Mouvement des Focolari

Silvana Veronesi en Argentine

Mai 11, 2011

Du 2 au 26 avril, Silvana Veronesi – du premier groupe qui a commencé avec Chiara Lubich à Trente – était en Argentine : Buenos Aires, la cité-pilote Lia et le Centre Mariapolis de Josè C. Paz, quelques étapes de son voyage. Nous la rencontrons chez elle, détendue et joyeuse comme toujours.

Silvana avec Gustavo Clariá de la Rédaction du Web

Quelles ont été tes impressions sur la société argentine ? « J’ai trouvé un continent où le christianisme est vivant ; il est la racine culturelle de ce peuple. Les messes, par exemple, sont très fréquentées, avec beaucoup de jeunes, et le dimanche est aussi respecté civilement. On pourrait dire que c’est un continent (l’Argentine est si vaste !) nouveau et jeune. De par cette ouverture et cette liberté, ils sont particulièrement faits pour accueillir la spiritualité de l’unité qui naît du charisme de Chiara. Nous savons que tu as été invitée par les nombreuses communautés des Focolari de ce pays…

Mariapolis Lia

Oui. Le Mouvement en Argentine est très répandu et riche des diverses vocations de l’Œuvre de Marie et de témoignages dans différents domaines. Par exemple, dans la « Cité-pilote Lia », qui est un peu le cœur des Focolari pour le Cône Sud, il y a beaucoup de jeunes qui lâchent tout pendant un an, pour « faire l’expérience » comme ils disent. C’est-à-dire pour se former à une « vie nouvelle » fondée sur l’Évangile. Même si les Sud-Américains sont les plus nombreux, il y a des filles et des garçons de l’Europe et du monde entier, et l’engagement avec lequel ils vivent cette période suscite une grande admiration.   Déjà Chiara Lubich soulignait le rôle des jeunes dans la cité-pilote argentine comme une de ses caractéristiques. J’ai visité toutes les réalités de la Cité-pilote et j’ai rencontré les focolarini, les écoles des jeunes et la communauté locale. J’ai été touchée par l’harmonie et par les rapports d’unité que j’ai trouvés entre tous. Là, triomphe cet amour réciproque que Lia Brunet et Vittorio Sabbione – pionniers du Mouvement en Argentine – ont apporté et que Chiara, lors de sa visite historique en 1998, a chaudement souligné. Je peux dire que j’ai expérimenté la présence spirituelle de la Sainte Vierge. J’ai parlé d’Elle lors d’une de mes interventions en décrivant comment Elle s’est manifestée dans notre histoire : un modèle pour vivre la Volonté de Dieu. J’ai aussi visité le Pôle industriel « Solidaridad », où quelques entreprises s’inspirent des principes de l’Économie de Communion. Elles sont encore petites, mais il y a de la pureté et de la cohérence avec les valeurs évangéliques, qui assurent un futur prometteur. L’« associé caché », comme est appelée l’intervention de la Providence de Dieu, est très présent et intervient avec fidélité.   Tu as passé les fêtes de Pâques en Argentine… Je les ai passées au Centre Mariapolis à Josè C. Paz, dans les environs de Buenos Aires. C’étaient des jours intenses, de grande spiritualité, avec environ 90 focolarines, y compris les focolarines mariées. Ensuite, nous ont rejointes les focolarini et d’autres personnes appartenant aux communautés proches, environ 400 personnes. Au milieu d’eux, j’ai voulu souligner à quel point nous avions compris, durant les premiers temps avec Chiara, les réalités de Jésus au milieu de nous et celle de Jésus abandonné. J’ai été émue par la reconnaissance et par l’amour qu’ils m’ont témoigné de tant de façons. Je peux dire que j’ai été très impressionnée par l’harmonie qu’il y règne et contente de l’unité que j’ai trouvée entre tous. Même si on peut toujours s’améliorer et grandir, je pense que Chiara, du Ciel, doit être contente.    

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