Mouvement des Focolari

Aimer en actes

Sep 6, 2013

L’extrait d’Igino Giordani que nous proposons est un appel à l’authenticité chrétienne. Il nous invite à être de véritables témoins de l’amour de Jésus.

On parle beaucoup du devoir de témoigner que le chrétien a dans la vie sociale: témoigner le Christ. Cela signifie, en pratique, que le monde, en voyant comment le chrétien parle, œuvre, écrit, souffre ou se réjouit, comprend qui est le Christ, à condition que ce chrétien fasse chaque chose de manière à faire honneur à Dieu à travers le Christ. La chose semblera si ardue qu’elle empiétera sur l’utopie. Au contraire, puisqu’elle est demandée par le Christ même, cela signifie que c’est possible. Il l’a considérée possible, et exige de chacun de nous que nous soyons parfaits sur terre, comme Notre Père dans les Cieux: rien que ça!

À notre époque, le témoignage est surtout exigé dans le secteur social, économique et politique, puisque en lui, plus communément, on nie Dieu et on trahit l’Évangile avec des idéologies matérialistes, avec des égoïsmes atroces, avec des abus démagogiques. C’est au chrétien de purifier cet environnement, en œuvrant avec la pureté de la vie, la liberté de son patrimoine étique, le sacrifice de soi. En effet, la manière sûre pour soigner les maux sociaux est dans le soin de la conscience en nous du bien social et, ensuite, l’affirmer, avec la parole, avec l’action, avec le vote, à la maison, au bureau ou à l’atelier, à des postes de responsabilité et d’exécution, entre grands et petits. Peu importe ce que l’on fait, même si on mange ou on boit, on le fait de manière à honorer Dieu. Les personnes sceptiques, incrédules ou indécises se convertissent si elles reconnaissent en nous le Christ.

La fascination éternelle et l’action salutaire d’un saint François dérivent du fait que l’on reconnaît en lui le modèle du Christ. Un devoir énorme nous est assigné: un devoir divin. On exige de moi d’être le Christ vivant, aussi quand je m’assieds dans la chaire, quand j’écris dans un journal, quand j’assiste un cancéreux à l’hôpital. Nous devons être à chaque moment en relation avec les frères, même s’ils sont détestables et adverses. Nous aimons le frère, et le frère nous ouvre le passage vers Dieu. Ainsi, le divin s’incarne dans la structure humaine, dans la politique, dans l’économie, dans l’art, au travail. Puisque chacun de nous vit son temps avec ses besoins, attentes et problèmes, de cette façon, il porte l’âme du Christ, l’inspiration de l’Évangile dans la solution de la crise de son époque, en la transformant en processus de purification, en un moyen pour redevenir libres.

Igino Giordani in: Parole di vita, Società Editrice Internazionale, 1954

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