24 Sep 2010 | Focolare Worldwide
Audio mp3 – Ringraziamento finale di Maria Voce alla Cerimonia per la Beatificazione, Santuario del Divino Amore, 25 settembre 2010
La cérémonie de béatification, qui s’est déroulée dans l’après-midi du 25 septembre au sanctuaire du Divin Amour, a ouvert les célébrations en l’honneur de Chiara Luce Badano, une jeune fille de 18 ans née à Sassello (région de Savone) en 1971 et morte en 1990 d’un ostéosarcome, au terme d’une vie marquée par une foi lumineuse et par l’adhésion à la spiritualité du mouvement des Focolari.
La cérémonie de béatification, joyeuse et toute en profondeur, a été présidée par le préfet pour les causes des saints, Son Excellence Mgr Angelo Amato, envoyé spécialement par le Pape Benoît XVI. “Une jeune fille au cœur cristallin”: c’est ainsi que Mgr Amato définit Chiara Luce dans son homélie. “Une jeune fille moderne, sportive, positive, qui, dans un monde plein de bien-être, mais aussi souvent malade de tristesse et d’absence de bonheur, nous transmet un message d’optimisme et d’espérance », poursuit-il.
Environ 25000 personnes y ont assisté, notamment des jeunes, venus de 57 pays répartis sur les cinq continents. Une foule innombrable se pressait aussi dehors, où des écrans géants avaient été installés. Parmi les personnes présentes, le maire de Rome, Gianni Alemanno.
Mais la fête ne s’est pas arrêtée là: en effet, elle s’est prolongée jusqu’à dimanche, avec des moments inédits, qui s’adressaient plus particulièrement aux jeunes. Étaient présents également les parents de la bienheureuse, qui constitue un cas plus unique que rare: la béatification de Chiara a été possible grâce à son jeune âge et à la brièveté remarquable de l’instruction de sa cause.
Samedi soir, au Vatican, dans la salle Paul VI s’est déroulée une fête mêlant musique et témoignages, et des milliers de personnes ont pu suivre l’événement depuis la place Saint-Pierre, grâce, là encore, à des écrans géants. Dimanche matin, à 10h30, le secrétaire de l’État du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a célébré une messe de remerciement en la basilique Saint-Paul-hors-les- Murs. À 12 heures, lors de l’Angélus, le Pape a adressé ses salutations aux personnes présentes reliées depuis Castel Gandolfo. Des rencontres en liaison télévision ou internet étaient prévues en même temps dans plusieurs pays du monde.
Lors de la conclusion de la messe, Maria Voce, présidente du mouvement des Focolari, a exprimé ses remerciements par ces mots:
« Je remercie tout d’abord, au nom du mouvement des Focolari, représenté ici par des personnes de 69 pays répartis sur les cinq continents, Mgr Amato qui a présidé, au nom du Saint Père, cette cérémonie solennelle et émouvante.
Je remercie et je salue les autorités religieuses et civiles, toutes les personnes présentes dans ce sanctuaire ou dans le parc qui l’entoure, ainsi que tous ceux qui suivent ce moment à travers les médias. J’adresse un remerciement spécial aux techniciens, grâce auxquels nous pouvons donner à cet événement une dimension planétaire.
C’est pour moi une grande émotion de voir se réaliser le dessein magnifique et lumineux de Dieu sur cette jeune fille de dix-huit ans, qui s’est progressivement révélé d’abord à elle-même puis à nous tous, de le voir reconnu aujourd’hui par l’Église comme le premier fruit mûr de notre mouvement. C’est un moment historique, une confirmation, de la part de l’Église, que la spiritualité de l’unité vécue conduit à la sainteté.
Comme nous sommes reconnaissants envers Dieu du charisme qu’il a envoyé sur la terre à travers Chiara Lubich, et quelle joie nous avons dans le cœur en voyant le don que l’Église nous fait aujourd’hui!
Le Ciel aussi doit être en fête!
C’est un nouvel engagement que nous prenons. Chiara Luce nous pousse à aller de l’avant, et même à ‘courir’ sur la voie de la sainteté. Que son exemple éclaire le plus grand nombre de personnes possible, et qu’il en contamine beaucoup. »
Comunicato Stampa Servizio Informazione – Celebrazione al Santuario del Divino Amore 25.9.2010
Comunicato Stampa Servizio Informazione – Serata di Festa in Aula Paolo VI (Vaticano) 25.9.2010 
21 Sep 2010 | Focolare Worldwide
“Je souhaite que ‘Loppianolab’ soit le point de départ de nombreuses idées qui, grâce à une forte impulsion spirituelle, réveilleront les qualités qui ont fait la grandeur des Italiens: la créativité et l’ingéniosité, l’accueil et la solidarité, la culture et l’art”. Ainsi s’exprimait Maria Voce, présidente des Focolari, lors du multi-événement original qui vient de se conclure à la cité-pilote de Loppiano, dans les environs de Florence.
Son vœu a été accueilli par une salle comble (plus de 1500 personnes, sans compter tous ceux qui étaient reliés par Internet), un public intéressé par un événement organisé par des personnes s’occupant de questions très diverses. Maria Voce anticipait dans son message que “la nouveauté vient de l’œuvre même des promoteurs de l’initiative: la mise en commun de propositions et d’expériences, de différents mondes comme l’économie, la culture et la formation, qui, une fois réunis, souhaitent promouvoir un projet culturel respectueux de la dignité et de la grandeur de l’être humain, dans une vision à l’échelle du pays; la communion de plusieurs entités actives dans différents domaines, comme le pôle Lionello Bonfanti de l’Économie de communion, l’Institut universitaire Sophia, le groupe éditorial Città Nuova et la cité-pilote de Loppiano, pour aider à explorer et à parcourir ensemble de nouvelles pistes.”
Ceux qui ont participé aux nombreuses manifestations qui se sont succédé durant les quatre jours intenses de ce “laboratoire expérimental de fraternité” varié ou les ont suivies, approuveront Maria Voce, selon laquelle cela a été une “contribution originale, collective et efficace au bien commun de l’Italie – 150 ans après la réalisation de l’unité du pays -, dans le sillage du charisme de Chiara Lubich”, axé justement sur l’unité.
“Notre chère Italie, affirme Maria Voce, a besoin d’une impulsion d’idéalité et d’initiatives concrètes pour redynamiser son tissu social.” Et il suffisait de se promener au milieu des stands du pôle Lionello Bonfanti pour rencontrer des entrepreneurs qui avaient de l’idéalité à revendre! En effet, on pouvait voir à cette exposition permanente, outre la vingtaine d’entreprises établies sur ce pôle, 72 autres entreprises venues représenter les plus de 200 qui adhèrent au projet de l’Économie de communion dans toute l’Italie. Mais lorsque les personnes présentes arpentaient les rues de la cité-pilote située en pleine nature, échangeaient quelques mots avec quelques-uns de ses 900 habitants originaires du monde entier ou écoutaient les étudiants récemment diplômés de l’Institut Sophia (qui existe depuis trois ans), là encore, une conviction s’enracinait dans leur esprit; une certitude que Maria Emmaus Voce exprimait en ces termes, pour conclure son message: “L’amour de Dieu et l’amour entre nous peuvent nous aider à faire de ce rendez-vous un moment où il apparaîtra que l’Évangile de Jésus, relu à la lumière de l’unité, est capable de ‘faire l’histoire’ même aujourd’hui.”
Peut-être est-ce justement cette interaction entre des personnes si différentes, la force de l’unité mise en pratique, qui a jeté en terre une semence viable, une semence qui, espérons-le, saura “faire l’histoire”.
5 Sep 2010 | Focolare Worldwide
Diario di Viaggio – Prima tappa
«Nous reprenons l’avion. Trois heures de vol, 2500 kilomètres, et nous voici à Recife. Dans la banlieue de cette grande ville du nord-est du Brésil, se trouve la cité-pilote Santa Maria du mouvement des Focolari, deuxième étape de notre aventure. C’est là que les deux groupes, celui de San Paolo et celui de Recife, se rejoignent pour les derniers jours du projet et pour faire le bilan du travail accompli. Chacun a, à son actif, 15 jours de travail social intense, dans un climat de grande fraternité, immergé dans une culture inconnue, dans différents projets, partageant quotidiennement la même merveilleuse expérience avec de nombreux habitants du lieu. Marta, Italienne, conclut à l’issue de cette expérience: “Ces jours-ci, j’ai appris que nous devons être simples et non des personnes trop exigeantes. Chez nous, il y a beaucoup d’immigrés… Les gens ici te donnent énormément, dans la simplicité. À présent, je porte un regard différent sur les immigrés qui vivent dans mon pays.” Micheal, d’Allemagne, a travaillé sur une maison à repeindre. Son collègue de travail était un garçon qui, “au début, refusait de m’aider. Mais je lui ai fait un sourire et je lui ai mis le pinceau dans la main. Il a changé d’attitude et m’a aidé. Même si j’aurais fini trois fois plus vite tout seul, je suis beaucoup plus heureux d’avoir travaillé avec lui.” De nouvelles propositions et décisions ont fleuri, comme celle d’Emanuel, du Paraguay: “Ici, j’ai compris comment je veux vivre et ce que je veux faire de ma vie. Dans mon pays aussi, il y a beaucoup de pauvres, mais ici, je me suis réveillé!” Ou encore celle de Lara, de nationalité argentine: “J’ai compris que le langage du cœur n’est pas le même que celui de la raison. C’est un langage différent, qui t’amène à dépasser les barrières de la langue et les barrières sociales, et qui fait parler ton âme. Cette aventure, réussir à construire des rapports authentiques tout en venant de pays différents qui n’ont pas la même culture, m’a convaincue que le monde uni est possible, même dans la vie quotidienne. Participer à ce projet m’a ouvert l’esprit et le cœur. Cela m’a permis de découvrir une société qui souffre, qui a beaucoup de besoins, mais aussi beaucoup à donner. Je repars avec un grand désir, qu’un projet semblable puisse voir le jour dans ma ville.”
Pour certains, cela a été l’occasion de vacances alternatives: “Je pouvais choisir de me reposer avec mes amis ou de venir ici. Pas de doute, j’ai fait le bon choix!”, affirme Adriano, de Porto Alegre, et donc citoyen du pays accueillant le projet. Une autre de ses compatriotes, Sulamita, raconte: “Quand je suis arrivée dans la favela, c’était comme si j’avais trouvé ma place: un endroit où je pouvais aimer tous les jours. Mais, en réalité, eux nous ont aimés avec une grande sincérité. En rentrant chez moi, je veux transmettre ce que j’ai vécu, pour que toute cette force que j’ai reçue ne meure pas.” Un voyage sous le signe de la réciprocité, couronné par un “merci” des enfants de l’école Santa Maria de Recife: “Cela a été une semaine très spéciale pour nous.” Et d’autres n’ont plus envie de regagner leur pays, comme Pakot: “J’avais beaucoup de problèmes avant d’arriver ici: à la maison, dans mes études… À l’Île de Santa Teresinha, j’ai découvert que les problèmes de ces enfants étaient bien plus graves que les miens… et je me suis senti impuissant. Pendant les deux semaines que j’ai passées là-bas, j’ai reçu tellement de gestes d’affection et de regards chaleureux, et maintenant, je me sens plus fort. Si je pouvais, j’aimerais bien changer la date de mon retour en Roumanie…” Le projet GLOCALCITY est réalisé avec le soutien du programme « Jeunesse en action » de la Commission européenne.