1 Mar 2011 | Focolare Worldwide

Son Éminence Mgr Mario Meini, l’actuel évêque de Fiesole, a parlé de joie et d’émotion lors de ses salutations ouvrant cet événement, qui est surtout : « L’accueil d’un témoignage, d’une servante de Dieu, témoin des paroles du Seigneur… Sa vie a stimulé et encouragé le mouvement et toute l’Église. Nous voulons recueillir son exemple non pas comme un trésor jalousement gardé, mais comme un exemple qui peut servir à d’autres. Parfois, les saints passent à côté de nous et nous ne nous en apercevons même pas. » Les personnes présentes étaient ainsi invitées à redécouvrir le visage quotidien de la sainteté, qui devient le service au prochain, y compris au sein de la communauté civile et ecclésiale.
« Le surnaturel naturel, à la portée de tous. » C’est par ces mots que le cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical pour la culture, a évoqué, lors de la messe solennelle célébrée au sanctuaire de Marie Theotokos et animée par le Gen Rosso, sa rencontre avec Renata Borlone. Renata se distinguait en ce qu’elle faisait de la sainteté non pas un objectif accessible à peu de personnes, mais une vocation possible pour chaque chrétien et dont nous avons un grand besoin aujourd’hui.

Eli Folonari représentait la présidente du mouvement, Maria Voce, qui était en Terre Sainte ces derniers jours. Elle a raconté, émue et reconnaissante, comment elle avait vécu ses premières expériences de vie au focolare justement avec Renata en 1950 à Rome, et que fut Chiara Lubich qui appela personnellement Renata comme responsable de la cité-pilote de Loppiano.
Une journée extraordinaire à laquelle ont participé plus de 2000 personnes venues de toute l’Italie, malgré la neige et le mauvais temps, en plus de tous ceux qui ont suivi cet événement via internet, notamment lors du moment solennel, à 15 heures. C’est à ce moment qu’a eu lieu la véritable clôture du procès, avec les scellés des trois boîtes qui contiennent toute la documentation rassemblée durant ces sept années de travail du tribunal diocésain, et qui vont à présent être remises à Rome, à la Congrégation pour les causes des saints.

La cérémonie était lourde de sens. Elle a fourni une bonne occasion de rappeler à l’attention de tous l’importance de se laisser renouveler par les paroles de l’Évangile qui sont la vie, et dont Renata Borlone a témoigné jusqu’au bout, au point de s’exclamer : « La mort est vie ! »
La matinée, qui s’est déroulée au sanctuaire également, a été un moment de fête. L’évêque émérite de Fiesole, Son Éminence Mgr Luciano Giovannetti, a célébré le baptême d’une autre Renata, qui a pour nom de famille Nembrini et qui est la dernière née de la cité-pilote des Focolari. Une transmission de consignes idéale. Faire de « son propre cœur » le vrai sanctuaire garant du message de la servante de Dieu Renata : tel est le souhait qu’il a formulé pour les personnes présentes.

La journée s’est achevée par un cadeau spécial : la comédie musicale « Marie, fleur de l’humanité » du groupe international Gen Verde. Les participants ont pu contempler Marie comme la figure d’une femme dont l’attrait traverse les siècles, dans une continuité totale entre son histoire et la nôtre, et l’image de la Mère de Jésus était présentée comme une femme du quotidien et une compagne de voyage.
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28 Fév 2011 | Focolare Worldwide

Une semaine intense, marquée par le sentiment d’avoir vécu ensemble une expérience spirituelle très forte, en communion totale avec la communauté locale des Focolari. Celle-ci a renouvelé, par sa présence sur cette terre, son engagement à construire des ponts de dialogue entre les hommes dans un esprit de fraternité universelle, objectif poursuivi par tout le mouvement.

25 février – Après la visite du Mont des Béatitudes et du Thabor, étape à Nazareth. Le Conseil général était attendu par un nombre important de représentants de la communauté des Focolari de Haïfa, Jérusalem et Bethléem. Le cardinal Miloslaw Vlk, évêque émérite de Prague, Mgr Giacinto Marcuzzo, évêque auxiliaire du patriarche latin de Galilée, ainsi que les 17 prêtres du Conseil général et deux prêtres du patriarcat, ont célébré ensemble la messe dans la basilique qui fait face à la grotte de l’Annonciation, dans un climat solennel et simple à la fois. Dans son homélie, Mgr Marcuzzo a rappelé qu’à l’occasion de la visite de Benoît XVI en 2009, la banderole qui souhaitait la bienvenue au pape portait une inscription qui voulait dire beaucoup : Bienvenue à Nazareth, là où tout a recommencé. Le oui de Marie a été le premier pas vers ce nouveau commencement de l’histoire de l’humanité, a-t-il souligné. À la fin de la messe, lors de ses remerciements aux évêques et à la communauté des Focolari, Maria Voce a renouvelé l’engagement de tout le mouvement, que Chiara Lubich avait souhaité inscrire dans les statuts, à revivre Marie pour incarner sa présence dans le monde !
26 et 27 février – Deux jours à Jérusalem. Samedi matin, rendez-vous au Kottel, le mur occidental, connu sous le nom de Mur des Lamentations, très fréquenté lors du Shabbat et qui a fourni l’occasion d’apporter une explication sur divers aspects du judaïsme ainsi que sur le sens du Shabbat. Puis le groupe s’est rendu à pied sur le terrain attenant à l’escalier romain, le point de passage entre la vallée du Cédron et l’endroit où se trouve l’entrée du Temple. D’après la tradition, c’est là que Jésus aurait prié son Père pour l’unité entre tous les hommes.

Dès 1956, à l’occasion de son unique visite en Terre Sainte, Chiara Lubich avait exprimé le désir de voir naître un jour un focolare près de cet escalier. Les responsables locaux du mouvement des Focolari ont expliqué les étapes qui ont abouti à l’acquisition du terrain juste à côté de l’escalier, et les démarches qu’ils accomplissent actuellement afin d’obtenir les diverses autorisations qui permettront de le transformer, en attendant le focolare, en un jardin-parc où auront lieu des temps forts de réflexion et des rencontres. Après la lecture du passage de l’Évangile de Jean contenant la prière sacerdotale et de ce que Chiara écrivit en 1956, une photo de groupe sur le petit escalier est venue sceller un moment spirituel très intense.
Dimanche 27 février – Journée de conclusion, avec la messe célébrée dans la petite grotte des apôtres par le cardinal Vlk et Mgr Antonio Franco, délégué apostolique pour la Terre Sainte. Ce dernier a proposé aux personnes présentes une méditation sur le sens de cette visite de Maria Voce et du Conseil général en Terre Sainte, à la lumière de la spiritualité de communion de Chiara Lubich.
Au terme de cette visite sur les lieux de la passion et de la mort du Christ, une réception organisée au Centre Notre-Dame a réuni 150 personnes autour de la présidente, du coprésident et de tout le Conseil : des membres de mouvements ecclésiaux, des personnalités de différentes Églises présentes à Jérusalem, mais aussi des juifs et des musulmans proches du mouvement. Maria Voce leur a présenté les membres du Conseil et a leur adressé ses remerciements pour ce qui avait été fait dans le cadre de cette visite et pour les activités auxquelles elle avait pu participer. Elle les a assurés qu’elle portait dans son cœur beaucoup de moments et de personnes, et qu’elle était certaine de rester dans le cœur de ceux qu’elle avait rencontrés en Terre Sainte.
23 Fév 2011 | Focolare Worldwide
«En partant de Vienne, j’ai vu les images de la Place Tahrir au Caire. En arrivant à Dakar, un journal reportait en première page l’appel d’un imam à la prière pour que se retire le président Abdoulaye Wade. Espérons qu’il s’arrête à la prière, pensais-je. Le jour suivant, la messe d’ouverture du forum social mondial, dans l’église des martyres d’Uganda. L’homélie du cardinal Théodore-Adrien Sarr avait une forte connotation à la fois spirituelle et sociale. Elle dénonçait sans demi-mesures la corruption et cela en présence d’un ministre et d’autres personnalités de la vie publique.
D’emblée, les deux événements permettaient de comprendre le climat fortement politique à l’ouverture du 11ème forum social à Dakar (6-11 février). Cependant les 70.000 participants de la marche d’ouverture se dirigeaient dans un grand ordre vers l’université Cheikh Anta Diop. Un climat solidaire et fraternel a régné durant toute la semaine, troublé en rien par les difficultés d’organisation occasionnées par les plus de 400 conférences et manifestations quotidiennes
Une des conférences s’est tenue avec ‘transform!europe’ (réseau de culture de la gauche européenne) et les Focolari. Le titre, “Crises de la civilisation: interprétations et alternatives du point de vue chrétien, interreligieux et marxiste”, voulait mettre en évidence que, désormais, le fait religieux n’est pas seulement toléré, mais désiré. Les initiatives “de convergence” ont été privilégiées, c’est à dire celles de collaboration entre différents partenaires, soit dans le sens géographique, soit comme vision du monde. Sur la scène, des représentants des Focolari arrivés d’Italie, Autriche, France, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau et Sénégal – de religion catholique et musulmane. Du coté de transform!europe, étaient présents Marga Ferré (Espagne) et Walter Baier (Autriche) promoteur de l’idée de préparer ensemble cet évènement. Sa constatation finale, partagée par Marga Ferré: «J’ai appris [à partir des projets des Focolari] que la solidarité part du concret, en commençant par les plus nécessiteux. Donc aucun communisme, aucun marxisme sans ce sens d’empathie ! L’option pour les pauvres est plus qu’un simple amour envers le prochain; cela veut dire voir le monde avec les yeux des plus nécessiteux.»
Il continuait: «Nous avons besoin d’une éthique et d’une morale nouvelle ainsi que de développer, dans le dialogue, le sens de la vie. Personne ne doit imposer une autorité pour faire valoir son idée et personne ne peut dicter la direction à prendre. Nous devons développer le dialogue, unissant nos forces pour transformer l’étique. Ensuite, il faut un lieu politique et un changement des lois économiques.»
Et il concluait: «Il faut de l’amour pour être capable de faire de la politique, pas seulement de façon professionnelle, c’est à dire seulement en sachant manoeuvrer les mécanismes de la politique. […] Il faut savoir se consacrer. Sans l’amour, aucun changement de structure ne fonctionne. Appelons-le comme on veut : fraternité, amour, solidarité.»
Durant le forum à Dakar, la connaissance entre les ONG présentes a pu s’approfondir avec le désir de continuer à collaborer et à marcher ensemble sur le chemin entrepris. Les organisateurs ont émis le voeux que “Dakar s’étande” sur toute l’Afrique et le monde entier.
Un fil d’espérance pour les pauvres?
de Franz Kronreif*
* délégué des Focolari, avec Claretta Dal Rì, pour le dialogue avec les personnes sans référence religieuse
21 Fév 2011 | Focolare Worldwide
18 Fév 2011 | Focolare Worldwide
18 Fév 2011 | Focolare Worldwide