Mouvement des Focolari

août 2011

Juil 31, 2011

« Voici, je suis venu pour faire ta volonté. » (He 10,9)

Ce verset fait partie d’un contexte dans lequel l’auteur veut montrer la supériorité infinie du sacrifice de Jésus par rapport aux sacrifices de l’ancienne Loi. A la différence de ces sacrifices au cours desquels on offrait à Dieu des animaux en holocauste ou, du moins, des présents extérieurs à l’homme, Jésus, poussé par un amour immense, a offert au Père, tout au long de sa vie terrestre, sa propre volonté, il s’est offert tout lui-même.

« Voici, je suis venu pour faire ta volonté. »

Cette parole nous donne la clé de lecture de la vie de Jésus, elle nous aide à en saisir l’aspect le plus profond et à percevoir le fil d’or reliant toutes les étapes de son existence : son enfance cachée, les tentations, ses choix, son activité publique, jusqu’à la mort sur la croix. A chaque instant, dans chaque situation, Jésus n’a cherché qu’à accomplir la volonté du Père. Et cela de façon radicale, refusant même les propositions les plus intéressantes si elles n’étaient pas en plein accord avec cette volonté.

« Voici, je suis venu pour faire ta volonté. »

Cette phrase nous fait comprendre la grande leçon que contient toute la vie de Jésus. La chose la plus importante est d’accomplir non pas notre volonté mais celle du Père, d’être capables de nous dire ‘non’ à nous-mêmes pour dire ‘oui’ au Père. Le véritable amour de Dieu ne consiste pas en de belles paroles, de beaux sentiments ou de belles idées, mais dans l’obéissance à ses commandements. Le sacrifice de louange que Dieu attend de nous, c’est l’offrande pleine d’amour, que nous lui faisons, de ce que nous avons de plus intime, de ce qui nous appartient le plus : notre volonté.

« Voici, je suis venu pour faire ta volonté. »

Comment vivre la Parole de vie de ce mois ? Elle est une de celles qui souligne le plus l’aspect « à contre-courant » de l’Evangile. Elle s’oppose en effet à notre tendance si profonde de chercher notre volonté, de suivre nos instincts et nos sentiments. Cette Parole est aussi une de celles qui choquent le plus l’homme moderne. Nous vivons à l’époque de l’exaltation du moi, de l’autonomie de la personne, de la liberté comme une fin en soi, de l’autosatisfaction comme réalisation de l’individu, du plaisir considéré comme le critère des choix personnels et le secret du bonheur. Mais nous connaissons aussi les conséquences désastreuses d’une telle mentalité. Eh bien, à cette culture fondée sur la recherche de notre propre volonté, s’oppose celle de Jésus, totalement orientée vers l’accomplissement de la volonté de Dieu, avec les effets merveilleux qu’il nous procure. Nous chercherons donc à vivre la Parole de ce mois en choisissant nous aussi la volonté du Père, en en faisant, comme l’a fait Jésus, la règle et le moteur de toute notre vie. Nous vivrons alors une aventure divine dont nous serons éternellement reconnaissants à Dieu. Elle nous permettra de devenir saints et de faire rayonner l’amour de Dieu en de nombreuses personnes. Chiara Lubich

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Un héritage précieux : le « Paradis de 49 » de Chiara Lubich

Un héritage précieux : le « Paradis de 49 » de Chiara Lubich

Le 22 mai 2026, dans la salle Paul VI de l’Université pontificale du Latran à Rome, a eu lieu la première présentation de l’ouvrage « Paradis de 49 » de Chiara Lubich, un recueil d’écrits à travers lesquels la fondatrice du Mouvement des Focolari témoigne et partage son expérience mystique vécue entre 1949 et 1951

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

16 juillet 1949, Chiara Lubich se trouve à Tonadico, dans les Dolomites, en Italie du Nord de l’Italie, pour une période de repos avec quelques-uns de ses premiers compagnons et compagnes. Ils y sont rejoints par l’Honorable Igino Giordani, que Chiara appelait Foco. Ce jour-là, Chiara et Foco scellent un Pacte d’unité, prélude à l’expérience spirituelle et mystique que Chiara vivra entre 1949 et 1951. Une période connue sous le nom de « Paradis de 1949 », dont les textes ont récemment été publiés. Dans l’introduction de cet ouvrage, le théologien Piero Coda propose quelques approfondissements « pour une lecture théologique » du texte. Nous en publions un extrait, lié précisément au Pacte du 16 juillet. Il est accompagné d’une courte vidéo de Chiara Lubich datant du 20 décembre 1999, dans laquelle elle raconte aux Gen – les jeunes des Focolari -, cette expérience de lumière.