Mouvement des Focolari
Algérie: martyrs pour Dieu

Algérie: martyrs pour Dieu

MartyrsAlgeriaPromulgation par le Vatican du  décret du martyr des 7 moines de Tibhirine, de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, et des 11 autres religieux et religieuses, tous assassinés entre 1994 et 1996, durant la guerre civile algérienne, qui causa la mort de milliers de personnes innocentes, parmi lesquelles des journalistes, des écrivains, des imams et de simples citoyens. C’est à l’histoire des 7 moines, enlevés de leur monastère dédié à Notre Dame de l’Atlas (à 80 kms d’Alger) et tués dans des circonstances encore obscures, qu’a été dédié le film “Des hommes et des dieux”. Cette violence atteignit un point culminant en août 1996, lorsque l’évêque d’Oran, dominicain, fervent défenseur du rapprochement entre musulmans et chrétiens, fut tué par une bombe à l’entrée de sa maison, ainsi que Mohamed Bouchikhi,   l’ami musulman qui l’accompagnait. « Ce sont des martyrs de l’amour – a dit le porte-parole de la Conférence épiscopale française – parce qu’ils ont aimé jusqu’au bout, en donnant leur vie pour leurs amis algériens. Pour nous c’est un signe que l’amour n’est pas vain et triomphera ». En Algérie les évêques ont commenté : « Notre Église est dans la joie », associant à leur hommage « les milliers de personnes qui n’ont pas craint de risquer leur propre vie par fidélité à leur foi en Dieu, à leur Pays et à leur conscience ». Pour plus d’informations : https://www.eglise-catholique-algerie.org/        

La ville de Palerme et Chiara Lubich

La ville de Palerme et Chiara Lubich

_MG_0272Janvier 1998. Palerme se prépare au Grand Jubilé de l’année 2000, marquée par des traces de lumière et d’ombre. Une ville muette, ensanglantée par les massacres passés et récents de la mafia, mais aussi décidée à s’en sortir, en montrant son vrai visage. Janvier 2018. Aujourd’hui, le chef-lieu sicilien se présente comme une expression avancée du dialogue entre les différentes cultures européennes et le monde arabe, un avant-poste de la culture méridionale au sein du tissu européen. Une « ville mosaïque ». En présence du maire Leoluca Orlando, des autorités et de quelques représentants des institutions, le 20 janvier dernier voulait « faire mémoire » – dans le but de « s’engager » à continuer dans la même direction – d’un événement qui a représenté pour la ville une étape vers son « magnifique dessein providentiel », selon l’expression utilisé alors par Chiara Lubich. Durant les interventions qui se sont succédé, différents aspects de la vie des Focolari de ces vingt dernières années sont ressortis, tels que l’engagement dans le social et le monde scolaire, en particulier dans certains quartiers périphériques comme Ballarò, Brancaccio et le Zen. La réalisation de quelques événements a également été abordée, et la réflexion sur certains grands thèmes, comme l’œcuménisme, l’engagement envers les nouvelles générations, avec la création d’écoles de formation à la participation citoyenne, le dialogue avec des personnalités du monde économique, politique, culturel et artistique. Ces dernières années, la communauté des Focolari a donné son soutien au cheminement de toute la population qui veut construire « une ville de l’accueil et des droits », basée sur les valeurs de la fraternité et la recherche continuelle du dialogue. _MG_0316“ Le souvenir de la citoyenneté d’honneur conférée à Chiara Lubich – a affirmé le maire Orlando – est l’occasion de s’intéresser au cheminement de la ville, au nom du respect de la personne humaine et de la construction d’une communauté qui se base sur les valeurs de l’unité et de la fraternité : celles sur lesquelles Chiara a fondé son mouvement et qui aujourd’hui rassemble des millions de personnes dans le monde. Aujourd’hui ces valeurs font partie du vécu quotidien de Palerme, grâce à l’accueil et à la solidarité qui sont un terrain d’essai, mais aussi une occasion extraordinaire pour confirmer la volonté de la population palermitaine de construire une ville accueillante à dimension humaine, comme on peut le voir continuellement dans le comportement de la société civile ». Palermo_ChiaraLubichL’Archevêque de Palerme, Mgr. Corrado Lorefice, a souhaité que ce chemin de fraternité avance par le dialogue à tous les niveaux, vers un but « prophétiquement indiqué en son temps par Chiara Lubich : que Palerme puisse devenir une ville sur la montagne, point de mire de la réalisation du dessein de Dieu sur la communauté humaine ». « La célébration d’un tel événement – a-t-il ajouté – exprime la correspondance profonde qui existe entre la ville de Palerme et les valeurs contenues dans le charisme de Chiara : contribuer à la recomposition de l’unité de la famille humaine ». Maria Voce, présidente des Focolari, a envoyé un message encourageant tous les participants à « partager les nombreux fragments de fraternité qui ont pris forme ces dernières années, afin de développer l’accueil, la légalité et la paix », avec le souhait « que la ville se démarque toujours davantage par un témoignage actif sur les différents fronts du dialogue, en multipliant des initiatives qui redonnent l’espérance et valorise les talents de tous dans l’optique de l’unité ». L’adhésion à l’association « ville pour la fraternité », voulue par la commune de Palerme, engage désormais ses citoyens à s’inspirer de la fraternité universelle pour toutes décisions et action futures.  

Œcuménisme: le choix de Mirvet

Œcuménisme: le choix de Mirvet

syria-1886425_PixabayLe grand-père de Mirvet Kelly était diacre : « Je me souviens de ma joie lorsque, toute petite, j’allais avec lui chaque dimanche à la Divine Liturgie Syriaque Orthodoxe. J’étais toute fière de le regarder, tout de blanc vêtu, réciter à l’autel une partie des prières ». A Homs, en Syrie, où Mirvet a grandi, il y a plusieurs Églises : arménienne apostolique, grecque orthodoxe, catholique de divers rites, maronite, melchite et syriaque catholique. Avant la guerre, tout en étant liés à leur propre Église, les fidèles en fréquentaient aussi une autre sans problèmes. Malgré cela, en écoutant des conversations de-ci de-là, elle percevait les difficultés de cette pluralité, par exemple le fait qu’un jeune  n’avait pas pu épouser sa fiancée parce qu’elle était catholique, ou inversement. « En grandissant – poursuit-elle – beaucoup de choses ont changé : mon grand-père s’en est allé et la Divine Liturgie me semblait longue et désuète. A l’école j’étais la seule chrétienne au milieu de nombreux musulmans. J’étais la seule à m’absenter pour Noël et pour Pâques, et à mon retour j’étais assaillie de questions auxquelles je ne savais répondre : « Pourquoi y a-t-il de si nombreuses Églises ? Pourquoi votre Jésus est-il crucifié et ressuscite-t-il à des dates différentes selon les diverses Églises ? » Avec d’autres amies nous avons décidé de ne plus vouloir appartenir à une Église ou à l’autre, mais d’être chrétiennes et c’est tout. Et comme beaucoup d’entre elles, moi aussi j’ai arrêté de fréquenter mon Église ». 20180118-01Quelque temps après, Mirvet tombe sur un groupe qui cherche à vivre l’Évangile à la lumière de la spiritualité des Focolari. “Avec eux j’ai découvert que Dieu est notre Père à tous et qu’Il nous aime  tous comme ses fils. Ma vie a commencé à changer. Chaque fois que je cherchais à aimer en allant par exemple visiter  les personnes âgées et les pauvres, j’avais le cœur empli de joie et de paix. Un jour, en lisant un  écrit de Chiara Lubich, j’ai trouvé cette phrase : « Nous devons aimer l’Église de l’autre comme la nôtre ». Quant à moi, non seulement je n’aimais pas les autres Églises, mais je n’aimais même pas la mienne, que j’avais critiquée et abandonnée. Aujourd’hui je remercie les Focolari de m’avoir aidée à y retrouver ma place. J’ai commencé à rendre service en faisant le catéchisme, en fréquentant la chorale… : un premier pas pour m’ouvrir et, au fil des années, connaître et aimer aussi les autres Églises ». Arrivée à ce point, la vie de Mirvet, déjà si féconde sur le plan personnel et œcuménique, fait un  saut qualitatif. Elle sent que Dieu l’appelle à vivre une aventure extraordinaire : se donner totalement à Lui. « Dans les différents focolares où j’ai vécu – explique-t-elle – je me suis trouvée être la seule orthodoxe au milieu de catholiques d’âges, de pays, de cultures, Églises, pensées différentes. Chercher à vivre l’unité avec toutes ces différences est un défi constant, car chacune d’entre nous a ses propres goûts et ses idées, y compris dans les petites choses. MirvetKelly._01Mais lorsque l’on cherche à faire sienne la réalité vécue par l’autre, nous expérimentons que les diversités deviennent une richesse. Souvent nous prions réciproquement pour nos Églises, ce qui nous fait grandir dans notre foi et dans notre relation avec Dieu. Et presque sans nous en rendre compte, nous portons le fruit de cette communion dans nos Églises respectives, au travail, dans la vie quotidienne. Cela peut sembler une goutte d’eau dans la mer, mais nos avancées, si petites soient-elles, unies à celles de beaucoup d’autres dans le monde, peuvent faire la différence. Dans les Pays du Moyen-Orient où j’ai vécu, j’ai vu par exemple des prêtres aider des personnes sans se demander à quelle Église elles appartenaient, ou bâtir des projets entre Églises différentes pour venir en aide à ceux qui étaient dans le besoin, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. L’an dernier, catholiques et orthodoxes ont fêté Pâques le même jour. Deux amis syriens qui vivent maintenant à Vienne me racontaient récemment comment ils avaient été aidés, ainsi que beaucoup d’autres, par un prêtre et par les focolarines catholiques dans leur recherche d’une maison, de médicaments, d’un travail. Ils ont créé un groupe dans lequel ils partagent et s’aident dans une commune expérience chrétienne. Quelques syriennes, maintenant aux USA, me disaient que les immigrés syro-orthodoxes sont plus de cinquante à se rencontrer régulièrement, tantôt chez les orthodoxes, tantôt chez les catholiques, en expérimentant que Dieu est toujours avec eux : « Nous sommes invitées – disaient-elles –  à prier, à vivre et à aime,  afin que le testament de Jésus : « Que tous soient un », se réalise au plus vite ».

L’enthousiasme des jeunes chiliens

L’enthousiasme des jeunes chiliens

2018-01-16-PHOTO-00000443Depuis deux jours le Pape François est sur “leur” terre, où le soir du 15 janvier, après l’atterrissage à l’aéroport de Santiago, a débuté un voyage d’une semaine qui concerne deux Pays d’Amérique du Sud. « Je désire vous rencontrer, vous regarder dans les yeux, voir vos visages », avait dit le Pape François avant de partir. Environ 15000 bénévoles sont au travail, offrant leurs talents, leur temps  et leur engagement pour rendre un précieux service aux divers événements qui auront lieu lors de cette première étape en terre chilienne. “Cette expérience déborde le cadre de la mission qui nous a été confié : en fait c’est l’expression sincère d’un engagement qui marquera notre vie pour toujours », ont dit quelques-uns d’entre eux. « Contrairement à l’apathie exprimée par quelques médias, les jeunes du Chili apportent une note d’enthousiasme et d’émotion à cette visite du Pape », ce que traduit bien la chanson composée à cette occasion par Claudio Gonzalès Carrasco, de la communauté des Focolari de Temuco (au sud du Chili). Accueilli par la présidente sortante, Michelle Bachelet,  le Pape s’est ensuite dirigé vers la Nonciature apostolique où il séjournera au cours de cette étape. Parmi les moments importants du voyage au Chili il y aura la rencontre avec les populations mapuches chiliennes, qui luttent pour la sauvegarde de leur identité, et la Célébration Eucharistique du 17 janvier pour les peuples indigènes de la région.      

Palerme se souvient de Chiara Lubich

Le 20 janvier 2018, il y aura 20 ans que la ville de Palerme, choisie cette année comme capitale italienne de la culture, conférait la citoyenneté honoraire à  Chiara Lubich. Une occasion de prendre en considération les processus que cet événement a contribué à amorcer en vue de diffuser la fraternité, l’accueil et la paix. « Palerme veut être un lieu où il est possible de dialoguer, où le charisme de l’unité puisse être le fondement de la vie. C’est pourquoi Chiara Lubich est notre concitoyenne », avait alors affirmé le Maire de la ville, Léoluca Orlando. Ce sera ce même maire, vingt ans plus tard, qui rappellera l’événement et sa signification encore très actuelle, dans la célèbre salle des Aigles, en présence des autorités civiles et religieuses. Il y aura ensuite une soirée aux Chantiers Culturels de la Zisa, avec une représentation théâtrale inspirée du roman « Le vent  sirocco… à Palerme » de Roberto Mazzarella, journaliste et écrivain palermitain, décédé à l’âge de soixante ans seulement, sur l’amour envers sa ville et son engagement politique sous le signe de la fraternité.

Le Pape François au Chili et au Pérou

  « Je viens chez vous en tant que pèlerin de la joie de l’Évangile, pour partager avec tous ‘’la paix du Seigneur’’ et ‘’vous confirmer dans la même espérance’’ ». C’est ainsi que commence le message vidéo que François adresse à tous ceux qui l’accueilleront ces prochains jours en Amérique du Sud, du 15 au 22 janvier. « Je désire vous rencontrer, vous regarder dans les yeux, voir vos visages et pouvoir tous ensemble, expérimenter la proximité de Dieu, sa tendresse et sa miséricorde qui nous enveloppent et nous consolent ». Le Pape connaît l’histoire de ces deux pays, « tissée  d’engagement et de dévouement », et désire « rendre grâce à Dieu pour votre foi et votre amour envers Dieu et vos frères qui sont dans le besoin, spécialement pour l’amour que vous avez pour ceux qui sont rejetés de la société ». Le Pape François exprime son désir de « partager avec vous vos joies, tristesses, difficultés et espérances », la paix que « seul Lui peut donner ». Une paix qui « se base sur la justice et qui nous permet d’accueillir les exigences de communion et d’harmonie ». Le Pape conclut le message vidéo en remettant « dans les mains de la Vierge Sainte, Mère de l’Amérique, ce Voyage Apostolique ainsi que toutes les intentions que nous portons dans le cœur afin qu’Elle, comme une bonne Mère, puisse les accueillir et nous montrer le chemin qui conduit vers Son Fils ».