Mouvement des Focolari

Venezuela: message urgent

Le 12 juillet dernier les évêques vénézuéliens ont adressé un message urgent aux catholiques et aux « personnes de bonne volonté”. Ils demandent au Gouvernement « de retirer la proposition d’une Assemblée constituante, de rendre possible le déroulement des élections prévues par la Constitution » et de « reconnaître l’autonomie des Pouvoirs publics, en abandonnant la répression inhumaine de ceux qui manifestent un désaccord, de démanteler les groupes armés » et de libérer « les personnes qui ont été privées de liberté pour des raisons politiques ». Et aussi de s’engager « à résoudre les très graves problèmes de la population, de permettre l’ouverture d’un canal humanitaire afin que puissent arriver des médicaments et de la nourriture aux personnes les plus démunies ». Aux Forces Armées Nationales ils demandent « d’accomplir leur propre devoir de service envers le peuple dans le respect et la garantie de l’ordre constitutionnel ». Les évêques exigent que les dirigeants politiques s’engagent “seulement pour le peuple et jamais pour leurs propres intérêts », en respectant « la volonté démocratique du peuple vénézuélien ». Aux institutions éducatives et culturelles, ils  demandent de travailler ensemble « pour faire s’écrouler les murs qui divisent le Pays », en encourageant « chaque effort en faveur de la paix et du vivre ensemble, fondés sur la loi de l’amour fraternel ». Le message se termine par une invitation adressée « à nos frères dans la foi et aux autres croyants, à faire un Jour de Prière et de Jeûne le 21 juillet prochain, pour demander à Dieu qu’Il bénisse les efforts faits par les vénézuéliens en faveur de la liberté, de la justice et de la paix ».  

Philippines : Genfest 2018

Philippines : Genfest 2018

Logo GenfestUn projet qui est déjà expérience de vie et action sociale, une invitation à construire des ponts de fraternité et contribuer à faire tomber les barrières de l’indifférence, des préjugés, de l’égoïsme. Née en 1973 d’une idée de Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari, le Genfest est une rencontre de jeunes de toutes les latitudes. Celui de Manille sera la 11ème édition. Le Genfest a démontré avec le temps que c’était un grand festival d’idées, de pensées et d’initiatives qui ont inspiré des milliers de jeunes de cultures, ethnies et religions différentes à changer et orienter leur propre vie vers les idéaux de la fraternité et du monde uni. Le programme central se déroulera dans le World Trade Center Metro de Manille, alors que tous les workshops se dérouleront dans l’enceinte de l’Université « De La Salle ». BEYOND ALL BORDERS (au-delà de toute frontière), titre de la prochaine édition, veut souligner les frontières à dépasser, au niveau personnel et social, pour construire un monde plus uni et plus heureux, pour respirer, aimer, travailler et vivre avec un regard ouvert et accueillant. Différentes manifestations artistiques et musicales, des forums, des moments d’exposition sont prévus. Le logo du Genfest 2018 peut se résumer en un mot : essentialité. “less is more”, moins c’est mieux. Dans un monde où la communication et l’information débordent à l’excès, le message de Manille aura la marque de la simplicité et de la puissance que toute parole peut apporter au monde. Voilà pourquoi le logo du Genfest est uniquement fait de lettres et une simple ligne sous le titre. Un signe essentiel qui est un rappel à dépasser, aller au-delà des frontières, pour souligner la seule chose qui compte dans la vie: aller vers tout le monde pour arriver ensemble à réaliser la fraternité universelle. Pour nous contacter : info@y4uw.org Les inscriptions seront ouvertes à partir d’octobre 2017 Source : Y4UW International http://y4uw.org/it/ https://www.youtube.com/watch?v=C8NvjNYgNEc

Tout est différent, mais rien n’a changé

Tout est différent, mais rien n’a changé

ElisaNuinElisa vit au Focolare de Welwyn Garden City, à 35 km du nord de Londres, dans le Hertfordshire. Une « cité-jardin », fondée dans les années 20, avec de beaux édifices de style néo-georgien, des roses autour des porches, des allées bordées d’arbres. Elle raconte: « Je suis née dans le nord de l’Italie, dans un petit village de la province de Novare. J’ai deux frères plus jeunes. Nos parents nous ont transmis les valeurs chrétiennes, comme ‘penser aux autres’. À 20 ans, mes études de français et anglais terminées, je cherchais un travail. Mais c’était difficile dans une petite ville, j’étais très découragée. Une de mes amies m’a invitée à une rencontre durant laquelle était planifié un voyage à Rome, pour participer au Genfest, une grande manifestation des jeunes du Mouvement des Focolari au stade Flaminio. C’était en mai 1980. J’y suis allée, mais seulement pour passer un week-end différent. J’ai cependant été surprise et émue par ce que j’ai vu: les affiches qui parlaient d’un monde uni, l’enthousiasme de dizaines de milliers de jeunes. J’ai eu la nette impression d’avoir trouvé quelque chose de précieux. Une fois rentrée, je suis restée en contact avec ces personnes. Il y avait quelque chose qui m’attirait chez elles. J’ai commencé à fréquenter le focolare, pendant qu’en moi s’éclaircissait ce que je voulais faire dans la vie. Jusqu’à ce que je comprenne: me donner à Dieu et aux frères, justement à travers le Focolare. J’ai trouvé un bon travail à Caritas, l’action sociale du Diocèse. Un poste intéressant et à responsabilité. Trois ans après, je devais déménager à Bologne, mais le prêtre responsable de Caritas essayait avec insistance de me convaincre de ne pas partir. Ce jour-là, l’Évangile parlait justement de ‘ceux qui ne quittent pas mère, père et terres… ne peuvent pas être mes disciples’. J’ai pensé que Jésus s’adressait à moi. Je suis partie sur le champ. De 1985 à 1987, j’ai fréquenté l’école de formation à la cité-pilote de Loppiano (près de Florence, en Italie). Et ensuite… l’Afrique! J’ai eu l’impression de me retrouver dans un film: tout était nouveau et différent. Le lendemain de mon arrivée, dans une chapelle, devant le tabernacle, je Lui ai dit: ‘Tu es le même Jésus, j’ai donné ma vie pour toi et, maintenant, je te trouve aussi ici’. J’ai passé le premier mois à Fontem, au Cameroun. Ensuite, je suis partie au Nigeria, où je suis restée vingt ans. En 1989, à Lagos, nous avons lancé un projet pour un groupe de jeunes filles. Pour les héberger, une religieuse nous a offert deux chambres dans leur mission, ensuite, une famille nous a proposé une maison gratuitement pendant cinq ans. Enfin, nous avons trouvé un lopin de terre et beaucoup de personnes nous ont aidées à construire le premier focolare du Nigeria. Tout arrivait grâce à l’aide inattendue de Dieu, à travers les personnes. Nous avons lancé une première entreprise qui produit des travaux en batik, une technique traditionnelle de peinture sur étoffe par application de cire. Le projet a aidé d’innombrables jeunes filles au fil des ans. En 2002 à Jos, dans le Nigeria septentrional, environ un millier de personnes ont perdu la vie dans un affrontement entre musulmans et chrétiens. Jusque-là, les deux groupes avaient toujours vécu pacifiquement. À Jos justement, nous avons voulu faire une Mariapolis, parce qu’il était nécessaire d’expérimenter le dialogue, la paix, la réconciliation, spécialement dans un endroit aux profondes blessures, pas seulement physiques. Les personnes avaient perdu leur entreprise, les lieux de culte avaient été détruits. À la fin de la Mariapolis, une femme, qui, précédemment, avait incité les jeunes de son village à combattre les rebelles, a participé à un voyage d’un mois sous le signe de la réconciliation, de village en village, voulu par l’évêque local. Par la suite, j’ai été pendant six ans à Douala, au Cameroun. Depuis 2013, je vis à Welwyn Garden City (Grande-Bretagne), où il a neigé de février à avril la première année! Dehors, tout était différent, mais rien n’avait changé. Où Dieu te veut, voici ta maison! »  

Constantinople 1967 – 2017 : un héritage en or

Constantinople 1967 – 2017 : un héritage en or

Mariapoli IstambulOui, véritablement en or. Cinquante années en effet sont passées depuis cette humble rencontre qui allait produire des ouvertures impensables entre le Patriarche Œcuménique de l’Église Orthodoxe et le Mouvement des Focolari – les focolari d’Istanbul écrivent -. Il y a quelques semaines, le Métropolite Gennadios Zervos s’exprimait ainsi : « Jusqu’à aujourd’hui, ce moment n’a pas été apprécié d’une façon adéquate à sa juste valeur, dans toute son importance’’ (cfr Ce dialogue voulu par Dieu). Nous réussissons à cueillir quelque chose de la force vitale de cette semence si nous repensons au premier doctorat honoris causa en ‘’culture de l’unité’’ dont s’est vu décerné en octobre le Patriarche Bartolomé de la part de l’Institut Universitaire Sophia (Loppiano, Italie). C’est de là qu’est né le projet, maintenant déjà réalité, d’enrichir l’offre formative de ce même Institut, avec un Cours permanent pour le dialogue entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique, dédié au Patriarche Athénagoras et à Chiara Lubich. Instanbul 2Le 13 juin, jour de la commémoration, quelques-uns parmi nous se sont retrouvés spontanément au Fanar, le siège patriarcal. Devant la très belle icône de Marie, nous avons conclu la prière d’action de grâces avec le Magnificat :’’Le Tout-puissant a fait des merveilles, Saint est son Nom’’. Mais l’or est encore de rigueur pour la célébration qui a été faite ici à Istanbul, dans le cadre de la Mariapolis locale. Si l’année passée, le Pape François avait visité une Mariapolis, celle de Rome, cette année, les participants de la Mariapolis d’Istambul ont eu la surprise, la joie, l’honneur d’être les hôtes du Patriarche Bartolomé. L’École de Théologie de l’île de Halki avec son splendide parc, a fait office de cadre à une journée inoubliable. Dimanche 25 juin, les 65 ‘’mariapolites’’ de différentes confessions religieuses, nationalités, langues, sont montés dans la salle des audiences où le Patriarche Bartolomé a tenu son discours : « Nous parlons maintenant d’une histoire qui a 50 ans, d’un lien spirituel très étroit entre le Patriarche Grec et le Mouvement des Focolari. Et nous pouvons désormais parler de tradition car notre prédécesseur, le Patriarche Démétrios a continué la relation avec Chiara et le Mouvement. Et nous avons suivi et porté de l’avant cette tradition pendant 26 ans. Nous sommes très heureux et c’est une grande joie pour nous que la plus grande partie de ces années se soient écoulées avec nous ». Nous ne sommes pas nouveaux en ce qui concerne les manifestations d’affection et d’estime du Patriarche, mais il réussit toujours à nous surprendre. L’expression de sa joie n’est pas une formalité… il se dit fier de sa part de 26 ans sur les 50 ! Et ajoute à l’improviste : « Mais déjà avant d’être patriarche, dans le travail à côté de mes prédécesseurs, j’ai servi ce rapport avec amour ». Et il a continué : « Je vois que le Bon Dieu vous a bénis parce que votre nombre et vos services ont augmenté, parce qu’avec le testament de Chiara que vous avez accueilli, vous rendez service à toute l’humanité avec le même cœur pur, avec la même foi, avec le même amour, avec la même laboriosité. […] Comme pour la bénédiction du Pape François, il en va de même pour notre bénédiction et notre prière qui est toujours avec vous, parce que vous semez les semences de la paix et de l ‘amour dans le cœur des hommes. Que Dieu conduise toujours vos pas vers les bonnes œuvres ». Foto Nikos Manghina Après le discours, la remise des dons, parmi lesquels un cadre avec une photo d’Athénagoras et de Chiara durant une de leurs rencontres. Et puis une chanson ‘’Ama e capirai’’ (‘’Aime et tu comprendras’’), en différentes langues (dont le grec) que nous savons avoir été fort aimée par le Patriarche Athénagoras et qui exprime l’essence de la Mariapolis : la lumière qui vient de l’amour vécu. Dans la salle à manger attenante, le Patriarche a offert à tous un excellent repas et la matinée s’est conclue avec des photos officielles, selfies, et moments de dialogue dans lequel Bartolomé s’est entretenu avec l’un et l’autre. En or, finalement, l’héritage que nous ont laissé le Patriarche Athénagoras et Chiara, protagonistes et initiateurs du ‘’dialogue de la Charité’’, ‘’grands concepteurs du dialogue du peuple (…) initiateurs d’une nouvelle Ère œcuménique ; ils ont enseigné à des peuples, en donnant eux, courage, force, patience, fidélité, disponibilité, amour et unité’’ (Métropolite Gennadios Zervos).

Journée Mondiale de la Population

Après l’intérêt suscité par la ‘’Journée des cinq milliards’’ qui se tint le 11 juillet 1987, l’Assemblée Générale des Nations Unies décida de porter de l’avant l’initiative pour conscientiser davantage à propos des questions liées à ce sujet, incluant les liens avec l’environnement et le développement. La Journée Mondiale de la Population se célébra pour la première fois le 11 juillet 1990, dans plus de 90 pays.