6 Nov 2015 | Focolare Worldwide
« Le 22 août 1944, j’ai perdu mon unique sœur dans la tragédie navale de Tsushima maru », le paquebot de passagers coulé par un sous-marin américain. Plus de 1400 civils perdirent la vie, parmi lesquels 700 enfants. « Ma mère, jusqu’à sa mort à 96 ans, a continué à souffrir et à répéter : »La guerre me l’a mangée » ». C’est Madame Toshiko Tsuhako qui raconte son histoire, du plus profond de son cœur. Sa ville, sur l’île Okinawa, a été le théâtre entre avril et juin 1945, de l’unique bataille terrestre combattue au Japon : 150 mille morts. « J’avais encore l’âge d’une enfant innocente, lorsque je me suis retrouvée immergée dans la tragique expérience de la guerre, au contact avec les blessures douloureuses que celle-ci cause aux corps et aux âmes des personnes. J’avais 12 ans quand est arrivée la fin de la guerre. Ma mère était de constitution fragile, et étant restée fille unique, je me suis dédiée de toutes mes forces, à essayer de la soutenir, et de soulager ses afflictions. A 16 ans, j’ai rencontré la foi chrétienne et j’ai reçu la grâce du baptême ». Elle est déjà adulte quand elle rentre en contact avec la spiritualité des Focolari : « Je suis restée très surprise d’entendre que la fondatrice Chiara Lubich durant la 2ème Guerre Mondiale, a compris que Dieu nous aime immensément et que nous sommes tous frères et sœurs qui aspirent à un monde uni, parce que cette réalité coïncidait avec le grand rêve que je portais en moi lorsque j’étais enfant ». « Même si je savais que tout ce qui arrive est dans les mains de Dieu, de très nombreuses fois, je me posais la question : » pourquoi y a -t-il encore les guerres douloureuses et cruelles ? », tandis que je continuais à rêver toujours d’ une » Famille globale », où les personnes vivent la gratitude réciproque et la communion ». « Pour construire un monde vrai de paix, je pense que Dieu ait besoin de la collaboration des hommes. Il s’agit de cultiver des cœurs qui aiment aussi leur propre pays, mais plus que tout autre chose, des âmes sensibles qui se donnent au bien des personnes, qui sachent aimer ». « Dans cette commémoration de la fin de la guerre – témoigne Toshiko – je renouvelle ma confiance en Dieu et mon engagement à poursuivre le chemin dans la construction de la paix ».
4 Nov 2015 | Focolare Worldwide
Connecter les rêves, diffuser une nouvelle culture: c’est l’intitulé qui a été retenu pour l’ Ecole interaméricaine d’Economie de Communion. Tout un programme ! Elle s’est tenue du 26 au 31 octobre à la Mariapolis Ginetta (San Paolo – Brésil), le lieu où, en 1991, Chiara Lubich a lancé le projet de l’ Economie de Communion. 60 participants venant du Paraguay, de l’Argentine, du Mexique, du Guatemala, de Cuba, de Colombie, de Bolivie et du Brésil ont décidé de s’aventurer dans le monde de l’entreprise selon les principes novateurs présentés par la fondatrice des Focolari à la naissance du projet. Pour promouvoir la réalisation de ces rêves et projets, les entrepreneurs présents ont déclaré leur entière disponibilité pour accompagner avec leur propre expérience le chemin audacieux que ces jeunes entendent emprunter. La proposition a été accueillie avec enthousiasme. Au terme de cette Ecole chaque étudiant a reçu de son propre partenaire un certificat de participation. Ainsi est née une nouvelle expérience de communion appelée « Opération un pour un ». Mais ce n’est pas tout. Maria Clézia Pinto, responsable des projets de l’Anpecom (l’association qui coordonne les différentes initiatives pour une Economie de Communion au Brésil) a annoncé le lancement d’un programme de soutien économique qui cible des petites entreprises qui travaillent dans les secteurs socialement défavorisés, offrent des produits d’alimentation ou des services en faveur de l’éducation, de la santé et du logement. Il inclut aussi des initiatives visant le développement humain et social en faveur des classes sociales aux revenus médiocres, bas et des catégories les plus indigentes. Il s’agit d’un programme qui s’inspire d’initiatives déjà en cours dans d’autres aires géographiques du monde et qui offrent des financements et des bénéfices, fruits d’une adhésion aux lignes générales de l’Economie de Communion.
On pouvait lire sur l’invitation envoyée par les jeunes qui avaient préparé cette Ecole: « Ne nous résignons pas face aux inégalités et aux injustices sociales », en lançant un défi : « Et si cette transformation commençait par la prise de conscience de ce que sont la pauvreté, l’économie, le travail, les relations interpersonnelles? » Ces questions et d’autres thèmes de grande actualité ont été abordées lors des tables rondes et des rencontres de groupes : tous les protagonistes étaient des jeunes pouvant compter sur la présence de ces experts et entrepreneurs chevronnés. Dans son intervention finale, Anouk Grévin, membre de la Commission Internationale de l’EdC, a confié que, dès les préparatifs tout le monde nourrissait le désir très fort que cette école soit une sorte de laboratoire qui puisse ouvrir de nouvelles voies pour l’EdC, non seulement en Amérique Latine, mais partout dans le monde.
30 Oct 2015 | Focolare Worldwide, Senza categoria
Le sport peut-il aider à la réalisation d’un monde plus uni ? Peut-il créer un champ d’action et un instrument d’unité entre les personnes et entre les peuples ? Voilà quelques questions qui ont déclenché l’expérience des fondateurs de Sportmeet, en partant de leur passion commune pour le sport qu’ils se sont communiquée. “ Nous n’avons pas la prétention d’avoir la vérité en poche, nous nous sommes mis à chercher les personnes, les expériences dans le monde sportif qui pourraient nous aider dans ce travail. De là ont surgi ces année-ci, de manière synthétique, trois éléments qui déterminent l’identité de Sportmeet : la haute considération pour le sport en tant que phénomène significatif de la société ; la capacité et le but de réunir les personnes des catégories les plus diverses intéressées par le sport ; le défi de conjuguer théorie et pratique dans un contexte qui a tendance à séparer ceux qui étudient et ceux qui pratiquent le sport ». Voilà quelques extraits de l’intervention de Paolo Cipolli, président de Sprotmeet for a United World, à l’occasion de l’ouverture du septième congrès organisé par le réseau de Sportmeet à Krizevci (Croatie). Considérer le sport comme un dialogue avec la culture contemporaine, avec la conviction qu’il est possible d’apporter une aide spécifique, stimulante et positive à la culture, à la construction d’une citoyenneté active et responsable.
Une centaine de participants – directeurs, enseignants de sciences de la motricité, pédagogues, athlètes, responsables de club sportifs, arbitres, éducateurs, étudiants universitaires, journalistes sportifs presque tous de conviction non religieuse – se sont donné rendez-vous du 2 au 4 octobre à la cité pilote « Mariapoli Faro » en Croatie. Ils venaient de différentes régions de Croatie et de Serbie. Etaient aussi présentes les institutions régionales et locales qui ont parrainé et financé le congrès, la télévision nationale, la radio locale et l’athlète Branko Zorko, coureur de demi-fond, trois fois champion olympique mondial sur 1500 mètres, natif du lieu et depuis longtemps en contact avec Sportmeet. Le thème “Temps libre comme ressource pour les jeunes générations”, a mis en évidence les grands changements et les risques qui viennent de l’utilisation massive d’internet et de la diffusion des nouvelles technologies, comme l’a souligné avec une préoccupation claire et passionnée Mirna Andrijašević de la faculté des sciences de la motricité de Zagreb. Alexandar Ivanosky de la faculté privée de Sport et Santé de Belgrade (Serbie), a souligné l’importance de la présence des adultes, appelé au défi de chercher avec les jeunes une approche créative – souvent seuls face aux puissants stimulants de la technologie et des réseaux sociaux. Milan Čapalija, psychiatre et Majda Fajdetić, pédagogue au ministère de l’éducation de Zagreb, ont mis en lumière les différentes méthodes de promotion pour une action pédagogique qui puisse remettre en valeur la contribution du jeu et du sport. Pour témoigner du climat d’estime et de confiance qui s’est accru ces dernières années, Alexandar Ivanosky (Serbie) mettait en lumière la capacité du sport croate d’exceller dans les jeux d’équipe et demandait une interaction plus étroite encore afin de partager l’esprit de fraternité qui anime ce groupe des Balkans ainsi que d’autres. En fin de rencontre, ils ont annoncé la prochaine Summer School 2016 qui se déroulera du 14 au 17 juillet, dans la ville de Krizevci.
29 Oct 2015 | Focolare Worldwide
La comédie musicale « Life, love, light », inspirée de la vie de la Bienheureuse Chiara Luce Badano, est arrivée au Pérou: le 10 octobre dernier, quelques jours après le cinquième anniversaire de la béatification de la jeune de Sassello, le spectacle a en effet été présenté à Lima. Afin de récupérer du matériel, les jeunes péruviens du Mouvement des Focolari étaient déjà entrés en contact plusieurs mois auparavant avec des Espagnols du même âge qui avaient mis en scène cette œuvre à Burgos dans leur langue. Voyant que le projet dépassait leurs moyens, ils ont entrepris la préparation de la comédie musicale grâce à la collaboration avec la Communauté de Villaregia, les Misioneras Identes et quelques professionnels.
75 jeunes, membres des Focolari mais aussi d’autres mouvements, ont participé à sa réalisation. Une série de « coïncidences heureuses » n’ont pas non plus manqué, dans lesquelles ces jeunes ont vu la main de la Providence: de la disponibilité d’une salle comprenant des centaines de places dans un célèbre quartier de Lima, aux repas pour toute l’équipe fournis grâce à la générosité d’une adhérente au Mouvement, en passant par des interviews accordées à deux chaînes de télévision – dont l’une a filmé le spectacle pour le diffuser en différé.
Les cinq cents spectateurs ont eux aussi fait preuve de générosité: l’entrée était libre, mais on leur proposait d’offrir des produits alimentaires de longue conservation – qui sont arrivés en grande quantité – destinés aux personnes soutenues par la Communauté de Villaregia. Enfin, le spectacle à proprement parler a eu un grand succès: des participants ont témoigné qu’il leur a permis de découvrir et mettre en valeur de nombreux talents. Particulièrement touchant le témoignage de la mère d’une adolescente de 13 ans, atteinte d’une forme grave de dépression, qui a affirmé: « Vous avez changé la vie de ma fille ».
Un message envoyé par les parents de la jeune bienheureuse, Ruggero et Maria Teresa Badano, a clos la soirée, avec leurs remerciements pour ce qui a été réalisé: « Sa propension à la sainteté et sa fidélité aux valeurs de l’Évangile de Jésus – écrivent-ils – ont guidé Chiara Luce aussi dans les moments plus difficiles de son existence, et nous sommes convaincus qu’elle saura vous inspirer. Parce que – comme le répétait sa mère spirituelle Chiara Lubich – ‘Vous n’avez qu’une seule vie et ça vaut la peine de bien la vivre’. »
28 Oct 2015 | Focolare Worldwide

© CSC Audiovisivi
“Je suis très heureux de me trouver ici dans la Cité Pilote de Loppiano je suis venu pour recevoir le Doctorat honoris causa. C’est en même temps une heureuse coïncidence : Loppiano célèbre les 50 ans de sa fondation par Chiara Lubich, de mémoire bénie. Et comme ami du mouvement des focolari, je participe à la joie de cet anniversaire. C’est normal et naturel que je me sente heureux et ému d’avoir été choisi pour recevoir le premier doctorat honoris causa décerné par l’Institut Universitaire Sophia (IUS). Je suis le premier et je m’en réjouis ! Mais plus que le doctorat, c’est le message que le pape François, mon frère bien-aimé, a voulu m’adresser qui me fait ressentir une joie et un bonheur encore plus grands. A travers ce geste le Pape a voulu m’honorer une nouvelle fois. Sa Sainteté a souhaité exprimer en cette occasion aussi sa détermination à travailler toujours davantage à l’unité de nos deux Eglises sœurs. . Au nom du Patriarcat œcuménique, je suis heureux de pouvoir assurer Sa Sainteté, et vous tous qui m’écoutez, de cette même détermination de la part de notre Eglise de Constantinople, en vue de faire progresser le dialogue œcuménique dans son ensemble, mais particulièrement entre l’Eglise Orthodoxe et l’Eglise Catholique. Du fait que nous sommes des Eglises sœurs, nous avons beaucoup de choses en commun, nous sommes beaucoup plus proches qu’avec d’autres Eglises et groupes de dénomination chrétienne, aussi devons-nous avancer. C’est le message que le Pape nous a donné en venant à Constantinople l’an dernier pour notre fête patronale. C’est notre désir commun, exprimé à Jérusalem en mai 2014 lorsque nous nous sommes rencontrés en Terre Sainte pour célébrer et mettre en valeur le 50ème anniversaire de la rencontre historique de nos prédécesseurs. 
© CSC Audiovisivi
Dès le début de son pontificat j’ai eu la joie d’être présent à sa Messe d’Installation et nous avons eu un entretien privé d’une demi-heure où nous nous sommes dit que nous devons travailler et prier intensément pour l’unité entre nos églises, pour la recomposition de l’unité du corps du Christ qui est l’Eglise. Ce soir je perçois sa détermination, renouvelée à travers son message, et je me sens très heureux! Je rentrerai à Istanbul plus fort, plus sûr d’avoir à Rome un frère qui désire beaucoup travailler avec nous et prier pour faire accélérer l’unité de nos Eglises ». Nous approchons du 50ème anniversaire de la première rencontre entre le Patriarche Athénagoras et Chiara Lubich à Istanbul. C’était le 13 juin 1967 … “L’une des aspirations du Mouvement des Focolari est l’Unité de l’Eglise. Chiara et ses collaborateurs y ont beaucoup travaillé. Elle s’est rendue 23 fois chez Athénagoras à Constantinople. Puis elle a rencontré Dimitrios et moi-même ensuite. En 2008 je lui ai rendu visite à l’hôpital Gemelli quelques jours avant son décès. Je suis sûr que ce soir Chiara est avec nous, elle est sans aucun doute avec nous, par sa présence spirituelle et sa prière. Elle se réjouit avec nous et prie pour l’Unité de nos Eglises. Dans un mois je recevrai à Constantinople les évêques amis du Mouvement. Nous aurons une rencontre à Halki à l’Ecole de théologie où nous aurons l’occasion de nous souvenir tous ensemble de Chiara et de prier pour le repos de son âme. Nous pourrons aussi partager nos expériences et notre volonté de travailler à l’unité des Eglises. Comme Eglise de Constantinople, nous sommes prêts à les accueillir, à donner nos expériences et échanger à nouveau le baiser de paix entre Orient et Occident ».
26 Oct 2015 | Focolare Worldwide, Senza categoria
C’est une expérience d’Eglise importante, une occasion unique dans leur vie qu’ils emportent dans le cœur: c’est ainsi que résument leur expérience María Angélica e Luis, de Bogotà. Elle est dentiste, lui Directeur du Département d’Ethique de l’université Gran Colombia. Ils ont deux enfants de 18 et 20 ans. Ils ont participé du 4 au 25 octobre au Synode ordinaire sur la famille intitulé “Vocation et mission de la famille au sein de l’Eglise et du monde contemporain”. Depuis lus de vingt ans ils travaillent au service des familles en lien avec le mouvement des focolari, en les accompagnant dans les parcours de préparation au mariage et au cours des années qui suivent, lorsque les crises, toujours aux aguets, risquent d’altérer le sacrement et l’amour. Vous avez participé activement aux travaux des “circoli minores”: quels moments vous ont semblé importants pour pouvoir offrir une contribution à l’avancée du synode? “L’expérience des “circoli minores” a été très belle parce que nous pouvions y apporter notre vécu et celui d’autres familles, la transmission, que nous voulons vivre en tant que famille, de la dynamique d’amour qui se vit dans la Trinité – où chacune des trois divines Personnes est Amour pour l’Autre – Cela a été l’une de nos contributions. Par ailleurs, tout en affirmant l’importance de l’Eucharistie, nous avons mis en valeur le besoin de la présence de Jésus entre les époux grâce à leur amour réciproque. Nous avons donc partagé les moments où nous nous sommes demandé pardon lorsqu’entre nous cette unité n’était pas pleine. Une autre contribution a porté sur les divorcés remariés. Il était important de ressentir un amour particulier pour chacune de ces familles. Et dans la mesure où mûrit l’expérience de la foi en eux aussi – en les accompagnant afin qu’ils arrivent à expérimenter la présence de Jésus dans l’autre, dans la Parole d’Evangile que l’on vit, dans la communauté qui vit l’amour réciproque – grandit la proximité de vie avec le Christ. Nous avons senti que l’un des points forts à proposer était l’amour envers Jésus abandonné et crucifié, parce qu’Il a assumé toutes les souffrances de l’humanité: en Lui peut se retrouver celui qui est trahi, humilié, qui se sent seul, abandonné, coupable, qui ne trouve pas de réponse à ses questions. En Lui nous sommes tous accueillis parce que Lui a vécu tout cela, et en Lui nous pouvons vivre cette unique communion où nous nous retrouvons tous dans le même OUI. Cela a été notre proposition: qu’il n’y a pas de différence entre une famille qui n’a pas souffert l’échec et celle qui l’a vécu, parce qu’en Lui nous nous sentons tous accueillis. Nous avons raconté les expériences de nombreuses familles, y compris dans notre mouvement, qui ont vécu et dit ce oui, avec la douleur de ne pouvoir recevoir l’Eucharistie, mais conscientes qu’elles sont elles aussi appelées à la sainteté. Et qu’elles ne sont donc pas exclues de cet appel. Comme l’a dit un jour le pape Benoit, l’offrande et le sacrifice qu’elles font mettent en évidence la beauté de l’indissolubilité du mariage, c’est à dire qu’elles construisent aussi cette réalité (l’indissolubilité) et qu’elles apportent donc une forte contribution lorsqu’elles mûrissent dans ce OUI. Parfois il s’agit de comprendre plus profondément la signification du sacrement. Pour nombre de nos contemporains le sacrement du mariage ne signifie pas grand-chose, parce que soit au sein des paroisses, soit au sein des mouvements, les couples n’ont pas été suffisamment formés. Chaque être humain devrait pouvoir se découvrir comme tel et découvrir la transcendance qui l’habite. Il s’agit de faire comprendre comment ce sacrement peut aider à former une famille et pourquoi, à travers la famille, nous sommes responsables des enfants. Nous aimons dire: “Telle famille, telle société”, c’est à dire que la société est le résultat de ce qu’est la famille”.
Un jour vous avez raconté qu’en sortant d’un petit groupe de travail vous avez ressenti le désir que les évêques comprennent votre profond amour pour l’Eglise… “La relation et le dialogue avec les évêques au cours de cette semaine se sont de plus en plus approfondies grâce à une connaissance et une écoute réciproques. Nous avons cherché aussi à leur témoigner une affection toute maternelle lorsque par exemple ils toussaient ou avaient le rhume… nous avions le désir qu’ils sentent qu’en tant que familles nous aussi nous aimons l’Eglise comme ils l’aiment, que comme eux nous souffrons et donnons notre vie pour elle. Nous avançons sur le même chemin. Comme Chiara Lubich le disait, chacun est un petit carreau de la grande mosaïque, mais il a sa propre valeur dans la construction de cet unique édifice qu’est l’Eglise. C’était très important de pouvoir se le dire et aussi d’en faire l’expérience ». Lors d’un des derniers « circoli minores » un de vos textes a été intégré dans le compte rendu final… “Effectivement, lors du dernier groupe de travail le rapporteur nous a demandé notre expérience de famille. Ainsi ce qu’il a finalement proposé était enrichi de tout ce que chacun avait dit. Et on ne remarquait pas de différence entre ce qui avait été proposé par une famille ou par un père du Synode : c’était la proposition de tous, votée à l’unanimité ». Quel souhait formuleriez-vous en cette fin de Synode? “Les souhaits sont très nombreux! Espérer que petit à petit toutes les familles puissent découvrir la richesse que chacune porte en elle, quelle que soit sa situation – « régulière » ou « irrégulière » – , si elle vit vraiment la famille, pour faire grandir la société toute entière : croître en humanité ».