Mouvement des Focolari

Un petit miracle en 27 heures

Fév 27, 2026

Quatre ans après le début du conflit en Ukraine, nous partageons une histoire de proximité, un journal qui raconte la rapidité avec laquelle la générosité peut se manifester. Début février, un couple de Basse-Autriche reçoit une demande d'aide de Kiev, priant de fournir des vêtements d'hiver aux personnes du pays en grande difficulté. Vingt-sept heures plus tard, plus d'une tonne de vêtements et de chaussures sont livrés au point de collecte. Une vague de disponibilité et de solidarité les a submergés.

Jeudi 5 février, 22h00

Christine Schneider-Heinz et Michael Heinz, d’Eggenburg, en Basse-Autriche, lisent sur leur téléphone portable un bref message de la communauté des Focolari à Kiev : il y a un besoin urgent de vêtements d’hiver pour les personnes en Ukraine. Depuis longtemps, le couple s’engage en faveur des réfugiés provenant de différents pays, organise des hébergements dans leur ville et aide à leur première prise en charge. Immédiatement, les premières idées surgissent sur les personnes à impliquer.

Vendredi 6 février – avant même le café du matin

Les premiers messages et les premières demandes partent, la première à une amie qui travaille dans l’usine de chaussures voisine et qui a déjà organisé plusieurs fois l’expédition de chaussures à titre gracieux. À 10 heures, la confirmation arrive pour 100 paires de chaussures d’hiver, transport assuré jusqu’à Eggenburg.

Vendredi 6 février – 11h30

Un message est publié sur WhatsApp et une invitation est envoyée à tous les amis des environs : livrer des vêtements chauds et des chaussures pour les personnes en Ukraine le soir, entre 18h00 et 20h00, au presbytère de la paroisse catholique.

Vendredi 6 février – 18h00

Christine Schneider-Heinz et Michael Heinz ont déjà fait le tri dans leurs armoires et se rendent au presbytère avec les premiers sacs, munis d’étiquettes en anglais et en ukrainien afin de pouvoir emballer et étiqueter tout ce qui arrivera.

Ce qui les attend est incroyable : ils assistent à un spectacle bouleversant de solidarité et de disponibilité. La maire avait partagé l’appel sur l’application municipale, la paroisse via l’application paroissiale, beaucoup avaient diffusé le message dans leur propre secteur administratif et dans divers groupes.

Les gens arrivent avec des vestes individuelles, des boîtes, des sacs et des cartons pleins. Certains apportent des affaires, d’autres les reçoivent, les trient, les emballent et les étiquettent. Des jeunes de Kharkiv et d’Afghanistan, des femmes de Kiev et d’Eggenburg travaillent côte à côte.

Certaines familles reviennent directement de leur semaine de vacances à la neige et apportent spontanément leur équipement de ski et leurs vêtements thermiques. Un homme enlève sa précieuse doudoune, la laisse là et rentre chez lui en chemise. Beaucoup ne se connaissent pas du tout, mais restent pour aider et sont tous heureux de pouvoir apporter leur contribution. À 22h30, deux minibus sont déjà chargés.

Samedi 7 février, tôt le matin

Les deux premiers minibus partent pour Vienne, où le matériel est déchargé au point de livraison. Pendant ce temps, dans le presbytère d’Eggenburg, on continue à trier, étiqueter et emballer. À 14 heures, le troisième minibus part pour Vienne.

Les dons affluent de partout et des personnes très différentes y participent : le maire actuel et deux anciens maires, l’assistant pastoral et un professeur d’allemand, un pizzaiolo afghan et d’autres commerçants, des parents avec leurs enfants et des retraités.

On perçoit une grande cordialité chez tous : des gens qui s’embrassent, mais aussi des gens qui déposent timidement leurs sacs à la porte et s’en vont précipitamment.

Quelqu’un écrit :
« Oh mon Dieu, une telle chose donne l’espoir que l’humanité puisse encore redresser la barre. On sent la volonté d’aider après toutes les nouvelles de Kiev bombardée et gelée. Puis quelqu’un commence à aider et soudain, un petit miracle se produit ».

Samedi 7 février, 15h00.

Plus d’une tonne a été triée, emballée, étiquetée, chargée et livrée au point de collecte pour l’Ukraine. 27 heures se sont écoulées depuis l’appel. L’entrée du presbytère est vide et en ordre. Était-ce un rêve ? Non. Mais peut-être Eggenburg a-t-il vécu un petit miracle.

Par Christine Schneider-Heinz
https://fokolar-bewegung.at/nachrichten/die-magie-des-augenblicks

Photo: © Sepp Schachinger, Michael Heinz

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Chiara Lubich : « Dieu a besoin de nous »

Chiara Lubich : « Dieu a besoin de nous »

« Voici, je fais toutes choses nouvelles », la Parole de Vie pour ce mois de février 2026, avait été commentée par Chiara Lubich en avril 1989. Nous en proposons ici un bref extrait.

La maladie vécue en communion

La maladie vécue en communion

Brian, Irlandais à Taïwan, 62 ans, marié, deux filles, professeur à l’université, découvre soudain qu’il est atteint d’une grave maladie qui bouleverse toute sa vie.

Rapport 2025 : De la norme à la culture

Rapport 2025 : De la norme à la culture

Le Rapport relatif à l’année 2025 sur les activités pour la Protection de la personne et les données relatives aux cas d’abus survenus au sein du Mouvement des Focolari, est disponible dès aujourd’hui. Nous publions ci-dessous l’introduction, accompagnée d’une interview de Mgr Alí Herrera, Secrétaire de la Commission Pontificale pour la Protection des mineurs de l’Église catholique.