Mouvement des Focolari
Visite de Maria Voce à Malte

Visite de Maria Voce à Malte

Photo 02-05-2017, 09 36 54La visite (2-7 mai) a débuté avec sa participation, le 2 mai, au séminaire organisé par “Communion et Droit”, dans une salle du Palais Présidentiel. Son titre était « Le Droit comme moyen d’intégration dans une société multiculturelle ». Présence d’environ 70 experts en matière d’immigration, d’éducation et du travail. Parmi eux, le Commissaire maltais pour les réfugiés, des représentants de l’IOM et de EASO Malte, Arnold Cassola, président du parti Alternattiva Demokratika, des professeurs et des étudiants en jurisprudence. L’avocate Maria Voce, dans son intervention, affirme que la loi peut devenir un instrument d’intégration dans la société “si nous dépassons une vision exclusivement formelle et si nous envisageons le Droit comme un moyen indispensable pour contribuer à créer une réalité de communion à l’intérieur de la société”. En citant l’expérience de Ensemble pour l’Europe, née de l’inspiration de Chiara Lubich, elle en cite les actions qui « apparaissent comme un signe prophétique de ce que l’Europe peut devenir si ses citoyens veulent partager davantage l’expérience commune, qui va au-delà des diverses cultures et appartenances ecclésiales », se faisant ainsi porte-parole «d’ une Europe qui, sûre de ses propres racines, s’ouvre sans crainte à qui demande l’hospitalité et sait que l’amalgame des peuples qui l’a constituée au cours des siècles peut à son tour s’amalgamer  avec d’autres peuples qui contribueront à son développement ». Chaque intervention est illustrée par des initiatives concrètes, comme le projet TANDEM – présenté par Apollos Pedro, originaire du Biafra, mais résidant en Italie – qui vise à promouvoir la paix et le dialogue, en offrant la possibilité de vivre ensemble à des personnes de diverses nationalités et religions. Photo A. Dimech - © CSC Audiovisivi - 04-05-2017, 18 23 39Le 4 mai, rencontre de Maria Voce avec la Présidente de la République de Malte, Marie-Louise Coleiro Preca, qui lui présente les diverses expressions du Mouvement des Focolari à Malte ; en particulier les actions conduites par Humanité Nouvelle et celles des Juniors et des jeunes. La présidente suit tout cela avec intérêt et en conclusion salue les jeunes en les embrassant chaleureusement : « Les Focolari sont comme une vitamine. L’art d’aimer est porteur d’une paix positive, dans un monde de plus en plus narcissique et égocentrique ». Les Juniors lui font cadeau du « Dé de l’amour ». C’est le diocèse de Malte qui a invité la Présidente des Focolari, à travers sa commission Œcuménique qui fêtait le quarantième anniversaire de sa création. Dans ce contexte, le 5 mai, Maria Voce a été reçue par l’archevêque Mgr C.J. Scicluna. Tout de suite après, en présence de 300 participants, elle intervient dans le cadre de la conférence intitulée « Dialogue ou dialogues ? Un style de Vie ». Dans l’assistance on note la présence de l’Archevêque, du Président de la Commission Œcuménique, du Vicaire Général, du Secrétaire de la Nonciature de Malte, du Nonce de la Côte d’Ivoire (d’origine maltaise), d’un représentant de l’Église Orthodoxe Roumaine, de deux représentants du “Robert Schuman Centre for European Studies” et de quelques membres d’instances ecclésiales. Photo A. Dimech - © CSC Audiovisivi - 05-05-2017, 19 36 16En retraçant la riche histoire de l’engagement œcuménique du Mouvement, Maria Voce explique que la méthode du dialogue que Chiara Lubich a promu est l’amour, “un dialogue entre personnes et non pas entre idéologies ou systèmes de pensée. Un dialogue qui doit être nécessairement soutenu et alimenté par la miséricorde, la compassion, la charité, résumé dans la Règle d’Or, présente dans chaque culture et religion : Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous mêmes pour eux (Mt 7, 12). « L’unique moyen pour aplanir la voie de l’unité dans la vérité est celui de s’incliner devant les autres dans l’attitude de leur laver las pieds (cf Jn 13), plutôt que de leur faire un lavage de cerveau. Il faut beaucoup de patience et d’humilité ». Enfin présentation de « La Déclaration de Ottmaring », publiée en Allemagne le 21 février dernier, dans laquelle le Mouvement des Focolari s’engage à s’investir davantage dans l’action œcuménique. En conclusion l’archevêque remercie Maria Voce pour le travail que fait le Mouvement des Focolari en vue de “susciter dans les personnes la soif d’unité”. Et de rappeler cette phrase de Paul VI : « Le monde écoute davantage les témoins que les maîtres ».   Voir : les Focolari à Malte

Fête de l’Europe

Le 9 mai l’Europe célèbre la paix et l’unité. La date rappelle l’historique “Déclaration Schuman”, par laquelle, le 9 mai 1950, le ministre français des affaires étrangères d’alors proposa la création d’un premier noyau économique, dans le but de construire petit à petit une fédération des États européens, indispensable pour le maintien des relations pacifiques. Comme première étape, Robert Schuman désirait la gestion commune, pour la France et l’Allemagne de l’Ouest, du charbon et de l’acier, mais dans le cadre d’une organisation à laquelle d’autres pays auraient pu adhérer par la suite. Les prémisses d’une intégration bien plus vaste et inclusive voyaient le jour, au point que la Déclaration est considérée, symboliquement, comme la date de naissance du long processus de paix et de stabilité qui a donné origine à l’Union Européenne. La fête est l’occasion de rapprocher les institutions des citoyens et les peuples entre eux, en faisant grandir la conscience que les valeurs de paix, d’intégration et de solidarité doivent être mises à la base de la vie humaine ensemble.

Le mal de tête de Simplice

Le mal de tête de Simplice

IMG_3378« Depuis que nos parents se sont séparés, ma sœur et moi vivons avec notre père. C’est une situation très difficile pour moi, aussi à cause de la santé : je souffre d’asthme et pendant deux ans j’ai eu aussi des problèmes de cœur. Grâce à la proximité de beaucoup de jeunes qui comme moi essaient de vivre la spiritualité de l’unité, ces limites physiques ne m’ont pas empêché de vivre avec enthousiasme mon engagement chrétien. En tant qu’étudiant cependant, les choses n’allaient pas très bien. Dans la structure publique que je fréquentais, il n’y avait pas beaucoup d’attention pour les étudiants dans ma situation et quand j’ai su que je devais recommencer mon année, la première de l’enseignement supérieur, j’ai alors changé d’école. Là j’ai mieux compris l’importance de l’instruction et l’avantage de pouvoir obtenir un diplôme. Au début de l’année, les résultats étaient bons : ma nouvelle motivation semblait bien fonctionner. Un soir, j’ai eu un terrible mal de tête. J’espérais que cela allait passer pendant la nuit car je devais présenter différents examens les jours prochains. Effectivement, il avait disparu le matin mais lorsque j’ai repris mes livres en main, le mal de tête est revenu plus fort que jamais. La même chose se passait chaque fois que je reprenais un travail intellectuel. J’ai fait le tour de plusieurs hôpitaux mais personne ne réussissait à trouver la maladie que j’avais. Entre-temps, la moyenne de mes résultats baissait alors que le mal de tête, lui, était devenu permanent. Mon père n’avait plus d’argent pour payer les médecins ; c’est ainsi que j’ai essayé, sans succès, de consulter des guérisseurs traditionnels. Écrasé par cette situation, j’ai été assailli par d’importants doutes sur la Foi. Je me demandais : pourquoi sur sept milliards d’êtres humains cette situation devait tomber sur moi alors que j’avais décidé de m’ investir  à fond dans les études ? Malgré ma rébellion, j’ai voulu participer à un week-end de formation avec les Gen. J’y suis allé seulement pour voir mes amis, non parce que j’y croyais beaucoup. La rencontre a commencé avec un discours- vidéo de Chiara Lubich, mais j’étais tellement fâché avec Dieu, que je n’ai même pas écouté le discours. Je n’ai également pas voulu donner ma contribution lors de la communion qui a suivi et ne me suis pas non plus intéressé à ce que disaient les autres. Mon esprit vagabondait ailleurs. Je pensais que Dieu m’avait oublié, que personne ne pouvait me comprendre, que ces rencontres ne servent à rien. A un certain moment cependant, j’ai été touché par un jeune qui disait que dans les moments difficiles, nous pouvons donner de l’espérance aux autres, en valorisant notre souffrance personnelle. Et que c’est justement en s’identifiant à Jésus crucifié et abandonné qu’on trouve la force d’aimer les autres . Ces paroles ont résonné en moi comme un défi à relever. Je me suis dit : si Jésus sur la croix avait voulu retourner en arrière, que ferions-nous maintenant? A partir de ce moment-là, j’ai trouvé la force d’accepter ma situation et la certitude que Dieu est amour aussi lorsqu’il permet la souffrance. Et même si je continuais à avoir mal de tête, j’ai retrouvé la joie de vivre. Par amour pour ma sœur et pour tous, j’essayais de donner de la joie autour de moi. Grâce aux prières de nombreuses personnes, aujourd’hui, je me sens mieux et s’il n’y aura pas d’autres nouvelles surprises, il semble que la santé soit revenue ».

Gen Verde: l’aventure espagnole

Gen Verde: l’aventure espagnole

GenVerdeOnTourDéçus par la politique, méfiants envers les combats de l’engagement social, prisonniers d’une précarité qui brise les ailes de leurs rêves. Bref, tristes et sans espérance. C’est l’image renvoyée par une enquête réalisée auprès de  nombreux jeunes espagnols, presque une « périphérie existentielle » abandonnée à elle-même. Et pourtant, au cours de la longue tournée qui vient de se conclure, le Gen Verde a rencontré des jeunes pleins de ressources, désireux de vivre des expériences significatives  et prêts à relever les défis de leur société. Le Groupe musical a proposé dans de nombreuses villes espagnoles le projet Start Now. La formule, désormais bien rodée, prévoit cinq jours de vie partagée avec les jeunes : trois sont dédiés à des laboratoires où les membres de l’orchestre – 22 de 14 nationalités – deviennent coach de chant, de théâtre, de percussion et de danse ; un jour est réservé aux répétitions et au spectacle, exécuté avec les jeunes ; le dernier à un retour sur l’expérience vécue. Lors de ces  moments, chacun a l’occasion d’expérimenter la fraternité, de voir de ses propres yeux que ce qu’il cherche existe et peut être réalisé. GenVerde_Spagna“Il y a un avant et un après l’expérience proposée – constate l’irlandaise Sally McAllister, manager du Gen Verde -. Les jeunes travaillent dur, pas seulement sur le plan artistique mais aussi sur les relations, sur la rencontre avec celui qui est différent de soi, ils apprennent à gérer la complexité culturelle des personnes avec lesquelles ils interagissent, à savoir en cueillir la valeur positive, enrichissante. En somme : le but est de leur permettre de vivre une expérience à la fois humaine et artistique, de devenir des personnes capables de contenir, de comprendre et valoriser l’autre, quel qu’il soit, en passant ainsi d’un sentiment d’insécurité, de peur, parfois de haine, à des attitudes basées sur la confiance et l’inclusion ». On ne propose pas des illusions, mais des valeurs et des outils pour construire hic et nunc, en commençant à vivre avec chacun le monde dont nous rêvons. Et partout « les jeunes sont comme le feu, il suffit de trouver la bonne mèche et une fois qu’ils sont enflammés qui peut les arrêter ? ». C’est ce qui s’est passé à chacune des différentes étapes: Burgos, Jaén, Murcia, Huétor Tájar, Albacete, Pozuelo, Bilbao, Pamplona, Azpeitia, Talavera de la Reina … Chacune avec sa couleur et sa caractéristique irremplaçable, comme le raconte plus en détails le journal de voyage du site du Gen Verde. GV_Huétor_2Partout des rencontres authentiques, un accueil enthousiaste. Comme par exemple à Huétor Tájar, où la bienvenue a eu lieu sur une place bondée de familles, de jeunes, d’enfants, avec la musique et les chansons du Groupe sur grands écrans…A la fin une trentaine de jeunes élèves des écoles de danse de Flamenco et de gymnastique rythmique  ont dansé « Turn It Up » – une composition récente du Gen Verde – sur un rythme de flamenco. Alors, c’est un Pays de jeunes tristes et sans espérance ? C’est tout le contraire. Les retours  que nous avons sont clairs. “J’ai pleuré, j’ai souri, j’ai dansé… mais je ramène surtout une grande espérance en un monde qui en a tant besoin”; “j’ai appris des valeurs sans que personne me dise ce que je devais faire”; “après quelques jours de travail,  nous formions une vraie famille”; “j’ai découvert que les personnes qui ont un objectif commun sont plus ouvertes”; “il n’y a rien eu de théorique, nous nous avons tous ensemble mis en pratique les valeurs de fraternité, de dialogue, de partage que nous avons apprises  pendant ces journées de travail » ; « Start Now est quelque chose de grandiose, un projet éducatif, social, culturel, spirituel ». La phrase qui peut résumer le message laissé par cette tournée, c’est l’un des nombreux jeunes rencontrés qui l’a dit. Simple et concrète, elle a la saveur du défi et de l’engagement : « Et si nous avons un rêve, nous ne voulons pas le réaliser demain, mais si possible aujourd’hui ».