Mouvement des Focolari

Du 11 au 20 février, Maria Voce et Giancarlo Faletti se rendront en Terre Sainte

Sont prévus lors de ce voyage :

  • Rencontre avec les focolarines et les focolarini de Terre Sainte
  • Visite au patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude Mgr Foud Twal
  • Rencontre avec l’évêque luthérien Munib Younan, président de la Fédération mondiale luthérienne
  • Rencontre avec le rabbin Ron Kronish, directeur de l’ICCI
  • Visite au patriarcat arménien orthodoxe : rencontre avec l’évêque Son Éminence Aris Shirvanian
  • Visite au patriarche grec ortodoxe S.B. Theofilos III
  • Messe et visite du Petit escalier, le lieu où Jésus a adressé à son Père la prière pour l’unité, charte de la spiritualité des Focolari
  • Visite à l’archevêque maronite de Terre Sainte, Mgr Paul Nabil Sayah
  • Rencontre avec le maire adjoint de Jérusalem, Mme Neomi Tzur
  • Conférence à l’Université hébraïque de Jérusalem sur le thème : « Le rôle du dialogue dans la promotion de la paix »
  • Rencontre interreligieuse
  • Visite des mosquées sur l’esplanade du Temple
  • Visite au délégué apostolique Son Éminence Mgr Antonio Franco
  • Rencontre avec la communauté des Focolari
  • Rencontre avec Mgr Elias Chakour, archevêque gréco-catholique de Galilée. Le conseil général de l’Œuvre de Marie poursuivra son voyage par trois jours de retraite, puis par un pèlerinage. Un rendez-vous des Jeunes pour un monde uni de Terre Sainte est également prévu fin février.

Photos de l’arrivée en Terre Sainte le 11 février :

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Renata Borlone

Renata Borlone

Renata voit le jour le 30 mai 1930 à Civitavecchia. Elle vit une enfance calme, entourée de l’amour des siens, dans une famille animée de grandes valeurs humaines. En quête perpétuelle de vérité, elle s’inscrit à la faculté de chimie : elle rêve de « travailler dans un laboratoire et de collaborer à une grande découverte ». À l’âge de 19 ans, elle rencontre le mouvement des Focolari : « Tandis qu’une jeune focolarine parlait de la nouvelle vie inspirée de l’Évangile, née ces années-là à Trente, j’ai senti de tout mon être que Dieu existait, que Dieu m’aimait immensément. » Une lumière profonde l’envahit alors : c’est ce Dieu-Vérité qu’elle cherche ! Renata décide de Lui consacrer sa vie. Deux mois plus tard, elle rencontre Chiara Lubich, qui lui confirme qu’elle est appelée à suivre Dieu et à vivre afin que « tous soient un » (cf. Jn 17,21). Ainsi commence son extraordinaire aventure qui, pendant 40 ans, l’amène à témoigner partout de l’Évangile, contribuant ainsi à construire cette nouvelle œuvre de l’Église.

En 1967, elle arrive à Loppiano où, dans une fidélité inconditionnelle au charisme de l’unité, elle contribue de façon unique au développement de la première cité-pilote des Focolari. En même temps, elle est un guide sûr pour plus de mille jeunes qui s’engagent sur la voie du focolare.

À 59 ans, elle apprend qu’elle est atteinte d’une grave maladie. La phrase de l’Évangile : « Celui qui croit en moi ne mourra pas » l’éclaire et l’aide à transformer la dernière étape de son pèlerinage sur la terre en un extraordinaire hymne à la Vie. Malgré la souffrance, Renata répète jusqu’à ses derniers instants : « Je suis heureuse, je veux témoigner que la mort est Vie. » Le 27 février 1990, elle s’éteint sereinement.

Renata a été un cadeau très spécial pour beaucoup de personnes, et elle continue aujourd’hui de l’être en nous invitant à croire qu’il nous est possible de faire quelque chose de plus pour rendre le monde meilleur. Tous ceux qui ont eu la chance de la connaître ont expérimenté la présence à leurs côtés d’un Dieu qui est Amour et une maternité spirituelle qui sait accueillir l’autre et pardonne toujours.

Galerie de photos  – Renata Borlone

Renata Borlone

Congrès intercontinental des évêques

Parmi les interventions, il y aura celles du cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques, du cardinal Gianfranco Ravasi, préfet du Conseil pontifical pour la culture, et du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Outre les interventions de plusieurs évêques vivant dans les régions les plus éprouvées dans le monde actuellement, il y aura un exposé de Maria Voce, présidente du mouvement des Focolari, sur l’adhésion à la volonté de Dieu dans la vie du chrétien. C’est le thème qui se trouve au cœur du cheminement spirituel des Focolari cette année, et qui amène à dire un « oui » libre et responsable au dessein de Dieu.

Le congrès comportera un moment spécial : l’audience avec Benoît XVI, prévue dans le cadre de l’audience du mercredi, qui sera l’occasion d’exprimer cette communion « effective et affective » qui lie les évêques au Pape.

Il y aura également divers moments de réflexion théologique et philosophique, de mise au courant de l’actualité de l’Église (comme l’année sacerdotale et la formation des prêtres) et de présentation de faits de vie évangélique. Le tout alternera avec des moments de méditation, de célébration, de prière en commun, de promenade. Ce seront des journées tonifiantes pour le corps et l’âme.

À l’issue du congrès, un groupe important d’évêques visitera la cité-pilote de Loppiano, près de Florence, où se trouve également l’Institut universitaire Sophia (IUS), qui cherche à promouvoir une culture d’unité, ressentie comme nécessaire aujourd’hui plus que jamais.

Cette année, des rencontres entre évêques se dérouleront dans différents pays d’Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du Sud, dans le même esprit.

Renata Borlone

Lia Brunet

Elle naît à Cembra (près de Trente – Italie), le jour de Noël de 1917, et reçoit le nom de Natalia. Sa mère appartient à la bourgeoisie de Trente, tandis que son père est fils de paysans d’un petit village des montagnes de Trente, appelé Tonadico. A 16 ans, elle connaît la douleur : son père meurt subitement.

A 18 ans, elle enseigne dans une école de formation professiennelle. Quelques années plus tard, la guerre éclate. Son fiancé part pour le front. Déstabilisée par le drame de la guerre, elle note dans son journal : “c’est comme si les bombes tombaient aussi au-dedans de moi ; un à un, tous mes projets s’écroulent”. Nous sommes en 1945 ; une amie lui parle d’un groupe de jeunes filles qui “peuvent l’intéresser”.

C’est ainsi qu’elle se retrouve dans le petit appartement, place des Capucins à Trente, où elle rencontre Chiara Lubich. Celle-ci lui parle d’une jeune fille, riche et belle, qui a fait un jour le choix radical de Dieu : Claire d’Assise. Elle notera ensuite : “Je ne savais plus si c’était l’histoire de Claire d’Assise, ou la sienne, ou… la mienne. La même réponse montait à mes lèvres ; à mon tour, je décidais de choisir Dieu comme Idéal de ma vie”. Un choix qui se concrétisera en donnant tout ce qui lui appartient : vêtements, fourrures, produits de beauté, bijoux. “Mais – écrit-elle – il ne me sera pas aussi facile de me détacher des liens du coeur”. En effet, son fiancé vient justement de rentrer du front. “Même si cela me brisait le coeur”, écrit-elle, elle dit oui à Dieu qui l’appelle – un oui radical.

Un choix qui s’avèrera d’une extraordinaire fécondité. Il suffit de penser aux 44 années qu’elle a passées en Amérique latine. Les liens d’amour qu’elle avait su tisser dès son premier voyage, en 1958, en compagnie de Marco Tecilla et Fiore Ungano, forment un réseau qui s’étend au Brésil et à l’Argentine, mais aussi à l’Uruguay, au Chili, à la Bolivie, puis à tous les pays d’Amérique latine. Un réseau qui compte plus de 520.000 personnes, de tous âges et de toute catégorie sociale, et dont plus de 35.000 sont membres actifs du Moviment.

Un réseau d’amour qui a une incidence sur la vie culturelle, politique et économique de ces pays. En 1998, l’université nationale de Buenos Aires (UBA) décerne un doctorat honoris causa à Chiara Lubich, au cours d’un voyage qu’elle effectue en Argentine, et salue la mise en oeuvre d’ “un humanisme prophétique et émancipateur, un idéal qui jette des ponts entre les différents domaines du savoir”. Plus récemment, durant la profonde crise économique et politique qui frappe l’Argentine, des membres des Focolari apportent leur participation active à la “Table du dialogue”, mise en place entre société et gouvernement.

Avec Vittorio Sabbione, un autre des premiers focolarini, Lia a suivi avec une grande attention la nassaince et le développement de la cité-pilote de O’Higgins. Celle-ci devient semence d’une société renouvelée par l’Evangile, et son pôle d’activités constitue un point de référence pour les entreprises qui s’inspirent du projet de l’Economie de communion, lancé par Chiara Lubich précisément en Amérique latine, au Brésil, en 1991.

Durant toutes ces années, elle a entretenu un dialogue profond avec des fidèles d’autres religions. Un bouddhiste, s’adressant à elle maintenant, lui écrit : “Maintenant, tu es là-bas, et tu nous attireras toujours plus vers l’éternité ; et nous y parviendrons, renouvelés par l’amour, comme tu disais”. Chiara, en annonçant son départ à tout le Mouvement, écrit ceci : “On ne sent pas la séparation, parce que l’unité avec ne cesse de se renforcer”.

Lia nous a laissé sa riche expérience dans deux livres publiés par Città Nuova : ‘Giornale di viaggio’ (Journal de voyage), publié en 1970, (traduit en Argentine par Ciudad Nueva sous le titre ‘Teijendo una red’) et ‘Alle radici’ (Aux sources), paru en 2003, où elle fait le récit des origines du Mouvement des Focolari en Amérique du Sud.