Mouvement des Focolari

La joie parfaite

Août 2, 2021

Chiara Lubich cite saint François et sa « joie parfaite » et nous invite à faire l’expérience, devant une douleur de renoncement, un détachement, une épreuve ou une maladie, la plénitude de la signification : « C’est toi, Seigneur, mon unique bien. »

Chiara Lubich cite saint François et sa « joie parfaite » et nous invite à faire l’expérience, devant une douleur de renoncement, un détachement, une épreuve ou une maladie, la plénitude de la signification : « C’est toi, Seigneur, mon unique bien. » Saint François aimait passionnément son Seigneur. Un jour, il était en chemin vers Assise. C’était l’hiver et le froid très vif le faisait beaucoup souffrir. En chemin, il expliquait à frère Léon ce qu’était la « joie parfaite, l’allégresse parfaite » : Elle ne consistait pas à faire des miracles ou à ressusciter les morts ; ce n’était pas non plus prophétiser ou parler en langues ; c’était être prêt à recevoir les injures des frères du couvent vers lequel ils se dirigeaient, dans un bon esprit de charité, « car au-dessus de toutes les grâces et les dons de l’Esprit Saint, il y a celui de se vaincre soi-même et de supporter volontiers, pour l’amour du Christ, les peines, les injures et les incommodités ». C’était là, selon lui, « la joie parfaite ». Essayons, nous aussi. Quand nous nous apercevons que la souffrance approche (due à un renoncement, un détachement, une épreuve, une maladie), répétons avec saint François : « Là est la joie parfaite. » Cela revient à dire, en donnant aux mots leur pleine signification : « C’est toi, Seigneur, mon unique bien. » Voilà une réflexion exigeante et sans échappatoire, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est en posant de tels actes que l’on peut progresser dans la vie, et même voler ; on peut ainsi laisser derrière soi un sillage de lumière et entraîner un grand nombre de personnes.

Chiara Lubich

  La joie parfaite, Téléréunion – Castel Gandolfo, 17 décembre 1998.

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16 juillet 1949, Chiara Lubich se trouve à Tonadico, dans les Dolomites, en Italie du Nord de l’Italie, pour une période de repos avec quelques-uns de ses premiers compagnons et compagnes. Ils y sont rejoints par l’Honorable Igino Giordani, que Chiara appelait Foco. Ce jour-là, Chiara et Foco scellent un Pacte d’unité, prélude à l’expérience spirituelle et mystique que Chiara vivra entre 1949 et 1951. Une période connue sous le nom de « Paradis de 1949 », dont les textes ont récemment été publiés. Dans l’introduction de cet ouvrage, le théologien Piero Coda propose quelques approfondissements « pour une lecture théologique » du texte. Nous en publions un extrait, lié précisément au Pacte du 16 juillet. Il est accompagné d’une courte vidéo de Chiara Lubich datant du 20 décembre 1999, dans laquelle elle raconte aux Gen – les jeunes des Focolari -, cette expérience de lumière.