Mouvement des Focolari

Le Pape François remercie

Pour ‘’ votre engagement pour la paix, organisant une série d’initiatives, destinées à convertir une usine d’armes qui existe sur le territoire d’ Iglesias’’ (Sardaigne, Italie). La missive, datée du 3 juin, est adressée à la communauté locale du Mouvement des Focolari (section Humanité Nouvelle) , pour les efforts fournis avec Amnesty International, Oxfam, Fondation Banque Éthique, Opal Brescia et Rete italiana pour le Désarmement , pour la ‘’Reconversion RWM’’ (multinationale de production d’armes). Le Saint Père se dit ‘’heureux de savoir que vous vous êtes concrètement intéressés à l’organisation d’un travail digne, alternatif à la construction d’armes, sur un territoire encore traversé par une grave crise de l’emploi’’. Et pour terminer, il exprime sa ‘’proximité pour l’engagement pris dans la diffusion de la culture de la paix’’.

Ce dialogue voulu par Dieu

Ce dialogue voulu par Dieu

SEcum20170513-104205_1Le Patriarche Athénagoras et Chiara Lubich, promoteurs d’unité. Le fait de recommencer n’est pas facile et ne l’a jamais été surtout si le temps a creusé des fossés, si certaines diversités sont devenues culture et si, pour compliquer les choses, il y a aussi la conviction d’être dans le vrai. Nous ne sommes pas loin de la vérité si nous disons que c’était plus ou moins la situation vers la moitié du 20° siècle, entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe : des siècles durant, pendant tout un millénaire, la séparation avait été entretenue. Les célèbres et inoubliables acteurs et initiateurs du « Dialogue de la Charité », les grands penseurs du dialogue du peuple, ce sont Athénagoras, Patriarche œcuménique et Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement de l’unité. Par leur vie humble, sérieuse, disponible, par leur dévouement, leur amour et leur prière, ils ont été les acteurs et les promoteurs d’une ère œcuménique nouvelle ; ils ont instruit les peuples et leur ont donné courage, force, patience, fidélité, disponibilité, amour et unité. Au fond, la solution était simple et le Patriarche l’exprimait par ces mots : « Nous avons vécu isolés, sans avoir de frères, sans avoir de sœurs, pendant de longs siècles, comme des orphelins. Pourquoi ? Le frère est la porte. Voilà le secret ! » Les inoubliables acteurs du « Dialogue de la charité », les grands innovateurs du dialogue du peuple, se sont rencontrés bien 27 fois, de 1997 à 1972, (date de la mort du Patriarche). C’est au 13 juin 1967 que remonte la première rencontre historique de Chiara Lubich au Patriarcat œcuménique de Constantinople même si, jusqu’à nos jours, ce moment n’a pas été apprécié dans toute sa portée. Le Patriarche approuva et accueillit avec amour et sérieux le charisme de Chiara, une spiritualité mystique, qui est la spiritualité de l’Église, au point de considérer cette rencontre « comme une extase ». Dans son cœur, la conviction qu’en vivant les paroles du Testament de Jésus on pourrait bientôt parvenir à l’unique calice a fait de plus en plus son chemin. Avec des paroles émouvantes, il disait : « Ce serait pour moi, un jour de paradis. » 20120704-01Le Patriarche s’est très vite déclaré « focolarino ». Il commença à appeler Chiara Lubich du nom de ‘Tecla’. Il avait en effet découvert en elle le même zèle que cette sainte qui était l’égale des apôtres et il continuait à dire : « Nous avons soif de la spiritualité. » En même temps, Chiara elle-même fut tout autant touchée. Le Patriarche lui « apparaissait comme un Archange qui lutte et luttera jusqu’au bout pour son Idéal : un homme de Dieu, éprouvé dans la charité héroïque et la patience héroïque ». Avec sa spiritualité et sa merveilleuse personnalité, Chiara n’a pas seulement préparé les deux précieux Ponts principaux. Dans ces rencontres entre orthodoxes et catholiques, le lien de l’amour réciproque adoucissait la souffrance de ne pas pouvoir partager l’Eucharistie. Il rendait même aimable cette croix comme la contribution du peuple chrétien à l’Unique Calice. « Le Pape est notre leader – confia en confidence le Patriarche à Chiara ; je vois parfois le Pape ‘à l’agonie’, car il connaît tout ce qu’il y a de négatif dans le monde. C’est pour cela que je me suis mis à son service, à cent pour cent. Je le suis, je le comprends, je l’aime, je le respecte, je l’admire. » À la suite de ce parcours qui a duré cinquante ans, j’ai fait personnellement la proposition au prof. Piero Coda, Président de l’Institut Universitaire “Sophia”, d’instituer une Chaire Œcuménique comme signe de reconnaissance envers ces deux extraordinaires acteurs et initiateurs de la fraternité entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique. Cette proposition a reçu une grande et cordiale approbation avec la bénédiction du Patriarche Bartholomée et l’adhésion convaincue de Maria Voce, la Présidente des Focolari. Nous offrons de tout notre cœur un « grand merci », comme de très belles fleurs, à Athénagoras et à Chiara, envoyés par Dieu ; ils ont donné leur vie avant tout pour la réalisation de la volonté de Dieu : « Que tous soient un », qui se réalisera comme don de l’Esprit Saint. Métropolite Gennadios Zervos, archevêque orthodoxe d’Italie et Malte du Patriarcat œcuménique de Constantinople.

Journée mondiale du don du sang

Que pouvez-vous faire? Donnez du sang. Donnez maintenant. Donnez souvent. C’est le slogan choisi par l’Organisation Mondiale de la Santé pour fêter le 14 juin, la Journée Mondiale du Don du Sang 2017. Quelques objectifs : encourager tous les citoyens à renforcer l’efficacité des services de santé ; associer les autorités à la création de programmes nationaux pour répondre à l’accroissement des besoins ; favoriser la  présence des services de transfusion sanguine dans les situations d’urgence ; assurer l’approvisionnement et atteindre l’autosuffisance au plan national ; remercier les personnes qui donnent régulièrement leur sang ; promouvoir la coopération internationale pour encourager les donneurs volontaires non rémunérés, pour améliorer la sécurité transfusionnelle et garantir un approvisionnement et une disponibilité suffisante de sang.  

Serbie : le sport fait également bouger les idées

Serbie : le sport fait également bouger les idées

11Dans la Serbie centrale, Belgrade (‘’La ville blanche’’) est une des plus antiques villes d’Europe, au confluent entre les fleuves de la Save et du Danube. ‘’Porte des Balkans’’ ou ‘’Porte de l’Europe’’ (définie ainsi par sa position à la frontière entre Orient et Occident d’Europe), renée aussi après un passé de guerres, est aujourd’hui une capitale à l’avant-garde, où de nouvelles idées, ferment et vitalité, circulent dans les domaines de l’art, de l’économie, de l’architecture. Et du sport. A l’occasion du vingtième anniversaire de sa fondation, le College of Sport and Health, institut de formation reconnu avec 600 étudiants, a organisé, les 12 et 13 mai derniers, une conférence internationale ayant pour titre ‘’Sport, récréation , santé’’. Parmi les hôtes, à l’invitation du professeur Alexander Ivanovski, également Sportmeet, expression du monde du sport de ce renouvellement social et spirituel ayant son origine à partir de l’expérience des Focolari : un réseau mondial de sportifs agonistes ou non, enseignants, instructeurs, journalistes, administrateurs et opérateurs du commerce dans le domaine sportif, qui vivent le sport comme une réalité positive de confrontation et d’échange, comme occasion pour faire bouger les muscles et les tendons, mais aussi les idées de fraternité universelle et d’inclusion. ‘’Sport moves people and moves ideas’’  voici comment est intitulée la relation de Paolo Cipolli, président de Sportmeet, présent à la conférence, avec une délégation serbo-croate. Le ‘’phénomène sport’’ est une des réalités les plus complexes, intéressantes et fascinantes de notre temps. 800 millions de pratiquants, 5 millions de sociétés sportives, 205 fédérations nationales adhérentes au Comité Olympique International, 208 à la FIFA. Si on pense qu’aux Nations Unies, n’adhèrent ‘’que’’ 192 nations, on comprend sa portée et son omniprésence, comme une sorte de nouveau pouvoir planétaire ou, d’après certains, de ‘’nouvelle religion’’. Terre d’intérêts économiques inépuisés, malheureusement aussi malhonnêtes, le sport peut devenir, dans la direction opposée, un véritable terrain de sport de fraternité, unité et intégration. Un ‘’langage des gestes’’ universel, qui abat des frontières, des obstacles, les différences. 20170610-01A Belgrade, cette face propre du sport a été mise en exergue : parmi de nombreuses interventions, sur les différent aspects liés au rôle et au potentiel du sport dans la promotion de la santé, avec des experts et des professeurs originaires de Slovénie, Croatie, Macédoine, Bulgarie, une considération commune a émergé : la nécessité de définir des politiques nouvelles pour une pleine valorisation du sport dans la direction d’un style de vie correct et de toutes les formes possibles d’intégration, particulièrement parmi les jeunes. La conférence a été l’occasion d’établir de nouvelles relations et un protocole d’entente en vue de futures collaborations, en valorisant des expériences significatives déjà en route, comme l’utilisation du jeu dans quelques maisons d’accueil pour juniors. Après Belgrade, Sportmeet se tourne vers la prochaine étape. On parlera d’inclusion sociale, d’éducation sportive, d’intégration de personnes ayant différentes compétences et du rapport entre les générations, du 13 au 16 juillet en Espagne. Quatre jours au cours desquels témoins et opérateurs sportifs se confronteront, à partir du symposium international de Barcelone (au Palau Robert, le 13 juillet), organisé en collaboration avec d’autres partenaires locaux, parmi lesquels l’Universitat Autònoma de Barcelona, pour poursuivre avec la Summer School di Castel d’Aro, à une centaine de kilomètres de la capitale de la Catalogne, et un programme riche pour sensibiliser au sport inclusif et aux bonnes pratiques. Avec le rêve que le ‘’sport’’ devienne réellement et à tous les niveaux, synonyme de ‘’rencontre’’.