12 Fév 2018 | Focolare Worldwide
‘’Nous nous réjouissons ensemble de cette surprise’’. Ce sont les paroles de Maria Voce, Présidente du Mouvement des Focolari qui a commenté avec joie la nouvelle de la visite du Pape François à Loppiano le 10 mai prochain. Une surprise, donc, qui a suscité un grand enthousiasme parmi les membres et les adhérents au Mouvement dans le monde entier, en commençant par les habitants de la citadelle qui accueillera le Saint Père. Loppiano, près de Florence (Italie), née en 1964 par la volonté de la fondatrice du Mouvement Chiara Lubich, est une véritable petite ville avec des écoles, des entreprises, des centres de formation, une université et des pôles économiques. Un endroit ‘‘spécial’’ qui est en soi un laboratoire de convivialité : il y a environ mille personnes provenant de 65 pays différents et d’âges, de conditions sociales, de cultures et de religions différentes, tous ensemble avec le désir de construire la fraternité universelle, par le biais du vécu quotidien de l’Évangile, et la ‘’loi’’ de l ‘amour réciproque. Un lieu où l’on vit et l’on travaille avec l’intention de donner un caractère concret au charisme de l’Unité – qui est le cœur spirituel du Mouvement – et pour répondre au testament de Jésus ‘’Que tous soient Un’’.
Dans la citadelle, la nouvelle a eu un énorme écho:’’Une seconde après l’annonce de la part de Maria Voce – font-ils savoir de Loppiano – la nouvelle a été diffusée parmi les habitants de la ville et lancée sur tous les réseaux sociaux dans le monde avec une pluie de joie et de stupeur ; elle a été accueillie comme une bombe atomique, une vague qui nous a tous bouleversés’’. Nous voudrions – a expliqué Maria Voce à l’annonce de la visite – qu’à Loppiano ‘’le Pape puisse trouver ce peuple de Chiara qui vit l’Évangile et qui est seulement lié à l’amour réciproque, qu’il puisse voir dans la citadelle un reflet de la vie trinitaire sur la terre’’. Et pour les préparatifs, souligne -t-elle il ne reste ‘’même pas cent jours’’, à vivre – ajoute-t-elle en s’adressant aux membres du Mouvement – en intensifiant ‘’la prière afin que tout se passe de la meilleure façon et qu’il n’y ait pas d’obstacles insurmontables’’, mais surtout en intensifiant ‘’l’amour évangélique, l’engagement à être vraiment Parole vivante, jour après jour’’. La Présidente des Focolari s’est réjouie aussi pour la visite du Pape à la communauté de Nomadelfia (Grosseto, Italie), fondée par don Zeno Saltini où le Saint Père se rendra – premier rendez-vous d’une matinée au rythme bien intense – avant de partir pour le centre du Mouvement : ‘’Nous savons que le Pape ne vient pas seulement à Loppiano, qu’il va d’abord à Nomadelfia, qui fait partie du programme de voyage de cette matinée-là et nous en sommes très heureux’’. Voisines géographiquement les deux citadelles sont liées par une amitié qui dure depuis des années et ont en commun la reconnaissance de la centralité de l’Évangile, l’engagement pour la fraternité universelle et en faveur des plus démunis. Récemment, beaucoup se souviennent avec joie de la participation de groupes de jeunes de Nomadelfia à la fête organisée par les jeunes de Loppiano pour le premier mai qui rassemble traditionnellement beaucoup de jeunes provenant de toute l’Italie dans la citadelle des Focolari.
9 Fév 2018 | Focolare Worldwide
Notre mère nous a élevées seule, ma sœur et moi. Nous avons traversé des moments très critiques : ma mère arrivait difficilement à trouver du travail. De plus, il y avait des tensions avec la propriétaire de la maison car nous n’avions pas d’argent pour le loyer. Pour ma mère, c’était un vrai calvaire que de gérer le peu qu’elle gagnait. Aussi l’aide que nous avons reçue à travers l’association Actions Familles Nouvelles (AFN), du Mouvement des Focolari, a été très importante pour nous. Peu de temps après s’est ouvert au sud de notre ville, à Cochabamba, le Centro Rincón de Luz, qui offre un soutien scolaire et un repas par jour aux enfants et aux adolescents qui fréquentent les écoles du quartier. Le centre m’a aussi été d’une grande aide, il m’a redonné le sourire et m’a permis de suivre des temps de formation importants. Dans le Centre, nous étions comme une grande famille où les professeurs étaient souvent pour nous comme des ‘’seconds parents’’.
Grâce aux personnes qui ont eu confiance en moi, je suis fière aujourd’hui d’avoir terminé mes études avec de bons résultats et de suivre mon premier semestre de cours à l’université. J’aurai bientôt un métier. J’essayerai d’aider à mon tour les personnes de mon entourage, en commençant par exemple, par les enfants du Centre à qui je souhaite transmettre mes connaissances. Je voudrais aussi ouvrir un lieu destiné aux personnes qui vivent dans la rue, en leur offrant la possibilité d’avancer dans leur vie. J’ai compris qu’on peut changer la vie d’un enfant et lui montrer le chemin d’un avenir meilleur. C’est pour cela que j’invite tout le monde à aider autrui : tous nous pouvons le faire ! Pour moi, la chose la plus importante n’a pas été seulement un soutien financier, mais la confiance qui m’a été donnée : c’est une semence d’espérance, c’est une lumière d’espoir qui ne s’allume pas simplement dans le cœur de l’enfant mais aussi dans celui de ses parents. Source : Teens
7 Fév 2018 | Focolare Worldwide
Qu’est-ce qui pousse un groupe de jeunes âgés de 18 à 34 ans, en provenance des trois régions linguistiques de la Suisse, à passer quelques jours en montagne avec huit focolarini et focolarine, un couple de focolarini mariés et un prêtre ? « Le focolare, dans les coulisses », un week-end dans le cadre splendide des Alpes valaisannes, non seulement pour profiter de la nature, mais invitant aussi chacune et chacun à se poser, dans un climat spirituel approprié, une série de questions essentielles sur sa vie passée et celle à venir, la première étant beaucoup plus brève que la seconde. Et parmi ces questions : quelle est ma voie? Il n’est souvent pas facile d’y répondre, en raison de la possibilité extraordinaire, et souvent unique, de choisir à 360° parmi toutes celles envisageables. Pour en préférer consciemment une, les organisateurs ont pensé qu’il était bon d’abaisser le volume du bruit quotidien et de trouver un cadre où il soit plus facile d’écouter une suggestion, souvent murmurée à l’oreille du cœur. « De là l’idée de passer un week-end ensemble, où l’on puisse s’exprimer en toute liberté et sincérité, et où Jésus,- s’Il le veut – puisse parler au cœur de chacun. Un temps tout à la fois d’approfondissement et de vie en commun: promenades, jeux, travaux ménagers, cuisine… pour exprimer au mieux la beauté et aussi la « normalité » de Le suivre aussi aujourd’hui ».
« Dans les coulisses » de la vie du focolare il y a un appel personnel de Dieu à réaliser une vie partagée entre laïcs, personnes célibataires ou mariées, toutes consacrées à Dieu selon leur état de vie, pleinement plongées dans le monde, mais fortes de la présence spirituelle de Jésus entre elles, fruit de l’amour réciproque. Une présence qu’elles veulent porter partout, avec pour objectif et horizon l’unité entre les personnes et les peuples, dans un monde plus fraternel et uni, dans le respect de la diversité. Quelques uns des jeunes présents n’avaient jamais approfondi cette possibilité, d’autres avaient déjà décidé de fonder une famille, d’autres enfin ne s’étaient jamais posé la question. Mais tous avaient en commun le désir d’approfondir une relation personnelle avec Dieu et de connaître la spécificité de cette forme particulière de vie communautaire sur le modèle de la famille de Nazareth, née du charisme de Chiara Lubich. « Vous êtes au milieu de tous, vous n’avez pas un couvent qui vous protège, mais comment faites-vous ? » « C’est beau, mais n’est-ce pas trop épuisant ? » « Que signifie suivre Jésus ? ». De nombreuses questions spontanées et beaucoup de réponses à partir d’expériences personnelles et des écrits, médités ensemble, sur la spiritualité évangélique de l’unité.
Kati et Istvan, mariés, ont partagé leurs joies, leurs difficultés et les choix fondamentaux de leur famille. « J’ai été très frappé par la profondeur des questions que nous avons abordées, même si on ne se connaissait pas » a dit un jeune. « Je suis venue avec beaucoup de questions et j’ai reçu de nombreuses réponses », a conclu une jeune fille en rentrant chez elle. Peter, prêtre, a commenté : « Un week-end inattendu. Quelques uns des jeunes ont exprimé le désir de poursuivre ce type d’échange. A mon avis le message le plus beau de ces deux jours passés ensemble a été celui-ci : nous vivons pour vous et avec vous, dans l’incertitude concernant le choix de notre route, mais avec la certitude de ne plus être seuls à la chercher ».
2 Fév 2018 | Focolare Worldwide
Surprise ! La nouvelle de la visite du Pape François à Loppiano — cité-pilote du Mouvement des Focolari — vient de tomber. Elle est prévue pour le 10 mai 2018. Ce sera la présidente Maria Voce qui l’accueillera avec l’ordinaire du lieu, Mgr Maria Meini, évêque de Fiesole. « Cette annonce a suscité en moi, surprise et joie profonde », a commenté à chaud Maria Voce. C’est un grand honneur pour le Mouvement des Focolari d’accueillir un pape parmi nous dans une de nos cités pilote. Mais surtout cela nous pousse à intensifier notre engagement à vivre l’amour et l’unité enracinés dans l’Evangile. C’est ce souffle d’Evangile vécu que nous voudrions que le Pape François trouve en arrivant à Loppiano. Alors que la nouvelle commence à se répandre dans les communautés du Mouvement du monde entier, cette joie et cet engagement seront partagés par tous. ». Loppiano est la première cité-pilote des Focolari née en 1964 sur les collines toscanes, près de Florence. Elle compte actuellement environ 850 habitants : hommes et femmes, familles, jeunes, adolescents et enfants, prêtres et religieux de 65 pays des cinq continents. Plus de la moitié des habitants y réside de façon stable tandis que d’autres participent à l’une des 12 écoles internationales qui prévoient un séjour de 6 à 18 mois. La composition internationale et multiculturelle de Loppiano, qui a fait sienne la loi de l’amour réciproque, en fait un laboratoire de vie entre personnes différentes par l’âge, la condition sociale, la tradition, la culture et l’appartenance religieuse.
2 Fév 2018 | Focolare Worldwide
« En ce moment je me trouve pour une période en Italie, je travaille en vue du Genfest de Manille 2018, avec d’autres jeunes de mon âge. Les préparatifs s’accélèrent pour ce premier Genfest hors d’Europe ». Nelson s’est ajouté au groupe international de jeunes qui le préparent. Il est en Italie depuis 2017, d’abord à Loppiano (Florence), puis au « Centre international Gen 2 » dans la banlieue de Rome, où nous l’interviewons. “Je viens du Salvador, l’État le plus petit en superficie mais le plus peuplé d’Amérique Centrale. Un très beau pays, mais frappé au cours de ces dernières années par une guerre civile de 12 ans qui a pris fin en 1992, laissant le Pays en ruines ». Nelson explique : « Après la fin de la guerre, de nombreuses familles ont dû chercher d’autres moyens de vivre et beaucoup de couples ont émigré après avoir confié leurs enfants à des proches ou à des personnes qui pouvaient les prendre en charge. Mais dans ce climat de désarroi général, le fait est qu’une génération toute entière de jeunes garçons et filles n’a pas eu d’encadrement ni, tout simplement, quelqu’un qui s’intéresse vraiment à elle. Il y avait en plus la difficulté de faire rentrer au pays l’argent gagné à l’étranger, de sorte que de nombreux enfants, privés de tout, ont quitté l’école pour finir dans la rue et souvent dans la délinquance : une façon d’attirer sur eux l’attention dont ils avaient tant manqué. Bref, en recrutant des adolescents, parfois même très jeunes, de nombreuses bandes criminelles se sont constituées, toujours plus radicales et dangereuses, chacune avec son nom et une identité précise, ses propres signes distinctifs, ses codes et ses rites d’initiation. » Chaque groupe s’identifie par un tatouage qui fixe pour toujours l’appartenance de ses membres. Ceux-ci ne peuvent alors plus le quitter sans risquer de perdre la vie, finir en prison ou fuir leur pays. “Pour déraciner ce qui semblait à première vue un problème simple à résoudre – continue Nelson – le gouvernement a développé un plan qui n’allait pas sans violence : il envoyait par exemple en prison tous ceux qui portaient un tatouage, ce qui a provoqué une réaction musclée et sans précédent de la part des bandes de quartier qui ont commencé à tuer sans raison, à menacer les enfants toujours plus jeunes et à les obliger à entrer dans leur groupe ». “Avant d’arriver en Italie, je travaillais à San Miguel, dans une école salésienne qui s’occupait, avec un véritable esprit d’accueil, de plus d’un millier d’étudiants venant chaque semaine de l’extérieur de la ville. Beaucoup d’entre eux avait de graves problèmes de famille : leurs parents étaient enrôlés dans des groupes criminels ou, chose encore plus grave, eux-mêmes étaient sur le point de s’y engager. J’enseignais l’éducation physique. Un jour, pendant l’heure de natation, un garçon voulait, contrairement au règlement, entrer dans la piscine sans enlever son T-shirt. Il était nerveux et avait peur. Alors je l’ai pris à part pour parler seul à seul avec lui et lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu qu’il s’était fait tatouer le symbole d’un groupe et ne voulait pas qu’on le sache. Je lui ai donné la permission d’entrer dans l’eau avec son T-shirt, mais après, en classe, je suis revenu sur le sujet et j’ai commencé à parler des voies alternatives à la criminalité. Et jusqu’à la fin de l’année nous avons essayé de lui expliquer, tous ensemble, qu’il y a toujours une issue de secours, une autre façon de vivre, sans devoir recourir à la violence. Deux mois plus tard, je l’ai revu, il portait fièrement une tenue de travail, il avait réussi à se séparer du groupe sans, Dieu merci, subir de représailles. Il aidait maintenant sa famille. « Merci prof. C’est grâce à vous tous si j’ai compris que je pouvais devenir une personne différente de celle que j’avais commencé à être. Et surtout à changer le cours de ma vie ». Chiara Favotti
31 Jan 2018 | Focolare Worldwide
Le Cameroun, dans la région équatoriale de l’Afrique occidentale, se compose, à la suite de deux histoires coloniales parallèles, de deux groupes de régions qui parlent respectivement le français et l’anglais. Les différences ne se limitent pas à la langue mais incluent également des aspects de l’administration publique. Une escalade de violence est en train de menacer le pays, composé de 23 millions d’habitants sur un territoire de 475000 km2. Raphaël Takougang, avocat camerounais, membre des Focolari, actuellement en Italie, explique : « La partie francophone devint indépendante le 1er janvier 1960. Pour ce qui est de la partie anglophone, il y eut un referendum le premier octobre 1961, pour décider s’ il fallait s’unir avec le Nigeria tout proche (déjà anglophone) ou rester avec le Cameroun. C’est ainsi que naquit une République fédérale avec deux états, le Cameroun Oriental et le Southern Cameroon, chacun avec ses propres institutions (Parlement, gouvernement, système juridique, etc.) et d’autres instances au niveau fédéral. Le 20 mai 1972, un autre referendum donne naissance à la République Unie du Cameroun. En 1984, une simple modification de la constitution enleva la parole ‘’unie’’ et le pays prit alors le nom de République du Cameroun. Depuis 1972, le malaise des anglophones, en grande minorité dans le pays, n’a fait que croître et a pris le nom de ‘’anglophone problem’’ ».
Depuis 2016, cette situation de crise a déclenché dans la partie anglophone une série de grèves, d’abord des enseignants, ensuite des avocats. Les habitants de la Cité pilote des Focolari de Fontem, au cœur de la forêt camerounaise, expliquent : « Si d’une part, les évêques ont toujours encouragé le dialogue, le boycottage des institutions chargées de l’éducation et de la justice a donné une tournure inattendue à la crise qui s’est aggravée avec une multiplication des grèves, y compris dans le secteur commercial et des transports, selon une stratégie définie ‘’Ville Morte’’. Au début de l’année scolaire, en septembre dernier, aucun étudiant ne s’est présenté. Malgré les menaces de représailles pour les transgresseurs, quelques écoles ont courageusement ré-ouvert ici et là et d’autres sont en train de suivre leur exemple. Notre collège à Fontem a aussi repris ses activités ». Cette Cité pilote est née du témoignage d’amour concret de quelques médecins envoyés par Chiara Lubich en 1966, à la demande de l’évêque du lieu, pour venir en aide au peuple Bangwa, affecté par une très haute mortalité infantile qui le menaçait d’extinction. En peu de temps, grâce à la contribution de personnes venues du monde entier, Fontem s’est dotée d’écoles, d’un hôpital et d’autres structures de services. Depuis, le peuple Bangwa et différents autres peuples limitrophes se sont mis en route sur la route de la fraternité, maintenant visible aussi dans d’autres Cités pilotes nées au cours de ces années sur le continent africain. Avec ses 80000 habitants, Fontem est un centre de rencontre et de formation pour des personnes en provenance de toutes les régions d’Afrique et du monde. Ils découvrent ici combien l’échange et la collaboration entre les femmes et les hommes d’ethnies, de cultures et de traditions différentes peuvent porter des fruits de fraternité, y compris dans des régions touchées par des conflits.
« Le collège de Fontem a subi une attaque – expliquent encore les habitants – mais beaucoup de personnes du village sont venues au secours des étudiants et des enseignants, même au risque de leur propre vie. A l’approche du 1er octobre, date de l’anniversaire, pour le Cameroun anglophone, du referendum cité plus haut, on craignait des manifestations violentes et la communauté des Focolari a organisé une chaîne de prières à laquelle ont aussi participé des personnes d’autres religions du pays et de l’étranger. Jusqu’à présent à Fontem, personne n’a perdu la vie. Chaque occasion est bonne pour favoriser les relations avec les différentes autorités civiles, traditionnelles et ecclésiales. Nous essayons d’aider ceux que nous côtoyons à aller au-delà des peurs, à créer des moments de famille, en commençant par nos plus proches, souvent déstabilisés à cause de tout ce qu’ils entendent autour d’eux et dans les médias. Les jeunes ont organisé des soirées ‘’talent show’’et l’événement ‘’Sports for peace’’ afin de promouvoir un esprit positif ». « Au cours de toute cette période, malgré les épreuves – concluent-ils – la vie de la communauté des Focolari a progressé ici aussi. Nous espérons que ce défi d’amour envers tous nous donne la capacité de discerner et d’agir pour le bien de notre pays ».