blessures encore ouvertes de la question méridionale et les nouvelles et légitimes exigences du Nord ; (…) admettre aussi d’introduire de nouveaux principes dans le travail politique quotidien, de façon à ce qu’on ne gouverne jamais contre quelqu’un ou en étant l’expression d’une seule partie du Pays ». C’est à cela et à beaucoup d’autres défis encore, dans le domaine politique et de la société entière, que conduit cette rencontre entre Chiara Lubich et Igino Giordani, un député qui à Montecitorio nous donne à accueillir cette invitation à dilater l’âme et l’action pour construire l’unité dans le monde entier. Nous souhaitons, nous désirons, que la rencontre  d’aujourd’hui nous pousse à renforcer la tension commune à travailler aujourd’hui pour l’unité de notre Pays, et bien au-delà.  Merci ». Maria Voce

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Bruna Tomasi en Colombie, Equateur, Pérou

« Je suis restée 5 semaines en Colombie, Equateur, Pérou. Un peuple merveilleux qui semble fait pour vivre l’Idéal de Chiara » – nous dit Bruna à son retour, elle qui fut un témoin direct de la naissance des Focolari. Au terme de son voyage cette lettre est arrivée qui exprime la joie, la reconnaissance et la gratitude des centaines de personnes qui pendant ces cinq semaines ont eu la possibilité d’une rencontre directe avec elle : « Comme des étoiles qui font une constellation : Chiara et ses premières compagnes étaient et se sentaient ainsi. Bruna Tomasi, une d’entre elles, est arrivée jusqu’ici pour partager avec nous sa divine aventure ». En Colombie, du 26 avril au 10 mai les rendez-vous se succèdent : des salutations aux 85 prêtres en  congrès au Centre Mariapolis de Tocanpica, aux rencontres avec la communauté, avec les jeunes, avec les focolarini, les religieuses, les familles… De chaque coin du pays, ils sont arrivés nombreux et pleins d’enthousiasme, malgré les inondations, routes fermées à cause des débordements des fleuves dans les campagnes. Et pour Bruna qu’est-ce que ces quelques jours ont été ? En Colombie, elle est frappée par la présence très vivante de Marita Sartori, focolarine de la première heure qui a vécu dans ce Pays de 1973 à 2002 « comme une semence tombée dans cette terre et qui porte du fruit ». Elle est aussi touchée par la nature de ce peuple très actif,  très tourné vers l’aide à qui en a le plus besoin. En sont un exemple le « Centre social Unité » – action sociale de nombreux membres des Focolari qui depuis plus de 30 ans s’engagent dans un quartier périphérique de Bogota, avec une assistance sanitaire, des établissements scolaires, une éducation artistique – et l’Ecole « Sol naciente » (soleil levant), proche du  Centre Mariapolis, dans la capitale.   Le voyage se poursuit ensuite en Equateur, du 10 au 23 mai. « Ce qui vient le plus en évidence de ce pays – c’est encore Bruna qui raconte – est la variété culturelle. C’est aussi une acceptation réciproque très belle. Ce qui pourrait être un obstacle, est déjà dépassé. » A l’Université Andine « Simon Bolivar », les 14 et 15 mai, les membres des Focolari se sont donné rendez-vous, provenant des diverses régions: Esmeraldas, Guayas, Imbabura, Santo Domingo de los Tsàchilas, Pinchincha. Toutes les expressions d’un peuple, d’un peuple riche dans la diversité. Le chant et la danse furent présents, de la côte à la chaîne centrale des Andes, comme cadeau spécial et remerciements pour les visiteurs ! Expressions de la diversité qui devient don fut la ‘’ Messe Afro’’ animée par la communauté d’Esmeraldas. «  Que faire pour répandre dans tout le Pays l’Idéal de l’unité ? » fut  une question récurrente. « Fortifier le chemin entrepris et… raviver le ‘’feu’’ de l’amour réciproque », consigne de Bruna à ce peuple, un appel afin que l’Equateur vive la fraternité en plénitude et la donne comme un cadeau au monde. Et finalement nous arrivons au Pérou. Bruna Tomasi est à Lima du 23 mai au 3 juin. Les péruviens ont toujours désiré une visite de Chiara Lubich, et « Dieu à travers Bruna nous a fait ce cadeau »,écrivent-ils. « Le peuple péruvien a une dignité ancestrale –commente Bruna – . Il semble aussi que dans la tradition religieuse des Incas on trouve des traces de la Règle d’Or… ». Dans ce pays immense, nombreux sont aussi les rendez-vous. Très belle rencontre avec la communauté du Pérou, avec environ 320 personnes venues de chaque partie du Pays, quelques uns ayant fait plus de 30 heures de voyage. « Ce fut une fête – écrivent-ils de Lima -. En 1989, au Pérou, le terrorisme était une réalité et de nombreuses personnes quittaient le Pays, mais justement cette année là est arrivé le focolare à Lima, soulignant de cette façon que notre révolution d’amour est plus forte que tout ». Rencontre importante avec le Nonce apostolique, Mons. Bruno Musaro, avec le Cardinal de Lima, Mons. Juan Luis Cipriani et les autres évêques présents. Ils ont tous manifesté leur estime pour Chiara et son charisme.   « L’Idéal de Chiara – conclut Bruna à notre journaliste – est fait pour le ‘’rapport’’ avec l’autre à n’importe quel niveau, n’importe quelle foi et également au niveau culturel. C’est un défi, mais en vivant la charité on dépasse toutes les différences. »

Les Jeunes pour un Monde Uni aux JMJ de Madrid

Un car pour la Bulgarie. Récit d’accueil au quotidien.

Isabella Barbetta

«Depuis quelques mois, un monsieur aide à ramener le chariot des courses, devant le supermarché, en échange d’une pièce. Je commence à lui dire bonjour, mais il reste indifférent. J’essaie de l’aborder, mais il ne parle pas l’italien. Chaque matin, nous nous saluons et peu à peu la froideur disparaît. Il cherche du travail, mais personne ne s’arrête soit parce qu’il ne sait pas l’italien, soit à cause de son aspect bourru. Après l’été, sa femme, Valentina, vient aussi. Elle connaît l’italien parce qu’elle a été auxiliaire de vie auparavant. Avec Valentina le rapport est plus facile. Tous les matins, je m’arrête volontiers parler avec elle. Elle cherche du travail. Mais en Italie, ce n’est pas facile en ce moment. Ils dorment dans l’entrée du supermarché sur des cartons. Fausto réussit à leur trouver quelque chose pour la nuit dans un institut de religieuses. Désormais, chaque jour Valentina et Michel sont dans mes prières. Un matin Valentina n’arrive plus à parler ni à avaler. Je comprends que c’est sérieux. Je lui achète des médicaments, et demande à Fausto de lui rendre visite. Nous l’amenons à l’hôpital, où on la transfuse. Pour la nuit, je vais la rechercher et la ramener chez les Soeurs, avec son mari Michel resté dans la salle d’attente. Ils ne réussissent toujours pas à trouver de travail. L’hiver arrive et au lieu de retourner en Bulgarie, comme ils auraient dû le faire, ils retournent dormir dehors. Je leur porte des gâteaux que je confectionne avec beaucoup de chocolat afin qu’ils soient plus nourrissants. Noël approche. Un soir la température est à moins 2°, avec Fausto nous passons à coté du supermarché. Valentina et Michel sont assis sur un carton, gelés de froid. J’ai un serrement de coeur. Nous essayons de les convaincre d’aller passer la nuit au chaud. Le mari ne veut pas. J’ai envie de pleurer et dis que je passerais la nuit là, si on ne trouve pas de solution. Fausto demande comment se fait-il qu’ils ne soient pas rentrés en Bulgarie comme ils en avaient l’intention. La réponse est simple: “Nous n’avons pas d’argent pour acheter les billets.” Nous nous regardons avec Fausto: si le problème est l’argent, nous nous en occupons, nous ferrons moins de cadeaux à Noël. Nous nous renseignons quand est le départ du car pour la Bulgarie: le lendemain matin de la station Tiburtina. Nous rentrons à la maison et pendant que Fausto prend l’argent, je prépare un sac avec des sandwichs, du fromage, du jambon, des fruits, des gâteaux, de l’eau, etc. pour le voyage de deux jours. Nous partons avec Valentina et Michel, et à une heure et demie nous arrivons à la station Tiburtina. Nous nous échangeons les adresses, contents qu’eux aussi puissent passer un beau Noël en famille. Mais le lendemain Valentina téléphone car le car est complet et ils sont contraints de revenir à Ariccia, mais ils ont acheté les billets pour le vendredi suivant. Valentina me dit: “Italie pas vouloir, Bulgarie pas vouloir, seulement toi nous ‘vouloir’ du bien.” Ayant apprécié leur éducation et leur courtoisie, les religieuses les accueillent volontiers. A six heures du matin, vendredi, Fausto vient les chercher et les amène à Rome. Cette fois encore, je leur prépare un sac abondant de vivres pour le voyage avec en plus un beau manteau bien chaud pour remplacer la veste sale et en mauvais état de Valentina. Je n’ai pas pu trouver de travail à mes amis, mais je suis sûre de leur avoir donné un peu d’amour». NDLR: l’histoire a été racontée par Isabella en janvier 2008. Nous la proposons de nouveau aujourd’hui en raison de son extraordinaire actualité.