Mouvement des Focolari

L’autre face de la spiritualité: les œuvres sociales

Mai 2, 2014

Contribuer à réduire les graves inégalités qui pèsent sur le continent latino-américain: c’est l’objectif des actions sociales inspirées par le charisme de l’Unité en Amérique Latine et aux Caraïbes.

Des engagements renouvelés et de fortes motivations ont caractérisé le deuxième Séminaire des œuvres sociales d’Amérique Latine et des Caraïbes qui a réuni les 12 et 13 avril derniers 70 représentants ainsi que d’autres instances des focolari engagées dans le social : Humanité Nouvelle, Jeunes pour un Monde Uni, Familles Nouvelles. La veille 90 personnes engagées dans l’Economie de Communion venaient de conclure leurs travaux.

Ce Séminaire a voulu renforcer la collaboration au niveau de tout le continent et a élaboré une « Charte d’intention » Ce fut aussi l’occasion de définir les modalités pour mettre en réseau les projets, les organismes et mouvements sociaux porteurs de fraternité évangélique en vue de transformer la société. Un objectif en accord avec « le Document d’Aparecida » des évêques latino-américains qui indique « l’option préférentielle pour les pauvres et les exclus » comme la boussole qui oriente la communauté chrétienne d’Amérique Latine et des Caraïbes. Une option qui n’est pas exclusive mais qui propose aux chrétiens cette priorité d’action et de style de vie. Le dialogue engagé avec Maria Voce, la présidente des focolari et le coprésident Giancarlo Faletti a été un moment important de cette rencontre.

Les questions posées ont mis en évidence les avancées et les souffrances, sans cacher un sentiment de solitude. Les réponses, éclairées par la perspective de contribuer à la réalisation du testament de Jésus « Que tous soient un » (Jean 17, 21) ont ouvert un nouvel horizon, non seulement pour les œuvres sociales, mais pour tout le Mouvement des Focolari.

“Vous êtes au cœur du charisme et plus encore, au cœur de ses origines ! Tout ce que vous faites est une mise en pratique de ce que Chiara Lubich et ses compagnes ont commencé à vivre à Trente », a rappelé Maria Voce. « Elles sont allées à la rencontre des pauvres, emportant avec elles un carnet et un crayon pour prendre note de leurs adresses et de leurs besoins. Elles se retrouvaient ensemble pour mettre en commun les nécessités et voir les possibilités d’aides et de ressources. C’était le principe du réseau. C’est ce que vous faites !”

« Toutes les initiatives à caractère social devraient contribuer à renouveler la société, à la faire devenir une communauté où l’on vit en partageant le même but, où l’on met en commun besoins et talents – a précisé Maria Voce en ajoutant : « Vous donnez une visibilité plus complète du charisme [de l’unité], qui n’est pas seulement spirituel, mais aussi social. Vous le faites voir »

Giancarlo Faletti a invité “à être conscients que nous ne sommes pas seuls sur ce chemin, mais que beaucoup d’autres nous accompagnent dans de nombreux autres domaines » « Tous – a conclu Maria Voce – ont le même but : transformer la société, mais avec des moyens différents. Nous devons nous réjouir que dans la maison de Dieu il y ait de nombreux appels et des réponses très variées. Chacun est une des tesselles qui composent cette grande mosaïque dont nous sentons la grandeur et la force »

www.sumafraternidad.org

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Un héritage précieux : le « Paradis de 49 » de Chiara Lubich

Un héritage précieux : le « Paradis de 49 » de Chiara Lubich

Le 22 mai 2026, dans la salle Paul VI de l’Université pontificale du Latran à Rome, a eu lieu la première présentation de l’ouvrage « Paradis de 49 » de Chiara Lubich, un recueil d’écrits à travers lesquels la fondatrice du Mouvement des Focolari témoigne et partage son expérience mystique vécue entre 1949 et 1951

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

16 juillet 1949, Chiara Lubich se trouve à Tonadico, dans les Dolomites, en Italie du Nord de l’Italie, pour une période de repos avec quelques-uns de ses premiers compagnons et compagnes. Ils y sont rejoints par l’Honorable Igino Giordani, que Chiara appelait Foco. Ce jour-là, Chiara et Foco scellent un Pacte d’unité, prélude à l’expérience spirituelle et mystique que Chiara vivra entre 1949 et 1951. Une période connue sous le nom de « Paradis de 1949 », dont les textes ont récemment été publiés. Dans l’introduction de cet ouvrage, le théologien Piero Coda propose quelques approfondissements « pour une lecture théologique » du texte. Nous en publions un extrait, lié précisément au Pacte du 16 juillet. Il est accompagné d’une courte vidéo de Chiara Lubich datant du 20 décembre 1999, dans laquelle elle raconte aux Gen – les jeunes des Focolari -, cette expérience de lumière.