29 Jan 2018 | Non classifié(e)
Un pays martyrisé, sans paix, où les groupes terroristes font la course à celui qui revendiquera le premier les attentats accomplis. Trois attentats en une semaine ont provoqué un nombre élevé de victimes parmi les populations civiles : on parle de plus de 150 morts entre Kaboul et Jalalabad, avec plus de 400 blessés. A Kaboul, une auberge a été prise pour cible et le second objectif qui n’a pas été atteint car le terroriste s’est fait exploser au checkpoint, était le palais du Conseil Supérieur pour la Paix. A Jalalabad, le siège de Save the Children a été assailli, organisation internationale qui travaille depuis des années dans cette région. Selon les données de l’ONU, 17 opérateurs humains ont perdu la vie l’année passée, 33 ont été blessés et 48 ont été enlevés. Le Pape François est intervenu à propos des attaques pendant l’Angelus du 28 janvier dernier : « Jusqu’à quand – s’est demandé le Pape – le peuple afghan devra t-il supporter cette violence inhumaine ? Prions en silence pour toutes les victimes et pour leurs familles, et prions pour ceux qui, dans ce pays, continuent à travailler pour construire la paix ». Le Mouvement des Focolari exprime sa proximité au peuple afghan, en souhaitant vivement une résolution de paix qui puisse apporter au plus vite la sérénité au pays.
29 Jan 2018 | Focolare Worldwide
Janvier 1998. Palerme se prépare au Grand Jubilé de l’année 2000, marquée par des traces de lumière et d’ombre. Une ville muette, ensanglantée par les massacres passés et récents de la mafia, mais aussi décidée à s’en sortir, en montrant son vrai visage. Janvier 2018. Aujourd’hui, le chef-lieu sicilien se présente comme une expression avancée du dialogue entre les différentes cultures européennes et le monde arabe, un avant-poste de la culture méridionale au sein du tissu européen. Une « ville mosaïque ». En présence du maire Leoluca Orlando, des autorités et de quelques représentants des institutions, le 20 janvier dernier voulait « faire mémoire » – dans le but de « s’engager » à continuer dans la même direction – d’un événement qui a représenté pour la ville une étape vers son « magnifique dessein providentiel », selon l’expression utilisé alors par Chiara Lubich. Durant les interventions qui se sont succédé, différents aspects de la vie des Focolari de ces vingt dernières années sont ressortis, tels que l’engagement dans le social et le monde scolaire, en particulier dans certains quartiers périphériques comme Ballarò, Brancaccio et le Zen. La réalisation de quelques événements a également été abordée, et la réflexion sur certains grands thèmes, comme l’œcuménisme, l’engagement envers les nouvelles générations, avec la création d’écoles de formation à la participation citoyenne, le dialogue avec des personnalités du monde économique, politique, culturel et artistique. Ces dernières années, la communauté des Focolari a donné son soutien au cheminement de toute la population qui veut construire « une ville de l’accueil et des droits », basée sur les valeurs de la fraternité et la recherche continuelle du dialogue.
“ Le souvenir de la citoyenneté d’honneur conférée à Chiara Lubich – a affirmé le maire Orlando – est l’occasion de s’intéresser au cheminement de la ville, au nom du respect de la personne humaine et de la construction d’une communauté qui se base sur les valeurs de l’unité et de la fraternité : celles sur lesquelles Chiara a fondé son mouvement et qui aujourd’hui rassemble des millions de personnes dans le monde. Aujourd’hui ces valeurs font partie du vécu quotidien de Palerme, grâce à l’accueil et à la solidarité qui sont un terrain d’essai, mais aussi une occasion extraordinaire pour confirmer la volonté de la population palermitaine de construire une ville accueillante à dimension humaine, comme on peut le voir continuellement dans le comportement de la société civile ».
L’Archevêque de Palerme, Mgr. Corrado Lorefice, a souhaité que ce chemin de fraternité avance par le dialogue à tous les niveaux, vers un but « prophétiquement indiqué en son temps par Chiara Lubich : que Palerme puisse devenir une ville sur la montagne, point de mire de la réalisation du dessein de Dieu sur la communauté humaine ». « La célébration d’un tel événement – a-t-il ajouté – exprime la correspondance profonde qui existe entre la ville de Palerme et les valeurs contenues dans le charisme de Chiara : contribuer à la recomposition de l’unité de la famille humaine ». Maria Voce, présidente des Focolari, a envoyé un message encourageant tous les participants à « partager les nombreux fragments de fraternité qui ont pris forme ces dernières années, afin de développer l’accueil, la légalité et la paix », avec le souhait « que la ville se démarque toujours davantage par un témoignage actif sur les différents fronts du dialogue, en multipliant des initiatives qui redonnent l’espérance et valorise les talents de tous dans l’optique de l’unité ». L’adhésion à l’association « ville pour la fraternité », voulue par la commune de Palerme, engage désormais ses citoyens à s’inspirer de la fraternité universelle pour toutes décisions et action futures.
28 Jan 2018 | Non classifié(e), Parole di vie
L’apôtre Jean écrit le livre de l’Apocalypse pour réconforter et encourager les chrétiens face aux persécutions très fréquentes de l’époque. Ce livre, riche d’images symboliques, révèle en effet la vision de Dieu sur l’histoire et l’accomplissement final : sa victoire définitive sur toutes les puissances du mal. Ce livre est la célébration d’un but, d’une fin pleine de joie que Dieu destine à l’humanité. C’est la promesse de la libération de toute souffrance : Dieu lui-même « essuiera toute larme de leurs yeux […]. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni souffrance » (Ap 21,4). « À celui qui a soif, je donnerai de la source d’eau vive, gratuitement. »[1] Une telle perspective est contenue en germe dans le présent, pour ceux qui vivent dans la recherche sincère de Dieu et de sa Parole et pour ceux qui ont une ardente soif de vérité, de justice et de fraternité. Éprouver la soif, être en recherche, est pour Dieu une caractéristique positive, un bon début et il nous promet la source de la vie. L’eau que Dieu promet est offerte gratuitement. Elle est donc offerte non seulement à ceux qui espèrent lui être agréables par leurs efforts, mais à quiconque ressent le poids de sa propre fragilité et s’abandonne à son amour, certain d’être guéri et de parvenir ainsi à la vie pleine, au bonheur. Demandons-nous donc : de quelle eau avons-nous soif ? À quelles sources allons-nous nous désaltérer ? « À celui qui a soif, je donnerai de la source d’eau vive, gratuitement. » Peut-être avons-nous soif d’être acceptés, d’avoir une place dans la société, de réaliser nos projets… Aspirations légitimes, qui peuvent cependant nous pousser vers les puits pollués de l’égoïsme, nous enfermer dans nos intérêts personnels, jusqu’à nous servir des plus faibles. Les populations qui souffrent de la rareté des puits d’eau pure connaissent bien les conséquences désastreuses du manque de cette ressource, indispensable pour garantir vie et santé. Pourtant, si nous creusons un peu plus profond dans notre cœur, nous trouverons une autre soif, que Dieu même a mise en nous : soif de vivre la vie comme un don reçu à donner. Puisons donc à la source pure de l’Évangile, en nous libérant des détritus qui peut-être la recouvrent, et laissons-nous transformer à notre tour en sources d’amour généreux, accueillant et gratuit envers les autres, sans nous arrêter aux inévitables difficultés du chemin. « À celui qui a soif, je donnerai de la source d’eau vive, gratuitement. » Et si nous mettons en pratique le commandement de l’amour réciproque, nous permettons à Dieu d’intervenir de manière toute particulière, comme l’écrit Chiara Lubich : « Chaque instant où nous cherchons à vivre l’Évangile est une goutte de cette eau vive que nous buvons. Chaque geste d’amour pour notre prochain est une gorgée de cette eau. Oui, car cette eau si vive et précieuse a cela de spécial qu’elle jaillit de notre cœur à chaque fois que nous l’ouvrons à l’amour pour tous. C’est une fontaine – celle de Dieu – qui donne de l’eau dans la mesure où sa source profonde sert à désaltérer les autres, par de petits ou grands actes d’amour. Et si nous continuons à donner, cette fontaine de paix et de vie donnera une eau toujours plus abondante. Elle ne tarira jamais. Il y a aussi un autre secret que Jésus nous a révélé, une sorte de puits sans fond où nous pouvons puiser. Quand deux ou trois personnes s’unissent en son nom et s’aiment l’une l’autre de son amour même, il se tient au milieu d’elles. Et c’est alors que nous nous sentons libres, pleins de lumière, et que des torrents d’eau vive jaillissent de notre cœur. C’est la promesse de Jésus qui se réalise car c’est de lui-même, présent au milieu de nous, que jaillit l’eau qui désaltère pour l’éternité [2]. »
Letizia Magri
[1] Pour le mois de février, nous proposons cette Parole de Dieu, qu’un groupe de frères et sœurs de diverses Églises a choisi de vivre tout au long de l’année. [2] D’après Chiara Lubich, La fonte della vita, Città Nuova 46 [2002], 4, p. 7.
27 Jan 2018 | Non classifié(e)
Dans la vie de Giordani, nous trouvons un événement qui nous invite à une réflexion particulière: son premier biographe en 1985, n’était pas un catholique, mais un pasteur baptiste, l’écossais Edwin Robertson1. Nous ne pouvons pas nous limiter à dire que c’est ‘’l’ironie de l’histoire’’ […] Giordani a largement mérité ce témoignage d’amitié aux yeux de Dieu et des hommes. Dès l’automne 1967 Giordani préside, au siège du Mouvement des Focolari à Rocca di Papa, un congrès de personnes travaillant à l’œcuménisme. Parmi elles, l’archimandrite Mgr.Eleuterio Fortino, qui, des années après (2004), a rendu ce témoignage : « Giordani dans ce congrès avait réussi, grâce à sa sérénité intérieure, à dépassionner le débat et à clarifier les aspects théologiques et pastoraux du décret de Vatican II Unitatis redintegratio (1964), en faisant tomber les dernières résistances des opposants italiens à la prière commune entre tous les chrétiens lors de la Semaine pour l’unité des Églises ».2 De son côté, Giordani suivait déjà en 1940 cette Semaine, précisément une octave qui débute le 18 janvier (fête de la chaire de St Pierre à Rome) et finit le 25 janvier (fête de la conversion de Saint Paul). Il écrit cette année-là :’’Durant les préparatifs de cette Octave, la nouvelle s’est répandue, d’abord assez floue, que dans un monastère de moniales trappistines près de Rome, on priait avec une intensité particulière pour que cessent les divisions entre les chrétiens. J’avais entendu dire que dans ce monastère, une humble moniale3 s’était offerte comme victime pour l’unité de l’Église et que sa démarche avait profondément touché une communauté de frères séparés en Angleterre. La nouvelle, malgré son imprécision, élargissait immensément – en tout cas à mes yeux – l’horizon du mouvement pour l’unité et ouvrait des perspectives nouvelles où, comme un ourlet d’azur entre les fissures de la tempête, se montrait le visage du ciel au-dessus de l’humanité querelleuse. Cela plaçait en somme l’Octave et ses buts sous leur vrai jour. Ces moniales ignoraient alors probablement tout de ces débats, commissions et comités autour du sujet. Confrontées au problème de la scission, celles-ci l’avaient contemplé avec simplicité, à la lumière de la Règle, qui ne dévie jamais : c’est-à-dire qu’elles avaient vu que l’unité devait être cherchée là où elle se trouvait, c’est-à-dire à la source, à la matrice : cette unité devait en d’autres termes, être demandée au Père, Lui en qui seulement les frères s’unissent. Cela signifie que ces humbles créatures, que nous ne rencontrerons dans aucun congrès, ont tout de suite vu ce qu’il y avait à faire et ont orienté le mouvement de l’unité dans la bonne direction. Quelqu’un peut être tenté de la demander à Hegel, à Loisy et peut-être à Marx ; et dans les journaux et les congrès, des noms d’hommes célèbres ont été cités, mais ceux-ci n’ont pas donné et ne peuvent donner que des solutions incomplètes : l’unité n’est pas l’œuvre des hommes mais bien de Dieu : non pas d’étude mais de grâce. Accepte, Père, ces offrandes pures, avant tout pour ton Église, afin qu’elles te permettent de la purifier, la garder, et l’unifier…’’4
L’œcuménisme, présenté par Chiara Lubich comme « œcuménisme de la vie » et vécu dans le Mouvement des Focolari avec ses propres expériences, mûri à la lumière de grandes âmes comme Jean XXIII et Paul VI, et aussi grâce à l’esprit de Vatican II, devient l’engagement central de Giordani dans les dernières années de sa vie. On peut dire que pour lui désormais, tous les chrétiens sont vraiment des frères réconciliés. Il vit et diffuse le nouvel esprit œcuménique fait essentiellement d’amour et aspirant à la communion des âmes, dans la certitude que « l’unité des cœurs conduit à celle des esprits »5. Il est émouvant de penser qu’il a écrit son dernier article sur l’œcuménisme, Le voyage vers l’unité, en décembre 1979, quatre mois avant son départ pour le Ciel. Là aussi il cultive avec ténacité une vision prophétique, dans laquelle il met l’unité des chrétiens comme base et levain pour « imprimer un élan à l’idéal d’unité universelle entre les peuples »6. (Tiré de : Tommaso Sorgi, Le parcours œcuménique d’Igino Giordani, « Nuova umanità » n.199). ________________________________________ 1 E. Robertson, Igino Giordani, Città Nuova, Rome 1985. éd. anglaise intitulée: The Fire of love. A life of Igino Giordani ‘Foco’, New City, London 1989. 2 E.Fortino, Igino Giordani et la prière pour l’unité des chrétiens, dans « Besa-Fede », Revue gréco-albanaise, Rome février 2004, pages 7à 9. 3 Maria Gabriella della Trappa, maintenant bienheureuse. 4 I. Giordani, Cette Octave, Présentation dans : M.G. Dore, Sœur Maria Gabriella (1914-1939), Morcelliana, Brescia 1940, pages 9 à 25. 5 I.Giordani, Sept jours pour l’unité, Città Nuova, 1978, n.23, p.30 6 I.Giordani, Le voyage vers l’unité, Città Nuova, 1979, n. 23 p.27.
26 Jan 2018 | Non classifié(e)
C’est le premier jour de la semaine dédiée à l’unité des chrétiens (18-25 janvier). Dans le Palais romain de la Chancellerie, construit à la Renaissance, sous la splendide voûte recouverte de fresques réalisées en 100 jours seulement par le célèbre peintre Vasari, la journée d’étude que Mouvements et communautés ecclésiales ont voulu consacrer au thème « Charisme et Institution » a commencé par une invocation à l’Esprit Saint. Un événement promu par le Mouvement des Focolari, Nouveaux Horizons, Famille de l’Espérance, la Communauté catholique Shalom, la Communauté de l’Emmanuel et la Communauté Pape Jean XXIII, avec la participation du « Centre de haute formation Evangelii Gaudium » de l’Institut Universitaire « Sophia » et sous le patronage de l’Association Canonique Italienne. Cette journée a marqué une nouvelle étape de la profonde « harmonie affective et effective » entre les mouvements et les réalités ecclésiales, comme l’a souligné dans son discours d’ouverture Maria Voce, en qualité de représentante de tous ces mouvements: « Nous sommes engagés à affronter, jour après jour, en cohérence avec les charismes reçus, les défis qui conduisent vers la plénitude de la vie chrétienne et la perfection de la charité, en cherchant à faire grandir la communion à l’intérieur de nos Mouvements et entre nous ». En même temps cette réunion a permis d’approfondir un sujet spécifique, celui du rapport entre les charismes, dons de l’Esprit, et les formes institutionnelles, à la lumière du document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi « Iuvenescit Ecclesia » (mai 2016), qui définit les dons charismatiques et hiérarchiques comme « co-essentiels » : tandis que « la présence de l’institution garantit que l’annonce de l’Évangile ne fera jamais défaut – a souligné le cardinal Kevin Joseph Farrel, Président du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie – la présence des charismes garantit que ne manquera jamais à qui les accueille avec un cœur ouvert ». Après leur apparition au sein de l’Église, “ avec ce brin de surprise et de pagaille que leur floraison inattendue et inédite a provoquées », et leur approbation, souvent fruit d’un cheminement long et souffert, désormais ces Mouvements – a dit Mgr Piero Coda, Recteur de l’IUS – « sont au seuil d’une troisième phase, où la dynamique charismatique est engagée à trouver les canaux appropriés en vue d’une institutionnalisation équilibrée (…) afin d’exprimer au mieux sa contribution spécifique ». Une question encore ouverte concerne la nature des mouvements ecclésiaux, qui, en raison de leur charisme fondateur n’exigent pas seulement une nouvelle forme juridique d’association (les Codes de droit canonique en vigueur ne connaissent pas les termes “mouvements et communautés ecclésiales”, de sorte que ceux-ci sont juridiquement classés parmi « les associations de fidèles »), mais aussi des précisions de nature juridique aptes à soutenir au mieux les richesses et les spécificités charismatiques de chacun. Il faut tenir compte , en effet, que participent de plein droit à ces « associations » des laïcs, des prêtres et des religieux, en formant ce que Mgr Christoph Hegge, évêque auxiliaire de Munster, définit comme « unité de communion », en se référant au « témoignage communautaire » que tous les membres du mouvement, avec « la souplesse et la flexibilité de leurs appartenances », offrent ensemble, comme peuple de Dieu, en accueillant et en vivant l’annonce de l’Église de notre temps. Mgr Luis Navarro, Recteur de L’université Pontificale de la Sainte Croix s’est aussi prononcé au sujet de la nécessité de différencier les statuts juridiques en fonction de la variété et de la particularité des charismes. Pour lui « il n’y a pas une solution juridique unitaire. Il faut confectionner pour chacun d’eux un vêtement sur mesure ». Mais pour cela, il faut « connaître et étudier un charisme dans sa vie ecclésiale concrète ». “Au cours de l’histoire de l’Église, les Mouvements ont toujours constitué une réponse à un besoin”, affirme Laurent Landete, marié et père de six enfants, responsable pour la France de la Communauté de l’Emmanuel. Il était parmi les participants à la table ronde de l’après-midi, dédiée à la présentation des Mouvements et des réalités ecclésiales qui œuvrent sous toutes les latitudes. Si l’avenir de leurs Statuts est le principal thème de leur réflexion, il n’en reste pas moins que, sur les routes du monde, la fraîcheur, l’actualité et la variété de leurs modes d’action, animés par l’Esprit, suscitent l’émerveillement et la stupéfaction…celles qu’on éprouve en présence des couleurs et des parfums d’un immense jardin au printemps.