Mouvement des Focolari
Le Mouvement des Focolari présenté à Athènes

Le Mouvement des Focolari présenté à Athènes

20171110-02Fin octobre, le Mouvement des Focolari a organisé une journée de présentation de la spiritualité de l’unité et des initiatives de la communauté en Grèce, avec des témoignages de familles, de jeunes et d’un prêtre du diocèse d’Athènes. « Les témoins rendent notre foi crédible » a commenté l’archevêque d’Athènes, Mgr. Sebastianos Rossolatos, présent lors de la journée. « L’Esprit saint a, au cours des siècles, envoyé des charismes afin de renouveler l’Église. Parmi ceux-ci, il y a aussi celui des Focolari ». Un article est apparu dans le quotidien de l’Église catholique, signé par un photographe du quotidien, présent pour la première fois à un rendez-vous des Focolari : « Une journée de questions sociales pour le futur de notre vie. Une journée d’application de la Règle d’or du christianisme, pour tous, le commencement d’une meilleure forme de vie ».

Vie religieuse: des fleurs rares en Équateur

Vie religieuse: des fleurs rares en Équateur

20171110-03Un magnifique jardin tapissé de nombreuses fleurs de toutes les couleurs. C’est le spectacle que donnent les nombreux champs cultivés de l’Équateur  qui exportent dans le monde entier leurs précieuses variétés florales. Une image que Sœur Vanessa, Missionnaire Franciscaine auprès des jeunes, a utilisée pour introduire la retraite spirituelle qui s’est déroulée le 22 octobre à Quito, au siège de la CER (Conférence Equatorienne des Religieuses) Sœur  Vanessa vient de finir une période d’un an à la Maison Emmaüs de  Loppiano – centre de spiritualité pour les religieuses qui veulent approfondir le charisme des Focolari – et qui n’a pas trouvé d’exemple meilleur pour décrire l’Église et ses divers charismes aux 27 consacrées et à un religieux, issus de 11 congrégations différentes, qui avaient répondu à l’invitation de la CER. A travers une dynamique de groupe, la jeune religieuse a demandé à chaque participant d’accrocher au Crucifix de la salle la Parole sur laquelle repose le charisme de leurs fondateurs  respectifs : une façon de rendre visible  l’idée que chaque charisme suscité par l’Esprit est un nouveau visage du « Christ qui se déploie au cours des siècles ». 20171110-02Au cours du programme, en plus des thématiques qui ont approfondi la valeur de la communion entre les charismes anciens et nouveaux de l’Église, ainsi que les moyens concrets pour la favoriser et la susciter, une large place a été donnée aux témoignages. La CER, en effet, avait proposé de faire cette retraite intitulée “La Communion entre les charismes, témoignage d’espérance”, en  raison d’une heureuse coïncidence avec la Visite en Équateur de la mère générale des petites Servantes du Sacré Cœur, sœur Imelda Rizzato, qui a connu la spiritualité des focolari dès son noviciat. Elle a  pu ainsi  raconter comment la rencontre de cette spiritualité avait renforcé le choix de sa vocation, tout en lui insufflant une propension intérieure  toute spéciale à tisser des liens de communion avec tous ceux qu’elle rencontre : une façon authentique, si l’on en croit le témoignage de ses supérieurs, d’incarner le charisme de son fondateur, le bienheureux Carlo Liviero. Au cours des années sa congrégation lui a confié diverses  missions, jusqu’à lui demander d’en être actuellement la supérieure majeure. Une responsabilité qu’elle cherche à assumer en suscitant une profonde communion avec ses sœurs mais aussi avec les autres réalités ecclésiales et religieuses, dans l’optique de cette  « Église en sortie » fortement encouragée par le Pape. 20171110-01Soeur Imelda et les autres religieuses qui ont pris la Parole, ont ainsi pu témoigner que le charisme de l’unité, loin de faire ombrage aux charismes particuliers, est au contraire  une aide précieuse pour mettre en œuvre ce que l’Église  attend de chaque charisme en tant que tel et de la communion entre eux. La nouvelle de cette retraite était arrivée aussi au Nonce Apostolique, Mgr Andrés Carrascosa, qui a encouragé les sœurs de la Nonciature à y participer. Il  a aussi envoyé son secrétaire qui a célébré l’Eucharistie. Il a assisté à  toute la journée: « C’était un vrai privilège d’être là », a-t-il déclaré. Le jour suivant quelques unes des religieuses présentes ont voulu se rendre au focolare pour mettre les bases d’un nouveau chemin d’unité entre les charismes en Équateur, afin d’ouvrir de nouveaux horizons et donner espérance à l’Église et au Monde.    

La chute du mur de Berlin

Le 9 novembre, il y a 28 ans, le gouvernement de l’Allemagne de l’Est décrétait l’ouverture des frontières avec le République Fédérale. A cette nouvelle, des dizaines de milliers de berlinois de l’Est se précipitèrent dans les rues, munis de pioches, pour abattre une fois pour toutes le mur qui les séparait de l’Ouest. Dans le monde entier la chute du mur fut interprétée comme le signe d’une nouvelle époque qui s’ouvrait. Les berlinois de l’Est furent accueillis dans la liesse par leurs frères de l’Ouest, au point qu’aux alentours du mur, les bars commencèrent à offrir gratuitement de la bière  à tout le monde. A peine un an plus tard, le 3 octobre 1990, l’Allemagne était définitivement réunifiée et devenait la République Fédérale Allemande. Aujourd’hui, les quelques restes du mur de Berlin sont devenus le symbole d’une période de l’histoire et un mémorial qui rappelle les 170 personnes qui furent tuées lors de leur tentative désespérée pour franchir la frontière.

Chiara Lubich au CEC

Chiara Lubich au CEC

Georges Lemopoulos

Georges “Yorgo” Lemopoulos

Le souvenir de Georges Lemopoulos, orthodoxe du Patriarcat œcuménique de Constantinople, ex Vice- Secrétaire Général du Conseil Œcuménique des Eglises (CEC). Il est actuellement responsable des préparatifs pour les 70 ans du CEC en 2018. «Tout au long du « Pèlerinage d’unité, de justice et de paix », qui marque profondément la nature et le travail du Conseil œcuménique des Eglises, Chiara Lubich a été considérée par beaucoup un compagnon de route fiable, inlassable, ingénieux, inventif et mobilisateur. Sa passion pour proclamer et vivre l’évangile au quotidien; sa théologie et sa spiritualité, fondées principalement sur le Christ crucifié et abandonné; son charisme de pouvoir partager son enthousiasme et mobiliser aussi bien les dirigeants religieux que les jeunes, les catholiques et autres chrétiens, les chrétiens et les adeptes d’autres religions; sa sensibilité envers l’injustice économique et sociale ont été autant de sources d’inspiration et d’encouragement pour ceux et celles engagés sur la route du mouvement œcuménique. Chiara a visité le siège du Conseil œcuménique des Eglises trois fois (1967, 1982 et 2002) et rencontré à plusieurs reprises des dirigeants et des cadres du COE. La tradition de ces rencontres continue aujourd’hui entre le COE et le Mouvement des Focolari, prenant plusieurs formes : rencontres, collaboration, projets communs, participation réciproque à des événements qui marquent la vie des deux partenaires œcuméniques. Dans tout cela les deux côtés sont, avec beaucoup de gratitude, conscients  que l’empreinte de Chiara, son lourd héritage et ses exhortations continuent à guider leurs pas, les encourager et les soutenir dans leur pèlerinage commun».

50 ans d’amitié sous le signe de l’unité

50 ans d’amitié sous le signe de l’unité

“Sur la photo on voit l’un des entretiens que Chiara Lubich a eu durant sa première visite au Conseil Œcuménique des Églises à Genève, le 9 novembre 1967. On y voit Philip Potter souriant, alors directeur du Département du Conseil Œcuménique des Eglises pour la Mission,  devenu plus tard Secrétaire général. Lukas Visher, alors directeur de Foi et Constitution du COE, qui s’exprime avec force gestes. Et Chiara Lubich, joyeuse, qui écoute attentivement. Cette visite a fait suite à un profond dialogue de Chiara Lubich avec le théologien Lukas Visher pendant les différentes sessions du Concile Vatican II (1962-1965) à Rome. De là sont nées une confiance et une amitié réciproques. Lukas Vischer voyait en Jésus abandonné, point central de la spiritualité de Chiara Lubich, un pont pour le dialogue œcuménique. Leur amitié, privilégiée par chacun d’eux, dura toute leur vie. Est-ce-ce par hasard que leur mort (2008) soit survenue à peu de jours l’une de l’autre ? Leur rencontre en 1967 a donné l’occasion de rendez-vous ultérieurs et une profonde collaboration entre le mouvement des Focolari et le Conseil Œcuménique des Églises. La présence de Luzia Wehrle, focolarine, auprès du COE, en est une preuve concrète. Connue plutôt sous le nom de Tersa dans le mouvement, elle a presque joué le rôle d’ambassadrice. Lut van Kersavond et Lurdes Guimaraes Teixeira ont pris la suite ChiaraLubich_WCC_2002D’autres visites de Chiara au COE ont suivi en 1982 et en 2002. Peu après son élection en tant que présidente, Maria Voce s’est rendue aussi à Genève. La collaboration est devenue plus intense. La confiance s’est accrue. Des événements communs  ont été organisés à Genève : l’an dernier, sur les valeurs dont l’Europe est imprégnée et qui lui sont caractéristiques. Depuis longtemps les étudiants/tes du Centre du mouvement des Focolari à Montet (Suisse) rendent chaque année au COE, une visite qui fait partie intégrante de leur cours sur l’œcuménisme. L’année dernière, en plus de ce rendez-vous habituel, ils ont ajouté une journée pour aller à l’Institut œcuménique de Bossey : une expérience enrichissante entre étudiants. Pendant que j’écris ces lignes, j’attends déjà avec joie les prochains étudiants qui viendront nous rendre visite le 7 novembre prochain. Le cours du prof. Lawrence Iwuamadi marquera un événement central, en tant que responsable du Conseil Pontifical pour l’unité des chrétiens, il enseigne la théologie biblique à Bossey. La journée débutera et se terminera par la prière dans la chapelle, pendant laquelle ils demanderont avec foi le don de l’unité que seul le Christ peut nous donner ». Rev. Prof. Dr. Martin Robra Conseil Œcuménique des Églises (Genève)