13 Mar 2018 | Focolare Worldwide
Notre nouveau profil Facebook en langue portugaise est actif: Facebook em Português | @focolare.org.pt Comme pour les autres langues, le profil Facebook en langue portugaise proposera chaque jour le “mot du jour”, la Parole de Vie, les articles publiés sur le site, mais aussi des informations, des nouveautés éditoriales et des événements – spécialement ceux du Portugal et du Brésil – avec une possibilité d’interagir avec de nombreuses personnes qui croient en un monde plus fraternel et plus solidaire. Invite tes amis à le visiter et à le fréquenter. Diffuse toi aussi les idées et les valeurs qui peuvent contribuer à la construction d’un monde plus uni !
13 Mar 2018 | Non classifié(e)

Maria Voce. Photo © CSC Audiovisivi
Le modèle de nos relations interpersonnelles et sociales est celui de l’amour trinitaire. Dieu, tout en étant Un, n’est pas seul, mais Il est une réalité d’amour qui dit pluralité, modèle de toute vie sociale: des relations humaines à l’image de la Trinité. Une expression de ces relations peut être la ville : Chiara Lubich a toujours eu pour elle un intérêt particulier. Chaque ville a une « vocation », un dessein spécifique qui peut devenir un don, une note particulière dans la symphonie de l’ensemble. C’est avec ce regard qu’au cours de ses nombreux voyages, tout comme en accueillant les nombreuses reconnaissances et citoyennetés honoraires, elle a voulu découvrir et faire connaître l’âme de chaque ville. C’est peut-être pour cette raison qu’elle a toujours voulu voir la réalisation de petites Cités pilotes, véritables laboratoires de la socialité humaine, maquettes d’un monde uni, témoignant de ce que pourrait être une société fondée sur l’amour réciproque de l’Évangile, sur la fraternité vécue. On en compte 25 à l’enseigne du Mouvement des Focolari, présentes sur tous les continents, dans les contextes sociaux et culturels les plus divers : comme aux États-Unis, au Cameroun, aux Philippines, en Allemagne, au Brésil, en Argentine etc. Chiara Lubich en a été l’inspiratrice, elle a accompagné et éclairé leur développement. Le prototype de ces Cités pilotes est celle de Loppiano (Toscane), qui est internationale et aura la joie et l’honneur de recevoir la visite du Pape François le 10 mai prochain. 
Foto © CSC Audiovisivi
En les regardant, Chiara voyait en elles une sorte de “plan incliné” vers ceux qui souffrent en raison des doutes, des incertitudes et des manques de perspectives d’avenir. Ce modèle de ville, disait-elle, « donne sécurité et espérance. C’est une main tendue vers ceux qui, aujourd’hui, cherchent le bonheur de façon illusoire, dans la drogue, l’érotisme, la richesse… Ces cités pilotes disent et démontrent à tous que le vrai bonheur réside dans le fait de suivre Jésus. Elles éclairent ceux qui souffrent de diverses fractures dans leur famille ou dans leur propre milieu parce qu’elles offrent l’exemple et le secret de l’unité. Elles désarment ceux qui sont tentés par la violence dans tous les domaines parce qu’elles démontrent, par exemple, par le témoignage de l’internationalité leurs habitants, que c’est avec la douceur, fruit de l’amour, que l’on peut conquérir le monde ». Ceux qui se rendent dans ces Cités pilotes y trouvent une maison, une famille, une mère: Marie! C’est Elle qui forme et façonne la socialité de tout le Mouvement des Focolari. Chiara, depuis toujours, a vu dans le Magnificat, un programme de vie et d’action : « Marie, dit-elle, jette les bases de la charte sociale des chrétiens quand elle proclame: « Il a renversé les puissants de leurs trônes, il a élevé les humbles, comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides ». C’est ce que nous avons expérimenté dès le début du Mouvement et aujourd’hui cela continue : certains mettent en commun leurs bijoux, d’autres des terrains ou toutes sortes de biens, d’autres encore prennent sur leur nécessaire. En choisissant un style de vie sobre, nous nous aidons tous à avoir ce qui est nécessaire. Dans l’Évangile se trouve la révolution la plus élevée et la plus radicale. Il est sans doute dans les plans de Dieu qu’à une époque comme la nôtre, en quête de solutions aux problèmes sociaux, ce soit la Vierge Marie qui aide les chrétiens à édifier, consolider, ériger et montrer au monde une société d’un type nouveau faisant écho à son Magnificat » Nous souhaiterions que la communion des biens entre les personnes, les familles s’étendent aux villes, aux États, aux peuples, aux continents, pour faire la route à la civilisation de l’amour ».
12 Mar 2018 | Non classifié(e)
Le Congrès international “Nature breaks limits” se déroulera dans la Salle de Conférences “I Gigli della Montagna” (Via Monte Senario, 81 – Rome, Italie). Nous réfléchirons ensemble sur la façon dont les limites – géographiques, naturelles, technologiques… – peuvent devenir des rampes de lancement pour un avenir durable du genre humain et de l’environnement de notre planète. Informations: http://www.ecoone.org/it/convegni/convegno-2018.html
12 Mar 2018 | Focolare Worldwide
Au terme des Jeux Olympiques d’hiver, une cérémonie grandiose a ouvert le 9 mars dernier à Pyeong Chang, la 12ème édition des Jeux Paralympiques d’Hiver qui durera jusqu’au 18 mars. Conformément à l’accord passé entre les Comités Internationaux, les Jeux Paralympiques se déroulent tous les quatre ans, dans la même ville que les Jeux Olympiques d’Hiver, avec le même nombre d’athlètes ayant un handicap physique. Comme l’a souligné le pape François, si « le sport peut jeter des ponts entre les nations en conflit et donner une contribution valide à des espoirs de paix entre les peuples », les Jeux Paralympiques « attestent encore davantage qu’à travers le sport on peut dépasser ses propres handicaps » grâce à « l’exemple de courage, de constance, de ténacité à ne pas se laisser vaincre par les limites » que démontrent les athlètes. « Le sport semble alors une grande école d’inclusion, mais aussi d’inspiration pour la vie de chacun et d’engagement à transformer la société ». Les premiers Jeux Paralympiques d’Hiver se sont déroulés en Suède en 1976. Comme pour les Jeux d’été, ils doivent leur existence à la ténacité avec laquelle certains médecins, spécialement l’anglais Ludwig Guttman, réussirent par des méthodes personnelles d’avant-garde à aider les vétérans de la Seconde Guerre Mondiale à trouver dans le sport de compétition une possibilité de réhabilitation et une place dans la société.
12 Mar 2018 | Non classifié(e)
“J’étais moi aussi présente avec mon mari, au congrès pour les couples de « volontaires ». 600 personnes, 14 langues. Un fragment de société représentatif des cinq continents. Mais commençons… par le début. La veille, je regarde le programme. Je savais que le 3 mars, la date du congrès, aurait coïncidé, par un heureux hasard, avec le dixième anniversaire de la mort de Chiara Lubich. Mais les autres jours ? La vie de famille et de couple, analysée sous ses divers aspects, devait faire l’objet des différents moments d’approfondissement, sous la houlette d’experts. Nous sommes mariés depuis presque vingt ans et nous avons deux enfants de 18 et 16 ans. Une fois passés le “tunnel” des nuits blanches, des couches et des classes maternelles, puis la période du primaire et du collège, avec les cartes de géographie à dessiner et les chapitres d’histoire à faire apprendre, nous naviguons dans leur vie d’adolescents et dans la nôtre… à la recherche d’un présent de paix et d’un futur qui défile au jour le jour. Un enchevêtrement d’affections, de difficultés et de mouvements : stupeur devant la nouveauté, souffrance face aux événements tristes, quelquefois découragements, puis nouvel élan pour repartir, mais aussi joies, passion pour les problèmes de société, soif de beauté, ouverture à la nouveauté et aux imprévus, course d’obstacles entre les mille activités de chacun. Une famille normale en somme. Je lis le programme et je me décourage un peu’. Les sujets, tous centrés sur le couple, m’étouffent : et le monde ? La réalité de notre époque ? L’art, la culture, les relations sociales ? Allons-nous nous pencher seulement sur nous-mêmes, nous analyser encore et toujours, après tant d’années ? Comme « volontaire », je suis habituée à regarder « à l’extérieur » plus qu’à « l’intérieur », à viser haut et loin, à agir en étroite relation avec la réalité et les fatigues de tout le monde, essayant d’apporter ma pierre, comme Chiara Lubich nous l’a enseigné, à l’avènement d’un monde plus uni. Le premier jour la mise en route n’est pas très facile. Et en plus mon mari, retenu par des engagements professionnels, n’est pas là. Le soir, pour ne rien cacher, je m’échappe volontiers pour me rendre à l’inauguration de l’exposition à Vittoriano, au centre de Rome. C’est mon remède, une façon de « m’oxygéner » le cerveau. Un peu déçue, j’affronte le deuxième jour, cette fois-ci en couple. J’essaie de remettre de l’ordre dans mes pensées et je joue pleinement le jeu. Je me rends compte que mon mari fait le même effort. Ce changement d’attitude nous permet d’accueillir les interventions qui se succèdent avec un regard neuf. C’est comme si pour la première fois nous recevions des clés de lecture pour renouveler de l’intérieur « notre » oui, prononcé il y a tant d’années, ainsi que notre famille, notre petite brique pour édifier la société, en ce moment historique. Je ne peux pas être une bonne mère de famille, ni une employée qui fait sa part, sans partir de la relation avec mon premier et unique compagnon de vie, sans cette unité renouvelée entre nous. Comment une maison peut-elle tenir debout si ses fondations ne sont pas profondes, solides, fortes, saines ?
Le troisième jour nous renouvelons tous ensemble, solennellement, notre « oui » pour toujours, dans le cadre du sanctuaire du Divin Amour.Ce n’est pas un acte formel, mais substantiel et libre, avec 598 témoins. L’après-midi, pendant que petit à petit la salle qui accueillera le « dixième anniversaire » se remplit, je m’assieds par hasard à côté de deux des participants. Un couple qui vient de vivre notre congrès. Je ne les avais pas encore remarqués. Quelques mots de présentation. J’apprends qu’ils ont perdu un fils il y a deux ans. Ils sortent une photo : un très beau garçon, aux yeux clairs, barbe châtain. Il n’avait que 25 ans, la fleur de l’âge. Nos yeux se voilent de larmes. En cette maman, je devine les traits de la Mère, représentée par Michel-Ange dans la célèbre « Pietà ». Voilà une famille. Un rempart, un rocher. Fondements héroïques de la société, sans lesquels tout peut s’écrouler. Il fallait s’arrêter et se concentrer sur le couple. C’était bien évidemment nécessaire ». Chiara Favotti