11 Mai 2011 | Focolare Worldwide

Silvana avec Gustavo Clariá de la Rédaction du Web
Quelles ont été tes impressions sur la société argentine ? « J’ai trouvé un continent où le christianisme est vivant ; il est la racine culturelle de ce peuple. Les messes, par exemple, sont très fréquentées, avec beaucoup de jeunes, et le dimanche est aussi respecté civilement. On pourrait dire que c’est un continent (l’Argentine est si vaste !) nouveau et jeune. De par cette ouverture et cette liberté, ils sont particulièrement faits pour accueillir la spiritualité de l’unité qui naît du charisme de Chiara. Nous savons que tu as été invitée par les nombreuses communautés des Focolari de ce pays… 
Mariapolis Lia
Oui. Le Mouvement en Argentine est très répandu et riche des diverses vocations de l’Œuvre de Marie et de témoignages dans différents domaines. Par exemple, dans la « Cité-pilote Lia », qui est un peu le cœur des Focolari pour le Cône Sud, il y a beaucoup de jeunes qui lâchent tout pendant un an, pour « faire l’expérience » comme ils disent. C’est-à-dire pour se former à une « vie nouvelle » fondée sur l’Évangile. Même si les Sud-Américains sont les plus nombreux, il y a des filles et des garçons de l’Europe et du monde entier, et l’engagement avec lequel ils vivent cette période suscite une grande admiration.
Déjà Chiara Lubich soulignait le rôle des jeunes dans la cité-pilote argentine comme une de ses caractéristiques. J’ai visité toutes les réalités de la Cité-pilote et j’ai rencontré les focolarini, les écoles des jeunes et la communauté locale. J’ai été touchée par l’harmonie et par les rapports d’unité que j’ai trouvés entre tous. Là, triomphe cet amour réciproque que Lia Brunet et Vittorio Sabbione – pionniers du Mouvement en Argentine – ont apporté et que Chiara, lors de sa visite historique en 1998, a chaudement souligné. Je peux dire que j’ai expérimenté la présence spirituelle de la Sainte Vierge. J’ai parlé d’Elle lors d’une de mes interventions en décrivant comment Elle s’est manifestée dans notre histoire : un modèle pour vivre la Volonté de Dieu.
J’ai aussi visité le Pôle industriel « Solidaridad », où quelques entreprises s’inspirent des principes de l’Économie de Communion. Elles sont encore petites, mais il y a de la pureté et de la cohérence avec les valeurs évangéliques, qui assurent un futur prometteur. L’« associé caché », comme est appelée l’intervention de la Providence de Dieu, est très présent et intervient avec fidélité.
Tu as passé les fêtes de Pâques en Argentine… Je les ai passées au Centre Mariapolis à Josè C. Paz, dans les environs de Buenos Aires. C’étaient des jours intenses, de grande spiritualité, avec environ 90 focolarines, y compris les focolarines mariées. Ensuite, nous ont rejointes les focolarini et d’autres personnes appartenant aux communautés proches, environ 400 personnes. Au milieu d’eux, j’ai voulu souligner à quel point nous avions compris, durant les premiers temps avec Chiara, les réalités de Jésus au milieu de nous et celle de Jésus abandonné. J’ai été émue par la reconnaissance et par l’amour qu’ils m’ont témoigné de tant de façons.
Je peux dire que j’ai été très impressionnée par l’harmonie qu’il y règne et contente de l’unité que j’ai trouvée entre tous. Même si on peut toujours s’améliorer et grandir, je pense que Chiara, du Ciel, doit être contente.
3 Mai 2011 | Focolare Worldwide
Il est dix heures et demie lorsque je descends l’escalator du métro à la Gare Centrale. Ce n’est pas l’heure de pointe, et pourtant nous sommes nombreux. Sous l’escalier, il y a un homme qui agite un bout de papier. Mais tout le monde est pressé et personne ne l’écoute.
Je m’arrête et lui fais signe de me suivre. Nous allons sur le quai. Je découvre qu’il va dans la même direction que moi. Il est accompagné de sa femme, deux filles et un garçon. Ils ne sont pas habitués aux tapis roulants et la femme manque de tomber. Quand je découvre que seul Sabri, leur fils de 10 ans, parle suédois, je décide d’aller avec eux jusqu’à destination.
Mais ce n’est pas si facile, car lorsque nous descendons en tête de ligne, ils sortent d’autres bouts de papier… Le premier avec la mention de la direction à prendre dans le métro, maintenant, c’est un bout de papier avec l’adresse du Conseil pour l’immigration qui se trouve… cinq stations avant. Nous retournons. A la station de métro, je demande s’ils peuvent payer l’autobus. Nouveau bouts de papier, une lettre et un billet électronique pour le train. Pas d’argent. La lettre montre que leur objectif n’est pas le service d’immigration, mais une étude juridique qui se trouve dans un autre quartier de la ville.
Je suis déjà en retard d’une demi-heure pour la réunion. J’appelle l’étude juridique. Nous décidons qu’ils doivent prendre un taxi. Ils me demandent si je peux leur prêter l’argent pour le taxi puisque ensuite, certainement, le bureau juridique me remboursera la dépense. Le taxi est trop petit pour nous transporter tous, c’est pourquoi je prends congé. Les cinq personnes reconnaissantes me saluent cordialement.
Je suis surpris, lorsque quelques amis, ensuite, me disent que j’ai été très gentil. Surtout de payer le taxi… Certes, j’ai dû me dépasser pour aller avec eux pendant tout le trajet, j’ai perdu une bonne partie du cours auquel j’aurais dû assister et je ne suis pas sûr de revoir mon argent. Mais, n’aurais-je pas été heureux d’être aidé s’il m’était arrivé la même mésaventure dans un pays étranger ? La joie que j’ai ressentie en moi, et chaque fois que j’en parle, est un cadeau supplémentaire.
Patrick – Suède
Source : www.focolare.se
20 Avr 2011 | Focolare Worldwide
Bien chers amis argentins,
Vous souhaitez que j’adresse mes vœux à ce pays splendide : l’Argentine.
Je ne vous souhaite pas quelque chose que j’ai moi-même imaginé mais quelque chose qui est dans l’air de l’histoire d’aujourd’hui.
Comme on le sait, au-delà de notre façon de voir les choses, il en existe une autre : celle de celui qui conduit l’histoire, celle de Dieu.
De temps en temps il nous donne des signes qui nous montrent sa volonté : les signes des temps.
L’un d’eux, au jour d’aujourd’hui s’appelle unité.
Malgré les guerres qui existent dans le monde, malgré les calamités, les inégalités, beaucoup de choses disent que le monde tend à l’unité.
Dans le monde civil et politique les états nous le disent : ceux de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie, ou de l’Amérique qui tendent à s’unir sous des formes différentes et en fonction d’objectifs variés.
Des administrations ou des organisations mondiales nous le disent, telles que l’ONU.
Le monde religieux nous le dit. C’est pour cette raison que nous parlons d’œcuménisme, de dialogue interreligieux, interculturel.
Et c’est l’unité que je souhaite aussi à ce pays. Elle existe déjà. Mais elle peut être approfondie.
Comment ? Par l’amour fraternel entre tous, entre les familles, entre les générations, entre les villes, entre les provinces dans le respect de leur identité, pour transformer cette société en une seule et grande famille.
Si nous vivons ainsi, le Ressuscité fêté à Pâques, sera au milieu de tous, parce que lui-même l’a dit.
Et il améliorera toute chose dans tous les domaines de la vie humaine ;
Il sera la chance de l’Argentine, sa grande chance, son avenir assuré.
Tous mes vœux à tous, grands et petits !
Et en particulier, tous mes vœux, de tout mon cœur à tous ceux qui souffrent de quelque façon que ce soit.
Chiara Lubich
(Buenos Aires, avril 1998)
17 Avr 2011 | Focolare Worldwide

Un samedi spécial pour la grande famille des Focolari en République Dominicaine. Dans la Maison Saint Paul de l’Eglise catholique dominicaine, environ 700 personnes affluent de tout le pays. Deux cent kilomètres sur trois cent, une douzaine de provinces, ce pays est petit, mais riche de beautés locales, de “patriotisme régional”, avec tous ses cotés positifs et à l’opposé ceux négatifs liés aux traditions.
On le constate lors de la rencontre de Maria Voce et Giancarlo Faletti avec 150 jeunes proches du Mouvement en République Dominicaine: une variété considérable, une richesse d’expressions. Priscilla, par exemple, raconte son déménagement de sa région, Santiago Rodriguez, rurale et réputée pour ses gigantesques cultures de bananes, vers la capitale pour étudier Psychologie. Cela ne lui a pas été facile de changer de milieu, d’amis et de façon de vivre. Cependant la proximité des jeunes des Focolari lui a permis de bien s’insérer dans cette nouvelle réalité, jusqu’à devenir un leader pour beaucoup d’autres amis.

Le parterre de jeunes est particulièrement silencieux: c’est curieux, étant donné la vivacité exubérante de ces jeunes dominicains cependant capables de grande générosité et profondeur de vie. Leurs questions soulignent leur désir de radicalité. Aussi Maria Voce insiste, parlant de “vocation”, d’aspiration à quelque chose de grand: «A votre âge, ça en fait partie, on aime le risque, l’esprit d’aventure, l’envie de faire quelque chose d’autre. C’est justement à cet âge qu’on a la grâce de faire quelque folie! Et c’est une folie pour Dieu que de suivre son éventuel appel, même si on n’est pas complètement sûrs. Et ça en vaut la peine». Et Giancarlo Faletti souligne comment «la jeunesse est par nature en recherche, en recherche d’études, de travail, de sport, d’affections, d’engagement. C’est là que ressort le potentiel de chacun et aussi sa capacité d’écoute. Non seulement d’écoute de voix extérieures, mais surtout de la voix intérieure qui me pose la question du pourquoi de tout ce que je fais. Je ne peux pas me cacher derrière plein de choses, derrière une vie frénétique : je dois savoir écouter la voix qui me demande où va ma vie».
Ressortent aussi les pulsions de l’égoïsme et du peu de transparence, du bruit de la ville et aussi du péché, de la tentation, qui ont une forte incidence sur les jeunes: «Notre amplificateur – répond Maria Voce – est la présence de Jésus au milieu de nous, qui fait entendre sa voix et la fait devenir forte et même plus forte que tous les autres bruits». Chiara Luce Badano, cette jeune du Mouvement récemment béatifiée, est pour eux un exemple qui les aide à affronter les difficultés même quand, par rapport à la vie qui peut paraître la normalité, on est critiqué en raison d’une vie chrétienne engagée ou de toute manière à contre-courant. «Mais est-ce plus important de se préoccuper que Dieu soit satisfait de toi ou seulement qu’un ami ou une amie le soit ?», leur demande Maria Voce. Puis «c’est cependant nécessaire que ces amis perçoivent la joie qui existe entre vous». Il n’est pas question de s’isoler, mais de promouvoir la beauté de la vie “avec Jésus”, pour faire expérimenter la beauté de ce qui se fait “ensemble”.

Marguerita, une jeune du nord du pays, commente: «Quand Maria Voce nous a parlé de Jésus qui a crié son abandon sur la croix, j’ai compris qu’il n’y a pas seulement la douleur; Le vivre, ne veut pas dire rester dans la souffrance, mais avoir la joie de vivre avec Lui et pour Lui». Tandis que Pablo, de Saint-Domingue, souligne que «la joie simple que j’ai éprouvée aujourd’hui, doit devenir un virus qui contamine mes amis».
«Vous êtes généreux – conclut Maria Voce –, et vous m’avez prouvé que vous savez l’être. Par conséquent vous êtes capables de grandes choses. Continuez sans crainte à donner davantage».
De Michele Zanzucchi